« Depuis le début de la cérémonie, la tête légèrement penchée en avant, elle avait gardé les paupières baissées comme l’aurait fait une fiancée soumise, mais son corps criait la roideur et l’orgueil. Malgré son jeune âge, il n’y avait en elle aucune douceur, aucune fragilité, aucune enfance. La parfaite beauté de la jeune fille, sa peau d’une pâleur extrême, ses petites mains jointes en prière, la finesse pointue de ses articulations que l’on devinait sous le lourd manteau vert doublé de fourrure, tout cela était tranchant comme la lame d’une épée. »
Ma principale déception, c'est celle là : la quatrième de couverture nous vend un roman basé sur la relation indéfectible entre deux sœurs. Mais ce lien, finalement, on ne le voit pas tellement. A part des "elle savait qu'elle pourrait toujours compter sur sa soeur" un peu partout, il n'y a pas de scènes de complicité, de confidence... Je suis restée un peu sur ma faim. L'intrigue se concentre principalement sur les trajectoires séparées des deux sœurs, qu'on prend plaisir à suivre. Adélaïde m'a paru quand même bien plus subversive qu'Éléonore, dont les ébats amoureux m'ont souvent laissée de marbre. Je regrette aussi la présence un poil trop importante de discussions d'alliance, de stratégie au détriment des raisons qui m'ont poussée à lire ce roman : une aventure féministe au Moyen-Âge, époque qui est d'ailleurs très bien retranscrite, avec un langage qui nous y plonge directement. Une lecture sympathique.
Je ne connaissais pas du tout Camille de Peretti et n’avais jamais vu son roman. Je suis donc très contente d'avoir pu la découvrir et la lire avec ce prix. Elle m'a transportée au Moyen-âge, en France, au temps où les femmes n’avaient surtout pas la parole, où l'homme régnait en maître absolu. Mais quelques femmes ont su se rebiffer et montrer qu'elles pouvaient être aussi utiles que des hommes, et surtout, elles ont montré qu'elles pouvaient elles aussi se consacrer à des travaux masculins.
J’ai ainsi fait la connaissance de deux sœurs, Éléonore et Adélaïde, surnommée la Salamandre et l'Abeille. Tous les personnages de ce roman ont un surnom d'animal en rapport avec leurs caractères. Éléonore doit se marier avec Guillaume, l'Ours. On avait fait connaissance avec lui dans le prologue où on assistait à son apprentissage pour devenir chevalier, avec son meilleur ami Tancrède, le Dragon. Guillaume est un homme puissant, dont les terres, bien placées, sont convoitées. Il est veuf, sa première femme qu'il aimait plus que tout, est morte en mettant au monde leur enfant, mort lui aussi. Il ne se remettra jamais vraiment de cette double perte. Et c’est sans amour qu'il se marie avec Éléonore. Il a promis au père de celle-ci, le Loup, de prendre soin également de la sœur, Adélaïde.
Éléonore et Adélaïde sont différentes de caractère. La première est réservée, mais derrière cette réserve, elle cache un fort caractère et une grande volonté. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle remplit ses devoirs conjugaux parce qu'elle doit le faire, mais elle ne ressent aucun attachement pour Guillaume, et pourtant, elle ne le laissera jamais tomber. Adélaïde est plus vive, plus extravertie, elle papillonne, elle a surtout une soif d'apprendre et de savoir. Elle se passionne pour la médecine, les plantes et leurs vertus, pour les soins sur les hommes. Elle passera beaucoup de temps avec le vieil apothicaire de la ville, qui lui transmettra le plus possible son savoir. Elle essaie de garder ses escapades secrètes, Cathaud, la sœur de Guillaume, surnommée l’Araignée, la surveille. Les deux jeunes femmes vont vivre des drames, et à chaque fois, leur force de caractère va les aider à se relever et à avancer. Et à cette époque où la femme est juste bonne à écarter les cuisses, à enfanter et se taire, elles vont rencontrer pas mal d'obstacles.
Je me suis très vite attachée à ces deux sœurs, à la fois différentes et semblables. Chacune, à leur façon, rêve de liberté et d’indépendance. J'ai peut-être une légère préférence pour la plus jeune, Adélaïde. J'aime sa fraîcheur, son envie d'apprendre, sa joie de vivre communicative. Elles ne ressemblent pas aux autres jeunes filles de leur époque, elles ne sont pas effacées, elles savent lire, écrire, elles ont de la répartie et ne se laissent pas marcher sur les pieds, elles savent replacer leur interlocuteur quand celui-ci va trop loin. Ce sont deux femmes modernes et en avance sur leur temps, et bien sûr, cela ne sera pas toujours bien vu par les autres femmes et bien sur les hommes de leur entourage. Certaines voudront les réduire au silence, mais elles ne se laissent pas faire, et donnent du fil à retordre à leurs détracteurs. J'aime quand un roman montre comme ça des femmes qui essaient de se sortir du carcan imposé par les hommes. Bien sûr, c’est un roman, mais je me doute que des femmes comme elles ont dû exister, et ainsi faire évoluer le statut de la femme au travers des siècles qui passent.
Le style de Camille de Peretti est très bon, le vocabulaire correspond à l'époque tout en étant très compréhensible, les rites de l'époque sont bien expliqués, les décors sont bien décrits, sans lourdeurs, l'auteure arrive à nous faire imaginer très facilement les lieux. Les caractères des différents personnages sont bien travaillés. Les lieux ne sont pas exactement définis, mais on se doute de leur emplacement par rapport à des guerres de territoire ayant lieu entre les différents hommes au pouvoir. L’écriture est vraiment belle, poétique, je me suis sentie transportée à l’époque du Moyen-âge avec les descriptions et la façon de parler des personnages.
Le fait d'avoir donné des surnoms d’animaux aux personnages, l'Ours, le Loup, la Salamandre, l'Abeille, le Rossignol, le Dragon, l’Araignée, donne au livre des allures de conte, comme on en lit chez les plus grands auteurs, et ressemble aussi à une chanson qu'un ménestrel pourrait véhiculer de cours en cours, de salons en salons. Ces noms d'animaux apportent encore plus de poésie au texte, comme une fable de La Fontaine. Chaque surnom se réfère à un trait de caractère, et plus je découvrais les personnages plus je comprenais le rapport entre lui et son surnom. C’est une originalité de ce roman que j'ai beaucoup aimé, qui donne un autre aspect.
Je parlais d'attachement, un peu plus haut, aux personnages. Celui-ci s'est ressenti malgré le choix narratif de l'auteure qui n'est pas celui auquel je suis le plus sensible d’habitude pour me mettre dans la peau des héros. En effet, ici, tout est raconté à la troisième personne du singulier qui fait garder une certaine distance avec les personnages. Mais là, cela ne m'a pas dérangée, et surtout j'ai très bien pu ressentir tout ce que pouvaient vivre les deux jeunes femmes. Et garder une certaine distance a justement été bénéfique pour mieux cerner les caractères de chacun.
J'ai beaucoup aimé cette histoire. Le style très fluide, m'a permis de le lire facilement et rapidement. Je suis toujours friande de romans historiques mais j'ai toujours un peu peur que le style soit trop compliqué ou trop ampoulé. Mais là, pas du tout. L'histoire est prenante, l'envie de savoir ce qu'il va arriver aux deux sœurs est tellement forte qu'on tourne les pages sans s'en rendre compte. Et ceci jusqu’à la fin. Je ne peux pas tout révéler, mais les péripéties sont présentes jusqu’au final et j'ai refermé le livre très satisfaite de ma lecture.
J'ai aimé les valeurs et les messages que Camille de Peretti a fait passer au travers de son histoire, j'ai aimé la place qu'elle a donnée aux femmes, que ce soient celles qui rêvent de liberté ou les plus traditionnalistes. Les hommes ne sont pas en reste non plus, il y a ceux qui, majoritairement, considèrent la femme comme une moins que rien, juste bonne à tenir une aiguille et à leur donner un héritier. Et il y a ceux qui sont admiratifs de ces femmes, qui les font passer avant eux et cherchent à les valoriser. Bon, ils ne sont pas nombreux, mais ils existent, et heureusement.
Le titre, Le sang des mirabelles, prend tout son sens avec un effroyable événement qui a eu lieu dans le village des Mirabelles, où d'innocentes victimes mourront alors qu'on essayait de les protéger…
En tout cas, qu'on ait aimé ou pas ce roman, une chose est sûre , c’est que l'auteure, Camille de Peretti, a dû faire un travail considérable en amont pour rendre son livre si authentique et être au plus près des événements et des mœurs de cette époque. Je suis toujours admirative devant cela. Et rien que pour ça, je vous recommande ce livre. J'aime les romans historiques, j'aime me plonger à d'autres époques, pour savoir comment les gens vivaient, je trouve ces romans très enrichissants au niveau culturel et intellectuel. Camille de Peretti a écrit d'autres romans, et après avoir refermé celui-ci, j'ai très envie de découvrir ses autres écrits. En tout cas, je vais la suivre de près, afin de la découvrir encore plus.
Si vous aimez les romans historiques, suivre des femmes hors du commun, je ne peux que vous conseiller ce livre, vous serez gâtés.
Une Immersion dans le moyen âge, laquelle nous plonge dans les abus vis à des femmes, de la noirceur de l’époque. Deux femmes fortes nous éclairent dans ce récit.
J’ai dévoré Le sang des Mirabelles. Il fait partie de mes coups de coeur de cette année. Sous sa somptueuse couverture (au fil de la lecture, j’ai découvert que les animaux qui la peuplent reflètent les différents personnages gravitant autour des deux soeurs), le roman nous entraîne dans une époque médiévale fort bien retranscrite.
L’intrigue est resserrée autour d’Éléonore et Adélaïde, filles du seigneur Lion, alors qu’elles arrivent dans les terres du seigneur Ours. L’aînée pour l’épouser, la seconde parce qu’elle est inséparable de sa soeur. Mais les soeurs, malgré leur éducation, malgré les attentes de la société dans laquelle elles évoluent, vont trouver en ce château inconnu un destin tout différent. L’aînée, perdue dans ce mariage arrangé, découvre le véritable amour dans les bras d’un barde. La cadette noue une relation amicale avec un vieil apothicaire, qui lui permet d’assouvir sa passion pour la médecine.
Les deux soeurs se lancent donc dans deux destinées qu’elles se choisissent, bien loin des contraintes que voudraient leur imposer leurs pairs, les hommes de leur entourage et les dictats de l’époque. Deux destinées très risquées pour ces mêmes raisons. En ce temps-là, la place des femmes était aussi réduite que silencieuse et ni Éléonore ni Adélaïde ne se satisfont d’un tel sort.
Non seulement l’histoire de ces deux soeurs est passionnante, mais la plume avec laquelle Camille de Peretti nous conte cette histoire participe au plaisir de la lecture. Soignée, égrenant ici et là des mots anciens pour mieux nous emmener dans cette époque médiévale si lointaine, la plume de Camille de Peretti nous entraîne sans peine.
Roman historique mais surtout récit intimiste, Le sang des Mirabelles ne cache pourtant en rien la fureur des émotions vécues par ses personnages. Je ne suis pas prête d’oublier la volonté de ses deux filles, bien décidées à suivre leurs envies, à contre-courant du carcan imposé par leur époque. Un bijou aussi somptueux que sa couverture, que je ne me lasse pas d’admirer !
Les épousailles de l'Ours et la Salamandre vont chambouler à jamais les destins des filles du Lion. Tandis que l'Abeille trouve le moyen d'échapper à l’œil inquisiteur de l'Araignée auprès du Hibou, la Salamandre butine avec le Rossignol... Chaque personnage de ce roman historique a son "animal totem" ou un patronyme animalier aussi prestigieux que Dragon, Lion, Ours, ce dernier étant le plus honorable ! Camille de Peretti nous propulse en quelques phrases au cœur du Moyen-Âge, où deux très jeunes soeurs, Éléonore et Adelaïde, tentent de s'émanciper, chacune à sa manière, des contraintes subies par les femmes en cette époque troublée et opaque.
Ce livre est un véritable coup de coeur. Pourtant, le Moyen-Âge est loin d'être ma période historique préférée et les amourettes de châteaux m'émeuvent moyennement... Mais la merveilleuse plume de Camille de Peretti m'a immédiatement embarquée. le style est particulièrement travaillé et recherché, ce qui en fait une lecture exigeante mais très agréable une fois l'écriture apprivoisée. le vocabulaire, d'une rare précision, nous entraîne de façon très immersive dans le Moyen-Âge. Camille de Peretti réussit à transformer des amourettes en relations profondes. Elle met en exergue la dureté de la vie et l'omniprésence de la mort à cette période. La religion est éminemment présente elle aussi : endoctrinement pour certaines, accommodations pour les autres, ou encore prétextes aux atrocités et injustices pour les plus chanceux et chanceuses... Camille de Peretti joue avec le vocabulaire, les connaissances et croyances erronées en médecine, en herboristerie et plus largement en science à cette époque. Elle rappelle enfin à quel point le statut de la femme peut à la fois être magnifié en imagination et déprécié dans les faits, sous la coupe des hommes, seuls décisionnaires et acteurs. Les femmes ne seraient-elles que "des ventres", comme l'a appris l'Araignée, belle-sœur de la Salamandre : "il n'y avait que deux manières de prendre le pouvoir en ce monde quand on naissait femelle, par le bas-ventre ou par le ventre. Écarter les jambes pour y faire entrer le pendeloche de son seigneur ou écarter les jambes pour en expulser l'enfant qui vous protégera. Sans mari et sans fils, point de salut."
Au Moyen-Âge, dans une contrée anonyme, va se jouer le destin de deux soeurs. Eleonore est blonde, glaciale d'apparence, possède une autorité naturelle et un grand sérieux quand sa petite soeur Adélaïde est rousse, intrépide et chaleureuse. Quand l'aînée se retrouve mariée à Guillaume, les deux soeurs sont ravies de ne pas être séparées. Elles apprennent à faire face à leurs nouvelles responsabilités, se font une place dans ce nouveau château. Eleonore fait face à un mari distant et tente de combler son ennui par l'adultère quand sa soeur nourrit l'ambition secrète de devenir guérisseuse.
Le Sang des Mirabelles, bien qu'empruntant beaucoup à la réalité de la vie du Moyen-Âge, penche plus du côté du conte que du récit historique. Les personnages ont, en plus de leur nom, un surnom animalier qui correspond à leur caractère, ainsi Eleonore est elle appelée la "Salamandre" quand Adélaïde a pour surnom l'"Abeille". Le roman, bien qu'assez sombre par moment ( morts, tortures et trahisons sont au rendez-vous ), garde un ton assez léger dans l'ensemble. L'écriture au langage fleuri emprunté à l'époque moyennageuse est délicate et très accessible. Les pages se tournent à vitesse grand V grâce à une intrigue maîtrisée aux multiples rebondissements.
Les personnages sont bien construits, tout particulièrement nos deux héroînes, courageuses et solidaires jusqu'au bout, deux jeunes femmes fortes qui se battent pour ne pas se laisser dominer par les hommes ou leur condition.
J'ai particulièrement apprécié les passages s'intéressant à Adélaïde et à sa découverte de la médecine, à la naissance de sa vocation et au danger que cela représente pour elle dans ce Moyen-Âge, terriblement misogyne.
Un livre entraînant, pas forcèment mémorable mais qui offre un doux moment d'évasion et quelques émotions fortes.
Camille de Peretti à travers ce nouveau roman nous offre un superbe voyage au coeur du Moyen-Âge et revisite un style littéraire vieillissant, y apportant fraîcheur et modernité. Faisant de nous des spectateurs privilégiés de la vie seigneuriale, l’autrice nous transporte à une époque où l’on attendait des filles « qu’elles soient droites, fières, pucelles et qu’elles ne fassent pas de manières » (p.29). Deux sœurs, Eléonore et Adélaïde, vont cependant briser cette image et se laisser emporter l’une par la passion amoureuse et l’autre, par la soif de connaissance. Les personnages centraux d’Eléonore et Adélaïde sont très attachants. La première, également appelée la Salamandre, est beaucoup plus discrète mais très digne alors qu’ Adélaïde, l’Abeille, m’a particulièrement touché avec son esprit plus rebelle, avec cette volonté d’apprendre la médecine et d’assouvir sa soif de connaissance à une époque peu propice à cet étalage de savoir pour une femme. A travers un récit parsemé de mots semblant ressurgir d’un passé très lointain, je me suis laissée emporté par ce roman aux saveurs nouvelles qui nous parle d’émancipation, d’amour et d’amitié. La plume de l’autrice est délicate et nous accompagne dans cette redécouverte d’un style littéraire qui longtemps m’a tenue éloignée de cette époque médiévale. Je ne regrette pas une seconde d’être sortie de ma zone de confort pour découvrir ce petit bijou. Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour cette découverte.
I absolutely loved this book! Like a delicately embroidered medieval bestiary a delightful tale of love friendship superstition and politics. It's a serious look at the often harsh and gory reality of medieval life. At the heart of the story two sisters Eléonore and Adélaïde both consigned to their place in this world of men and both finding their own way to happiness though not all the women in the book are so fortunate. All the characters have an animal identity - Eléonore the salamander, married to the Bear, a much older grizzled knight who is still in love with his first wife. Adélaïde the bee who discovers a passion for learning and medicine from the Owl, an elderly Jewish apothecary. There's also a nightingale, a dragon a lion a spider and a wolf. Power shifts dramatically and disastrously, there's violence and cruelty, but the two sisters slip away to a freedom of sorts and I was left wanting to read the next instalment of their story.
I don't know if this is available in translation - but if you read French I strongly recommend it. I'll be looking for more by Camille Peretti after this.
Un roman vite dévoré ! Alors au vu de la quatrième de couverture je ne m’attendais pas du tout à ça. Moi qui ai adoré « Du domaines des murmures » je m’attendais un peu à ce genre d’histoire lyrique. Mais il n’en est rien. C’est un style un peu sec, un peu froid qui colle au moyen-âge. La chose qui m’a vraiment dérangé : les descriptions de douleur de mort et de torture 😵💫 elles sont peu nombreuses heureusement mais TRÈS (trop) précise. Ça me retournais le cœur et j’ai du sauter des passages parce que c’était trop horrible pour moi. Un cœur moins sensible s’en accommoderas. Mais sinon j’ai vraiment apprécié ma lecture ! Surtout vers la fin où j’étais tenue en haleine ! J’ai appris PLEIN de vocabulaire mais j’aurais aimé un petit dico à la fin, car même si on nous donnes 2-3 définition de ci de là, et bien il faut chercher par soi même et si on trouve pas, essayer de deviner ! (Toujours pas trouver de définition du mot « estrie ») Ça se lit bien, ça me change beaucoup de ce que je lis habituellement et j’ai aimé ça.
Quelle déception ! Je l’avais dans ma pal depuis si longtemps et quel ennui !!!!!!! Il ne se passe rien les personnages sont … des personnages rien de plus ils ne prennent pas vie à la lecture on ne s’y attache pas c’est lent cela manque cruellement de dialogue pour alléger et dynamiser un peu le tout. Certes l’écriture est …belle tout du moins intelligente ! Mais aussi hautaine. J’ai trouvé ce livre froid à l’instar de l’ambiance et des personnages. Et alors vraiment quel travail pour la quatrième de couverture du pure marketing !! Ca n’a rien à voir avec le contenu. Eléonore et Adélaïde ne sont SOEURS que parce qu’on le lit au début du livre, la sororite s’arrête la ! Et puis ces métaphores lourdes et fade de donner un nom d’animal à chaque personnage « qui reflète leur personnalite » mon dieu..quel ennui ! Vraiment j’ai du mal à comprendre pourquoi une maison d’édition s’intéresse à ce type d’histoire c’est si CREUX !
Une lecture agréable avec une exposition très réussie de son univers, de ses nombreux personnages qui s'entrecroisent et des intrigues qui les lient entre eux ou les déchirent. Toutefois, LE SANG DES MIRABELLES ressemble un peu trop au premier épisode d'une saga (ce qu'il va sans doute devenir), voire à une simple et longue introduction d'une bien plus large fresque médiévale. Ca donne envie d'en lire davantage, mais en l'état on a l'impression que l'histoire s'arrête brutalement alors qu'elle venait enfin de commencer au bout de deux cent cinquante pages...
Un drôle d’objet qui m’a surprise au départ (j’avoue avoir choisi ce livre un peu au hasard), puis intriguée et finalement happée. La langue désuète et les mots anciens posent bien le décor de cette histoire de sœurs et de chevaliers plus ou moins futés qui se font la guerre comme ils chassent où échafaudent des plans de conquête et de pouvoir. Les femmes sont finalement plus intelligentes malgré leur faiblesse physique et les contraintes de leur temps. Un livre qui donne envie de retourner au Musée de Cluny
L’autrice a su nous faire plonger dans le Moyen Âge: misogynie, abus de pouvoir de l’Église, saleté, etc. L’histoire est très bien racontée et très intéressante, au point qu’on ne peut pas s’arrêter de lire. Cependant, la fin est décevante : il n’y a pas de chute. Qu’arrive-t-il aux autres personnages ? Éléonore ? Le dragon ? Qui sera le nouveau roi ? Bref, beaucoup de questions restent sans réponse. Si ce n’était pour la chute, j’aurais mis 4/5 étoiles.
Le résumé sur la derrière du livre est décevant... je n’ai pas l’impression que ce livre se concentre directement sur les deux filles dans le manier dont je m’attendais. Voilà un récit du Moyen Âge, fidèle aux coutumes de l’époque et pas aussi féministe que décrit. Malgré tous cela, c’était un livre intéressant et soutenu.
Coup de coeur pour Camille de Peretti et sa plume qui a su m'embarquer dans l'aventure de l'Abeille et la Salamandre. Pourtant le moyen-âge n'est pas mon époque de prédilection. Elle a su me transporter à cette époque et me faire ressentir les vies de femme dans tous leurs aspects. Tellement triste de les quitter!!!
Un véritable bestiaire métaphorique conspire à la cour : alors que la région tremble du massacre des mirabelles commis par le dragon, la salamandre doit épouser l'ours, et l'abeille fuit les fils de l'araignée en apprenant la médecine auprès du hibou...
Un peu déçue par la fin du livre. Je reste, et sans mauvais jeu de mots, sur ma faim. J’aurai aimé en savoir plus, qu’il y ait plus de texte sur certaines scènes, plus de récit, plus de développement… Mais c’est une agréable lecture tout de même.
J’ai eu du mal à me plonger dedans, et puis j’ai été totalement prise par l’histoire, je ne lis pas souvent des romans qui se déroulent au Moyen Âge, j’ai trouvé ça sympa de lire les expressions et ou de voir les réflexions sur la médecine !
J'ai passé un agréable moment en compagnie de ce livre, qui s'est lu facilement et avec beaucoup d'intensité. Ce livre qui m'a emmenée au Moyen-âge. Un temps où les femmes n'avaient surtout pas leur mot à dire, elles n'étaient bonnes qu'à tenir une aiguille et enfanter, et d'un héritier si possible... J'ai aimé suivre l'histoire de ces deux sœurs, au caractère différent, mais toutes deux éprises de liberté. L'une ose prendre un amant poète et ménestrel, l'autre se plonge avec passion dans la découverte de la médecine. Leur parcours sera semé d'embûches et leur envie d'émancipation deviendra une épreuve de tous les instants.
Le tout porté par une belle plume, un vocabulaire riche en mots de cette époque, très compréhensibles, et une belle poésie dans les phrases. On découvre comment vivait tout ce monde grouillant dans les châteaux.
Je n'ai pas compris où l'autrice a voulu m'emmener, elle m'a perdue, genre Error 404.
Sérieusement, j'avais signé pour une histoire sur le combat des femmes au Moyen-Âge, il faudra donc m'expliquer pourquoi on passe plus de temps à suivre les personnages secondaires dans leurs déboires... Je peux vous dire qu'entre Tancrède et la femme en chaleur de l'auberge, les petits chagrins de Guillaume, les histoires sado-maso de Manon avec sa maîtresse, la maîtresse en question qui a toujours des problèmes de transit, la petite enfance de Haon et les histoires de crush du cuisinier, je me suis demandé quand est-ce qu'on allait vraiment s'intéresser à Eléonore et Adélaïde, bordel !
D'ailleurs ces filles, parlons-en ! Elles m'ont profondément laissée de marbre, comme jamais il ne m'est arrivé auparavant. Adélaïde est néanmoins plus intéressante, parce que son point de vue nous permet d'en savoir plus sur la médecine au Moyen-Âge (et beh mazette, fallait bien commencer par quelque chose... C'est fou comme ils avaient une fascination pour les règles, lol.)
Soit dit en passant, je ne peux nier le stupéfiant travail de recherche qu'a mené l'autrice pour enrichir son roman : médecine, nourriture, religion, coutumes (par exemple, les nobles et les gens de bonne naissance se voient attribuer un animal qui leur sert de diminutif. Par exemple, le surnom d'Eléonore, c'est la Salamandre, et celui d'Adélaïde, c'est l'Abeille.) Tout y passe. Et de fait, tout se perd un peu, parce que cette toile délicieusement tissée se fait au détriment de l'intrigue, et de l'aspect fondamental du roman : le combat des femmes au Moyen-Âge. C'est ce que je suis venue chercher, mais j'en ressors profondément sur ma faim. Le Moyen-Âge, par contre on l'a bien vu... Mais j'ai envie de dire, même si le décor et la cohérence sont importants, je lis un roman davantage pour son histoire ; or, ici, en plus d'être lente au démarrage (tout se joue dans le dernier tier du roman, sans déconner) elle m'a à peine intéressée. Je ne suis visiblement pas le lectorat cible pour ce type de roman. Il plaira davantage aux gens qui aiment le contemplatif, le voyage, les belles lettres (parce que l'autrice écrit divinement bien !) Il y a une vibe un peu à la Jean Teulé par moment... Peut-être que les adeptes de Jean Teulé aimeront ce livre ?
Bref, je suis déçue, j'aurais aimé l'aimer, ce roman. Maintenant, je ne doute pas du fait qu'il trouve son public, je n'en fais juste pas partie.
Roman historique qui m'a vraiment plongé dans le moyen âge. J'ai particulièrement aimé la description de la nourriture et l'utilisation de mots de l'époque. Toutefois, je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire. Je pensais qu'il y aurait une chute qui n'est pas arrivée...
Un livre intéressant avec des descriptions vraiment immersives, mais le lien des deux sœurs mis en avant dans le résumé ne transparaît pas autant... les sœurs, elles, sont définies par de forts traits de caractères qui les rendent creusées et humaines. Malheureusement, une trop grande présence de l'amour, charnel (même chose, dans le résumé, on nous décrit un grand amour pour l'aînée alors qu'elle couche avec un homme qu'elle vient juste de rencontrer)... et un peu trop décrit.