Un étranger arrive à Londres. Il séduit hommes et femmes, mais semble enveloppé de ténèbres. Qui est-il ? se pourrait-il qu'il soit une créature maléfique ?
John William Polidori a publié en 1819 Le Vampyre, s'inspirant des notes de son ancien employeur, Lord Byron. Attribuée initialement à Byron, l'oeuvre connut un si grand succès que Charles Nodier l'adapta au théâtre en 1820 sous le titre Le Vampire. Son ami Cyprien Bérard en tira un court roman, Lord Ruthwen ou Les Vampires, la même année. Cette suite non autorisée complète ce texte qui signe l'acte de naissance du mythe moderne du vampire.
Postface de David Meulemans et Thomas Spok. Traduit de l'anglais par Arnaud Guillemette.
John William Polidori was an Italian English physician and writer, known for his associations with the Romantic movement and credited by some as the creator of the vampire genre of fantasy fiction.
Polidori was the oldest son of Gaetano Polidori, an Italian political émigré scholar, and Anna Maria Pierce, a governess. He had three brothers and four sisters.
He was one of the earliest pupils at recently established Ampleforth College from 1804, and in 1810 went up to the University of Edinburgh, where he wrote a thesis on sleepwalking and received his degree as a doctor of medicine on 1 August 1815 at the age of 19.
In 1816 Dr. Polidori entered Lord Byron's service as his personal physician, and accompanied Byron on a trip through Europe. At the Villa Diodati, a house Byron rented by Lake Geneva in Switzerland, the pair met with Mary Wollstonecraft Godwin, and her husband-to-be, Percy Bysshe Shelley, and their companion (Mary's stepsister) Claire Clairmont.
One night in June, after the company had read aloud from the Tales of the Dead, a collection of horror tales, Byron suggested that they each write a ghost story. Mary Shelley worked on a tale that would later evolve into Frankenstein. Byron wrote (and quickly abandoned) a fragment of a story, which Polidori used later as the basis for his own tale, The Vampyre, the first vampire story published in English.
Rather than use the crude, bestial vampire of folklore as a basis for his story, Polidori based his character on Byron. Polidori named the character "Lord Ruthven" as a joke. The name was originally used in Lady Caroline Lamb's novel Glenarvon, in which a thinly-disguised Byron figure was also named Lord Ruthven.
Polidori's Lord Ruthven was not only the first vampire in English fiction, but was also the first fictional vampire in the form we recognize today—an aristocratic fiend who preys among high society.
Dismissed by Byron, Polidori travelled in Italy and then returned to England. His story, "The Vampyre", was published in the April 1819 issue of New Monthly Magazine without his permission. Whilst in London he lived and died in Great Pulteney Street (Soho). Much to both his and Byron's chagrin, "The Vampyre" was released as a new work by Byron. Byron even released his own Fragment of a Novel in an attempt to clear up the mess, but, for better or worse, "The Vampyre" continued to be attributed to him.
His long, Byron-influenced theological poem The Fall of the Angels, was published anonymously in 1821.
He died in August 1821, weighed down by depression and gambling debts. Despite strong evidence that he committed suicide by means of prussic acid, the coroner gave a verdict of death by natural causes.
His sister Frances Polidori married exiled Italian scholar Gabriele Rossetti, and so John is the uncle of Maria Francesca Rossetti, Dante Gabriel Rossetti, William Michael Rossetti and Christina Rossetti, though they were born after his death.
His sister Charlotte made a transcription of his Diaries, but censored "peccant passages" and destroyed the original. Based only on the transcripton, The Diary of John Polidori was edited by William Michael Rossetti and first published in 1911 by Elkin Mathews (London). A reprint of this book, The diary of Dr. John William Polidori, 1816, relating to Byron, Shelley, etc was published by Folcroft Library Editions (Folcroft, Pa.) in 1975. Another reprint by the same title was printed by Norwood Editions (Norwood, Pa.) in 1978.
A number of films have depicted John Polidori and the genesis of the Frankenstein and "Vampyre" stories in 1816: Gothic directed by Ken Russell (1986), Haunted Summer directed by Ivan Passer (1988) and Remando al viento (English title: Rowing with the Wind) directed by Gonzalo Suárez (1988). He also appears as a minor and unsympathetic character in the Tim Powers horror novel The Stress o
courte nouvelle de moins de 40 pages sur la première mention, dans un récit, en Occident, du vampire qui seras l’archétype de celui que nous connaissons aujourd’hui, propulsé notamment grâce au roman de Bram Stoker.
la nouvelle étant courte il n’y a pas grand chose à dire.
c’était sympa à lire, pas très dépaysant si vous connaissez déjà le lore du vampirisme et puis ça permet de lire un classique rapidement. pour le coup c’est impossible de se dire que nous lisons un classique tel qu’on se l’imagine : rébarbatif, ennuyant et soporifique tant c’est fantaisiste. c’est court mais ça nous empêche pas de voyager dans différente contrées, de rencontrer plusieurs personnages et d’avoir une intrigue intéressante. on a même un petit plot twist de fin qui est sympa et une petite tournure tragique que j’ai trouvé génial. ça permet de terminer le récit sur trois point de suspension et d’avoir une sorte de fin ouverte, quasiment aussi éternel qu’est le vampire.
dans la même trempe j’ai hâte de lire Carmilla et bien sûr le légendaire Dracula !
Lorsque l’on aime les hommes (ou les femmes hein !) aux longues canines, il est logique de vouloir découvrir tout ce que ce monde a à offrir. Forcément, je ne pouvais que vouloir découvrir ce livre lorsque j’en ai eu la possibilité. Si ce livre est intéressant sur pas mal de points, c’est vrai que j’ai rencontré un souci au niveau de certaines descriptions que j’ai trouvé beaucoup trop longues, ce qui me donnait parfois envie de sauter quelques lignes, ce que je n’ai pas fait, je préfère vous rassurer tout de suite. Mais je vous rassure également sur le fait que ce n’est pas tout au long du livre que j’ai eu cet effet, uniquement dans les débuts, il faut dire aussi que le style d’écriture n’était pas le même il y a de nombreuses années, et que, d’après moi, cela vient de là. Si nous passons outre ce petit couac, eh bien j’ai passé un bon moment à le lire, et je n’en ai fait qu’une bouchée, tel un vampire assoiffé de sang je l’ai lu d’une traite. C’est bien que quelque part, les soucis rencontrés au niveau des descriptions, eh bien ce n’est pas un point tellement négatif, autrement j’aurais mis plus de temps à arriver à la fin. En arrivant à la fin d’ailleurs, nous découvrons une postface de l’éditeur lui-même et de Thomas Spok, une postface que j’ai trouvée tout autant intéressante que le livre en lui-même. Il y est question de l’évolution du vampire, et franchement j’ai eu l’impression de vivre cette postface comme si j’avais les deux personnes face à moi en train de la lire, ou de simplement donner leurs impressions sur cette évolution du mythe vampirique. On sent qu’ils connaissent le sujet et le maitrisent à merveille. D’après moi, ce livre devrait faire partie de la bibliothèque de chaque personnes aimant cet univers vampirique, c’est un livre qui doit être lu pour tout ce qu’il apporte au niveau connaissance. Evidemment, il faut avoir envie de ne pas se limiter à Edward Cullen, qui pour moi n’a pas grand chose à apporter à l’univers des vampires, pour moi un vampire ne brille pas au soleil, mais bon après tout, tout les goûts sont dans la nature, et je serais plus du genre à vouloir rencontrer Lestat de Lioncourt que Edward Cullen et sa famille.
Étant une grande admiratrice du Frankenstein de Mary Shelley et ayant découvert que cette nouvelle avait été écrite à la même époque, je me devais de la lire.
Cette nouvelle de John Polidori a été attribuée à Lord Byron alors que celui-ci détestait ce texte et n’en était pas l’écrivain. Ce texte a aussi la particularité de marquer la naissance du mythe moderne du vampire, bien que celui-ci ai existé bien avant.
Le Vampyre est une nouvelle sombre qui reprend les traits de caractère de Lord Byron dans la description de la créature. En effet, il semblerait que Byron ai été une personnalité trouble et « vampirisante », un homme mélancolique et égoïste vivant sur le dos des autres.
De plus, Polidori, au travers de ce personnage du vampire séculaire veut montrer le déclin de la société anglaise du XIXè siècle.
Cette nouvelle est suivie d’un court roman de Cyprien Bérard, Lord Ruthwen ou Les Vampires, qui se présente comme une suite non-officielle à l’intrigue de Polidori, comme une sorte de conclusion à cette histoire de vampires.
Le roman sera court et écrit sous forme de petites histoires contées au fil de la traque au vampire menée par les deux personnages principaux. Le style de ce roman ne sera pas sans rappeler celui du théâtre, le roman semblant suivre le schéma d’une tragédie grecque.
L’ensemble que forment la nouvelle et le roman est assez intéressant, bien que j’ai été plus emballée par la nouvelle de Polidori, que part le roman, dans lequel j’ai eu du mal à entrer. Et, surtout, il ne faut pas négliger de lire la postface, qui permet d’en savoir un peu plus sur le texte de Polidori et le contexte historique pendant lequel il a été produit. Une belle découverte donc !