Un triller d'enquete à compte à rebours avec suspens, tension et rebondissements à gogo. Mais malheureusement pas assez crédible pour tenir sur la longueur ou en profondeur. Bonne idée de départ avec des recherches sur le fond qui méritent d'être racontés en histoire, mais par cet auteur le tout est enguirlandé dans une atmosphère et une suite d'évenements trop farfelues qui le décrédibilise, malheureusement.
Je ne critiquerais pas les personnages et leurs histoires/objectifs personnels, meme si l'histoire d'amour entre les deux protagonistes est assez hilare et baclé. Je me contente de critiquer la fluidité de la lecture, et cela passe par les petits détails qui embetent et sortent le lecteur de la bulle d'immersion qui caracterise tout bon livre.
Voici donc quelques-uns des détails que j'ai remarqués et qui m'ont marqués :
* Le directeur d'un hopital psychiatrique avec un trousseau de clefs alors que les autres ont des badges électroniques? Faux-raccord ou détail rajouté pour donner un certain atmosphère?
* Aucun plan de secours pour sortir les résidents/patients de l'hopital lors de l'incendie ou meme des portes coupes-feu qui sont la norme nécessaire dans les unités de soin? Et on sort les infirmiers illico-presto, mais on laisse les 20 patients et autre personnel crever? Et une bombe caché au sous-sol avec une absence de systeme d'extinction de feu, les controles sanitaires ne l'auraient pas vu ? Pour y avoir travillé dans un foyer de vie, ce genre de falsitude fait hérisser les poils.
* L'inspectrice recoit un appel lui disant que la voiture dont elle avait demandé des infos n'avait rien donné. J'ai relu en arrière mais j'ai rien trouvé en lien avec ça, aucune mention d'une voiture suspecte avant. Oubli de l'auteur ?
* Et on en parle de la doctoresse qui accepte toute seule, sans conseil et sans réunion de personnel, de reveiller un patient plongé dans le coma artificiel, brulé au 3ème degré sur 90% du corps, pour que l'inspectrice lui parle pendant 10min, sachant que le procédé pour le réveiller prendra 24-48h et qu'il devrait être sous morphine pour endurer la douleur ? A ce que j'ai vécu, ça ne se passe pas comme ça dans un hopital, à moins qu'au Danemark, les docteurs sont si facilement influencables par les demandes de la police.
* L'infirmier en garde à vue après l'incendie, on lui dit qu'il va rester 24h encore avant de pouvoir partir. 49h exactement plus tard il est encore là et il ne semble pas être gêné, demandant même pas pourquoi il n'a pas été relaché.
* "Hier, quand j'ai vu que le patient était mort..." dit l'infirmer. Non, c'était il y a deux jours. Je veux bien que dans une cellule on perds la notion du temps, mais je commence à penser que l'auteur a rajouté l'idée du reveil du coma qui prends 24h après avoir finit le chapitre, rajoutant une journée au milieu sans rectifier le reste autour.
* Si ça fait un an que Adam est mort au moment de l'histoire, et que chaque mois, la SuisseCox prelevait 25€/mois pour le coffre, comment cela ne s'est-il pas su avant ? A la mort d'une personne, les comptes bancaires sont bloqués jusqu'à la sucession. Donc soit personne n'a vu une perte de plus de 360€ quand suite à la succession, soit le coffre n'était plus payé et ils auraient du demander à Christopher une belle somme quand il a voulu l'ouvrir...
*Il reste 72h poir que Christopher retrouve la vérité. "Deux heures plus tard" Nathalie le retrouve et elle dit : Il nous reste 71h...
* "Qu'est-ce qui peut bien pousser une femme à vouloir être militaire?" Et après : " C'est sexiste, mais ça reste étrange comme choix, non ?" Ben oui, c'est sexiste, donc formule ta question autrement, ou ne la pose pas. Et la conclusion finale de la femme : "Pour ne pas avoir à se maquiller."
* L'idée du manège au fond de la mine pour accéder au laboratoire secret est très Disney-esque. On imagine bien un villain dans le dernier wagon bifurquer dans un tunnel secret et rire de manière machiavélique. Pour un thriller sérieux, ce n'est pas du tout crédible.
* Christopher copie l'intégralité du disque dur de Davisburry sur une clé USB en moins d'une minute. C'est un monde futuriste ? Ca prendrait au moins une heure, et en plus, faut une clé USB de taille énorme pour tout récuperer.
*Dix minutes après l'explosion de la mine, alors que Sarah, la seule à savoir la vérité, a mentit à la police disant être une touriste ne sachant rien, les chaines d'infos disent que Davisburry est le principal suspect. Comment ils peuvent savoir ? Il était dedans et surement mort, il est le responsable du laboratoire, et il est une figure reconnu dans le monde médical. D'où ils tirent cette conclusion si rapide et si sûre pour la diffuser sur la télé ? Sauf bien sûr dans le but d'être utilisé uniquement comme preuve pour assurer la victoire de Christopher et Sarah pour aider l'auteur à boucler la fin de son histoire.
Bref, une lecture parsemé de fautes et de hics qui bousculaient le lecteur, et qui rendait l'histoire plus irréele que crédible.
Peut-être que je chipote de trop pour un bouquin thriller d'un auteur assez peu connu, mais j'estime que tout livre mérite d'être traité avec respect et avec une envie de faire de son mieux. Ici, clairement, ce n'était pas le cas.