Et voici Tomas, dit Tomi, gaucher contrariant, tête de mule, impertinent comme dix, débrouillard comme vingt, saisi en 1944 par la déportation dans l’insouciance débridée de son âge – 14 ans. Ce Tom Sawyer juif et hongrois se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa famille. Affecté à l’atelier de réparation des uniformes rayés alors qu’il ne sait pas enfiler une aiguille, Tomas y découvre le pire de l’homme et son meilleur : les doigts habiles des tailleurs, leurs mains invaincues, refermant les plaies des tissus, résistant à l’anéantissement. À leurs côtés, l’adolescent apprendra le métier. Des confins de l’Europe centrale au sommet de la mode française, de la baraque 5 aux défilés de haute couture, Où passe l’aiguille retrace le voyage de Tomi, sa vie miraculeuse, déviée par l’histoire, sauvée par la beauté, une existence exceptionnelle inspirée d’une histoire vraie.
Emanuela - per RFS . Questo è un libro non semplice per l’argomento affrontato, ovvero i campi di concentramento. Mostra, però, al lettore tanti aspetti, come la vita, da cui ognuno può trarre il suo insegnamento. È innanzitutto la storia di un ragazzo appena quattordicenne, con tutti i tormenti “giusti” della sua età: un padre troppo rigido ed autoritario che vede in lui il suo naturale erede, una madre che in realtà è una matrigna e, sebbene lo abbia amato e cresciuto come figlio suo, sentita troppo lontana e sconosciuta dal nostro protagonista, un fratellino un po’ appiccicoso e invadente, che spesso viene scacciato come una mosca fastidiosa.
Tutto questo finisce nel modo più tragico, e il ragazzo si trova a dover affrontare la morte e la lotta per sfuggirle in un campo di concentramento. Qui imparerà le piccole astuzie che gli consentiranno di sopravvivere ai suoi aguzzini, e sarà proprio il mestiere di sarto, che lui odiava e disprezzava in favore di una più fascinosa tuta da idraulico, a salvarlo; la sua capacità di adattamento e l’intelligenza gli mostreranno la via per la salvezza.
Finalmente in salvo a Parigi, assieme al padre miracolosamente sopravvissuto, e lasciata l’Ungheria in cui non c’è più una casa, né famiglia né amici, il cucito, con i suoi fili sottili, lo trascinerà avviluppandolo in una matassa cangiante come la seta, tessuto che Tomi preferisce.
Non più sarto da uomo come il severo genitore lo voleva, ma sarto da donna, dedicando la sua vita a tutte quelle ragazze che non conosce, ma che ammira vivamente per le strade di Parigi, incarnazioni di gioia di vivere e spirito di sopravvivenza.
Questo suo cammino, salendo sempre più in alto verso le vette dell’alta moda, gli permetterà di tenere sempre a bada la paura, il terrore che il suo successo possa finire, un terrore che solo un suono qualsiasi può far riaffiorare. Questo perché Tomas sarà sempre segnato dalla tragedia che lo ha colpito insieme a milioni di ebrei, e tutte le sue scelte saranno sempre condizionate dal desiderio di riscattare i suoi morti, preferirà acquistare una macchina al posto di una casa perché gli permetterebbe di scappare dai suoi nemici.
Un romanzo importante, che è comunque un inno alla vita e alla speranza, seguendo quel filo che dalla lontana Ungheria, passando per il fango di un lager, permetterà al protagonista di realizzare i propri sogni.
C’est beau puis c’est laid. Très laid. Ça fait mal tellement c’est laid. Puis c’est beau encore. Quelle histoire touchante. L’histoire de Tomi, arraché à son territoire, séparé des siens, entassé et trimballé en train d’un camp de concentration à l’autre. Sa force de caractère, quelques mensonges et un peu (beaucoup!!) de chance lui auront permis de traverser la 2e guerre mondiale. Je n’ai réalisé que dans les 50 dernières pages qu’il s’agissait d’une histoire vraie, ce qui m’a encore plus permis de savourer la fin.
Ce n’est pas la première fois que je lis Véronique Mougin et c’est un peu grâce à ma chronique sur son précédent livre que j’ai eu ce partenariat car elle m’a contacté par mail. Je la remercie encore pour son geste. En revanche, la thématique est franchement différente. Tant mieux au moins je n’ai eu à aucun moment l’impression de lire une seconde fois son roman précédent.
Tomy est le narrateur principal de cette intrigue même si d’autres « prendront » aussi la parole. C’est un sacré numéro que ce jeune adolescent. Il en fait des bêtises ! Rien de vraiment méchant, mais de quoi devenir chèvre si nous étions ses parents. J’admire son père, qui bien qu’il rentre parfois dans des colères noires, reste globalement calme. Son métier lui a indéniablement appris la patience : il est tailleur. Cette histoire familiale bascule dans l’horreur parce qu’ils sont juifs et que durant la seconde guerre mondiale, il n’y avait pas pire comme danger sauf à être en première ligne sur le front.
Ce récit nous fait sourire, mais aussi nous touche, nous bouleverse. Il est avant tout question de sentiments humains bons, mais aussi odieux, voir intolérables. L’écriture est très agréable même si le contenu l’est beaucoup moins. Cette fluidité ne fait que renforcer le malaise dans lequel le lecteur sera parfois poussé. C’est ce que l’on cherche d’ailleurs dans nos lectures. Etre bousculé, même malmené. Alors vous le serez sans que cela soit fait gratuitement. C’est l’histoire avec un grand H et un autre plus petit qui en sont responsables.
Il y aura aussi des moments plus heureux car la vie est ainsi faite qu’après la tempête, le beau temps revient. Nous devrions y songer plus souvent d’ailleurs.
Très beau roman témoignage, ce livre devrait laisser dans son sillage bien plus que vous ne le pensez de prime abord. Un bel hommage et encore une occasion de ne pas oublier.
À lire absolument, petite pépite. Arriver à écrire sur la guerre et l'horreur des camps sans pathos, bravo ! Mais le personnage principal y est pr bcp, il est extra, ce genre d'être humain plein de fougue, de force, que l'on aurait adoré croiser
Veronique Mougin a recueilli le témoignage de son cousin , déporté 55789 au camp de Dora, devenu après la guerre numéro deux d'une maison de haute couture internationale et qui, à 89 ans, s’est enfin autorisé à laisser remonter à la surface les souvenirs soigneusement enfouis … De son enfance dans son petit village de Hongrie à sa brillante carrière dans la haute couture à Paris, des années 40 aux années 70, voici donc la vie de Tomas Kiss, alias Tomi, et de ses proches.
J’ai hésité à emprunter ce livre, craignant une énième histoire romancée de la guerre, la déportation, l’horreur des camps…sujet maintes fois traité et pas toujours avec finesse ! Et j’ai bien fait de le prendre finalement car je l’ai trouvé très réussi . Raconté par Tomi lui-même, c’est un récit sensible, sans pathos , sans effets tire larmes, plein de pudeur et de nuances, l’histoire d’un ado un peu rebelle, qui n’a aucune envie de devenir tailleur pour hommes comme son père, (ce « métier de larbin » dit-il), plein de rêves et d’ambitions stoppés net au printemps 44 par l’invasion allemande de la Hongrie et la déportation massive des familles juives vers Auschwitz.
Ironie de l’histoire, c’est cette couture qu’il avait toujours refusé d’apprendre qui va lui permettre de survivre dans le camp de Dora où il a été transféré .Et quand l’horreur prend fin , c’est encore l’aiguille qui lui ouvrira les portes d’un avenir possible et d’une reconstruction, et qui repoussera les souvenirs trop douloureux. La deuxième partie du roman m’a semblé un peu trop longue mais nous fait pénétrer dans l’atmosphère vibrionnante des maisons de haute couture du Paris d’après guerre et fait revivre la mode des années 50 et 60 . On sent que l’auteure a pris plaisir à mettre en lumière ces créations auxquelles son cousin a participé. Le récit de Tomi est entrecoupé de témoignages et de réflexions d’autres personnages, des proches, amis, voisins, employeurs, qui apportent leur propre pierre à l’édifice : une respiration bienvenue et un éclairage différent sur l’adulte qu’il est devenu et sa difficile résilience. Un témoignage intelligemment romancé et très vivant avec un « héros » très attachant . 4,5/5
Parto da una premessa, non mi piace valutare in termini numerici da uno a cinque questo genere di storie, sono storie realmente accadute e in generale le leggo per non permettere che vengano dimenticate, per dare valore a chiunque abbia vissuto la parte più tragica della nostra storia moderna. Il protagonista è un ragazzino ebreo, abbastanza ribelle, sfida l'autorità del padre e vive la vita con leggerezza. Tutto cambia quando iniziano a chiudere ogni famiglia ebrea in un piccolo ghetto prima di deportarle. Una tragedia annunciata, ma sottovaluta che li ha portati a perdere tutto. Il vero fulcro di questo romanzo ruota attorno alla capacità di arrangiarsi del ragazzo per sopravvivere nel campo passando dall'asfaltare il piazzale fino a imparare di nascosto a cucire. Le vittime di questo genocidio non sono salve dopo la liberazione, sono vittime di tutto quello che hanno vissuto per tutta la loro vita.
Une famille juive est déportée. C'était pour aller travailler disait le père, couturier passionné qui aurait voulu que son fils fasse le même métier. Très belle histoire de survie dans les camps de concentration.
Réaliste et inspirée lorsque la couture est à l'honneur. Hommage à ses tailleurs, petites mains de confession juive ou pas. Oui la place de la Shoah tient une large part dans ce roman mais c'est avant tout l'histoire de Thomas, sa vie, sa survie et de toute sa famille.
Il faut un peu de temps pr rentrer dans le livre, et je ne suis pas sûre que la deuxième partie du livre apporte tant que cela. Pourtant au moment de la commencer, je trouver l'idée intéressante.
Des tristes descriptions de vie dans les camps de concentration où Tomi se débrouille pour survivre. Ensuite des belles descriptions de la monde de la mode à Paris d'après guerre.
3.75/5 La première partie du roman est parfaite versus la suite qui est lente, laisse à désirer. J'ai aimé les aspects historiques et l'humour inséré tout au long du roman. J'ai tout de même l'impression que deux nouvelles distinctes auraient été plus adéquat, c'est subjectif et personnel.