Ouvrage très construit pour comprendre l’évolution de la pensée autour du mot et du concept de nature, sous l'angle de la philosophie et de l'anthropologie. Virginie Maris est chercheuse au CNRS, son propos est étayé par son parcours universitaire et scientifique. Son propre argumentaire porte sur la part sauvage du monde : sont détaillées les raisons essentielles qui doivent pousser les humain.e.s à laisser de l’espace à une nature "altérité" ; une nature qui n’appartient pas aux humain.e.s, qui reste au monde hors de leurs lois et de leur gouvernance.
Ce travail sur l'éthique autour de la nature ouvre à mon sens sur les solutions à appliquer pour laisser la place à cette nature "alterité". Ce texte donne des clés philosophiques, des motivations éthiques pour penser l'ingénierie écologique, les sciences de la durabilité, de la conservation vers plus d'inclusivité du non-humain.