« Bacchantes » est un récit qui file à toute allure sans se préoccuper du qui, du pourquoi ou du comment. Les réponses arrivent au fur et à mesure ou pas. On se demande par exemple si on a à faire à un casse insensé de spiritueux, ou bien à une prise d’otage ou encore à une beuverie entre amies ou enfin à un projet de démolition par explosion. Trois braqueuses déjantées se sont introduites dans un ancien bunker reconverti en cave à vin de luxe hautement sécurisée pour collectionneurs de très grands crus. Ces prêtresses modernes de Bacchus s’en prennent peut-être à l’absurdité de notre monde, à celles et ceux qui ont offensé leur dieu en exilant ses vins sous terre loin des hommes. Pour tendre un peu plus l’arc narratif, un violent typhon est en approche. « Bacchantes » est un roman (trop) court et (d)étonnant, qui joue sur les codes du film de casse avec un féminin explosif, sans morale et un peu subversif mais pas si drôle que ça pour moi. De plus, en voulant tout, tout de suite, Céline Minard m’a laissé insatisfait. J’aurais souhaité plus de détails aux situations, plus de profondeur aux personnages et je suis resté sur ma faim, par manque d’ivresse sans doute.