Jouissif et décomplexé, «S'appartenir(e)» rassemble les paroles de huit auteures. On y parle de notre façon d'être moderne et préhistorique à la fois. De notre rapport à l'éducation. De cette foutue question du pays qui se pose encore bizarrement. De nos paradoxes si multiples. De l'Histoire. Celle qui s'écrit. Celle qui nous échappe parce que trop peu enseignée. Celle des peuples autochtones encore mal comprise. Celle qui nous définit. On y parle des nuances qui s'évaporent dans les brumes de l'inconscience collective. «S'appartenir(e)» est un cri de solidarité et de provocation, au féminin.
"Ce n'est pas un show sans hommes, c'est un spectacle avec huit femmes. Nous ne leur avons pas demandé d'écrire sur les femmes, mais d'être des femmes qui parlent de notre société, de notre actualité."
certains passages meilleurs que d'autres. je me demande si ce n'est pas surtout le concept qui m'a tant interpellée...s'appartenir, au féminin. j'en voudrais plus.
Je n'ai pas été emporté par le livre. Je n'ai pas vu l'événement théâtral à la base de la création du livre, mais je crois toujours qu'un livre doit pouvoir se porter lui-même. Les propos sont parfois très touchant et me rejoignaient en plusieurs points. D'autres, je sentais plutôt un besoin de ventilé et je trouvais que la place que j'occupais, en tant que lecteur, était plutôt inconfortable et que je lisais les lettres d'une adolescente à sa mère, et sa réponse - réconfortante et douce.