"Je ne veux pas comprendre, c'est bon pour vous. Moi je suis là pour autre chose que comprendre. Je suis là pour dire non et pour mourir." Inspirée de la pièce de Jean Anouilh, cette bande dessinée raconte l'histoire d'une rebelle intemporelle. De la Grèce Antique à aujourd'hui, en passant par la France sous l'Occupation, Antigone interroge notre relation au pouvoir, elle nous parle de lutte et de rébellion mais elle nous rappelle aussi la fragilité de l'adolescence et des rapports humains. Une transposition contemporaine du mythe avec une ZAD et des migrants suivi d'un cahier documentaire.
Je ne connaissais pas du tout cet auteur, je suis tombée sur une publication sur instagram qui évoquait la sortie de ce petit album et j'ai tout de suite été attiré par l'ambiance et le style du dessin. Jop, l'auteur, est encore méconnu du public et pourtant à la vue de ce petit album, il a beaucoup à nous apporter.
J'ai beaucoup apprécié le point de vue moderne et rebel de ce mythe très connu. Le dessin apporte beaucoup à la modernité de l'histoire avec un style rappelant les graffitis, un style très urbain qui tranche avec l'histoire appréhendée à l'école. Les tons sont orangés et bleutés, nous sommes comme enveloppés par la nuit.
L'ouvrage est bref, trop court pour moi, et sera peut-être plus adapté aux adolescents pour leur donner un premier aperçu du récit et leur donner envie d'en apprendre d'avantage. J'aurais aimé que ce soit plus long, avec une histoire plus aboutie, plus approfondie, car j'ai aimé la vision de l'auteur et j'aurais voulu que l'on aille plus loin encore ensemble.
Quoiqu'il en soit, c'est un superbe ouvrage très agréable à lire et à feuilleter. À avoir et à offrir à un ado (ou pas).
Je continuerai à suivre les prochaines publications de l'auteur et de cette maison d'édition avec plaisir.
entre 3,5/5 et 3,75/5. Antigone est une adolescente engagée qui vit avec son oncle et sa tante et leur jeune fils. La jeune fille s’est impliquée dans la défense d’une ZAD voisine, où un bâtiment abritant des migrants doit être évacué et détruit pour faire la place à l'installation d'une usine. Elle s'oppose ainsi aussi à son oncle, préfet de police, mais refuse de se soumettre à la société et aux lois qu’elle trouve injustes … Je vais faire court car cet album est vraiment tout petit (même pas 40 pages, dossier final inclus) et que j’avoue que je ne sais pas trop quoi en dire. Je l’ai emprunté à la médiathèque après avoir lu Jazzman du même auteur, histoire de voir ce qu’il avait fait avant. Œuvre de jeunesse, il s’était appuyé ici sur le mythe d’Antigone, repris de nombreuses fois, pour bâtir le portrait d’une jeune fille moderne dans une société actuelle. Mais bon, j’ai trouvé vraiment très peu de liens avec Antigone, hormis le fait qu’elle vit avec son oncle et qu’elle s’oppose à lui, avec toutes les conséquences que cela peut entrainer ! Si on se base sur juste ce genre de lien ténu, beaucoup d’autres histoires pourraient se revendiquer d’Antigone et de son mythe ! Par contre, j’ai beaucoup apprécié le graphisme moderne et dynamique, avec des personnages bien expressifs mais j’ai un peu regretté le choix des couleurs : l’ensemble est très foncé avec beaucoup de bleu foncé et quelques touches d’orange, ce qui est normal car l’essentiel du récit se déroule la nuit, mais ce n’est pas facile à lire si on n’a pas l’éclairage adéquat (je l’ai lu le soir et il a fallu que je me rapproche d’une lampe pour voir les détails des dessins). L’histoire était aussi prometteuse car il y avait matière à développer des pistes mais c’est resté assez superficiel et donc un peu décevant. Au final, c’est plutôt le dossier final qui fait le lien avec Antigone !
Un super travail sur les couleurs 🧡💙 C’est fou de se dire qu’un mythe aussi lointain qu’Antigone peut se calqué autant avec des événement d’aujourd’hui. J’ai trouver l’adaptation et les liberté prise par l’auteur très cool. Les deux dernière double page mon autant marqué que quand j’avais lu le livre au collège .
Je pourrais dire que la bd est trop courte , mais sincèrement le mythe est connu , et l’approfondir n’aurais pas servie à grand chose . Le message est la , antigone pourrais être n’importe quel militante ado qui vois son monde être détruit . Et au lieu de l’aider , de la comprendre on met toute sa souffrance sur une « crise d’ado » et on lui dit de la fermer et d’avancer .
Ça m’a parler , ça parlera à d’autre génération et j’espère que se mythe autant que cette bd éveillera des consciences 🌱
A bit too short, but a delight anyway. I fell in love with Anouilh's work when I studied it for school. Antigone was an echo to my struggles as a teenager with depression, loneliness and unhelpful adults. I especially like the fact that this work seems to target teenagers, those who might need Antigone's word more than ever.
Un poil brève, cette BD est une adaptation intéressante du mythe bien connu. Si l'univers graphique est intéressant, notamment du point de vue des couleurs, on apprécie aussi le complément au texte très intéressant.
Je ne connaissais pas le mythe d'Antigone et cette BD m'a surprise. Je l'ai juste trouvé les illustrations trop sombres. L'histoire était bien, mais elle l'aise envie a une suite.