Un homme apprend la même semaine que sa femme le quitte et qu’il est atteint d’un cancer. Laquelle de ces deux morts annoncées est la plus redoutable ? Quelles raisons aurait-il désormais de se battre pour sa vie ? Ce livre, le plus personnel que Gil Courtemanche nous ait donné, nous montre un homme seul devant la mort, seul devant la vie, qui lance un bouleversant cri de douleur, un pressant appel à ne pas laisser échapper cette vie. C’est aussi, surtout, une fabuleuse déclaration d’amour.
Ce n’est jamais la première, la première femme, c’est souvent la dernière. Elle est la première dans le sens de naissance, de découverte, d’abandon. C’est Ève, mère et compagne de tout. Un bateau aussi sur une mer démontée, la musique que l’âme imaginait et que l’on entend soudain. Le bruit de ses pas n’est pas le son de souliers sur le trottoir ou dans le couloir, le bruit de ses pas annonce la vie qui revient, le bruit de ses pas fredonne une chanson heureuse et langoureuse. Les yeux de la première femme ne sont pas des yeux, ils inventent un regard tout comme sa parole dicte un monde dans lequel l’homme se fond avec délice et respect. La première femme est la mère de l’homme, cette mère qui l’enfante une deuxième fois. Voilà ce que fut et est encore Violaine pour moi.
Jusqu’en 1977, il a collaboré à différentes émissions radio et télé de Radio-Canada telles que Le 60, Métro Magazine et Présent national.
De 1978 à 1980, pour Radio-Canada toujours, il a conçu et animé l’émission L’Événement et a aussi été animateur et scripteur de l’émission Enjeux, tout en étant éditorialiste à la sation CBOT à Ottawa (réseau anglais). En 1978, il a animé et scénarisé le premier magazine d’affaires publiques de Télé Québec, Contact.
De 1980 à 1986, Gil Courtemanche a été animateur, analyste et correspondant pour les émissions Télémag, Première Page, Le Point, à Radio-Canada.
Il a aussi été journaliste pour La Presse et a participé à la conception et à la fondation du quotidien Le Jour.
Depuis 1986 et encore à ce jour, il collabore à diverses publications, notamment Alternatives. Il est aussi chroniqueur en littérature étrangère pour la revue Le Libraire, en plus de tenir une chronique dans le quotidien Le Devoir.
Il a par ailleurs tenu une chronique hebdomadaire sur la politique internationale dans les quotidiens Le Soleil et Le Droit, durant 8 ans. Plusieurs de ses textes sont regroupés dans Chroniques internationales, paru en 1991 au Boréal.
Il a coréalisé la série de témoignages Soleil dans la nuit, trente clips produits pour TV5 Europe-Afrique-Canada, à l’occasion du premier anniversaire du génocide au Rwanda. Il a réalisé et scénarisé L’Église du sida (The Gospel of AIDS), documentaire sur le sida au Rwanda (prix du meilleur documentaire du Festival Vues d’Afrique 1993) qui lui fournira la matière de son roman, Un dimanche à la piscine à Kigali, acclamé aussitôt par le public puis par la critique, et aujourd’hui traduit dans 10 langues et 13 pays. Gil Courtemanche a également produit et réalisé divers documentaires et messages publicitaires sur le tiers monde pour les organismes «Le Cardinal Léger et ses œuvres» et OXFAM-Québec (la lèpre en Haïti, la problématique de l’eau, le développement agricole aux Philippines, le programme de formation d’enfants handicapés en Thaïlande, etc.)
Coréalisateur et scénariste pour Radio Canada et TF1 du docu-variétés Roch Voisine l’Idole (prix Félix et Gémeaux de la meilleure émission de variétés 1991), il a aussi réalisé et scénarisé Kashtin: Le Tambour éternel (Kashtin: The Eternal Drum).
Commentateur pour diverses émissions d’affaires publiques, animateur durant un an de la série The Editors sur PBS, collaborateur régulier au magazine L’actualité (il y a signé divers grands reportages, dont un numéro spécial sur l’Algérie, en 1998), Gil Courtemanche a remporté en 1998 le National Magazine Award for Political Reporting.
D'avril 2008 à novembre 2009, il a été consultant auprès du procureur en chef de la Cour pénale internationale.
J'ai lu ce livre un jour glacial de St-Valentin entre quelques sorties en plein-air. Le titre évoque la mort, certes un thème central dans ce petit bouquin, mais surtout une magnifique lettre d'amour. Ça donne juste envie d'embrasser sa blonde et de vivre pour vrai.
On excellent livre, riche en réflexion sur la vie, l'amour et les choses non-vécues. Un livre très touchant qui m'a permis de découvrir un auteur que je ne connaissais pas et que je relierai avec grand plaisir!
Un roman auto-biographique propagandiste sur sa mort qui approche. A bio-fiction of a dying author. A well-written attempt at making himself look human.
Ce qui rend le livre poignant, c'est que c'est un peu ses dernières paroles, ses dernières pensées. C'est sa dernière leçon qu'il lègue au monde pour que les autres ne reproduisent pas ses erreurs et le denier "je t'aime" à son ancienne femme. C'est un livre qui nous ramène à l'important des relations humaines et la futilité de tout le reste. C'est un livre sur l'amour, et il est beau. Il est plus ou moins bien mis en forme et répétitif, mais ça perd son importance quand on comprend le contexte.
Je ne veux pas mourir seul est un témoignage poignant. Gil Courtemanche jete un regard lucide sur sa vie et sa maladie. On y sent des regrets, des remords, une auto critique sévère sur certains de ses choix. Son écriture est organisée passant de la vie a la mort en quelques phrases bien construites.
Ode à l'amour d'une sincérité et sensibilité déconcertante, qui pourra par moment rejoindre tout homme en couple. J'ai cependant été tiédi par la redondance du propos.
Pour moi qui est encore jeune et qui n'a pas encore compris la mort, ce fut tout un plaisir que d'y tremper le bout des orteils. Une belle introduction sur la mort, qui se lit en trois bouchées.
take intéressant, propos un peu outdated.. ou ben c’est juste que de lire les inner thoughts d’un monsieur un peu boomer peut être refroidissant. Reste que c’est un sujet universel, la peine d’amour, et que de le voir avec la perspective de l’homme qui regrette d’avoir mal aimé était pertinent.
Hovered between giving this 4 or 5 stars - could still go either way. Gil Courtemanche was one of my favourite writers - sadly I have nothing left to look forward to from him. Je ne veux pas mourir seul is courageous. He is fortunate to have had the opportunity to say what he felt needed saying. May the rest of us be so lucky.
La mise à nu totale d'un homme pas tellement sympathique qui vit une peine d'amour profonde alors qu'il doit aussi combattre un cancer du larynx. Très belle déclaration d'amour pour celle qu'il aime mais qui l'a quitté. Une belle réflexion sur la vie et sur la mort.
Touchant, terriblement touchant. Courtemanche, dans son autofiction douloureuse, signe certains des plus beaux passages qu'il m'ait été donné de lire récemment. Pour tous ceux qui ont aimé. Pour tous ceux qui l'ont mal fait. Un grand livre.
Ce livre est une lettre d'amour écrite trop tard. C'est sûrement pas "hop la vie", c'est un peu lourd, mais c'est malgré tout très beau. Et ça se lit très bien, j'ai lu ce livre en deux soirées.