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Rue des pâquerettes
Auteur notamment du Thé au harem d’Archi Ahmed (1983), Mehdi Charef, qui a publié trois autres romans et réalisé onze films, retrouve l’écriture après treize ans d’interruption. Rue des Pâquerettes revient sur son arrivée en France en 1962, à 10 ans, dans le bidonville de Nanterre : il y raconte sa difficulté à comprendre son père, qui les a arrachés, lui, sa mère et sa sœur, à leurs montagnes pour les faire venir en France ; l’humiliation, la boue et le froid du bidonville ; mais aussi l’enthousiasme de son instituteur, l’amitié des camarades, la douceur d’Halima ; et sa grand-mère, persuadée que la vie d’un enfant qui pose autant de questions ne pourra être que trop pleine.
- GenresRoman
250 pages, Paperback
Published January 1, 2019
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Community Reviews
Displaying 1 - 5 of 5 reviews
August 7, 2026
Oui ! Lu en une journée d’été ensoleillée…
Ce livre est addictif.
L’histoire autobiographique de l’auteur, Mehdi Charef, né à Maghnia en 1952 et arrivé en France à 10 ans, avec sa mère et ses frères et sœurs, pour rejoindre son père. Il grandit dans le bidonville de La Folie à Nanterre, avant de devenir ouvrier, puis écrivain et réalisateur.
Rue des Pâquerettes est largement autobiographique : SidAhmed, c’est donc en grande partie l’enfant que Mehdi Charef a été : Ce petit garçon originaire de Maghnia, dans l’extrême ouest aride de l’Algérie, qui rejoint, avec sa mère et ses frères et sœurs, son père déjà installé depuis plusieurs années en France, dans les bidonvilles de La Folie, à Nanterre, dans les années qui suivent l’indépendance.
Une histoire profonde d’exil, d’arrachement, de dépaysement et de « tristesse », ce terme employé par le narrateur pour désigner la profonde dépression.
J’en ai lu, des livres sur les souffrances des populations immigrées dans les bidonvilles de France après la guerre, sur ce sujet je suis loin d’être inculte : L’Art de perdre, L’Œil de la perdrix… etc. Ce n’est donc pas tant cela qui m’a marquée ici, mais la capacité du narrateur à faire ressortir, au milieu de cette vie si dure et cruelle, des souvenirs chaleureux, parfois même heureux.
Et c’est peut-être ce qui m’a le plus touchée : cette façon de raconter cette enfance avec tendresse, les liens avec les uns et les autres, l’admiration envers certains, sans pour autant effacer la dureté de ce qu’a a été cette enfance.
Bref, dévoré en une journée…
Ce livre est addictif.
L’histoire autobiographique de l’auteur, Mehdi Charef, né à Maghnia en 1952 et arrivé en France à 10 ans, avec sa mère et ses frères et sœurs, pour rejoindre son père. Il grandit dans le bidonville de La Folie à Nanterre, avant de devenir ouvrier, puis écrivain et réalisateur.
Rue des Pâquerettes est largement autobiographique : SidAhmed, c’est donc en grande partie l’enfant que Mehdi Charef a été : Ce petit garçon originaire de Maghnia, dans l’extrême ouest aride de l’Algérie, qui rejoint, avec sa mère et ses frères et sœurs, son père déjà installé depuis plusieurs années en France, dans les bidonvilles de La Folie, à Nanterre, dans les années qui suivent l’indépendance.
Une histoire profonde d’exil, d’arrachement, de dépaysement et de « tristesse », ce terme employé par le narrateur pour désigner la profonde dépression.
J’en ai lu, des livres sur les souffrances des populations immigrées dans les bidonvilles de France après la guerre, sur ce sujet je suis loin d’être inculte : L’Art de perdre, L’Œil de la perdrix… etc. Ce n’est donc pas tant cela qui m’a marquée ici, mais la capacité du narrateur à faire ressortir, au milieu de cette vie si dure et cruelle, des souvenirs chaleureux, parfois même heureux.
Et c’est peut-être ce qui m’a le plus touchée : cette façon de raconter cette enfance avec tendresse, les liens avec les uns et les autres, l’admiration envers certains, sans pour autant effacer la dureté de ce qu’a a été cette enfance.
Bref, dévoré en une journée…
Read
October 22, 2021Dans ce qui est le premier tome d’une trilogie sur son arrivée en France dans les années 1960 à la fin de la guerre d’Algérie et son installation avec sa famille dans un bidonville de Nanterre, Mehdi Charef raconte le quotidien d’un enfant qui essaye de s’adapter à cette nouvelle vie en France. Son père qui travaille sur des chantiers, son arrivée à l’école, alors qu’il a 10 ans, en classe de rattrapage avec d’autres enfants, le froid de Nanterre, le déracinement, le manque de ces femmes qui l’ont vu grandir à Maghnia, en Algérie. Et surtout l’avenir qu’on lui propose : un avenir sans perspective, sur les chantiers ou dans les usines, loin de la promesse de richesse faite à tous ces Algériens qui sont venus en France.
>> http://untitledmag.fr/la-pochotheque-...
>> http://untitledmag.fr/la-pochotheque-...
January 14, 2021
Joli petit livre sur le thème de l'immigration dans les années 60. On plonge dans le quotidien de ces exilés débarquant dans la banlieue parisienne, glauque, froide... On ressent bien l'atmosphère de cette époque. Mais c'est sans pathos et il y a de l'espoir dans ce récit grâce à l'enfant de la 2ème génération qui décrit avec finesse cette nouvelle existence qu'on lui impose.
January 31, 2021
Lorsque j’étais en CE1 un jeune tunisien est arrivé dans la classe, il avait 13 ans. Il apprenait à lire en même temps que nous. En lisant ce livre j’ai repensé à ce garçon, si fier de faire la lecture à haute voix même s’il butait sur des mots.
Quitter son pays pour venir s’entasser dans un bidonville en région parisienne, rêver d’avenir meilleur, aujourd’hui ce ne sont plus les algériens mais d’autres réfugiés que nous accueillions si mal.
Ils fuient leur pays, la misère, la guerre, l’intolérance, que trouvent t’ils dans leurs « camps » de fortune à Paris, Calais, Lesbos ou ailleurs?
Quitter son pays pour venir s’entasser dans un bidonville en région parisienne, rêver d’avenir meilleur, aujourd’hui ce ne sont plus les algériens mais d’autres réfugiés que nous accueillions si mal.
Ils fuient leur pays, la misère, la guerre, l’intolérance, que trouvent t’ils dans leurs « camps » de fortune à Paris, Calais, Lesbos ou ailleurs?
November 19, 2020
un récit sensible et immersif
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