« Je m’appelle Anita Moreau et aujourd’hui c’est mon anniversaire. J’ai décidé que ce serait le dernier. »
Quand la maladie avec un grand C vient anéantir l’horizon d’Anita, elle décide de partir en beauté, résolue à avoir le dernier mot et à garder la main sur son destin. Désormais plus rien plus rien ne la retient à l’existence.
Mais qui peut se prétendre à l’abri des surprises de la vie ?
Un coup de téléphone inattendu l’oblige à différer son geste. Sur la route de Noirmoutier, elle croise la route d’un beau ténébreux de vingt ans de moins qu’elle. Son cœur s’emballe… et si tout était encore possible ?Cet amour hors des sentiers battus aux allures estivales sera-t-il suffisant pour bousculer les projets d’Anita ?
Si vous aimez les comédies romantiques lumineuses à la fois profondes et légères, vous aimerez « Brille, tant que tu vis ! » cet inoubliable portrait de femme, cet hymne à la vie.
Ce livre est un roman sombre malgré une fin heureuse. J'ai réellement failli abandonner la lecture dès les premières pages. Le début du livre était en effet très dur et mettait en scène une dame qui était entrain d'exécuter minutieusement son plan suicidaire ! Le lecteur doit passer cette phase s'il veut continuer plus loin.
La femme suicidaire s'appelle Anita, une femme d'âge mûr, divorcée vivant seule et très malade. Un événement inattendu met fin in extremis à l'exécution de son plan qu'elle remet à plus tard. Très vite, une magie s'opère où le "sort" met sur son chemin des personnages et des événements véhiculant une énergie positive qui la poussent à réfléchir sur son futur "acte". Cette quête qui semble se dérouler sans encombres ne se passe pas sans angoisse et lui coûte beaucoup de l'énergie que lui laisse la maladie. L'auteure partage avec nous l'intimité d'Anita durant ces moments de questionnements et parfois de remise en cause. Ces moments représentent les meilleures parties du livre qui fera bien un scénario pour un film intimiste. Je pense que l'auteure met malheureusement rapidement fin à cette phase de la quête d'Anita pour une nouvelle vie. Je peux comprendre ce fait car c'est une phase très chargée émotionnellement et parfois difficilement supportable même pour un auteur.
Le livre comprend un autre point positif. Il met la lumière et valorise le Haiku, un genre de la poésie japonaise ancienne. Sur ce plan, le roman est très instructif. J'ai aussi beaucoup apprécié la recherche faite par l'auteure concernant l'épitaphe dont elle a utilisé une partie pour le titre du livre et que le lecteur découvrira à la fin de celui-ci.
Ma note est un bon 3,5*
Read: August, 2019 Source: NetGalley and the Publisher: Bookelis
J’ai découvert la plume de Alice Quinn avec son roman Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac, cela remonte à un peu plus de deux ans maintenant. Mais lorsque j’ai eu l’occasion de découvrir un autre de ses livres via le site Simplement.Pro, je n’ai pas hésité. Brille, tant que tu vis n’est pas aussi léger que ma précédente lecture de cette auteure, oui il y a de l’humour, oui il y a de la romance, mais c’est avant tout une ode à la vie et à l’amour. Anita est atteinte d’un cancer, elle n’a que rarement des contacts avec son fils, elle n’a plus de goût pour rien, les séances de chimio lui prennent toutes les forces qu’il lui restent. Mais elle ne veut pas que ce soit la maladie qui décide pour elle du jour où elle disparaître, non, elle veut absolument garder le contrôle sur sa fin, sur sa manière de partir. Elle décide alors de se suicider. Elle prépare tout, de la manière de le faire à la tenue qu’elle portera, en passant par sa lettre d’adieu. Au moment de passer à l’acte, comme un signe du destin, son fils lui téléphone, il a besoin d’elle pour surveiller des travaux de rénovation qui vont se faire chez lui alors que lui sera absent à ce moment-là, il se rend dans un parc d’attraction bien connu avec sa femme et sa fille. Si au départ, elle ne veut pas plier et se rendre chez son fils, elle finira par prendre la décision de le faire, après tout elle pourra reprendre là où elle en était à son retour quelques jours plus tard. C’est dans cette optique des choses qu’elle débarque donc chez son fils, tout ce qu’elle a à faire c’est surveiller l’avancée des travaux. L’artisan s’appelle René, il a plus ou moins l’âge de son fils, il est apparemment marié et à deux petites filles, des jumelles. Le lecteur apprend bien vite qu’en fait ce sont les filles de sa sœur, que lui est célibataire depuis de nombreuses années. Lorsque l’on dit que l’amour n’a pas d’âge ! Dès le départ, René va se sentir très attiré par cette femme plus âgée que lui, il ne comprend pas lui-même pourquoi, mais il ne peut rien y faire, il va d’ailleurs mettre un jeu de séduction en place, mais Anita ne veut rien entendre, alors que de son côté, lorsqu’il est dans les parages, elle se sent différente, un peu comme si elle revivait. Mais elle ne veut rien savoir, elle ne veut rien de nouveau dans sa vie qui prendra bientôt fin. Peut-on réellement résister face à une telle attirance ? Leurs différences ne les éloignent-elles pas l’un de l’autre plutôt que de les rapprocher ? Que peut-elle lui apporter ? Ne devrait-elle pas plutôt prendre la fuite au lieu de donner de l’espoir à cet homme ? Beaucoup de questions, beaucoup de remises en questions, mais comme je le dis plus haut, certes il y a bien une romance, mais pour moi, c’est un livre inclassable. Pourtant, c’est vrai que cette romance change énormément de choses, peut-être que celle-ci pourrait donner envie à Anita de ne pas aller jusqu’au bout de son projet, peut-être que celle-ci peut au contraire l’aider à accepter sa vie telle qu’elle est. Cette fois encore, c’est une très belle histoire que nous offre l’auteure, bien que le fond soit plus sombre, mais tellement réel. Oui le cancer est une réalité, mais doit-il nous pousser à nous renfermer ? Un livre à découvrir et à savourer.
Contraste entre le début detaillé du livre et la fin . Je reste mitigée même si la morale est transmise. Un simple declic peut transformer la vie . Et du désespoir naît l'espoir.
Résumé Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn Anita vit dans un deux pièces à Jersey. C’est sa dernière soirée. Elle a pris une grande décision après avoir mis tout en ordre chez elle, dans ses papiers, se débarrasser de tout ce qui ne sera pas utile après elle.
Anita, en quelques mois, s’est coupée du monde. Seule, elle est encore plus seule. Mais deux éléments vont mettre à mal son projet de fin de vie.
Avis Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn Comment aborder deux sujets difficiles, la maladie et la mort d’un être proche, la prise de décision, la vie après, sans verser dans le pathos, mais en permettant au lecteur de s’interroger. Il est possible de faire confiance à Alice Quinn pour ça. L’auteur garde sa plume, soit ne pas s’embarrasser de fioritures dans les relations humaines, sur des tranches de vie que tout le monde peut connaître. Mais, Alice Quinn a passé un cap avec ce roman. Il y a toujours de la sensibilité dans l’air, dans les écrits. Ce qui pourrait faire sourire au vu des situations évoquées entre ces deux héros est contrebalancé par leurs réflexions sur ce qu’ils ont vécu et ce qu’elle s’apprête à faire.
Tout commence avec Anita qui vit à Jersey et qui prépare son suicide. Une belle robe, du maquillage, une bouteille de champagne, des cachets. Elle s’est débarrassée de ce dont elle n’a plus besoin, a tout mis en ordre. Pourquoi un suicide ? Elle est atteinte d’un cancer et elle a décidé que la maladie ne la ferait pas mourir mais que c’est elle qui déciderait de sa propre mort. Mais entre un chat qui n’arrête pas de venir la voir et un fils, de plus en plus lointain, qui l’appelle pour venir superviser des travaux, le projet est remis à plus tard.
Sur cette route qui l’emmène chez son fils, qu’elle voit très peu, elle rencontre un homme, un goujat, entouré de jumelles. Et Anita réagit à cet homme, elle éprouve de l’attirance. Elle retrouvera cet homme chez son fils car c’est lui qui doit faire les travaux dans la chambre de son fils.
Quand deux personnes sont malmenées par la vie, quand deux personnes ont souffert mais qui ne se plaignent pas quant à leurs souffrances. Elles sont entourées, certes, mais seules, profondément seules avec leur douleur, surtout Anita. Cette dernière est en colère, profondément en colère et ces quelques jours de répit vont lui permettre de plonger au plus profond d’elle pour savoir d’où vient réellement cette colère. Il n’y a pas que la maladie, que la fin de son mariage, son fils qui s’est éloigné. Cela remonte à bien plus loin. Ces quelques jours vont lui permettre de réaliser des choses qu’elle n’a pas fait auparavant et ce malgré la fatigue, le manque d’appétit.
Cette rencontre avec René, cet homme, qui semble vraiment ne pas tenir compte des autres, va lui permettre de changer. Car René n’est pas un homme heureux, même s’il en donne l’air. Il a vécu un véritable drame. Mais ce n’est pas le sujet entre eux. Alice Quinn nous raconte leur histoire à tous les deux, deux histoires et des comportements qui les mettent en présence, sans qu’ils ne sachent quoi que ce soit de leur passé. Mais le problème est que René est plus jeune qu’elle, qu’il semble marié et père de jumelles. Les apparences sont souvent trompeuses. Mais comme tout est une dernière expérience, Anita va sauter le pas pour un merveilleux souvenir avant de partir, vivre une dernière fois selon ses envies.
J’ai ressenti une véritable tendresse pour ces deux personnages. Les mots sont justes, pourraient prêter à sourire – le don d’Alice Quinn avec ses femmes fortes au phrasé bien senti – mais ce n’est pas le cas ici. Ce roman permet de s’interroger sur ce que peut être la vie avec ses nombreux coups durs que tout le monde peut expérimenter. La morale est qu’il faut la vivre sa vie, prendre ce qu’elle nous apporte de bon et surtout le trouver ce bon quand tout va mal et que la lumière au bout du tunnel est bien loin. Chaque jour peut nous apporter son lot de douleurs, mais aussi de petits bonheurs, à chérir pour se rappeler que même si c’est difficile de vivre, des rencontres, des situations peuvent nous permettre de passer un cap.
Un livre où se mêlent la musique et le cinéma, avec de nombreuses références comme dans de nombreux romans d’Alice Quinn. Outre ces deux arts, la poésie est bien présente, poésie japonaise avec les haïkus qui permettent à Anita et René de partager une passion. Haïkus de leurs crus mais aussi de personnalités célèbres.
Je remercie Netgalley et Alliage Editions pour cette lecture.
Malgré les thèmes pesant du cancer et du suicide, cette lecture est legère et rapide à lire. Elle se concentre surtout sur la beauté de la vie, sur les choses simples qui font toute la différence. On peut parfois penser être bloqué dans une certaine situation sans issue, sans personne. Mais un simple changement de routine ou d'environnement peut aider à voir les choses différemment. Ce livre vous demande tout simplement de ne pas baisser les bras, et de donner une chance à la vie. Ce que j'ai moins aimé: les passages où les sentiments des personnages étaient décrits. J'aurais préféré que le narrateur les décrive au lieux de les faire passer comme pensée du personnage, cela m'a un peu déranger. Ensuite, les haikus, aussi bien soit il de trouver quelque chose de plus original pour rapprocher les personnages, si le lecteur ne porte pas vraiment d'interet pour la chose, les passages les représentant deviennent un peu long.
Despite the heavy themes this book deals with, ie cancer and suicide, this is an easy and quick read. I enjoyed most of it. Mostly the fact that the book is about the simple pleasures of life, the beauty of it and how a change of scenery can make a difference in someone's life. It is easy sometimes to think ourselves stuck in a situation we didn't choose but this book is here to remind you that life is worth living, and that you don't have to be alone in this. It simply asks you to give it another chance. What I like less: The paragraphs where the feelings of the characters where described by them instead of being described by the narrator. Those passages made me feel uncomfortable. Secondly, the Haikus is a nice way to put something uncommon in the story that links the characters together. Unfortunately if the reader has no interest in them, the paragraphs where they are mentionned can become quite long.
"C’est quoi exactement le bonheur ? Et cet acharnement à courir à tout prix derrière le bonheur ? Et après tout pourquoi recherche-t-on tellement le bonheur ? Doit-il être individuel ?"
Une petite citation pour se mettre en jambe et tenter de saisir l'esprit de ce roman que j'ai, à ma grande surprise, beaucoup aimé ! C'est mon premier roman de l'autrice !
Notre héroïne est malade et elle décide couper court à cette mascarade avant que son état ne soit trop dégradé. De toute façon elle est fatigué, elle est seule et c'est mieux ainsi.
Sauf qu'un coup de téléphone vient interrompre sa cérémonie. C'est son fils et il a encore besoin d'elle. De toute façon tout est fichu autant aller exaucer sa dernière requête à Noirmoutier. Après ça sera fini pour de bon.
C'est le programme que Anita s'était mis en tête sauf que ça ne s'est pas passé comme prévu et je suis heureuse de ne pas avoir prêté attention à la couverture que je n'aimais pas vraiment.
Le style me fait un peu penser aux romans de Virginie Grimaldi. L'écriture est fluide, les thèmes sont forts mais ce n'est pas déprimant. Ça en devient parfois drôle, doux, émouvant, poétique. Les personnages sont attachants chacun à leur manière.
Les haïkus et la culture japonaise dont je ne suis pas très fan au départ m'ont beaucoup plus. C'était présent avec parcimonie et habilement amené à chaque fois. En bref une jolie surprise et un beau moment. Je pense qu'en cette période de vacances estivale ça serai idéal !
Un début lent et difficile. Le personnage principal nous prend de haut et j’ai eu l’impression de la déranger, ce qui je pense était le but, donc +1 pour la qualité de l’écriture. Et puis les chapitres passent et on s’attache. J’ai bien aimé les deux personnages et leurs différents combats. Malheureusement, la grosse partie de l’intrigue se fait sur de l’incompréhension et des non-dits, et c’est ce que j’aime le moins lire.
Malgré tout, un instant d’écoute très agréable, offert dans l’abonnement audible et assez court.
J'ai été vraiment touchée par cette histoire, ce roman est vraiment une magnifique histoire d'amour, peu commune.. L'auteure a su faire une fine analyse des sentiments et des émotions des personnages, on suit leur évolution, leurs doutes, leurs désirs, et on vibre avec eux.
Anita Moreau est bien décidée à en finir avec la vie. Elle souffre d’un cancer et refuse de laisser la maladie lui voler sa dignité. Elle mène de toute façon une existence très solitaire, son fils vit loin et personne ne la regrettera. Même ses passions ne la retiennent plus ici-bas. Un coup de fil impromptu l’empêche pourtant de mener son projet à bien dans l’immédiat mais ce n’est que partie remise, se dit-elle. C’est sans compter les surprises que lui réserve l’île de Noirmoutier et ses habitants…
Petit roman feel good sans prétention mais bien sympathique quand même. Certes, l’intrigue est cousue de fil blanc mais on se laisse porter par les péripéties et les questionnements de l’héroïne. Dommage que la narration de la version audio soit un peu monotone, par contre.