Inspiré par la biographie du paniste autrichien Paul Wittgenstein, Concerto pour main gauche nous transporte dans un univers onirique et poétique, au coeur de la psyché de ce personnage tourmenté, mélancolique et complexe, que seule la musique semble apaiser. Blessé lors de la première guerre mondiale, Paul Wittgenstein, frère du philosophe Ludwig Wittgenstein, fut amputé du bras droit mais poursuivit une carrière de concertiste malgré ce handicap.
La fortune laissée par son père lui permit de commander des oeuvres pour la main gauche aux plus grands compositeurs de l'époque. Ainsi, c'est à sa demande que Maurice Ravel composa le célèbre Concerto pour la main gauche. Un destin extraordinaire porté par l'élégance et la poésie du dessin de Yann Damezin.
Très belle première œuvre de Yann Damezin qui arrive à toucher en plein cœur grâce à son noir et blanc profond. Servit de magnifiques métaphores graphiques, le récit est également poétique dans son écriture ou aucun mot n'est à jeter. Si l'appellation roman graphique est la mode, je pense que l'on pourrait presque parler de poème graphique ici, ce qui laisse une ouverture pour la seconde oeuvre de son auteur que j'ai hâte de découvrir.
J'ai adoré ma cinquième lecture de ce petit bijou d'art visuel (j'ai failli dire que j'exagérais mais j'ai réalisé que c'était faux). Damezin illustre une relation conflictuelle entre l'artiste et son art dans un contexte moral qui l'est tout autant. Le récit est aussi hanté par la mélancholie et de désir inachevé que l'image qui l'accompagne. Nos démons intérieurs n'auront jamais dégagé une telle magnifique sérénité. Mise en garde : j'ai laissé traîné ma copie en compagnie d'enfants et je me suis retrouvée avec quelques coups de crayon feutre.
Bande-dessinée aperçue rapidement en rayon et qui ne m'avait pas tapé dans l’œil. Lue chez une amie beaucoup plus client du style de dessin, et il faut le noter : c'est une excellente sortie. Des traits en effet somptueux, une poésie toujours présente et des planches parfois très chargées sans être illisibles, le tout au service d'une histoire vraie touchante. Qu'on le veuille ou non, ça coche pas mal de cases au final.
Je n’ai pas trop aimé l’histoire de ce musicien. Ses déboires, sa vie ne m’ont pas touché malgré les drames car ses décisions ne m’ont pas semblé acceptables ou compréhensibles du fait de son passé... Les dessins sont très poétiques et beaux et cela m’a gêné cette délicatesse au service d’un personnage qui ne trouve pas grâce à mes yeux au final...
Authentic unlimited possibilities of visual representation. I need a second read just to focus on the details. There is so much going on, charged with poetic feeling in every single word, tragically eventful story that keeps on giving, extreme sensitivity to symbols and parallels.
D’une incroyable poésie, que ce soit dans les dessins ou dans le texte. Rare de me prendre de passion pour un musicien, un musicien dont je connais pas le travail et dont j’ai jamais entendu parler. Et pourtant que c’est beau !
De magnifiques dessins qui évoquent Jérome Bosch et sont d’une grande poésie. Le folie, l’horreur et la cruauté par opposition à l’amour et la musique.