Une grande aventure sur fond de vérité historique pour retracer l’histoire de l’expédition Lapérouse et lever le mystère qui entoure son naufrage. Que sont devenus les rescapés des deux frégates, la Boussole et l’Astrolabe, échouées une nuit de juin 1788 sur les récifs coraliens de Vanikoro ? Ils ont élevé une palissade de bois, les fouilles récentes à terre l’attestent. Qu’ont-ils espéré sur cette île lointaine ? Partir ? C’est sûr ! Ont-ils pu appareiller sur ce petit bateau qu’ils ont construit ? Et ce fameux trésor dont tout le monde parle désormais, a-t-il réellement existé ? Autant de mystères qui pour longtemps encore n’ont pas fini d’enflammer notre imaginaire... Dans la lignée de Iroquois et Pawnee, Patrick Prugne retrouve les grands espaces sur fond de vérité historique. Entre aventure humaine et choc des civilisations, il nous offre, à propos d’un des plus grands mystères de l’Histoire maritime, la vision d’un auteur passionné au sommet de son art.
Patrick Prugne commence à dessiner dès son plus jeune âge, et s’entraîne en imitant ses artistes préférés : Pratt, Manara, Juillard, Loisel, Breccia ou Prado. Il entame sa carrière comme illustrateur publicitaire avant de se lancer dans la bande dessinée. Sa première œuvre, un pastiche de la fable de La Fontaine Le Lièvre et la Tortue, reçoit en 1990 l’Alph-Art Avenir au Festival de la bande dessinée d’Angoulême, une récompense qui aura, selon ses propres termes, l’effet d’un déclic. Il sonne alors à la porte des éditeurs et publie en 1991, avec Goupil au scénario, le premier opus de la série humoristique Nelson et Trafalgar chez Vents d’Ouest, qui remporte un succès immédiat. En 1999, il dessine une histoire de Fantasy, Fol, avant de se lancer dans la trilogie de L’Auberge du bout du monde avec Tiburce Oger chez Casterman, avec lequel il sort dix ans plus tard le très remarqué Canoë Bay aux éditions Daniel Maghen, avant de publier seul Frenchman (2009), Pawnee (2013) et Iroquois (2016). Il fait une pause avec les sagas indiennes en 2018 avec l’album Vanikoro pour sublimer le destin tragique de Lapérouse. Son dernier album, Tomahawk, sort en août 2020 aux éditions Daniel Maghen.
J'aime beaucoup les idées et les partis pris que l'on retrouve dans les adaptations d'expéditions perdues (est-ce un genre à part entière ? Mon étagère commence à prouver que oui.) ici, La Pérouse n'est pas là, probablement resté avec l'épave. On y retrouve quelques noms connus, mais c'est surtout les marins et hommes du peuple qui ont la part belle.
Et comme toujours, on y retrouve cet espoir de sauvetage, et cette attente. Qui dure.
Les dessins sont absolument magnifiques - j'ai cherché cette BD PARTOUT et impossible de la trouver. C'est vraiment pas un achat ni une lecture que je regrette.
Petit point négatif étant la depiction des locaux de Vanikoro - bien que je n'aie pas plus de connaissances sur ces derniers, l'idée de sauvages coupeurs de tête me semble éculée - même si l'expédition en a rencontré comme par exemple à Tutuila. Ceci-dit, ça reste entièrement possible vu que l'expédition n'a jamais refait surface. L'aide des locaux aurait pu leur donner plus de chances. Ce petit détail de l'altercation entre les survivants de l'équipage et le groupe venant avec des femmes faisait mal au cœur. L'incompréhension a donné naissance à un massacre.
Patrick Prugne est vraiment pour moi le pape de la BD avec aborigènes. S’il a su me séduire avec ses sagas amérindiennes, c’est également le cas avec ce titre se confondant avec la légende du naufrage de La Pérouse.
Entre deux sagas se déroulant en Amérique, l’auteur a donc décidé à la fin de la décennie 2010 d’aller un peu du côté des îles également et son choix s’est porté sur Vanikoro, l’île au large de laquelle La Pérouse et ses équipages ont fait naufrage lors de son voyage scientifique autour du monde au XVIIIe siècle. Pour l’amatrice du règne Louis XVI que je suis, cela a une saveur toute particulière, surtout que n’ayant pas lu le résumé avant d’acheter l’album, j’ai eu la surprise de le découvrir en débutant ma lecture.
Quant à celle-ci, elle reprend toutes les qualités mais aussi les défauts des albums de l’auteur, à savoir, de superbes dessins à l’aquarelle qui magnifie le décor choisi et ses habitants, mais une intrigue que je trouve souvent assez peu fournie, ou du moins pas assez pour moi.
Au début de cette oeuvre, nous suivons les survivants des deux bateaux : La Boussole et l’Astrolabe qui tentent de survivre et de se retrouver en milieu hostile. L’auteur installe une atmosphère de crainte et de peur vis-à-vis de la population autochtone suite à la découverte de têtes coupées et quelques attaques de ceux-ci envers nos marins. C’est l’inconnu dans une nature sauvage. J’ai aimé ce volet là, même si l’auteur se place parfois un peu trop, pour moi, dans des chaussures de colons »civilisés » face à des populations primitives. Du moins, est-ce ma perception, même s’il tente d’adoucir le trait avec certaines rencontres… Puis l’intrigue dérive et se retrouve polluée, mélangée avec des marins tentant de piquer dans le coffre, créant des complications inutiles et clichées. J’aurais préféré qu’il approfondisse l’aspect ethnologique de l’oeuvre avec l’étude des autochtones, la psychologie aussi des personnages face à cet abandon sur un île, ou qu’il imagine d’autres liens et rencontres avec eux. Bref qu’on se concentre sur ces deux mondes qui se percutent ou sur la survie fragile des marins, plutôt que sur des guéguerres et une avarice clichées et inutiles.
J’ai d’ailleurs remarqué que c’est souvent un peu le cas chez l’auteur. Le décor est séduisant. Il cherche à nous parler de sociétés qu’on connaît mal. Mais il ne va pas au bout, au fond des choses et reste en surface à cause de scenarii qui partent dans une autre direction, une direction plus classique et banale sur les caractéristiques de »l’homme blanc » en général, ce que je trouve peu intéressant, car déjà vu, déjà connu, alors que j’aurais préféré plus de finesse dans l’approche psychologique au vu des démarrages de ses oeuvres à chaque fois et surtout de la beauté de ses planches.
Ici, celles-ci parviennent à retranscrire une nature totalement différente de celle qu’on croise dans ses oeuvres amérindiennes. C’est dans une jungle cette fois qu’on évolue avec son propre rythme, ses couleurs et habitants différents. J’ai ainsi aimé croiser crocodiles, serpents et monarque (oiseau) de Vanikoro. Sa représentation des autochtones du point de vue des Européens est à nouveau fort réussie, rendant bien leur étrangeté à leur yeux et la peur qu’ils peuvent susciter dans un tel décor inconnu et potentiellement hostile. Pareil, avec l’océan, son immensité, sa tranquillité comme sa violence. Le naufrage est bref mais c’est comme si on y était et le récit de cette interminable attente face à lui ensuite dans l’espoir que quelqu’un les trouve, également. Il n’y a pas à dire, avec ses pinceaux, il est terriblement talentueux.
Nouvelle découverte du talent de peintre d’une atmosphère de Patrick Prugne sous de nouvelles contrées plus à l’Est cette fois, avec l’utilisation d’un épisode connu mais mystérieux de l’Histoire des explorations scientifiques. J’ai adoré son travail graphique pour ne pas changer. Je suis restée un peu sur ma faim en ce qui concerne l’intrigue qui je trouve un peu vide par moment. Mais c’est un beau moment d’évasion.
Je fais une review double pour Vanikoro et Tomahawk car j'ai lu les 2 à la suite.
Points négatifs : - je trouve de que Prugne est vraiment meilleur dessinateur que scénariste. J'ai trouvé les 2 récits assez décousus voire bordéliques, les personnages pas assez caractérisés, le rythme pas fou, et en général, l'histoire pas très prenante ni très surprenante. Ah, et les dialogues sont vraiment pas terribles. - je n'arrive pas à me rendre compte si ces BD de blanc européen qui a une passion pour les cultures autochtones contiennent des trucs fantasmés, stéréotypés ou problématiques. - j'aime pas trop sa façon de dessiner les visages. - C'est vraiment des histoires de mecs. Où sont les personnages féminins ? Les femmes ne participent pas à l'Histoire pour Prugne, on dirait, même pas du côté des autochtones qu'il kiffe tant. Ceci dit il a fait un album sur Pocahontas, mais pour moi c'est plus un redflag qu'autre chose vu les reviews que j'ai parcourues et qui soulignent que le récit n'est pas conforme à la réalité historique et que c'est ENCORE une romance entre Pocahontas et John Smith (chose absolument jamais advenue en réalité)
Points positifs : - C'EST. SI. BEAU. Chaque page est une merveille, Prugne est un maître de l'aquarelle. Sa façon de peindre la mer dans Vanikoro est magnifique. La végétation est magnifique. Les animaux sont magnifiques (en fait, il ne faudrait pas qu'il y ait des gens, mais juste des histoires d'animaux, sans dialogues. Ou à la rigueur, que des autochtones, et zéro européen, ce serait super, ça). - Prugne n'est pas juste un bon peintre, c'est un véritable auteur de BD. La mise en page, les cadrages, l'organisation des cases, c'est impeccable, visuellement une claque à chaque page ou presque. - je vais pas mentir : moi aussi je suis une blanche européenne qui a une fascination pour les autochtones, surtout les Premières Nations. J'ai vu Le Dernier des Mohicans, Danse avec les Loups, Little Big Man, j'ai lu Yakari, Blueberry et Buddy Longway, et puis Croc Blanc, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, j'assume. Donc forcément, j'ai beaucoup aimé ce qu'a fait Prugne avec ces deux albums.
Voilà, c'était ma review la plus honnête possible.
Am 01. August 1785 verlassen die beiden französischen Fregatten Boussole und Astrolabe den Hafen von Brest und machen sich auf eine Reise, die im Juni 1788 im Pazifik endet. Im Jahre 2012 haben Archäologen eines der Schiffwracks bei der Vanikoro entdeckt und gleichfalls ein Lager der damals Schiffbrüchigen ausfindig gemacht. Dies hat die Fantasie des Autors und Zeichners Patrick Prugne beflügelt, der in diesem Comic Fantasie und Wahrheit gekonnt miteinander mischt.
Es gibt zwar einige wenige mündliche Überlieferungen der Einheimischen, aber niemand weiß, was sich damals tatsächlich auf der Insel ereignet hat. Das Bild, das Prugne zeichnet, ist auf jeden Fall schlüssig und gibt einen Eindruck von der verzweifelten Lage der Überlebenden und dem (möglichen) Konfilkt mit den indigen Völkern, die die Inseln seinerzeit bewohnt haben.
Besonders viel Tiefgang darf man allerdings nicht erwarten, denn viele Gefühle werden nur oberflächlich vermittelt, was vor allem für die Ängste und Nöte der Menschen zutrifft. Über alle Zweifel erhaben sind hingegen die wunderbaren Zeichnungen im Aquarellstil. In diesem Comic versteckt sich mehr als ein Kunstwerk, in denen jegliches Detail einfach nur passt.
Fazit
Ich kann vollkommen nachvollziehen, wie sehr es die Fantasie beflügelt, wenn nur noch Bruchstücke des Schicksals einer solchen Expedition es bis in unsere Zeit geschafft haben. Vor allem, weil feststeht, dass die Schiffbrüchigen die Insel verlassen, anschließend aber nie wieder aufgetaucht sind. Auch wenn die Geschichte vergleichsweise simpel gehalten wird, kann ich den Comic voll und ganz empfehlen.
Toujours aussi beau visuellement. Cette fois, on suit le naufrage de l'Astrolabe et la Boussole, de l'expédition La Pérouse, à ce jour, toujours mystérieux quant au sort des survivants.
Je suis toujours aussi fan des bande-dessinés de Patrick Prugne. Les dessins sont splendides et j’ai un intérêt particulier pour l’expédition de La Pérouse donc j’ai trouvé l’histoire passionnante.