Delafeuille, l’éditeur parisien, débarque à Copenhague pour y rencontrer le maître du polar nordique, au moment même où la police locale est confrontée à un redoutable serial killer : l’Esquimau. Coïncidence ? A peine installé à l’hôtel avec le dernier roman de l’auteur, Delafeuille découvre que la réalité et la fiction sont curieusement imbriquées… et qu’il pourrait bien être lui-même, sans le savoir, un personnage de thriller nordique.
Tueur fou, flics au bord de la crise de nerfs, meubles Ikéa, livre à tiroirs, tempête de neige, ours polaires, Sherlock Holmes et la petite fille aux allumettes : Luc Chomarat nous livre une épopée littéraire jubilatoire, un tour sur le grand huit où le rire le dispute au vertige.
Delafeuille, l’éditeur parisien, débarque à Copenhague pour y rencontrer le maître du polar nordique, au moment même où la police locale est confrontée à un redoutable serial killer : l’Esquimau.
Coïncidence ? A peine installé à l’hôtel avec le dernier roman de l’auteur, Delafeuille découvre que la réalité et la fiction sont curieusement imbriquées… et qu’il pourrait bien être lui-même, sans le savoir, un personnage de ce thriller nordique.
Tueur fou, flics au bord de la crise de nerfs, meubles Ikéa, livre à tiroirs, tempête de neige, ours polaires, Sherlock Holmes et la petite fille aux allumettes : l’auteur nous livre une épopée littéraire jubilatoire sur fond de physique quantique.
Je me suis régalée avec les noms pleins de consonnes et l’inspecteur Bjonborg, les personnages qui semblent inventés au fur et à mesure et qui reprennent des stéréotypes. Mais l’action se déroule-t-elle à Copenhague ?
En tout cas, la Carlsberg coule à flot, les personnages masculins ont tous la mâchoire carrée, les épaules larges et le poil ras, et Andersen est le plus grand génie de la littérature.
J’ai aimé les réflexions des personnages sur la future littérature digitale : avenir ou fléau ?
Bref, un excellent moment de lecture qui revigore les méninges.
L’image que je retiendrai :
Le personnage principal a une attirance particulière pour l’ASSE.
Quelques citations :
Si Bach avait pu de mander son avis à tout le monde, nous n’aurions pas cette merde de Clavier bien tempéré. (p.132)
Cela nous rappelle que l’écriture est le lieu de tous les possibles, et pas celui d’un exercice comptable comme on essaie de nous le faire croire aujourd’hui. (p.141)
Notre ami Grundozwhzson, apparemment marqué par les travaux de Niels Bohr, semble avoir pris sur lui d’appliquer certains des présupposés de la mécanique quantique au thriller, notamment le principe de superposition et le principe d’incertitude. (p.196)
Un concept qui aurait pu être super fun mais la misogynie, bien que supposément ironique, à des fins comiques bah perso ça me fait pas rire mdr. + le tt m’a semblé un peu prétentieux pour des réflexions faussement compliquées.
Une parodie de polar nordique écrit par un français : on se moque du genre, par des détournements et des exagérations parfois très drôles. Une lecture vraiment originale, dont on se délecte !
D'abord ce livre n'est pas du tout adressé à moi. Apparemment c'est une parodie de polars nordiques, qui se veut critique et humoristique sur le genre. Comme je n'ai lu quasiment aucun polar nordique, je passe à côté de la plupart des références, et plein de passages m'ont parus posés là sans raison, alors qu'ils font probablement allusion à des procédés typiques de ces romans. À la toute fin, j'ai quand même fini par m'attacher au personnage principal, l'éditeur Delafeuille. Par contre, j'ai eu du mal à ressentir les enjeux, puisque le livre te rappelle constamment que tu es en train de lire un livre. De même avec le personnage de Sherlock Holmes: on nous dit tout le temps que ce n'est qu'un personnage de fiction, donc difficile de se soucier de ce qui lui arrive. D'ailleurs le bouquin pose plusieurs fois la question de pourquoi il se trouve dans un polar nordique . Le concept est plutôt sympa: la quasi-totalité des personnages ont conscience d'être dans un roman, alors pour arrêter le tueur en série, ils ont l'idée de rechercher le texte complet du roman dans lequel ils sont, car le bouquin Le dernier thriller norvégien existe dans le roman. Et comme ça ne marche pas, ils ont l'idée d'aller contraindre le romancier lui-même de leur écrire une fin où ils appréhendent le tueur. Par contre, je trouve dommage qu'aucun personnage ne soit plus choqué que ça de découvrir qu'il est fictionnel. Il n'y en a pas un pour faire un crise existentielle et se demander si ce qu'il fait a un sens alors qu'autour de lui rien n'est vrai, mais est régit par l'imagination d'un seul type. L'intrigue en elle-même n'est pas très intéressante. D'ailleurs l'auteur le dit lui-même, à travers ses personnages qui commentent l'histoire à la fin tout en étant dedans. p202 : "Le texte s'intéresse assez peu au progrès de l'enquête proprement dite. On assiste à des digressions improbables, dans un cadre qui [...] est assez peu documenté." C'est tout à fait ça. De plus, le livre a beau critiquer son propre sexisme, il n'en reste pas moins qu'il donne une trèès mauvaise image des femmes. C'est simple, tous les personnages féminins sont des grandes blondes minces à forte poitrine, qui ne servent que d'objets sexuels, à être tuées ou secourues. La seule exception c'est l'éditrice Madeleine Murnau, un cliché qui est grosse, à la limite d'être obèse. et lesbienne. Que ce soit pour se moquer des thriller nordiques ou pas, lire ça dans un livre paru en 2020, ça ne fait vraiment pas plaisir.