Jump to ratings and reviews
Rate this book

Dans le faisceau des vivants

Rate this book
Leur relation n’était pas seulement celle d’un romancier et de sa traductrice, c’était aussi celle de deux amis qui se parlaient sans cesse.
De quoi parlaient-ils ? D’écriture, de langues, d’amour, d’animalité, d’enfance. De la terreur d’être traqué.
Ils partageaient également quelques silences.
Lorsqu’il disparaît en janvier 2018, la jeune femme ne peut se résoudre à perdre cette voix dont l’écho résonne si puissamment en elle. Après un temps de sidération, elle cherche à la retrouver, par tous les moyens. Sa quête la conduira jusqu’en Ukraine, à Czernowitz, la ville natale de l’écrivain. Il pourra alors prendre sa place, dans le faisceau des vivants.

Aharon Appelfeld était l’un des grands écrivains de notre temps.
Valérie Zenatti a traduit la plupart de ses livres, d’ Histoire d’une vie (prix Médicis étranger 2004) jusqu’à Des jours d’une stupéfiante clarté, son dernier roman paru en France.
Scénariste et écrivain, elle est l’auteure de livres destinés à la jeunesse (Une bouteille dans la mer de Gaza) et de plusieurs romans dont Jacob, Jacob (L’Olivier, 2014), couronné par le prix du Livre Inter et traduit dans quinze langues.

160 pages, Paperback

Published January 3, 2019

3 people are currently reading
35 people want to read

About the author

Valérie Zenatti

47 books24 followers
Valérie Zenatti was born in Nice on April Fool’s Day 1970. When she was thirteen she went to live with her parents in Israel, where she did her national service, which inspired her memoir, When I was a Soldier. Even now she doesn’t go out without her survival kit — these days of a book, a notepad and a pen. Valérie now lives in Paris, where she works as a translator of Hebrew. She is also writing screenplays based on two of her books, Late for War and Message in a Bottle. Valérie is continually surprised and delighted at seeing Lucas, aged eight, and Nina, nearly two, grow up.

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
12 (27%)
4 stars
16 (37%)
3 stars
10 (23%)
2 stars
3 (6%)
1 star
2 (4%)
Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for JoBerlin.
359 reviews40 followers
November 1, 2021

Valérie Zenatti ist die Französisch-Übersetzerin und enge Freundin des Schriftstellers Aharon Appelfeld. Ihr Buch beginnt mit dem Tod Appelfelds 2018. Zenatti ist erschüttert - so tief, so verwoben, sich gegenseitig inspirierend war die Beziehung der beiden Autoren: ….ich habe keine Ahnung, wie ich ohne Aharon weiterleben soll" sagt sie am dunkelsten Punkt der Trauer.

In diesem ersten Teil des Buchs geht es um Aufarbeitung dieser Trauer. Bücher, Worte, Bilder Aharons fließen in freier Assoziation durch ihren Kopf - Schmerz, Verlust, Abschied durch ihr Herz. Eine Hommage ist das, ja eine Liebeserklärung. Poetisch, melancholisch schreibt Zenatti, eine Art Gespräch führt sie mit ihm und das ist nicht immer einfach zu lesen. Doch sie schreibt so nachdrücklich berührend, dass man sich nicht entziehen kann. Und ich beginne selbst zu reflektieren, über das Leben und Werk Appelfelds, denn "der Abstand zwischen Leben und Tod ist geringer, als man glaubt".

Der zweite Teil des Buchs beschäftigt sich mit einem Besuch Zenattis in Czernowitz/Bukowina, dem Geburtsort Appelfelds. Sie geht zu seinen Plätzen und Orten, die Eindrücke verarbeitet sie hier geradezu cineastisch, es ist als würden wir mit ihr durch die Stadt gehen: Straßen, Häuser, Licht, Geruch, erleben wir sozusagen direkt mit. Ein Mythos umgibt diese Stadt, "es war eine richtige Kulturstadt" mit Literatur, Theater, Universität, 40.000 – 80.000 Juden lebten dort zu Zeiten, sie "sahen sich vor allem als Europäer."
Doch es ist eine versunkene Welt, die Aharon Appelfeld mit diesen Worten beschreibt, davon ist nicht viel übriggeblieben. Trotzdem – ich möchte das alles auch sehen, möchte nach Czernowitz reisen, das Buch zum "Bund der Lebenden" im Gepäck.
Profile Image for Nanou.
241 reviews5 followers
February 26, 2019
Le 1er janvier 2018, lorsque Valérie Zenatti téléphone à Aharon Appefeld pour lui souhaiter une bonne année, elle apprend qu’il a été hospitalisé. Le 3 janvier, les nouvelles de la santé de l’écrivain n’étant pas très bonnes, elle réserve un billet d’avion aller-retour Paris-Tel-Aviv pour le lendemain matin. Hélas, dans le taxi qui l’emmène à l’aéroport de Paris, elle découvre sur son téléphone la mort d’Aharon Appelfeld dans la nuit. Valérie Zenatti est dévastée par l’annonce, elle qui a traduit depuis une quinzaine d’années tous les romans de l’écrivain israélien. Mais c’est surtout un ami qu’elle perd, car malgré leur différence d’âge, une grande amitié s’était installée entre eux. Elle vit les quelques jours qu’elle passe en Israël jusqu’aux obsèques dans la torpeur et la stupéfaction, état dont elle peine à sortir, une fois rentrée à Paris.
Elle plonge alors dans ses souvenirs, elle visionne des interviews d’Aharon Appelfeld, retrace le parcours de l’écrivain à travers son œuvre, cherchant des traces de son existence dans les multiples personnages de ses livres.
Puis, pour suivre le conseil d’une lectrice inconnue rencontrée dans l’aéroport lors de son départ pour Tel-Aviv, elle décide de se rendre en Ukraine, à Czernowitz où est né l’écrivain en 1932, une ville qui se trouvait alors en Roumanie. Elle y arrive le 16 février, jour anniversaire de la naissance d’Aharon. Et là, enfin, grâce à ses promenades dans les lieux où a vécu son grand ami, lieux qu’il a décrits dans ses livres et dont il lui a parlé, elle trouve enfin un certain réconfort.


Je n’ai pas lu Aharon Appelfeld mais je n’avais aucune crainte en commençant ce livre de Valérie Zenatti. D’elle, j’avais aimé le roman Jacob, Jacob, j’avais apprécié ses longues phrases et son art de donner vie à ses différents personnages. J’avais confiance en elle pour trouver les mots appropriés pour évoquer son ami, pour raconter une vie marquée par la tragédie et pour donner envie de découvrir son œuvre.

Bien sûr, j’avais raison de lui faire confiance, son livre est magnifique, je regrette juste que ma méconnaissance d’Aharon Appelfeld ne me permette pas d’en appréhender toutes les subtilités que je devine dans ce bel hommage. Mais ce livre ne se limite pas à cela, c'est aussi la description d'une amitié, de ce qui a rapproché deux personnes apparemment si différentes, deux écrivains certes, mais ayant choisi d'écrire l'un en hébreu et l'autre en français.

Quel beau moment de lecture !
Profile Image for The Reading Bibliophile.
938 reviews57 followers
July 7, 2024
Tendre et beau. Contemplation.

Seconde lecture : la littérature peut nous sortir de nous-même pour ne faire qu’un avec le monde.
Paul Celan était aussi de Czenowitz.
Monde disparu. Ne restent que des instants fugaces du passé. Du temps où Aharon était Erwin.
28 reviews
November 24, 2024
Je ne connaissais pas l’écrivain dont l’auteur a fait la traduction de ses livres. Partage de sentiments forts pour cet écrivain qui vient de mourir
Displaying 1 - 6 of 6 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.