Qu’est-ce qu’on fait quand on n’arrive plus à se faire un sourire sincère en se regardant dans le miroir? Jolen, elle, décide de changer de job et de retrouver son ancien appart et ses colocs adorés. Tout le kit de premiers soins. Sauf que, même avec ses meilleurs running shoes dans les pieds et malgré ses deux médailles pour des demi-marathons, elle n’arrive pas à semer les malaises qui la rattrapent. Pause. Reprendre son souffle. Regarder l’inquiétude en face. Apprendre à se tenir solidement sur ses pattes, seule.
Si la dépression est un sujet aussi peu exposé en littérature, je crois que c’est parce que ça limite les possibilités romanesques. Un personnage dépressif restera cloîtré dans son appartement, perdra l’intérêt qu’il avait pour ses hobbies, ses passions, évitera toute situation qui rajouterait une couche de stress à celui qu’il vit déjà. La majorité de ses réflexions tourneront autour de ce qui cloche dans sa vie, de ses nombreux défauts (réels ou imaginaires), de ce qu’il a fait ou dit de pas correct en présence de ses amis, même si ça remonte à 10 ans auparavant. La dépression ne crée pas des personnages attachants aux yeux des lecteurs. Et, dans un monde bien assez gris déjà, comment se convaincre de terminer sa lecture?
C’est pour ça qu’à mes yeux, Sauf que j’ai rien dit joue un rôle crucial dans le succès de Pas pressée. Il fait de Jolen bien plus qu’un personnage dépressif: il en fait une amie.
Belle histoire contemporaine et tellement humaine! J’ai bien aimé le rythme du récit qui permet à l’anxiété et la dépression de s’installer tranquillement dans la vie de Jolen. Leurs impacts paralysants sont très représentatifs et bien décrits à travers les épreuves du quotidien. Plusieurs phrases sont tellement vraies qu’elles font mal et elles ont résonné en moi longtemps. Mais au final, ce roman a été une petite douceur qui m’a fait du bien. Il reflète parfaitement le processus de guérison qui est lent et long, qui nécessite l’appui de la famille et des amis et qui est parsemé de hauts et de bas. Comme quoi il faut prendre son temps et ne pas être pressée. Je dois aussi souligner mon amour pour la plume franche, sincère et douce de Lily Pinsonneault. À lire jusqu’à la toute fin!
Ce roman est la suite de « Sauf que j’ai rien dit », livre que j’avais lu et adoré l’été dernier. J’ai aimé retrouver Jolen, qui a évolué, mais qui se cherche encore. Je l’ai trouvée crédible, vraie, attachante. Encore une fois, le style de l’auteure m’a extrêmement plu : j’aime quand c’est cru, quand on ne tourne pas autour du pot. J’espère que l’auteure a d’autres projets d’écriture, car c’est certain que je les lirai.
« Après ça, c’est Noël, c’est sa fête, c’est la tienne, c’est votre anniversaire, c’est une personne qui lui ressemble dans l’autobus, son odeur de déo sur quelqu’un d’autre, un char comme le sien, des rêves que tu peux pas contrôler, des chansons… »
« Un deuil que tu recommences aux trois jours pis un moment donné aux semaines, tranquillement c’est de moins en moins la première chose à laquelle tu penses le matin. »
« Le chemin avait été plate et long, je savais pas encore vers où j’irais après ça, mais j’avais un semblant de petit feeling que je méritais mieux. »
Je pense que j’ai préféré pas pressée à sauf que j’ai rien dit. J’ai surligné beaucoup de passages qui me parlaient, j’arrivais à comprendre Jolen et sa difficulté à laisser partir Joseph et ses moments où elle n’arrivait pas à penser rationnellement m’ont secouée. J’ai aimé la voir remonter la pente tranquillement pas vite et sa relation avec Gab qui la comprenait parce qu’il vivait la même affaire, mais n’était pas si bien pour elle non plus! Son entourage présent pour elle, mais sans jugements.. Bref, une bonne lecture.
Superbe roman sur l’après-Joseph de Jolen (lire Sauf que j’ai rien dit!!). Jolen qui tente de se retrouver après sa relation désastreuse avec Joseph et sa rupture avec Massi dont elle n’a jamais eu le temps de faire le deuil. Bien que l’anxiété et la dépression soient omniprésents, le roman est aussi un peu témoignage d’espoir pour ceux qui en souffrent. Voir Jolen remontrer la pente à petit pas, à l’aide de ses amis et sa famille, c’était beau. J’ai beaucoup préféré la Jolen de ce tome-ci à celle du tome précédent.
Je ne l’ai malheureusement pas terminé, mais je lui donne quand même 4 étoiles. Par bout, j’avais l’impression que ce roman, ses mots, les actions de Jolen sortait de ma tête. La santé mentale est au coeur de ce roman sans jamais vraiment la nommer... L’anxiété qui paralyse y est au coeur. C’est super parlant et les mots utilisés traduisent vraiment bien comment ça se passe (pour vrai) dans la tête d’une personne anxieuse.
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Il a fallu que je m'adapte à l'écriture dès que j'ai commencé "Sauf que j'ai rient dit", l'oeuvre précédente de "Pas pressée". Mais quand on est rendu familier, on tombe dedans. J'ai souris, j'ai ris fort à quelques reprises. J'ai surtout acquiescé souvent car tout le monde peut se retrouver dans au moins une petite part de l'attachante Jolen. À lire et relire car les phrases sont belles et douces. Une lecture qui fait du bien!
Correct, sans plus. On poursuit la lecture comme on revient à son feed instagram: parce que c'est facile, léger. Mais on se rend bien compte après un moment qu'il manque un peu de substance.
Je pense quand même que ce genre de livre peut avoir un rôle social important. Valider les personnes qui vivent un burnout ou une dépression, rappeler qu'on est pas seul-es à devoir vivre au ralenti. Juste ça peut aider à passer au travers.
3.5 ⭐️ Ce roman est teeeellement juste pour ses descriptions du fil de pensées d’une personne anxieuse. Ce n’est par contre pas une lecture légère et uplifting. À prendre en considération avant de l’entamer :)
Quand même bien quoique plutôt déprimant. J’ai vraiment eu du plaisir à le lire même si c’était dur de la voir pas heureuse comme ça. Mon préf de Lily a date
«Ces temps-ci ça va bien. Un moment donné c’était des bonnes journées dans des semaines difficiles, maintenant c’est des mauvaises journées dans des bonnes semaines.»
De Sauf que j’ai rien dit à Pas pressée ça m’a pris deux ans. Le mien, il s’appelait Étienne, puis Philippe, Mathieu et David.
Lily, j’espère que tu espionnes encore ma vie, mon histoire, parce qu’elle est vraiment belle maintenant.
Tes mots sont justes, ton humour est aussi douteux que le mien, ta plume est sincère. Bref, j’ai hâte à la suite. Y’e mieux d’avoir une suite!
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Les thèmes sont importants: santé mentale, anxiété, dépression, amitié… et très bien traités.
Comme Jolene ne va pas très bien, le rythme est parfois (trop) lent et ça devient un peu lourd.
Il faut savoir bien que ce ne soit pas explicite, c’est la suite de « sauf que j’ai rien dit ». Si je n’avais pas lu, je n’aurais pas saisi toutes les subtilités de l’histoire et des personnages.
Fidèle à sa plume, Lily Pinsonneault a son style bien à elle. C’est attachant!
J'ai trouvé la lecture intéressante mais l'histoire me choquait. J'avais le goût de brasser Jolen, de lui dire de faire quelque chose!!! J'étais incapable de comprendre son immobilisme, parce que moi mon anxiété, c'est tout autrement que je la gère. Cette petite lecture à apporter beaucoup de discussions dans mon club mais ne m'a pas captivé! Par contre, étant une autrice maskoutaine, il est certain que je mettrai d'autres de ses romans dans ma PAL.
Un roman que je n’ai toujours pas été capable de terminer tant il m’a renversé. Traiter de l’angoisse de cette façon, c’est magistral. On le voit rarement en littérature, et puisque j’ai vécu un épisode d’angoisse il n’y a pas longtemps, je suis trop capable de me mettre dans la peau du personnage. Ça veut aussi dire que c’est très réaliste et bien écrit !
J'ai pleuré plusieurs fois en lisant ce livre, parce que je me reconnais tellement dans l'anxiété de Jolen, pis ça me faisait mal de me voir, de me lire comme? J'aime tellement le style d'écriture de l'autrice, ça me fait du bien de lire comment j'pense. Du vrai québécois.
J’ai davantage apprécié ma lecture de « Pas pressée » à « Sauf que j’ai rien ». Je me retrouvais davantage dans le personnage et j’ai énormément apprécié la manière dont l’anxiété est amené dans ce roman.
« On peut sortir la fille de sa solitude, mais c’est plus difficile de sortir la solitude de la fille. » • Pas pressé, c’est un livre rempli de vulnérabilité et d’espoir. L’autrice met des mots sur l’anxiété et la dépression et ça fait du bien.
L’autrice est devenue dans mes préférées après l’avoir lu la première fois! C’est vraiment bien écrit, on peut s’identifier au personnage principal facilement et c’est une lecture qui m’a vraiment fait du bien, je recommande ! (C’est le deuxième tome, tout aussi bon que le premier)
Un livre léger écrit en québécois, qui nous fait rire de nos expressions. Il ne faut pas s'attendre à une grande histoire, mais plus à une lecture facile qui nous met un baume sur le coeur