Résumé :
On suit l'histoire d'un jeune lycéen qui s'appelle Nicolas. Ses parents sont séparés, son père ayant trouvé une nouvelle femme et refait un petit garçon, il vit donc chez sa mère. Sauf que, problème, sa relation avec elle s'aggrave jusqu'au point où il demande à son père de l'héberger. Chose qu'il accepte, au dépourvu de sa femme qui elle, n'est pas trop d'accord.
L'histoire tourne autour de la dépression de Nicolas, qui n'a plus goût à la vie.
Ses parents font tout leur possible pour l'aider, déjà, en le faisant changer d'établissement puis de maison et d'entourage. Il alla même à l'hôpital dans la section psychiatrie après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Il y reste à une semaine, mais ne supportant pas l'endroit, il supplia ses parents de signer une décharge pour partir. Ce qu'il firent alors que même le médecin était contre.
Nicolas se suicida par la suite avec le fusil de son père.
Avis :
J'ai bien aimé lire ce livre. C'est du théâtre contemporain avec un langage courant, ce qui change des pièces de théâtre avec une langue extrêmement soutenue avec des notes à toutes les pages des nouvelles éditions.
Le thème était assez intéressant puisque, malheureusement, en tant qu'adolescent, on y est plus ou moins touché, que ce soit par nous-même ou par nos proches.
Au niveau des personnages, je me suis plutôt retrouvée dans le personnage du père. C'est assez compliqué déjà de comprendre que notre proche est en dépression. On essaie de faire de notre mieux pour l'aider, en étant souvent maladroit.
On n'arrive pas à comprendre pourquoi ils sont comme ça, on peut d'abord penser que ce n'est qu'une passe, mais ce n'est pas le cas. Je pense que dans cette situation, le mieux est d'emmener notre proche voir un psychologue ou une personne dans le domaine médical adapté, si iel est d'accord avec cela.
Questions cours (dans le cadre de mon cours de français) :
Dans une tragédie, il y a une fatalité qui peut, par exemple, être un poids pour la famille, et qui se termine avec un destin inexorable.
Dans cette pièce, la fatalité n'est pas présentée puisque le destin peut toujours être changé. L'histoire se termine par la mort de Nicolas qui plus est n'est pas une mort naturelle mais un suicide. Elle a une répercussion sur la famille, qui doit faire son deuil.
Comme émotion, j'ai ressenti de la tristesse et de la panique. Pour la tristesse, j'y associe le passage de quand son père et sa femme étaient censé partir à un dîner, mais il y a la nounou qui les a lâché donc Nicolas se proposa pour garder l'enfant, mais Sofia (sa femme) refusa. C'est d'ailleurs après cette scène qu'il retourne à voir sa mère.
Pour la panique, j'associe le passage de quand Nicolas parler avec son père du fusil, et qu'il demanda si l'arme était chargée. Je n'osais plus tourner les pages par peur qu'il se tire une balle (cartouche).
2 passages dans lesquels je me suis sentie proche avec le père :
Quand après avoir appris que Nicolas n'allait plus à l'école, sa réaction d'un compréhension. Il essaya de le comprendre, en vain.
Et quand, pendant que Nicolas le supplier de signer la décharge pour quitter l'hôpital, il accepta. Dans cette situation, on est bloqué entre l'amour qu'on a pour notre proche et l'avis médicale. C'est un choix compliqué, qui a d'ailleurs coûté la vie à Nicolas.
La fin:
Dans le dernier chapitre, on voit une scène de Nicolas adulte, ce qui est une hallucination du père.
J'en déduis que le père est traumatisé de la mort de son fils, se sentant même coupable. Je pense qu'il regrette de ne pas avoir passé assez de temps avec lui, d'avoir gardé le fusil de son père, qui plus est chargé, d'avoir signé la décharge... il se remet en tête toutes les actions qu'il aurait pu faire, ou pas, pour que cette version de Nicolas existe un jour. Il n'a pas encore fait son deuil, n'acceptant pas que son fils soit mort.
Biographie :
Florian ZELLER est un écrivain, scénariste et réalisateur français né à Paris.
Il a sorti son premier roman à 22 ans, "Neige Artificiel" et est récompensé par le Prix de la Fondation Hachette. Il est l'un des auteurs les plus remarqués de la scène littéraire française. Son premier film "The Father" remporte l'Oscar du meilleur scénario adapté.