Aujourd'hui, lendemain de l’arrivée d’un cirque en ville, lendemain de l’exposition au Grand Hôtel, lendemain d’un jour qui n’était encore la veille de rien de particulier, d’aucun événement remarquable, aujourd'hui donc, aux aurores, sur le site de l’ancien port de marchandises, le moral n’est pas au beau fixe. Il y a de l’agitation… un groupe de fauves s’est échappé durant la nuit. L’inquiétude se propage avec la rumeur. Qui a peur, à présent, d’être dévoré ? Et par qui ?
Moins évident que les premiers mais plus politique aussi (sans avoir l’air d’y toucher). Les 20 premières pages sont un peu indigestes : pleine d’emphase, de m’as-tu-vu, limite énervantes ; puis les choses se tassent à mesure que l’histoire accélère. L’histoire de deux frères que tout oppose (l’un bourgeois acariâtre, l’autre artiste) et de lions perdus. Derrière tout ça un roman plein de considérations pour celles et ceux qui justement n’en ont pas, des passages dont on se demande s’ils sont adressés à Macron et d’autres richesses encore.