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La façon dont nous pensons et enseignons l'économie depuis le XIXe siècle est périmée!
Revisitant les principaux concepts de l'économie en y introduisant les dimensions sociale et environnementale, Kate Raworth nous propose une nouvelle vision de l'économie, plus juste et plus durable, qui doit permettre de relever les défis du XXIe siècle.
Crises financières à répétition, inégalités extrêmes de revenus et d'accès aux ressources, exploitation destructrice de l'environnement... tout le monde peut se rendre compte par lui-même que notre système économique dysfonctionne.
Kate Raworth propose de revisiter les principaux concepts et principes sur lesquels est fondée la science économique, en introduisant, outre les concepts classiques de croissance, de marché, d'agents économiques, le facteur humain et la préoccupation environnementale au coeur de la réflexion. Consciente de la force des schémas et des images, elle s'attaque à sept schémas-clés de l'économie pour montrer à quel points ils sont galvaudés et méritent d'être remplacés.
Pour en venir au donut du titre : l'auteur propose de remplacer l'objectif économique général de croissance du PIB, par un objectif de stabilisation de l'activité économique entre deux "frontières" : la frontière des besoins humains de base comme "plancher", et la frontière de la préservation de l'environnement comme "plafond". C'est la représentation de ce plancher et de ce plafond, sous forme de cercles, qui donne l'image du donut dans lequel l'activité économique doit s'inscrire.
Outre la croissance du PIB, le livre démonte ainsi plusieurs mythes économiques comme la "main invisible du marché", le sujet économique rationnel, l'équilibre de loffre et de la demande... Une lecture rafraichissante, qui propose une vision renouvelée, accessible et optimiste de la pensée économique.
446 pages, Kindle Edition
First published April 6, 2017

"In a period of great economic uncertainty," [Kenneth Rogoff] wrote in 2012, "it may seem inappropriate to question the growth imperative. But then again, perhaps a crisis is exactly the occasion to rethink the longer-term goals of global economic policy."
- as of 2015, the world's richest 1 percent now own more wealth than all the 99 percent put together
- two billion people (or 29 percent) live on less than $3 a day
- around 40 percent of the world's agricultural land is seriously degraded, and by 2025, two out of three people worldwide will live in water-stressed regions.
Here’s the conundrum: No country has ever ended human deprivation without a growing economy. And no country has ever ended ecological degradation with one.
Trickle-down economics may be a chimera but trickle-down behaviourism is very real.
Far from being a necessary phase in every nation's progress, rising inequality is a policy choice.
Markets are not mere mechanisms; they embody certain values. And sometimes, market values crowd out nonmarket norms worth caring about.

