Depuis 1976, Leonard Peltier est incarcéré dans les prisons états-uniennes, inculpé de l'assassinat de deux agents du FBI. Ce militant amérindien, membre de l'AIM (American Indian Movement), a pourtant toujours clamé son innocence. Jugé après un procès truqué et sur la manipulation de preuves, il n'a jamais, jusqu'ici, obtenu la révision de ce procès. Le roman vibrant d'Elsa Sola lui rend la parole, en écho avec celle de John, un journaliste qui souhaite rétablir la vérité historique, tout en évoquant les persécutions dont les Indiens ont été, et sont toujours, victimes aux États-Unis. De nombreuses voix dans le monde se sont élevées en faveur de Leonard Peltier.
Yazar elsa solal masalsı bir tarzla Peltıer'in hayatını kendi ağzından çok etkili almış kaleme.
12 Eylül 1944 te Güney Dakota da dünya ya gelmiş ve Amerikalı yerlilerin haklatıı için bir çok gösteri düzenlemiş ve katılmış. Geçmişte yapılan soykırımla gündeme getirip,bunlara karşı örgütlenmeleri yürütmüş. 1976 da iki tane FBI ajanının öldürülmesi ile ilgili suçlanmış ve Kanada'ya kaçmış.Belli bir süre sonra siyasi görüşmelerin ardından Amerika ya iade edilmiş ve yargılanmış.Cezası ömür boyu hapis ve hâlâ şu anda 48 yıldır ceza evinde yatmakta. Ancak, birçok kişi ve insan hakları örgütü, Peltier'in adil bir şekilde yargılanmadığını ve suçsuz olduğunu savunmuştur.
En çok beğendiğim kitabın arka sayfasında peltier'in yazışma adresi var tüm mektupları okuyormuş.
Le témoignage bouleversant d’une injustice toujours d’actualité !
Ce livre dénonce une injustice qui dure encore aujourd’hui : l’emprisonnement illégal de Leonard Peltier dont le seul crime est de s’être dressé contre ceux qui avaient programmé l’anéantissement des Indiens. Faux témoignages, preuves non crédibles, accusations fausses d’avoir tué 2 agents du FBI, Leonard Peltier est enfermé depuis plus de quarante ans dans les cellules américaines. Et cela malgré des appels du monde entier et des lois américaines qui auraient dû lui permettre de retrouver la liberté. Âgé de 72 ans, sa vie est actuellement menacée par un anévrisme de l’aorte abdominale qui pourrait être opéré mais il se trouve dans une prison de haute sécurité et l’opération lui est donc refusée.
Le récit est court mais percutant. John, un journaliste donne la parole à Leonard Peltier à travers des cassettes d’enregistrement. Cela commence par un passage à tabac lors de son arrivée à la prison. « Un bon Indien est un Indien mort. » Et lors de son arrestation, la haine du Blanc envers l’Indien est insupportable : « Fais-moi plaisir, l’Indien, fais un geste de résistance, que je puisse t’éclater la cervelle. »
Arraché à sa famille à l’âge de 9 ans pour être placé et éduqué dans un pensionnat qui n’est rien d’autre qu’un camp de discipline destiné à lui faire oublier ses racines, Leonard Peltier retrouve les siens à l’âge de 14 ans. À 19 ans, l’indignation et la révolte qui l’habitent trouvent enfin leur exutoire dans l’action. Il participe activement à L’AIM. « L’AIM, l’American Indian Mouvement, est né dans les années 1970 de la prise de conscience de notre disparition programmée par le gouvernement. Massacres, vols de terres, puis « termination », « relocation », « désindiénisation », quels que soient les termes employés, l’idée générale est l’extermination. » Mais le gouvernement américain ne peut tolérer ce mouvement et avec l’aide du FBI, il va s’employer à le détruire. « Les scénarios de la stratégie de neutralisation étaient simples : machination, arrestation, accusation mensongère, tribunal, condamnation arrangée à l’avance avec procès bidon. »
Arrêté, jugé et condamné dans une parodie de procès, Leonard Peltier n’a cessé de clamer son innocence. Il n’a jamais pu faire réviser son procès, ses avocats n’ont jamais eu accès à la totalité des pièces. Aujourd’hui encore on lui refuse les soins médicaux auxquels il a droit.
Je remercie Elsa Solal pour ce témoignage brûlant en faveur de cet homme dont le seul crime est d’être un Indien.