كيف تتحدث المرأة في سردها عن الجسد المنتهك و الأسى الذي يسكنها ؟ في هذا النص القاسي المؤلم الذي تعرضه وفاء غربال على قارئها بعض الإجابة. فأوّل ما يشدّك إليه لغته الموقّعة كنغمات الموسيقى التي تقوم الشخصية السارد. فتجعل اللوعة ترشح أنوثة عارمة وشبقا معطّلا وأسى شفيفا رقيقا رغم الغدادة والغلظة. هذه الرواية هي رواية تأمل في جروح الجسد وقروح الذاكرة القديمة وتهاوي استعارات الهوية بحثا عن طريقة لمداواتها ونحوها بتثبيتها كي تكون أكثر وضوحا وحضورا.
هذا الياسمين الذي ينضح سوادا ومأساة، حكايته تدميك،تؤلمك.. كلّ رسالة تروي فيها الضحيّة دون أن تفصح عن هويّة المتلّقي، المعنيّ بهذه الرسائل، عن كوابيسها، آلامها، ما سبّبه لها من وجع وشجون وأرق لليالي طويلة، استطاعت فيها ذكريات الماضي أن تقفز إلى حاضرها وتقوّضه.. وتقف حاجزا أمام سعادتها.. لم يخلّصها حبّها لرجل أحلامها من وطأة الماضي وبقيت متمزّقة بين جسدها الذي يفيض شهوة وجموحا وشبقا وبين الحاجز الذي وقف جدارا منيعا يحول بينها وبين سعادتها وبين رجلها .. كان وقوفها على الركح للغناء والتماهي مع الموسيقى هو ما ينتشلها من أحزانها وذكرياتها المخضبّة بالألم.. لم تكن تستطيع الاستمرار دون الغناء، كانت تسترق بعض لحظات السعادة لتعود إلى ظلمتها وليلها الأبدي ووحدتها التي لم يستطع أحد أن يشفيها من ذاتها المكلومة، وقروحها التي لا تُشفى ولذلك اختارت الكتابة لعلّها تقتله وتهيل عليه التراب، وهي التي ما استطاعت أن تعيش حياتين في وطنين مختلفين بين رجلين لا يشبه الواحد الآخر.. صراعها، حروبها الداخلية، عقدها والكثير منها أسالته على الورق حبرا عساها تتخلّص من ماضيها الذي يهاجمها ويتحكّم في جسدها، يخيفها دائما.. فهل ستبقى حبيسة الماضي ! وهي التي تعرّضت لشتّى أنواع التعذيب والحزن والخيانة؟ فهل هناك امرأة تستطيع أن تلقي بحبّ عمرها وتمضي كأنّ شيئا لم يكن !
Le jasmin noir est un roman ou plutôt une autobiographie dont l’héroïne est une femme.. J'ai su que cette lecture sera envoûtante et captivante dès les premières pages! Tout d'abord je veux saluer l'auteure pour son courage.. d'autres femmes auront peur et honte même à dévoiler une telle histoire triste et amère.. Le mouvement du récit fut long, toutefois ça n'a affecté l'histoire en rien.. En fait, la plume unique et poétique de l'auteure a recouvert toute lacune.. En ce qui concerne l'histoire, j'essaie encore de trouver les mots pour réagir.. Des larmes ont surgit dès que j'ai lu et su de qui s'agit le destinataire des lettres.. une choque.. je me demande encore comment une petite fille de huit ans seulement a pu porter un tel fardeau toutes ces années.. ce viol atroce lui a ôtée des choses irremplaçables et indispensables pour une vie stable et sans complexes.. cette atrocité l'a torturée et a rendu sa vie un calvaire.. une suite de cauchemars interminables.. Bien que ce viol fut l'événement dominant dans toute l'histoire, l'auteur nous a dévoilé beaucoup de détails de sa vie en tant que amoureuse, étudiante, femme et professeure.. et dans chaque coté de sa vie on remarque une sorte de tiraillement.. elle s'avère tiraillée entre deux hommes, entre la musique et la littérature, entre Paris et Tunis... Bref, cette lecture fut un peu affligeante et riche en émotions.. Merci Wafa Ghorbel de nous avoir écrit ce témoignage qui peut aider beaucoup de femmes à se soulager et briser leur silence et les inciter à exposer eux aussi leurs histoires de viol ou d'autres crimes commis par des hommes..
Une femme adresse trois lettres à une personne dont elle nous révèlera l’identité à la fin de la première lettre.
Ce style épistolaire adopté par l’auteur permet à la narratrice-protagoniste non seulement de nous révéler ses amours, mais également de dévoiler ses humeurs, ses sentiments et ses ressentiments.
Elle parle de ses maux, de ses espoirs, de son déchirement entre deux hommes, deux cultures, deux pays et deux entités. En creusant en profondeur, cette femme est multiple : elle est à la fois la musicienne et le docteur en littérature française, la petite fille qui n’a pas grandi et la femme séduisante accomplie. Elle est la femme amoureuse qu’on s’attendrait à voir braver toutes les coutumes pour gagner son amour mais aussi la femme timide qui n’ose pas transgresser certaines normes de la société où elle a été élevée.
Le rythme du livre va crescendo comme certains morceaux de musique : doucement d’abord, puis de plus en plus fort. Tout cela est ficelé autour d’un thème tabou que l’auteur ose aborder et dénoncer du début jusqu’à la fin de son roman.
Roman fort par le thème qu'il aborde, le Jasmin Noir a le mérite de ne pas se défiler et d'aborder frontalement son sujet, sans détours ni chichis. L'exercice est d'autant plus périlleux (et déroutant) que l'auteure partage beaucoup de points communs avec son héroïne si bien que la frontière entre l'autobiographie et la fiction est souvent floue, autre point fort indéniable du livre. Seul bémol, une fois que la plus grosse révélation du récit atteinte (bien trop tôt et que l'on devine tout aussi tôt), le reste du roman suit peu à peu les chemins balisés et conventionnels du drame tunisien comme il en existe beaucoup dans la littérature tunisienne . Lecture agréable somme toute, ne serait-ce que par la plume fluide de Wafa Ghorbel, il ne saurait pourtant être totalement évalué sans sa deuxième moitié ''Le Tango de la Déesse des Dunes" paru peu de temps après ce livre ci.
« Je m’étonnais moi-même de l’idéalisme du tableau que je brossais de mon passé. Pas l’ombre d’un nuage dans ce beau ciel bleu... Si tout était aussi parfait, pourquoi l’avais-je quitté ? ». On poursuit dans Le Jasmin Noir trois lettres adressées par notre personnage principal à un destinataire inconnu: un mystérieux qui avait boulversé sa vie lors de sa jeunesse et qui avait un impact négatif sur son avenir. A traves ces lettres, la jeune narratrice ,une étudiante à Paris, raconte à son destinataire trois importants moments de sa vie: non seulement des moments de pur bonheur, d’euphorie, de détermination mais aussi des moments de faiblesse, de regret et de naïveté ce qui fait de ce livre un mélange d’émotions contradictoires. On va essayer à travers les premières pages de connaître cette personne mystérieuse et le genre de relation qu’elle noue avec l’expéditrice. Et laissez moi vous dire que la révélation de son identité sera le premier choc parce qu’on s’attendait à quelqu’un de très différent. Dans ce livre, on ne découvre pas seulement Wafa Ghorbal la romancière, mais aussi Wafa la chanteuses et l’artiste. Elle nous fait voyager vers la musique, l’amour et les sentiments profonds. On se croirait entrain de lire un vrai poème, bien rythmé et pleins de messages. Tout simplement, ce livre est un coup de cœur très émouvant, et à vous de le découvrir. Pour ma part, je compte commencer le deuxième tome le tango de la déesse des dunes très prochainement.
la deuxième lecture m'a comment dire fait passer de l'extase au pur ennui une déception amère le livre aurait dû s'arrêter à la page 110 après il devient insignifiant 3.5' sentiment post première lecture ' Ne pas se sentir chez soi ou que l’on soi, une identité meurtrie déchirée fêlée violée ! Le personnage principal se met à nu nous dévoile sa beauté ses craintes ses peurs et ses pires cauchemars, l’auteur nous tient par la main et nous fait découvrir au fur et à mesure des pages une réalité tragique, a la moitié du livre lorsque j’ai découvert les vraies raisons de cette tragédie mes poils se sont hérissées et mes yeux embués ce furent quelques très beau instant de réelle alchimie avec le livre. La schizophrénie de notre société est palpable à travers le personnage principal qui subit de plein fouet cette société du début jusqu’à la fin. la sexualité est très bien abordée d’une manière impétueuse et franche mais sans pour autant tomber dans la vulgarité. le style d’écriture est bien mais pas pour autant hors du commun le livre contient quelques très beaux passages mais qui ne sont pas très nombreux.
la fin pas assez rassasiante à mon gout j’attendais mieux. pour conclure très bon livre qui ne peut ne pas toucher le lecteur et surtout s'il est Tunisien
Un mélange d'émotions qui vous laisse en larmes ... une touche artistique est souvent présente! ... une histoire aussi déchirante qui traite les sujets les plus actuels et tabous de la société tunisienne ...
Une lecture poignante, bouleverdante qui fait "mal". Le roman se présente comme une sorte de plongée scripturale dans le cœur et la chair d’une femme qui adresse trois lettres à un inconnu dont elle ne révélera l’identité qu’à la deuxième lettre. L'oxymore mis en place d'emblée trouve son écho dans toute l’œuvre. Une opposition entre deux mondes, le pays natal noyé dans la tradition et le conservatisme et le pays d’accueil de la narratrice dans lequel elle connait le feu de l’amour et de la passion et où elle développe un amour pour la musique. Et c'est sur scène où elle se sent elle-même, dépouillée de toute une enfance scabreuse qu’elle entraîne depuis l’âge de huit ans. Un roman plein de subtilité et de sensibilité remarquables. Il se veut un miroir pour beaucoup de femmes, qui n’ont probablement pas vécu la même tragédie, mais qui se sont trouvées dans un passage ou une citation ou une situation du roman. Une lecture dont on ne sort pas indemne.
This novel is original in many ways. First, this book falls in a distinctive category apart from all known regular categories. It falls in the category of bio-fiction, in which the author wrote a fiction story based partly on her life and using herself as the leading character. Second of all, the author chose a rare style of writing 3 letters to a specific person she identifies at the end of the first letter. These 3 letters were written in 3 different times at 26, 30, and 32 years old of the leading character. Finally, the story told throughout this novel is also original and creative taking unexpected twists and u-turns.
The novel relates the story of a young Tunisian woman going to Paris to study falling in love with a Frenchman of Italian origins from the beguinning til the end of the relationship spanning almost a decade. While the story might seem very familiar to readers from North African countries, it takes sudden unexpected deviation from the regular and traditional stories we've heard or read about in our environnement.
The author was able to reveal herself, the leading character, the women (women in plurial not a mistake) inside her. She bares literally and figuratively naked her soul, her heart, and her body. The reader is able to feel with her everything: her loves, her dilemmas, her sufferings, and her feelings. The author was able to communicate to the readers how the woman was caught throughout her life in Paris between two countries, two loves, and a permanently self-imposed past against an uncertain and varying present and future.
I liked this novel very much because the author dared for her first novel to use an original writting style in an unsual genre and to write about a taboo topic so little written about in literature.
"الياسمين الأسود" ينتمي لصنف الأعمال التي أجد نفسي عاجزة عن تقييمها لفرط جمالها. عملٌ يختزل في طيّاته الوجع والسّواد ووخز السّر الدّفين. ثلاث رسائل اختارت البطلة/الراوية أن تبُوح فيها بأبشع ما يمكن لأنثى مُغتصبة أن تعيشه وتنقُله على الورق. روح ممزّقة بين بلديْن، عالميْن، حياتيْن، بين اليأس والأمل، بين الماضي الحاضر بقوّة في ذاكرتها السوداء والحاضر الغائب الباهت الضّبابي، بجسدٍ عارٍ ولكن منغلق وعصيّ وروح مُحلّقة، مُتفتّحة ولكن مكلومة، بصوتٍ يطير على الركح ويُطلق الأنغام الجريحة وقلمٍ ينزف حبرًا ويخطّ رسائل لن تصل إلى شبح الماضي. إنّه كتابُ الألم بامتياز.
“Le Jasmin noir “ est un roman poignant qui nous plonge au cœur de l’intimité d’une femme tiraillée entre un passé sombre et un présent qu’elle peine à embrasser. À travers une série de lettres adressées à un destinataire mystérieux, la narratrice exprime son désarroi, partagée entre le poids écrasant de ses souvenirs et la tentation d’un avenir incertain. Désireuse de profiter de sa féminité et de jouir de l’amour, elle se retrouve pourtant prisonnière d’un monstre intérieur qui l’empêche de vivre pleinement ses désirs. Cette lutte intérieure l’a poussée à briser son couple et à perdre l’amour de sa vie. Le style de Wafa Ghorbel, empreint de délicatesse et de profondeur, magnifie cette dualité, rendant palpable l’angoisse de son héroïne, déchirée entre le désir de vivre pleinement et la peur d’affronter ses propres démons. C’est un roman à la fois captivant et bouleversant, où chaque mot résonne comme une note de musique mélancolique. C'est un roman hors du commun, un chef-d'œuvre à la fois envoûtant et inoubliable.
The strength of the book resides in its subject matter. The thematic choice is what made it engaging and a page-turner (at least for me). The writing style is so fluid and the descriptions and rhetirical questions make the book hard to put down. Yet, I find the portrail of the characters a bit static which made it difficult for me to root for any of them. Each one of them is passive and self-centered in its own way.