Les sept guerrières du clan Hori poursuivent leur vengeance. Parvenues sur les terres du cruel seigneur d'Aizu, elles disparaissent dans la blancheur de la neige, réapparaissent sous le déguisement de moines pèlerins, et rivalisent d'audace et de ruse pour affronter des ennemis aux armes redoutables et magiques, comme l'écho de rêve ou le filet de brume. Leurs alliés ? Un maître de sabre aussi vif et furtif qu'une ombre, et un vieux maître de sagesse zen dont les facéties peuvent se révéler plus dangereuses que le fil d'une lame.
Futaro Yamada (山田 風太郎 Yamada Fūtarō?, January 4, 1922 – July 28, 2001) was the pen name of Seiya Yamada (山田 誠也 Yamada Seiya?), a Japanese novel writer, famous for his ninja stories and mystery fiction based on japanese legends. He worked in genre of historical fiction, popularizing legendary characters, ninjas and supernatural abilities in his works. Thanks to him many historical characters weren't forgotten in our days.
In 1947, he wrote a mystery novel Daruma-tōge no Jiken (達磨峠の事件?, lit. "The Incident on Dharma Pass") and was awarded a prize by a novel magazine Houseki (宝石?). He was discovered by Edogawa Rampo and became a novelist. He wrote many ninja (忍法帖 Ninpōchō series) and mystery stories. Many of his works have been adapted for film, TV, manga, and anime.
Un livre trouvé dans une boîte à livre, que j'ai enfin pu lire pendant le confinement. Ceci est mon avis sur les deux livres qui sont une seule histoire découpée en deux tomes.
Un ovni littéraire tout droit venu du Japon d'après la deuxième guerre mondiale !
Vous aimez les films de ninja ? Et bien, il semblerait que tous les stéréotypes du genre soient nés dans les nombreux romans de Futaro Yamada. Dont ces deux tomes.
Ce qui est à la fois sympathique et en même temps terriblement kitsch, c'est qu'il ne s'agit pas uniquement de stéréotype au niveau du scénario ou du développement des personnages, mais également au niveau visuel ! Les descriptions sont telles que l'on a l'impression de vivre l'action "comme dans un film".
D'ailleurs, c'est une des forces de ce livre : c'est un film d'action. L'action se déroule sans aucune interruption, si ce n'est à mon sens un petit mou dans le milieu du deuxième tome.
Comme de nombreux films d'action, ce qui sauve les descriptions emphatiques et les situations où les protagonistes se comportent en surhommes, c'est une bonne dose d'autodérision dans l'écriture et le propos, ce qui en fait une lecture vraiment drôle. Le narrateur prend également souvent le lecteur à partie, ce qui rajoute dans le style.
Malgré les exploits au sabre ou à toute autre arme des protagonistes, le cadre général de l'histoire est le Japon historique. L'action se déroule juste après la victoire des Tokugawa et l'installation du shogunat, et les descriptions sont, pour peu que je sois qualifié pour en juger, réalistes. Ce qui rajoute un charme indéniable.
Avec toutes ces qualités, pourquoi seulement 3 étoiles ? Tout simplement parce que j'ai eu du mal à supporter toutes les scènes de massacre (souvent de femmes) et de viol qui sont souvent décrites avec force détail, voire une certaine complaisance ? Peut-être s'agit-il de l'éternel problème de la différence culturelle, peut-être une coquetterie de lecteur post "me too" ? En tous cas c'est la raison pour laquelle, malgré les couvertures colorées et avenantes, ce n'est pas du tout une lecture pour enfant ou même adolescent !
On ne peut pas non plus le classer de roman foncièrement misogyne car les 7 lances sont finalement battues par des femmes (avec énormément d'aide il est vrai) mais également parce que des femmes occupent certaines positions de pouvoir (Sen) ou utilisent leur ruse pour se venger (O-Tone).
Mais pourquoi vouloir le classer, comme je l'ai dit : un ovni littéraire.
J'ai passé un bon moment de lecture donc je ne vais pas mettre 3 étoiles, mais j'étais quand même déçue de voir aussi peu les sept guerrières... au final, ça devient surtout les aventures du maître, et c'est tout de suite beaucoup moins original.
Il faut comprendre que le héros de cette histoire est définitivement maître Jubei et pas les sept filles (huit à la fin). J'attendais des personnages féminins présents, forts, intelligents et il n'y a qu'un amas de filles toutes en pleurs. Quant aux aventures, définitivement bon.