Mitigée, mais je penche quand même vers une impression positive. Commençons par ce qui m'a fait pousser quelques soupirs las: une série de situations, de rôles et postures clichés, et des rebondissements grotesques.
Mais ! Ils servent finalement de ressorts narratifs, d'étapes naïves, avant de prendre de la hauteur. C'est bien écrit et j'ai aimé le message qui subsiste à la fin, à savoir, se libérer des injonctions sociales (et familiales) et profiter de la liberté de placer ses propres curseurs où l'on veut (un espace précieux dont on a la possibilité de jouir dans notre pays, profitons-en !), d'incarner la personne imparfaite que l'on est, peut et veut être, et tant pis, tant mieux, si ça ne rentre pas dans les cases de la bienséance, des "il faut" et des "je dois" prononcés sous l'influence de notre société, où il ne faut pas être trop ceci mais pas non plus trop cela, pour répondre aux attentes. Avant de suffoquer, afin de ne plus incarner la victime plus ou moins consentante de la sphère étroite qu'on a contribué à clore autour de soi et de devoir tout faire voler en éclat, voire de se déraciner : ouvrir les yeux ! Commencer par s'entourer des bonnes personnes, se délester du superflu, s'eduquer, déconstruire les croyances, porter un regard à la fois critique et bienveillant sur le monde qui nous entoure, se tourner vers l'avenir, c'est déjà un bon début pour se trouver et s'assumer, même si ce n'est pas toujours facile.