Le meilleur moyen d’ éradiquer la mère parfaite, c’ est de glandouiller. Le terme est important car il n’ appelle à aucune espèce de réalisation, il est l’ ennemi du mot concilier. Car si faire vœu d’ inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c’ est la subversion absolue. Le jour où je refuse d’ accompagner père et bébé à un déjeuner dominical pour traîner en pyjama toute la journée, je sens que je tiens quelque chose.
"J’ai écrit ce texte pour frayer mon propre chemin parmi les discours dominants sur la maternité. J’ai aussi voulu témoigner de mes propres contradictions, de mon ambivalence dans le rapport à la norme, la tentation d’y céder. Face à ce moment de grande fragilité et d’ immense vulnérabilité, la société continue de vouloir produire des mères parfaites. Or la mère parfaite fait partie des Grands Projets Inutiles à dénoncer absolument. Il m’a paru important de me positionner clairement en tant que féministe parce que je veux donner un éclairage politique à mon expérience intime. J ai voulu un texte court. Plus que jamais, j’avais envie de tranchant, d’aigu, et surtout pas d'une langue enrobante ou maternante."
On a l’impression qu’Amandine Dhée sait écrire sur tous les sujets avec humour, dérision et bienveillance. Dans ce livre qui aborde sa maternité, de l’annonce de la grossesse aux premiers mois avec bébé, l’autrice parle de tout ce qui traverse une femme durant cette période si bouleversante. C’est universel. Je me suis énormément retrouvée dans ses propos et je regrette de ne pas l’avoir lu quand j’étais moi-même enceinte ou complètement exténuée du nouveau-né. Elle croise aussi des sujets comme le féminisme, la parité homme femme, les normes qui cloisonnent les femmes durant cette période en particulier (c’est justement à cette période que les normes sont les plus emprisonnantes). Elle met le doigt sur les injustices autour de la femme et de la femme enceinte-mère en particulier. C’est un texte extrêmement libérateur, drôle et juste. Un texte sur le changement car au final Amandine Dhée est elle-même sortie de cette enveloppe de femme brouillon :-)
Un petit livre subversif avec un humour acide qui pique la langue tant il est teinté de vérité qui fait mal. Sur le statut de la femme, sur ce que l'on attend d'elle en tant que femme, en tant que mère. Et la narratrice qui ose dire tout haut ce que chacune peut un jour penser tout bas sans forcément oser envoyer balader les attendus d'une société avec laquelle la femme doit "concilier" sans cesse. En s'oubliant, en oubliant qui elle est réellement. Merci à l'autrice pour ce très beau plaidoyer pour une vie de femme décomplexée du carcan que l'on voudrait lui imposer. On rit, jaune, mais on rit. Les choses évoluent, espérons qu'un jour l'esquisse de la femme brouillon sera portée en chef d'oeuvre.
Me parece alucinante la cantidad de cuestiones que llega a tocar en 100 páginas; y, además, lo hace de una forma tan hermosa que resulta una lectura deliciosa. .
Se trata de una autoficción donde la autora nos habla de forma directa, sin tapujos, siendo clara y concisa. Un libro muy cortito y perfecto para saborear mientras te tomas un café. Un libro que requiere de una lectura atenta, pues la gracia radica en cuestionarnos qué tipo de sociedad somos y cómo de necesario es deconstruirse.
Amandine comienza a contarnos su experiencia sobre la maternidad nombrando ciertos aspectos que nos harán abrir los ojos ante algo cotidiano pero a simple vista, invisible a los ojos; como toda mujer se ve cuestionada ante el hecho de no ser madre y como ésta se ve en la obligación de justificarse, cómo la barriga de toda embarazada pasa a ser de dominio público o la seguridad de querer que su hijo lleve su apellido y no sólo el del padre (como ocurre en Francia) son algunas de las cosas que nos plantea.
Con ello vemos cómo la maternidad le arrebata el control sobre su propio cuerpo y le produce inquietudes e inseguridades. Su cuerpo es de dominio público, la sociedad la critica y vigila.
Este libro es testimonio real para aquellas mujeres que aspiran a más, que no se conforman con que sus descendientes, sean su mejor creación. Para las que muestran la otra cara de la maternidad, muchas veces silenciada por la sociedad y en la que parece que es todo un tabú hablar de los aspectos no tan buenos que también conlleva el ser madres. Para las mujeres que no son socialmente correctas, que a veces “odian” a sus hijos y son capaces de gritarlo a los 4 vientos. Para las mujeres que dejan de lado la madre perfecta para convertirse en mujer borrador.
No le doy más puntuación porque me hubiese gustado y esperaba, que profundizase más en materia.
On devine au fil des pages l’enfance difficile mais la volonté de devenir une mère différente de la sienne et d’offrir à son enfant une mère rien qu’à lui.
L’auteure est claire quant à ce qu’elle veut aussi pour elle : être une mère oui, mais pas qu’à la maison.
Un récit engagé sur le difficile parcours de mère moderne et féministe.
L’image que je retiendrai :
Celle de la narratrice en jogging chez elle car elle n’a pas envie d’aller avec enfant et compagnon chez ses beaux-parents.
Compré este libro gracias a la portada, el dibujo que hay me pareció precioso. El subtítulo “pequeño manual de dudas para futures mamás feministas” no me convencía, pero finalmente he hecho el paso de abrilo. Me he encontrado con una especie de cuaderno de lo que ha ido sintiendo la autora durante la maternidad. Escrito en primera persona, puedes entender fácilmente y empatizar con la mujer borrador. Hace reflexiones interesantes, como la siguiente: “No sabemos si tenemos que acostumbrarlo a un mundo injusto o construir una humanidad nueva empezando por él. Tenemos para darle el amor, la música y los libros. Y, según el día, nos parece un baluarte o una cosa insignificante.”
ça faisait un moment que je souhaitais le lire même si le thème m'est éloigné j'avais adoré à mains nues et sortir au jour ici c'est le sujet de la maternité qui est présenté dans cette autofiction, des injonctions des mères à être parfaites, à la place qu'elles occupent et désirent il est question de doutes, d'angoisses et de douceurs de visualiser son soi, son enfant, son couple, les autres et de naviguer dans les questionnements qui gravitent autour de la maternité
C'était juste, vrai, percutant, et j'aurais envie de recopier chaque extrait du livre en disant "Mais oui !" "Mais c'est tellement vrai !". Ça parle de devenir mère et de féminisme, mais c'est si bien écrit que je pense que ce petit livre devrait être lu par tout le monde ! À défaut d'être concerné, tout le monde connaît forcément une femme enceinte ou une jeune maman ayant vécu ces situations.
L’histoire d’une jeune parturiente puis jeune mère qui ne veux pas céder aux diktats de la mode de la mère parfaite ! Elle revendique avec humour le droit de glandouiller , d’avouer sa frustration de ne plus lire ou aller aux expos , d’avoir parfois envie de le frapper ...! Sympa mais un peu brouillon!
Un livre court, précis, intense, sur la grossesse et l’après accouchement ! Lu d’une traite, beaucoup aimé. Je ne connaissais pas cet auteure, ça me donne envie de la découvrir davantage !
(J’ai trouvé les références de ce livre dans le très beau « In carna : fragments de grossesse », de Pauline Hinault, que je lis petit à petit pour en faire durer le plaisir de lecture !)
Amandine Dhée nous livre un témoignage poignant et très personnel sur la maternité et le fait de devenir mère. Elle y décrit ses contradictions sur les rapports à la norme, elle les dénonce tout en voulant y adhérer. Ce texte est court mais extrêmement percutant !
Livre court, agréable et rapide à lire. Le style de l'auteure est fluide et elle aborde sans détour les sujets de la maternité et de la place de la femme dans la société. C'est un livre féministe que je recommande à tout le monde, que l'on soit future-maman (ou maman) ou non.
Un court texte puissant et intense. Il nous parle de condition féminine et de la complexité d'allier féminisme et maternité, d'allier le fait d'être une mère et celui d'être une femme. Un instant suspendu et une réelle réflexion.
"Fini la femme brouillon, grâce à lui, j'ai droit à un capital sympathie d'emblée " Amandine Dhee s'invente enceinte puis mère de famille. Elle témoigne de ses propres contradictions par rapport à la norme de la mère parfaite, injonction de nos sociétés.
Expresa abiertamente el cambio abrupto que da la vida con la maternidad. La búsqueda de identidad de la propia madre. Es muy cortito. Esperaba algo más,más revelaciones.
Brevísimo ensayo autobiográfico y humorístico, con el que muchas nos sentiremos fácilmente identificadas, sobre la experiencia de ser madre primeriza, imperfecta y feminista.
Fantastic essay. The reader jumps directly into the narrator's reality and never leaves. I became one with her and read it all in one sitting. I strongly recommend it to all the mothers who need to finally find someone who also don't think it is always natural.
Siempre me he sentido mujer borrador, incluso sin el más atisbo de instinto maternal, no sé cuál es mi sitio o cuál sería si fuera madre. La lucha constante de encontrar nuestro lugar en la sociedad se actualiza de la peor manera posible cuando eres madre, ya por el simple hecho de serlo todo debe quedar anulado, y querer recuperar algo de lo que eras es algo absolutamente censurable. Sin llegar a verme reflejada porque no soy madre, el hecho de que la autora no sepa cómo definirse ni como sentirse desde el momento en que es consciente de que está embarazada dice mucho, y mal, de nuestra sociedad, y de lo mucho que aún nos queda por recorrer. La mujer siempre buscando su lugar en el mundo.
J'ai découvert Amandine Dhée à l'occasion de la lecture de "Sortir au Jour" lors du Festival Passa Porta. Ce petit livre "La femme brouillon" me faisait de l'oeil. Je l'ai commencé à voix haute ... et mon mari avait envie que je continue... du coup lu d'une traite.
Un petit bonheur.
Amandine Dhée aborde la maternité et l'enfantement avec humour, ironie et sincérité.
Que ce soit avant l'arrivée de l'enfant, moment où les copines mères énervent à force de ne parler que de leur progéniture, des doutes que l'on peut avoir à devenir mère, ou encore à l'approche de la naissance jusqu'à la garderie, on se régale et se retrouve tant.
C'est vraiment universel, chaque femme s'y retrouve je crois. Petites réflexions sur la maternité, drôle, touchant et ne s'adresse pas qu'aux femmes uniquement comme le confirme mon cher et tendre qui a apprécié cette écoute.
L'écriture est jubilatoire. Un bon moment en perspective.
Les jolies phrases
Je suis si pleine que la solitude n'existe plus.
Ça commence à faire mal. Il est communément établi que nous, les femmes, nous endurons une souffrance que les hommes ne connaîtront jamais. Voilà un trophée que j'aurais aimé ne pas brandir.
Quoi qu'il arrive, notre corps commence et finit entre les mains des autres.
Ce connard de Larousse a menti, ce n’est pas vrai que la maternité rapproche mère et fille.
Fini le temps mort, le temps mou, pendant lequel la pensée s'étire et s'offre des surprises. Le bébé se faufile dans le moindre interstice. Pire, les activités en dehors de lui sont des interstices.