Jump to ratings and reviews
Rate this book

Cataractes

Rate this book

Après le grand succès de son précédent roman, BOREAL, le nouveau Sonja Delzongle !

"Sonja Delzongle pousse là où l'on ne s'y attend pas les curseurs de la noirceur humaine. Réfrigérant et époustouflant." Madame Figaro, à propos de Boréal

Il y a quarante ans, le petit Jan Kosta, trois ans, a été l'un des rares survivants de la terrible catastrophe de Zavoï.
Lors d'un gigantesque glissement de terrain, ce village des Balkans a été littéralement englouti sous des torrents de boue.
Sauvé par son chien qui l'a traîné, inconscient, hors de l'eau fangeuse, Jan a perdu toute sa famille.
Devenu hydrogéologue, Jan reçoit un coup de fil alarmé d'un ami ingénieur.
Il se passe des choses étranges dans et autour de la centrale construite sur les flancs de la montagne de son enfance.
Les gens ont des comportements imprévisibles, parfois violents.
Les moines du monastère voisin ont tous disparu, et les bâtiments délaissés accueillent désormais un institut psychiatrique.
Vladimir demande à Jan de venir étudier les faits.
Que le mal vienne de la centrale, de la montagne ou des hommes, si un nouveau drame est sur le point de se produire,
seul un survivant de Zavoï aura une chance de pouvoir tout arrêter.

315 pages, Kindle Edition

First published April 1, 2019

31 people want to read

About the author

Sonja Delzongle

24 books22 followers

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
11 (15%)
4 stars
19 (26%)
3 stars
27 (38%)
2 stars
9 (12%)
1 star
5 (7%)
Displaying 1 - 12 of 12 reviews
Profile Image for Maks.
375 reviews19 followers
August 31, 2019
"Cataractes" est le deuxième roman de Sonja Delzongle que je lis, le premier étant "Boréal" et que j'avais adoré. Encore un fois l'auteure fait mouche avec un thriller haletant, sans temps morts, bourré d'action.

Les personnages très abîmés sont bien écrits, surtout le personnage principal qui inspire la compassion mais aussi le respect, son âme est assez torturée disons-le mais l'intérêt prend forme justement avec cet aspect.
Les personnages secondaire sont eux aussi bien traités.

Visuellement on s'imagine bien dans un décor froid mais beau, parfois désolé mais où la nature est omniprésente, sans oublier tout de même les stigmates de la guerre.

Cataractes, en plus d'être un thriller, est un roman sur l'acceptation mais aussi sur la recherche de ses racines, de ses origines, de son passé, le tout dans une ambiance assez folle, à la limite du fantastique sans que cet aspect se développe plus que par un sentiment, un ressenti.

Il y a pas mal de retournements de situation qui sont vraiment bien vues par Sonja Delzongle qui me bluff encore une fois avec une fin hallucinante et hors du commun.

https://unbouquinsinonrien.blogspot.c...
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews222 followers
April 11, 2019
Le prologue me laisse sur le carreau…. Mon cœur saigne et je pleure parce que je me souviens… Ce jour de janvier 2018 où, après des torrents d’eau, la montagne nous est tombée sur la tête, emmenant avec elle rochers, maisons, voitures, faisant plusieurs morts et laissant des dizaines de maisons détruites. Cette nuit-là, seule avec mes filles, j’ai cru que ma dernière heure était arrivée. Sans électricité, sans eau potable, sans gaz, sans réseau de téléphone, n’entendant que les sirènes hurler et le bruit des hélicoptères, j’ai attendu dans le noir et le froid des secours débordés.

Comment rester insensible à ce prologue ? Mon cœur se serre, je revois ces jours terrifiants que je n’aurai jamais pu envisager vivre et j’ai du mal à respirer. La force des mots utilisés par Sonja pour décrire ce cauchemar révèle incontestablement toute l’horreur de la situation vécue par un petit garçon de 3 ans, seul, emporté par la boue. Nous sommes à Zavoï, petit village des Balkans au mois d’avril. Jan Kosta, survivant de cette catastrophe, se souvient. Il n’a rien oublié de cet événement emblématique de son enfance avec lequel il a été forcé de se construire. Son village n’existe plus, il est désormais enfoui sous les eaux. De cette expérience dévastatrice, Kosta en a fait son métier : hydrogéologue. Il vit désormais à Dubai avec sa femme et sa fille et c’est là qu’un ami d’enfance vient le chercher. Il se passe des choses graves à Zavoï : certaines personnes qui vivent là ont des comportements étranges. On pense à une contamination de l’eau, des prélèvements sont nécessaires pour s’en assurer. Kosta revient alors sur les terres de son enfance, et en lui, les vannes s’ouvrent.

Je voudrais mettre en lumière deux aspects que j’ai particulièrement aimés dans ce roman, sans doute le plus personnel de Sonja Delzongle puisqu’elle y parle de ses racines et d’un conflit meurtrier qui a balayé cette terre. Ce roman est un hymne à son pays et j’ai été extrêmement touchée par la poésie qui s’en dégage, principalement dans les descriptions des paysages, de cette nature qui flamboie, mais qui inquiète aussi, de cette nature qui a tous les droits.

D’abord, j’aimerais parler de l’écriture qui insiste sans arrêt sur les opposés : l’homme et la bête, la nature accueillante et la nature hostile, l’eau et la terre donc l’humidité et la sécheresse, l’amour d’une terre chérie et la crainte qui s’en dégage, le passé et le présent. Kosta, enfant rescapé des eaux craint cette terre qui a fait mourir toute sa famille et pourtant, ses racines, la tendresse profonde qu’il ressent pour ce lieu fait partie intégrante de sa personnalité. Ce qui a failli le tuer est aussi ce qui l’a construit. Les cauchemars qu’il fait, cette sensation d’avoir de la boue dans ses veines, lui donnent cette appartenance inaltérable à cette terre aimée et honnie.

Ensuite, j’ai trouvé un parallèle plus que troublant entre ce barrage construit sur des terres meubles et la personnalité de Kosta bâtie, elle aussi, sur des fondations fragiles. La Centrale et le barrage apparaissent comme une forteresse infranchissable. Progressivement, les turbines ne sont plus étanches, les vannes s’ouvrent, les fuites d’eau apparaissent. Le bâtiment devient vulnérable, comme l’est le cœur de Kosta de retour sur ses terres. La symbolique du village fantôme qui réapparaît sous le lac, laissant entrevoir la vie qui a été, fait remonter en Kosta ce petit garçon de 3 ans, terrifié, suffocant, et au fond terriblement seul. Cette source qu’il passe le roman à chercher, pure, enfouie dans les profondeurs de la terre représente tout naturellement son enfance. Le lecteur l’accompagne dans cette quête qui va bien au-delà de prélèvements ou de diagnostics. C’est son âme qu’il revient chercher. Le personnage de Djol est celui qui fait le lien entre nature et culture, entre l’enfance et l’adulte, entre le passé et le présent, entre le cœur sec d’avoir trop souffert et le cœur tendre de l’enfant innocent. « Comme toi, les gens ont oublié leurs origines, leurs racines, la source. Ils ont perdu le peu de mémoire qu’ils avaient. »

Un mot sur l’intrigue bien construite, angoissante et bien ficelée qui au demeurant a été secondaire pour moi, fascinée que j’étais par cette montagne, Babin Zub, la dent de la vieille, la quête de cette source d’eau pure et les descriptions de Sonja de sa terre. Cette intrigue sert surtout à mettre en lumière l’aspect extrêmement psychologique de l’évolution du personnage central. Ses racines, profondément ancrées en Serbie ne peuvent pas être volontairement annihilées, il est un arbre qui pousse, profondément enraciné dans cette terre, avec ses blessures, ses coups du sort, son histoire. « Soudé à la terre, à cet instant, Kosta redevient le rescapé du torrent d’eau et de boue qu’il n’a jamais cessé d’être. Toutes ces années loin d’ici, son existence confortable à l’étranger, n’ont finalement rien effacé. Juste recouvert. Ses racines sont restées mêlées à celles de ces arbres… »

La fin est magnifique, il n’y en avait pas d’autres possibles, tellement elle fait sens, tellement elle sonne juste. Nous n’échappons jamais à notre enfance ni à nos racines, et vouloir qu’il en soit autrement est un leurre. Sonja Delzongle le démontre admirablement bien dans ce roman qui touche l’âme et fait ressurgir l’enfant qu’on était. J’en ai été profondément émue…

Profile Image for Sonia Pupier Goetz.
853 reviews35 followers
April 12, 2019
Il suffit qu’il y ait le nom de Sonja sur la couv’ et j’achète les yeux fermés ! Bon, quand j’ai lu le résumé, j’ai un peu fait la gueule en apprenant que le personnage principal était hydrogéologue…Je les côtoie au bureau, et franchement, ça me faisait pas très envie d’en retrouver un dans ma lecture. Mais j’ai fait confiance à Sonja, et comme d’habitude, je me suis régalée !!!! On enclenche le mode survie et on est parti !

On se retrouve dans les Balkans avec des premières pages à couper le souffle. Le drame vécu par le petit Jan est épouvantable, et le lecteur le subit au plus profond de son âme à son tour. Un premier chapitre qui décoiffe !

Une quarantaine d’années plus tard, nous retrouvons Jan, marié, papa d’une petite fille, installé comme hydrogéologue à Dubaï. Il répond présent à l’appel à l’aide d’un ancien copain d’études, Vladimir, inquiet quant à certains problèmes techniques rencontrés dans la centrale hydraulique dans laquelle il travaille, à Zavoï, en Serbie. Jan va donc retourner sur les lieux du drame qui a bouleversé sa vie. Accompagné du lecteur, il va aller de surprises en surprises. Un monastère transformé en asile psychiatrique, des hallucinations, des légendes, des disparitions, les ingrédients pour rendre l’atmosphère pesante et angoissante sont réunis.

Jan va faire équipe avec Marija, une journaliste, pour investiguer la montagne, trouver la source originelle alimentant la centrale hydraulique et établir son rapport sur le contexte hydrogéologique du périmètre.

Pendant la petite balade en pleine nature de Jan et Marija, qui n’aura rien de bucolique, Vladimir quant à lui, va devoir affronter des disparitions mystérieuses et des meurtres effroyables.

La construction du roman nous relatant ces deux histoires de manière alternative donne du rythme et oblige le lecteur a rester scotché aux pages et aux chapitres. J’ai aimé le décor, cette centrale hydraulique perdue dans les Balkans, ça change vraiment de ce que l’on peut lire habituellement. C’est la particularité des romans de Sonja. A chaque fois, elle se renouvelle et nous embarque avec elle ailleurs. Et son ailleurs est toujours passionnant ! Sonja a su nous faire apprécier la Serbie, terre de ses ancêtres.

On retrouve des thématiques fortes, imposant au lecteur une certaine remise en question, on se laisse porter par l’écriture percutante et puissante de Sonja. Un régal ! Je vous le conseille ! C’est un roman d’une noirceur infinie, loin de tout ce que vous aurez pu lire auparavant. Si vous êtes avides de nouveauté, foncez !
Profile Image for L'atelier de Litote.
651 reviews42 followers
April 25, 2019
J’ai eu un gros coup de cœur pour ce livre. L’intrigue se joue sur plusieurs niveaux mais avant toute chose, on reste sur le fil du Natural writing et ça c’était beau, vraiment bien écrit. L’auteure nous embarque dans une région montagneuse de Serbie où il est question de sources cachées, d’eau contaminée, de barrage défectueux. Il y a aussi des personnages inquiétants, une sorte de Yeti serbe, entre Bigfoot et Golum, une mouvance extrémiste écolo, un psy pas net, un monastère sans moines, bref de quoi fournir une intrigue qui colle à la montagne et à notre peau comme la boue à celle de Kosta notre personnage principal. Kosta rescapé de la catastrophe de ZavoÏ qui a engloutie son village et toute sa famille, recueilli par Djol son sauveur il y a quarante ans de cela. Aujourd’hui, hydrogéologue, il vit à Dubaï et à la demande de son ami Vladimir, il va revenir dans sa région natale apporter son aide à la centrale. Ce retour va raviver de nombreux souvenirs et nous allons voir le personnage de Kosta évoluer. Il sera accompagné dans ses recherches par Marija, une journaliste à eux deux, ils vont enquêter dans des conditions aux quelles on ne s’attendait pas. Les personnages imaginés par l’auteure qui sont suffisamment bien construits pur qu’on s’y attache. Les descriptions de la nature, la montagne Babin Zub, le brouillard local la magla, le ton est donné pour une montée en puissance de la tension qui rend le roman anxiogène et captivant à la fois. Le conflit Serbo/Croate est abordé et constitue une toile de fond sans prendre la première place dans l’intrigue. J’ai aimé les allers retours dans le temps entre souvenirs et réalité. Un thriller qui nous apporte beaucoup de moments forts en émotions, des retournements brillants qui donnent force et intelligence au récit. Bonne lecture.
Profile Image for Quoilire.
521 reviews7 followers
November 2, 2019
Mais qu'est-il arrivé à Sonja Delzongle ? Où est l'auteure de Quand la neige danse et Boréal qui m'avait séduite de part l’ambiance qu'elle instaurait dans ses romans, du dépaysement, des personnages forts, et surtout avant tout d'une bonne intrigue. Mais ici, rien de tout cela.

Le rythme du roman est inégal, mais le plus souvent l'histoire se traîne. Sonja Delzongle tente bien de relancer l'intérêt du lecteur, mais les rebondissements sont tellement incongrus ou pas du tout crédibles.

Au final, ce roman est plus un pamphlet sur l'ancien régime de la région de la Croatie - Bosnie - Yougoslavie.

Et ce final, d'un convenu, sans aucune surprise; sans parler de la scène finale qui non seulement n'apporte rien, tombe comme un cheveux sur la soupe et laisse un mauvais goût au roman.

Si vous êtes curieux de l'histoire de cette contrée dans l'ex-empire de l'Est, vous y trouverez sans doute un peu de plaisir; pour les autres....
https://quoilire.wordpress.com/2019/1...
Profile Image for Sophie.
264 reviews
June 22, 2019
On m'a proposé ce livre et c'est avec curiosité que je m'y suis lancée. Je reviens tout juste d'un voyage dans les Balkans, dont j'avais envie de retrouver l'univers. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, que je trouve globalement creux. L'intrigue tourne autour des problèmes psychologiques et de la folie humaine à tous les niveaux. Trop de cinglés pour une seule histoire.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Pierre Renaud.
16 reviews
August 19, 2019
Beaucoup trop de coïncidences qui rendent l'histoire non crédible. Les personnages m'ont semblé creux.
10 reviews
July 24, 2022
J aime cet auteur mais un peu déçue. On se perd dans l histoire. C est confus. Fin décevante. Je ne regrette cependant pas de l avoir lu.
Profile Image for Camille.
200 reviews13 followers
July 7, 2025
2,5! Divertissant pendant un certain temps, mais il etait temps que ça finisse! Et la fin, voyons donc!!
Displaying 1 - 12 of 12 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.