Margot, lycéenne à la vie jusqu'ici anodine, éclot comme une fleur à sa rentrée en terminale. Vibrante d'une sensualité soudain débordante, sur son île battue par les vents et l'ennui, elle se sent prisonnière. Il y a bien Ali, le nouveau récemment débarqué, beau brun ténébreux, musicien torturé, qui la dévore des yeux. Mais Margot rêve d'autre chose, de plus grand, de plus fort... Aussi, quand Maréchal, son prof de philo et écrivain raté, la persuade de devenir sa maîtresse, elle se laisse séduire... sous le regard jaloux d'Ali. Un triangle amoureux venimeux s'installe, sur la petite île qu'une tourmente météorologique semble bientôt devoir isoler...
Clément Baloup entre à l'école des Beaux-Arts d'Angoulême en 1997 et y rejoint la section BD. Ces cinq années en Charente enrichissent tant sa perception que sa pratique de la bande dessinée. En 2000, il monte avec ses colocataires « La Maison qui pue », un collectif touche-à-tout qui lui permet de publier ses premières planches.
Clément Baloup fait preuve d'éclectisme puisque, outre ses travaux intimistes (Un Automne à Hanoï, Quitter Saigon, Little Saigon), ce jeune auteur marseillais a également réalisé les scénarios d'oeuvres de fiction : La Vie en Rouge pour Domas (2 tomes à La Boîte à bulles), le très remarqué Chinh Tri (2 tomes parus au Seuil, bientôt un dernier à la Bàb), Diables Sucrés et La Concubine rouge pour Mathieu Jiro (Gallimard - sélection Angoulême 2010) et Le Club du suicide pour Eddy Vaccaro (Soleil).
Une très chouette découverte graphique ! Le résumé annonçait une véritable "Lolita" en la jeune Margot, je ne suis pas vraiment d'accord avec cette comparaison ... J'ai tout de même beaucoup aimé l'intrigue et les personnages : en effet, il est question d'une relation entre un homme plus vieux et une adolescente. Il est difficile de mettre des mots sur ce lien entre la jeune Margot, qui entame tout juste son année de terminale, et son professeur - misogyne et auto-centré - de philosophie. Ce n'est pas une simple liaison charnelle, quelque chose les lie mais ce n'est pas de l'amour. En parallèle, le nouvel élève Ali, s'éprend de la jeune adolescente qui joue avec lui comme une fillette jouerait avec ses poupées : elle le prend puis le délaisse ... Ali aimerait comprendre Margot et comprendre les raisons de son attachement pour l'étrange professeur. Il tente en vain de l'en éloigner ... mais un cyclone tout autre va séparer ce triangle amoureux !
On va commencer par le (seul) point positif à mon sens: le style, la technique et les couleurs de Marion Mousse. A part ça, malheureusement, tout est à jeter selon moi...
Le thème éculé de la "Lolita", et mal traité en plus, on l'a déjà vu des milliards de fois. L'histoire n'apporte strictement rien, on pourrait la retrouver dans des tas d'autres oeuvres. De plus, un professeur qui séduit une élève et "succombe" (car bien sûr elle est tentatrice, et on ne peut pas résister à cette sirène) c'est franchement gênant.
L'amour entre Ali et Margot est incompréhensible car tout se passe en quelques pages, il n'y a aucune tension ni développement de leurs relations. Idem avec M. Maréchal, son professeur de français. Cela rejoint une remarque générale qui est la multitude de thèmes abordés (cyberharcèlement, mort d'un parent, immigration, confiance en soi, mutilation...). En 150 pages, difficile de produire un contenu de qualité qui se veut parler d'autant de choses très différentes et complexes.
Point qui me choque: la violence des hommes qui peuplent Cyclone envers les femmes. Ils frappent, insultent, méprisent (surtout l'héroïne, Margot). On le rappelle, la violence n'est pas synonyme d'amour, ni de passion.
Bref, ajoutez ça à une intrigue bancale, des personnages creux et stéréotypés, et vous obtiendrez Cyclone.
Si les dessins sont très beaux, l’histoire ne vaut rien. C’est vraiment dommage. Il y a peu de textes et le lecteur a toujours du mal à comprendre ce qui se passe, ou pourquoi les personnages font des choix si bêtes.
Les dessins sont super, beaucoup aimé l'histoire malgré son côté étrange sur les ados et ce qu'ils traversent Dommage que les personnages n'aient pas été plus développé