En 1945, dans un pensionnat autochtone du Nord de l'Ontario, Billydéki et le Petit disparaissent. Vingt-cinq ans plus tard, Celui qui est bon, un frère défroqué qui a tout vu, se décide enfin à parler. Il craint que Celui par qui le mal arrive ne récidive. C'est aussi le temps de payer sa dette envers Billydéki. Il se confiera à un jeune enquêteur et à sa collègue qui tenteront - envers et contre tous - de résoudre cette sordide histoire de moeurs dans un Québec en plein bouleversement. Une investigation troublante qui les entraînera sur les routes d'Europe et d'Amérique. L'auteure signe ici un récit touchant et sobre plongeant le lecteur au coeur d'un drame par trop universel.
Billydéki, c’est un enfant qui parmi tant d’autres a vécu des atrocités et c’est un enfant qui a été arraché aux siens. Lui et Le Petit ont vécu dans un pensionnat où ils n’ont jamais demandé à être et où ils en ont trop vu et trop entendu. ce roman, il est triste, il est choquant aussi et il est le reflet de ce que vivaient ces trop jeunes enfants.
c’est aussi présenté sous forme d’une enquête qui est en cours (dans les années 70) afin de découvrir ce qui s’est véritablement passé dans ce pensionnat (dans les années 40). j’ai bien apprécié le principe d’enquête, mais moins les passages concernant la vie de l’enquêteur. c’est Billy et Le Petit que je voulais suivre et dont je ne voulais que le mieux. de plus, je sais que l’auteure a fait bien des recherches afin d’écrire ce livre, mais je n’ai pas ressenti autant d’émotions ni autant la valeur des mots que lors de la lecture d’autres livres étant écrits par des autochtones. j’ai malgré tout bien apprécié ma lecture et recommanderai ce roman!
Billydéki aborde ce sujet tellement d’actualité qu’est les pensionnats autochtones. On y suit le point de vue de différents personnages. L’histoire se déroule à la fois dans le passé (années 40) et au présent (années 70). Le sujet des pensionnats est abordé sous forme d’enquête, méthode que je n’avais vu être employée.
Bien que cette histoire est écrite selon la terminologie des années 70, un mot m’a énormément fait grincer des dents et je crois qu’il aurait pu être évité. Après réflexion, j’ai aussi trouvé moins pertinent les passages parlant de la vie privée de l’enquêteur, j’aurais aimé que l’accent soit davantage mis sur l’enquête.
Certaines scènes sont évidemment plus graphiques que d’autres. Par contre, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup dans les non-dits ce qui rendait la lecture un peu moins lourde. Cela ne m’a toutefois pas empêcher de ressentir de la tristesse pour les personnages.
Par contre, je dois avouer avoir un malaise causé par le fait que l’auteure (selon mes recherches) n’est pas autochtone. Bien que je suis consciente qu’elle ait fait d’énormes recherches, que cette oeuvre « est inspirée d’une rencontre marquante avec un homme qui a vécu l’époque des pensionnats autochtones et qui voulait qu’[elle] raconte son histoire et qu’elle ait fait lire son manuscrit à des membres de la communauté autochtone (toujours selon mes recherches), on dirait que j’aurais préféré lire cette histoire venant d’une voix autochtone ou qu’elle soit co-écrite.
Je sais que de nombreuses personnes écrivent des fictions historiques sur de nombreux sujets qu’ils n’ont pas eux-mêmes vécus (ex: la Deuxième Guerre mondiale). Par contre, dans ce cas-ci, on dirait que ça me dérange. J’aurais aimé lire la plume d’un autochtone pour davantage ressentir les émotions.
Se déroulant à deux époques différentes et raconté par différents personnages, Billydéki jette la lumière sur l’horrible sort qui était réservé aux enfants des Premières Nations dans les pensionnats religieux. En 1945, lorsque Bilkydéki et le Petit disparaissent sans laisser de traces, l’affaire est tue et plus personne n’en parle. Vingt-cinq ans plus tard, un frère défroqué ravive les flammes de ces disparitions et obtient l’aide d’un jeune enquêteur et de sa collègue pour retracer les deux enfants. . J’ai adoré ce roman! Les années de recherches, que Madame Perron a consacré avant de conclure l’écriture de son livre, transparaissent et laissent un énorme goût de réalisme. Des sentiments des enfants enlevés à leurs parents, de l’effroi des parents réalisant le départ de leurs petits, la pauvre des instituts, Le méchanceté gratuite de certains frères, tout est si bien décrit que l’on croirait le vivre réellement. Le livre présente un brillant mélange entre le côté thriller/enquête et la mise à l’avant des conditions de vie dans les pensionnats. Il faut avoir un cœur de pierre pour rester de marbre face aux sorts des enfants.
Moi qui aime rarement les romans policiers j’ai été captivé! L’horreur des pensionnats est toujours aussi atroce et rentre dedans. Évidemment, l’aspect policier avec la traditionnelle passion enquêteur et son assistante était pour moi superflus (et m’énervait un brin un homme obsédé par les atouts sexuels voulant absolument faire rentrer sa partenaire dans son moule parfait.. arf) car ce qui m’intéressait était l’histoire de Billydéki et du Petit. Cette partie était excellente !
J'ai décroché quand l'auteur entre dans la vie de l'inspecteur, c'était très détaillé et cela n'avait pas de valeur ajoutée à l'histoire, ça a plutôt créé des longueurs. Sinon j'ai bien aimé le reste.