Enfin oserais-je dire. Voilà 50 ans qu'Annie a été emportée par une vague à Biarritz le 1er novembre 1968, 50 ans de silence. J.M Laclavetine arrive enfin à évoquer ce jour funeste, le jour où il est né pour de vrai dit-il.
Un récit touchant, émouvant où les souvenirs des uns et ceux des autres forment un camaieu de pièces parfois discordantes mais toujours aimantes. Jean et Janine, les parents, Marraine, la grand-mère sont aujourd'hui décédés. Eux seuls auraient pu combler les vides mais est-ce vraiment nécessaire pour "ressusciter" Annie? Il leur faudra admettre que leur soeur ainée reste pour partie une inconnue.
Par petites touches, le portrait finit par prendre forme. En 1968, les contraintes imposées aux filles étaient le plus souvent pesantes , régies par les conventions, le qu'en dira t'on, les codes sociétaux en vigueur. le carcan familial était pesant et gare à celle qui voulait s'en libérer!.
J.M Laclavetine évoque tout cela dans son récit.
Un beau portrait, une jeune fille qui enfin avait retrouvé le chemin du bonheur, à qui la vie promettait beaucoup. Une famille comme bien d'autres secouée par des drames, les accidents, mais une famille exceptionnelle où chacun est là présent et entoure l'autre. le temps a passé et ils sont toujours présents , sacré cadeau!