Le philosophe québécois, pourfendeur du multiculturalisme, interroge ici le politiquement correct, la pensée unique et l'empire auto-consacré du Bien.Et si nous lisions l'actualité du monde à l'envers ? Et si la bienpensance n'était pas l'antidote mais la cause de la crise que traversent les démocraties occidentales ? Et si, par-delà les colères sociales, les silences qu'une minorité impose à la majorité alimentaient la contestation populaire ?En observateur averti et en penseur accompli, Mathieu Bock-Côté décrypte ici les lois explicites et implicites qui régentent la vie publique. Il passe au crible les critères de la respectabilité politique. Il analyse le traitement médiatique réservé à un Alain Finkielkraut, un Michel Onfray ou encore un Éric Zemmour en France, mais s'intéresse aussi à la régression de la liberté d'expression dans le monde anglo-saxon. Qu'est-ce qui distingue un infréquentable d'un modéré, un extrémiste d'un humaniste, un analyste d'un polémiste ? La conversation civique est mise à mal, ce qui n'est pas sans effet sur le clivage traditionnel entre la droite et la gauche en plus d'alimenter ce qu'on appelle la révolte populiste.Après avoir brillamment révélé les failles et les faillites du multiculturalisme, Mathieu Bock-Côté revient avec un maître-ouvrage sur le grand malaise démocratique d'aujourd'hui où le politiquement correct a remplacé la censure d'hier.
Tocaba ensayo y, ¡qué buena elección! Un ensayo en el que el autor explica de forma clara y bien documentada todo ese universo que, personalmente, me llena de asco, me resulta nauseabundo y me revela. Todo ese universo que, siendo benévolo, lo trato de postureo, pero que va mucho más allá. Es una hoja de ruta que subyuga y doblega a la gente normal, para imponer el régimen de los ofendidos, los de los nuevos derechos inventados. 1984, la novela de Orwell me marcó hasta el punto de citarla en mi tesis sobre el tabú y la interdicción. Creo que la cita era "Quien tiene el lenguaje tiene el poder". Esta obra define de forma clara todo el mecanismo que opera en lo que el autor llama muy acertadamente la dictadura diversitaria. Toda esa suerte de deconstructivismo importada con ansia y aplauso de las facultades norteamericanas y que llegan a sus mayores esperpentos entre toda esa canalla de políticos ignorantes de la izquierda absurda, vociferante y excéntrica, que terminan creando una neolengua, preñada de esperpentos, que inventa pronombres para realidades que se inventan, y que se reduce en borrar la realidad, deconstruirla, para construirla a su antojo, como pretendía el Gran Hermano en la novela de Orwell. Ese lenguaje y posturas, a priori sofisticadas y progresistas, que son una mera ilusión y una trampa en la que caen muchas buenas gentes, bajo la premisa de querer mostrar su talante igualitario. La obra desenmascara con argumentos sólidos todo ese excrementicio transpantojo, que tacha de facha, reaccionario, o conservador, como si esto último fuera un insulto, tratando de cancelar bajo etiquetas demoledoras, a los que no nos sometemos con argumentos ridículos disfrazados. A los que creemos en la igualdad real, como premisa, sin tener que borrar a nada ni a nadie, sin abominar de la historia, de la identidad nacional, de la mujer o del hombre, de la discapacidad, argumentos sólidos como los de este ensayo suponen un aliento para seguir luchando contra estas estupideces que ganan adeptos a su causa bajo el principio de nombrarlo todo de forma difusa, de buscar esos "espacios seguros bajo el principio de que nadie "se sienta así o asao" para conseguir el final de que se sientan y actúen como ellos quieren que actúen. Es una farsa a la que no me plegaré nunca. Larga vida a los que somos políticamente abyectos.
Plaisant à lire. Apporte un regard neuf sur l'évolution de notre démocratie (en Fr et dans le monde).
Points incontournables : - Poids de la presse actuellement - Positionnement de la droite EN FONCTION de la gauche (manque de racine) - Démocratie orientée dans le débat avec le mal vs le bien - Progressistes VS Populistes - Régime progressiste / moderniste
PS : Très orienté politiquement à droite, quelques points de vu mériteraient d'être discutés avec une vision extérieure.
L'intellectuel conservateur fait le procès de la gauche diversitaire et cherche une définition moderne du conservatisme. Ma recension ici: http://jflisee.org/la-detresse-de-lin...
Il faisait longtemps que je voulais lire MBC. Comme on me classe généralement plus à gauche, je visais, avec cette lecture, à m'exposer davantage à des idées adverses.
Sur le fond, je m'entends avec MBC sur l'observation d'une dévalorisation de la liberté d'expression, de l'enracinement, etc. Où j'ai moins embarqué, c'est où il voit les causes de ces dérives. Son accusation vise le progressisme, wokisme, régime diversitaire (et autres faux synonymes utilisés pour mettre toute gauche dans le même bateau). Il critique les caricatures simplificatrices de la droite, mais fait un peu la même chose en mettant toute gauche dans le même sac. Dans des ouvrages similaires, Alain Deneault, Normand Baillargeon et Rachad Antonius prenaient au moins le temps de séparer ce qui était attribué à une certaine gauche.
MBC affirme que la gauche libérale aurait été le principal acteur de la diabolisation et en profitait jusqu’à l'arrivée du régime diversitaire. En citant "A Letter on Justice and Open Debate" parut dans le Harper's Magazine, que des gens comme Noam Chomsky ont signé (victime de censure à multiples reprises), il avance que ce serait une première pour la gauche de se faire censurer. Que, depuis un demi-siècle, l’occident s’est transformé au niveau des médias en monologue progressiste. Par son absurdité, ce genre d'affirmation m'a presque fait abandonner la lecture. Pour ne citer que quelques réfutations, Herman et Chomsky ont fait part des filtres que l'establishment impose aux médias. Ces filtres ne peuvent être assignés à la gauche. On peut aussi penser à de multiples cas de censure comme Hedges au New York Times et Denault avec Noir Canada. MBC cible aussi la gauche comme principal auteur de la défense des immigrants. Cependant, il ne mentionne aucunement la grande entreprise dans sa recherche de main-d'œuvre à bas prix, ce qu'une partie de la gauche syndicale critique de l'immigration depuis longtemps.
Ce qu'il manque principalement, ce sont des arguments sur ce que seraient des critiques légitimes vs des revendications excessives du progressisme. Le livre ne fait aucune nuance en mettant toute action dans le régime diversitaire à condamner. Par un vernis linguistique très sophistiqué à la Jordan Peterson, je me demande si on camoufle ainsi l'absence de profondeur de ce qu'on avance. En ôtant la schématisation grotesque, il ne reste plus grand-chose au livre. Si je veux apprendre sur la liberté d'expression et la censure, bien d'autres ouvrages me semblent plus pertinents et argumentés.
On peut être en accord ou non avec la pensée de Mathieu Bock-Côté qui est, somme toute, assez modérée comme "conservateur nationaliste québécois" qui ne fait qu'énumérer les dérives de ce qu'il appelle le "politiquement correct." Je crois qu'un conservateur pur laine adorera ce livre qui confirme leurs "opinions" de ce qu'il se passe actuellement dans la sphère politicomédiatique. Néanmoins, le problème fondamental (me semble-t-il) avec cet ouvrage est justement le fait que MBC énumère ce qu'il se passe à gauche, alors qu'il y a aussi des dérives à droite. La gauche a souvent dérapée, certes, lorsqu'on pense au cafouillage du "cancel culture" qui, parfois, a son utilité, mais qui, souvent, essaie de censurer les débats politiques essentiels à la démocratie. Si tu veux assister à une conférence de MBC, bonne chance qu'il y ait de la sécurité style aéroport, alors que l'homme ne fait juste dire ses opinions sur la gauche. Je ne suis pas en accord du tout avec ce qu'il dit, mais de là à vouloir le censurer et le menacer durant un événement? C'est complètement ridicule et nous éloigne de l'acceptabilité d'un "choc d'idée."
Le langage de MBC est aussi très complexe, que plusieurs de ses grands fans vont défendre de peine et de misère, alors qu'il ne fait qu'utiliser des mots "intellectuels" et des tournures de phrase incroyable pour dire peu. MBC s'éloigne tellement du sujet en faisant des mégaparenthèses pour, au fait, dire ce qu'il voulait expliquer au début, et qui l'aurait pu faire en 1 phrase de 5 mots.
En tant qu'indépendant politique qui magasine à chaque élection, il y a des constats dans ce livre auquel tous peuvent être en accord. Mais il y a aussi plusieurs idées farfelues, et parfois même, discriminatoires, surtout lorsqu'il commence à parler d'immigration et de son deuxième mot préféré après fondamentalement, le multiculturalisme. Il n'y a rien de mauvais dans le concept du multiculturalisme , ce que MBC démonise. Quoique lorsqu'on est en train de lire un livre d'un nationaliste québécois qui veut à tout prix que la province devient un état souverain, qui charge une guerre de mots contre les anglos du West Island et le soi-disant "multiculturalisme", on ne se choque pas trop.
C'est quand même très stimulant de lire des livres écrit par des individus auquel je ne suis pas en accord avec.
Un livre sur la pression qu'exerce le politiquement correct dans notre société.
Il indique comment certains penseurs, et leurs acolytes, essaient d'imposer leurs vues sur différentes notions sans discussion possible. Quand c'est rendu que certains mots sont jugés plus sévèrement que des actes de violence physique, il y a un problème.
L'essai aborde plusieurs points intéressants, mais je l'ai trouvé assez faible sur le contenu avec la mise en avant d'un style littéraire plutôt ampoulé et rébarbatif.
Uma leitura para tema de um debate caloroso sobre as ideologias dominantes. A relação entre a direita e a esquerda. As derivas a que o autor chama "politicamente correto".