Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher. Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs. Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu. Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d’animal. Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours. Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.
Humain, animal, les rôles se brouillent et les idées préconçues tombent dans ce grand roman où la nature tient toute la place.
Sandrine Collette was born in Paris in 1970. She divides her time between Nanterre, where she teaches philosophy and literature, and Burgundy, where she has a horse stud farm. She is the author of numerous novels. Nothing but Dust, winner of the Landerneau Prize for crime fiction, was her English-language debut.
Quelle tristesse que ce soit déjà fini...j'en aurai voulu encore plus. J'ai adoré ce livre, que j'ai pris en audiobook auprès de ma bibliothèque. La lecture était parfaite. L'écriture contient quelque chose de sauvage, de viscérale, d'essentiel. Les livres de Sandrine Collette me donnent les mêmes sentiments que ceux de Franck Bouysse, ils me touchent au ventre. C'est une expérience très profonde, au-delà du plaisir, c'est une nécessité d'aller au bout, de savoir, d'être ébranlé.
J’ai dévoré ce roman avec des palpitations. La construction du roman est très habile, car on passe d’un chapitre à l’autre avidement. La scène inaugurale pose très bien les choses : elle est d’une grande intensité et trouve son sens au fil du roman. La longue scène de chasse à l’ours est haletante ; on en vient à souhaiter qu’il n’y ait qu’un survivant : l’ours. Ce qui fait la force de Sandrine Collette, c’est que l’on ne sait jamais où elle nous emmène. Mais Animal a ceci de commun avec Après la vague, c’est de nous ouvrir les yeux l’air de rien sur ce que nous sommes en train de faire subir à notre environnement. Subtilement, mais avec force.
Ce roman n'est pas parmi ceux que j'ai préférés de Sandrine Collette, mais je n'ai cependant pas pu le lâcher. Ce que j'ai le moins aimé, c'est la lenteur à laquelle l'intrigue progresse, sans doute voulue pour faire correspondre le rythme du récit à la lente traque animale, celle de l'ours dans les montagnes de Kamtchaka, puis celles des tigres au Népal. Ce que j'ai toutefois apprécié, comme toujours dans les romans de Sandrine Collette, c'est la qualité de son écriture et la façon dont elle peint ses personnages, mystérieux, par petites touches, dévoilant peu à peu leurs blessures. Les descriptions des différents lieux de l'action, en Asie, sont magnifiques et j'ai eu l'impression de progresser dans ces grands espaces sauvages aux côtés d'Hadrien et Nin, puis aux côtés de Nun, retenant presque mon souffle. Cependant, j'ai été un peu déçue par l'intrigue dans son ensemble. Ayant été vraiment conquise par les autres romans de l'auteure, j'attendais de retrouver dans celui-ci la même puissance narrative, que je n'ai pas vraiment ressentie.
Au Népal, Mara sauve d’une mort certaine deux enfants ligotés à un arbre : une petite fille Nin et un petit garçon Nun. Habitués à une vie sauvage, ces deux êtres « aux fissures au cœur » deviennent rapidement de petits sauvageons, experts en débrouillardise, vols et chapardages vitaux. « Ils grandissaient en ayant faim, la faim au ventre et celle du désir. Ils avaient le visage dévoré par les creux, l’estomac qui grondait quand ils croisaient des commerçants (…) »Quelques années plus tard, une jeune Française, Lior, se rend en terre du Kamtchatka pour s’adonner à sa passion favorite : la chasse. Pas n’importe quelle chasse, la chasse à l’ours. Cette traque va l’entraîner bien au-delà d’elle-même, là où se cache une vérité bien camouflée et faire ressurgir ses peurs d’enfant.
Il m’en a fallu du cran pour venir au bout de ce roman. D’abord, parce qu’il est écrit par Sandrine Collette, et comme vous le savez, c’est une auteur que j’affectionne tout particulièrement. À chaque fois, elle m’entraîne vers des chemins intérieurs où je peine à ne pas m’identifier. Emportée par la musicalité de son écriture, un texte chantant qu’il faudrait presque lire à voix haute, ses mots provoquent à la fois douleur et introspection, espoir et réflexion systématique sur moi-même. Ses romans sont très loin d’être un long fleuve tranquille, ils m’habitent, je les vis avec une telle intensité que c’est toujours avec appréhension que je me demande comment je vais en sortir.
Ensuite, parce que dans celui-ci, il est question de chasse et que la chasse ne trouve pas grâce à mes yeux ni aucune forme de sollicitude. « Ils parlent du maintien des effectifs, de l’équilibre des espèces. Vivent dans un monde de mensonges qu’ils se servent à eux-mêmes : ils sont là pour le sang et rien d’autre, pour ce geste que nulle part ils n’ont plus le droit de commettre entre eux, et dont ils rêvent tout éveillés — armer, viser, tuer. » Sans faire de politique, vous avez peut-être entendu que Monseigneur Trump a autorisé la chasse des ours et des loups en hibernation dans l’état d’Alaska. La nouvelle m’avait laissée estomaquée et révoltée.
Justement, ce roman dans sa première partie évoque une redoutable partie de chasse… à l’ours… organisée et désirée par une femme. Difficile d’éprouver la moindre sympathie pour Lior, cette Française arrivée au Kamtchatka, les yeux brillants d’excitation, pour se livrer à ce face-à-face Encore plus compliqué d’essayer de comprendre comment son mari parvient à aimer cette femme qui ne semble vivre que pour ces instants de traque et de mise à mort. « Dans son regard, il avait perçu, ce premier soir, une différence indéfinissable ; très vite, il comprendrait que c’était une sorte de sauvagerie inconnue, d’élan affamé vers quelque chose d’animal, et Lior, qui chassait déjà, lui avait expliqué d’une phrase en parlant des bêtes qu’elle traquait : J’ai l’impression d’être des leurs. Mais, soit qu’elle se fût exprimée de manière imprécise, soit qu’elle ait volontairement menti, Hadrien avait vu, dès la première chasse où il l’avait suivie, à quel point c’était faux. Elle n’était pas l’un des leurs. Elle était, réellement, un chien de meute ; le plus doué, le plus affûté, le plus dangereux de tous les chiens de meute. »
Le décor est posé.
Chez Sandrine Collette, les choses ne sont jamais ce qu’elles paraissent être et les personnages qui vivent entre ses pages plus complexes qu’on ne l’imagine. Le face-à-face de l’homme avec l’animal est bien plus spirituel que ce que l’auteur aimerait nous faire croire. C’est en réalité un face-à-face avec la part animale de nous-mêmes qui se joue.
Si l’alternance des voix Hadrien/l’Ours dans la première partie permettent à la fois de donner une véritable voix à l’ours, personnage à part entière du roman dont les chasseurs craignent qu’il soit plus intelligent qu’eux, l’alternance des voix Hadrien/Nun dans la seconde partie fait basculer le récit vers un aspect plus psychologique dont Lior en est le centre, silencieuse et toute en intériorité. Car c’est bien une chasse avec elle-même qu’elle mène dans cette seconde moitié. À la recherche de ses racines, en quête des mystères de sa naissance, et de la compréhension de ses terreurs, elle entreprend de confronter son animalité avec son humanité. « Quelque chose se boucle en elle, et elle devine que l’essentiel est là, construire un pan saccagé au-dedans d’elle, cela ne signifie pas de grands accomplissements — au bout du compte, il n’y a pas besoin d’un éclat de mémoire, d’une déchirure soudaine dans sa conscience. Elle peut cicatriser sans savoir de quoi, puisqu’elle a la conviction qu’elle est en train de guérir de son enfance. »
Les romans de Sandrine Collette se définissent par le choix d’un lieu, souvent hostile, voir inhospitalier où l’homme y est un étranger, toléré la plupart du temps, dans lequel son éternelle vanité est mise à mal. Ici, la beauté de la nature vous enveloppe, et plus que tout, le silence est à la fois un ennemi et un partenaire. Cependant, je ne peux m’empêcher de sentir qu’elle rattache toujours l’homme à la terre, même lorsqu’il n’en est pas digne.
Sandrine Collette s’adonne ici à créer une atmosphère envoûtante, une intrigue habile, inattendue dont personne ne sort indemne. La fin est tout simplement sublime, empreinte de cette vérité immuable que nos racines font partie intégrante de qui nous sommes et que rien ne peut effacer. Cela me rappelle une chanson…
« Être né quelque part Pour celui qui est né C’est toujours un hasard Être né quelque part C’est partir quand on veut Revenir quand on part Je suis né quelque part Laissez-moi ce repère Ou je perds la mémoire… » M. Le Forestier
Œuvre de "jeunesse" de l'auteure, l intrigue a du mal à se mettre en place et traîne en longueur. On sent l intérêt de l auteure pour la traque en tout genre.
Népal : une jeune femme sauve deux enfants attachés en pleine nuit à un arbre en pleine forêt. Ils s’enfuient dans la capitale.
Dans le bidonville, ils tentent de survivre, mais Nun le garçon adopte une conduite de plus en plus risquée, épaulée par Nin, la petite fille recueillie en même temps que lui.
Mara se voit dans l’obligation de les séparer : elle confie Nin à un dispensaire après lui avoir coupé un doigt, et retourne avec Nun dans la jungle.
Puis le récit s’ouvre sur une chasse à l’ours au Kamtchatka, pendant laquelle Lior, une jeune femme taillée pour la chasse s’en sort de justesse, au grand soulagement de son mari Hadrien.
Lior a frôlé la mort et se tourne vers son passé au Népal.
Encore une fois, Sandrine Collette prouve qu’elle est la patronne du suspens : la chasse à l’ours jamais lassante, la recherche des origines de Lior.
Encore une fois, Sandrine Collette se révèle la maîtresse des fins réalistes.
J’ai aimé cette question posée en filigrane sur l’inné et l’acquis : quelle est notre part de liberté ?
J’ai aimé sentir les instincts de chasseur, la traque qui n’est pas forcément menée par l’homme.
Enfin, certaines phrases m’ont parlées et révélées des émotions enfouies.
C’est pour ça que j’aime autant la littérature.
Merci, Mme Sandrine Collette de me le rappeler si brillamment encore une fois.
L’image que je retiendrai :
Celle d’Hadrien qui aime tellement Lior, sans condition, qu’il est prêt à tout pour elle.
Quelques citations :
Rien n’a d’importance.
La vie s’écoule et il en suit le lent mouvement sans un mot. (p.181)
Hadrien n’a pas de vide. Il ne connaît pas la béance, ni le sentiment d’être incomplet. (p.204)
Il conçoit soudain la force des murs élevés par la conscience autour de cette période dramatique pour la faire disparaître, pour faire croire que ces jours-là n’ont pas existé. (p.259)
J'avais découvert avec ravissement la plume de Sandrine Collette avec " Juste après la vague" . Je referme ce livre à nouveau conquise par la plume de cette auteure.
Le prologue...Il y a Mara et les 2 enfants quelle a sauvé, ils vivent dans un bidonville au Népal. Les enfants sont souvent livrés à eux-même faute de temps et de moyens. Mara se voit confrontée à un choix douloureux.... Voici la mise en bouche !!
Livre 1... Kamtchatka, la chasse Un groupe de chasseurs s'embarque dans une chasse à l'ours. Ils sont 6 aux caractères différents. Parmi eux, Hadrien et son épouse Lior. Lior et sa passion de la chasse, du face à face avec l'animal. Lior qui sait se transformer en prédateur, perdre toute humanité, devenir un animal. Et bien entendu, il y a l'ours qui est confronté à ces " petits êtres" et qui se comporte .. comme un ours. Entre l'ours et Lior, le combat s'engage. Voici le plat de résistance.
Livre 2.. Népal et le retour de Lior. Lior qui se cherche, qui est-elle vraiment? Que c'est-il vraiment passé ici du temps où elle s'appelait Nin. Lior a besoin de se retrouver, de retrouver l'enfance, Nun et surtout .. les tigres Voila le dessert..
Au plus profond de nous tous sommeille un animal .. se réveillera-t-il un jour ?
Récit sur les errance et les questionnements, ce livre nous prend aux tripes, nous captive et se lit en apnée du début à la fin. Et quelle fin mes amis !!!.
Vous voulez de l'action, mais pas que .. De la réflexion , mais pas que .. De jolis paysages, mais pas que .. Du stress, le l'angoisse... Refermer ce livre déconcerté(e)s...
Au Népal, Mara vit seule après le décès de son mari, survit plutôt dans une cabane au milieu des forêts, se nourrit de racines et de petits gibiers. Un jour, elle trouve deux enfants sauvages attachés au pied d’un arbre, on ne sait qui ils sont, ni ce qu’ils font là. Par devoir Mara va s’en occuper, appelle le garçon Nun et la fille Nin. Pour réussir à les nourrir, elle décide de gagner la ville où elle effectuera de pénibles travaux de couture, qui s’avéreront insuffisants. Les enfants que Mara a pourtant scolarisé préfèrent voler comme d’autres, Nun se fait prendre prendre et pour punition on lui brûle la langue. Mara reprendra le chemin inverse en compagnie de Nun, après avoir abandonné Nin, le doigt sectionné devant un hôpital. On comprendra que c’est la seule chance de survie de la petite fille, dans ce milieu hostile. Tout ici n’est que tactique pour survivre.
A une autre époque, un couple de français, Lior et Hadrien, se rendent au Kamtchatka avec des amis dans le but de chasser l’ours. Mais l’expédition tourne mal et dés lors Lior n’a plus qu’une obsession : se venger de l’ours qui a tué son ami.
Animal est un roman déroutant à plus d’un titre… C’est un voyage tout d’abord dans des paysages grandioses particulièrement bien retranscrits : on a l’impression d’y être… Peu de romans ont pour décor les forêts népalaises et les montagnes volcaniques du Kamtchatka, deux terres hostiles propices à cette histoire. D’autre part, certains chapitres de la première partie sont consacrées à l’ours : insolite pour le lecteur de se trouver dans la peau d’un ours et d’éprouver de l’empathie, comprenant ses « pensées » au cours de la traque… Et puis le fond de l’intrigue, une nouvelle fois les tréfonds les plus sombres de l’âme humaine mais sous un jour inédit…
Sauvage, puissant, violent, captivant, déconcertant, angoissant, émouvant, voici les mots qui me viennent pour qualifier ce roman que j’ai beaucoup aimé, une de mes meilleures lectures en terme de thriller ces dernières années.
C’est simple, ce roman a tout ce que j’aime. Des personnages superbement construits, en particulier le personnage de Lior, une jeune femme à l'esprit abîmé par son enfance et son pays, mais un personnage fort et atypique. Ensuite, une histoire sombre et qui file à 100 à l’heure sans que l’on puisse poser le livre, avec une construction qui alterne les personnages de l’un à l’autre mais aussi un récit découpé en deux parties presque distinctes et en même temps très complémentaires qui réussissent à nous tisser la toile d’une psychologie écorchée vive et entraîne le lecteur dans une spirale de sentiments particulièrement puissants. Sandrine Collette nous plonge dans une sauvagerie sans nom et nous fait sombrer avec une fin originale et inattendue.
Les visuels sont un vrai plus pour le livre, la nature à l’état pur, dans tout ce qu’elle a de plus primitif et hors de la civilisation, là où les animaux sont rois et le font savoir. Des forêts sans fin à la jungle brûlante et inquiétante, nature mystérieuse qui vous capte pour ne plus vous lâcher.
Dans ce récit les animaux sauvages ont une place de choix, je dirais même qu’ils ont le premier rôle pour le plus grand plaisir du lecteur, je n’en dis pas plus à ce sujet mais vous verrez, c’est juste impressionnant.
Ce roman est un gros coup de coeur de par son histoire, la nature, les animaux, les personnages et les lieux, sans oublier que Sandrine Collette nous montre une fois de plus qu’elle a un talent vertigineux. « Animal » est à lire absolument.
Parfois, je lis que les auteurs ont une écriture puissante, ou un souffle, et je me dis que les gens abusent de ces mots. Ça veut dire quoi, cette histoire de souffle pour une écriture ?
Mais le souffle de Sandrine Colette, il m'emporte. Je n'ai pas dévoré ce roman comme un animal affamé, et pourtant, c'est fait pour se lire d'une traite, bon, deux traites disons, parce qu'il y a la chasse au Kamtchatka et l'aventure népalaise. Cette chasse, mais quelle tension ! Sandrine Colette, elle écrit la nature sauvage comme personne (pardon Jack London, il faudrait que je te relise), les paysages inhospitaliers, mais aussi le feu intérieur qui dévore Lior, sous les yeux éperdument amoureux de son mari Hadrien.
C'est aussi un livre qui a une façon unique de parler de l'adoption. "À six ans, la mémoire a commencé." Oui, mais avant ? Aller au Népal, c'est rechercher ses racines, alors que tout lui fait sentir qu'elle y est une étrangère. Cette partie m'a beaucoup moins happée, mais moi, je suis de la race d'Hadrien, de ces enfants qui n'ont pas cette cassure dans leur passé, alors qu'est-ce que j'y connais ?
Enfin, Sandrine Colette, merci pour cette écriture puissante. D'autres rendez-vous de lecture nous attendent.
Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes. Un roman sauvage et puissant. Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher.
Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs. Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu. Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d’animal. Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours. Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.
Humain, animal, les rôles se brouillent et les idées préconçues tombent dans ce grand roman où la nature tient toute la place.
Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes. Un roman sauvage et puissant. Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher.
Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs. Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu. Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d’animal. Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours. Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.
Humain, animal, les rôles se brouillent et les idées préconçues tombent dans ce grand roman où la nature tient toute la place.
Que dire si ce n'est que Sandrine Collette a encore frappé fort.
Un thriller à l'allure de quête initiatique sur les routes d'un passé tourmenté aussi intrigant que repoussant. Des paysages exotiques, étrangers, effrayants. Toujours ce lien étroit entre l'homme et la nature, entre l'instinct et la raison. Cette notion de survie et de vie. Être le prédateur ou la proie.
Je pourrais déplorer quelques moments de battements pendant lesquels mon attention a été mise à rude épreuve, néanmoins la qualité de tout le reste suffit à me faire oublier ces passages.
S’inscrivant dans cette tradition ancestrale des récits confrontant l’humain à la bête sauvage, ce roman aux relents mythologiques et psychanalytiques nous entraîne aux confins du monde civilisé, dans une double traque passionnante et brutale qui ne forme en réalité qu'un seul et même voyage intérieur cathartique. Une « thérapie par la barbarie » qui questionne la nature humaine et son rapport au vivant.
La première partie du roman est vraiment très forte. La chasse à l'ours nous fait questionner l'animalité et l'humanité, elle est violente et viscérale, c'est immersif et fort. Je suis cependant déçu par la deuxième partie trop déconnectée de cette atmosphère, presque comme un autre roman. Je reste un peu sur ma faim même si j'ai apprécié cette lecture.
Quel livre fabuleux, quelle réussite sur tous les plans! Sandrine Collette livre décidément des romans magistraux tout en explorant des univers fort divers, avec toutefois en commun le huis-clos-- même si le cadre est une immensité sauvage dans ce cas-- et un style à couper le souffle.
Déçue par ce nouveau Sandrine Collette : j'avais lu ses deux derniers en deux-trois jours, celui-ci m'a duré deux bonnes semaines (plutôt évocateur...)
Sandrine Collette reste fidèle à son écriture que j'adore. En revanche, l'histoire ne pas percutée plus que ça. La fin, en revanche, est pas mal du tout.