Une enquête de la commissaire Edwige Marion À Paris, l’ouverture d’un hôtel de passe 2.0, dont les pensionnaires sont des poupées de silicone, ne fait pas l’unanimité. Son jeune propriétaire, précurseur sur le marché du sexe, n’avait pas imaginé les réactions violentes que sa start-up provoquerait… Dans le même temps, l’Office, dirigé par la commissaire Marion, est confronté à une série de meurtres atroces. Trois femmes sont retrouvées mutilées, des parties de leur corps trafiquées afin d’en faire des créatures parfaites. La psycho-criminologue Alix de Clavery, dont l’expertise est indispensable sur ce dossier, a mystérieusement disparu. Si Marion devine que ces affaires sont liées, elle n’imagine pas à quel point. De Paris au Japon, elle traque ce Docteur X qui l’obsède depuis quinze ans.
Danielle Thiéry is a French writer and former police officer.
After holding various positions: youth squad, drugs, prostitution, territorial brigade, border police, railway police. In 1991, she was appointed the first woman Divisional Commissioner in the history of the French police.
Je n’avais encore jamais lu de romans de Danièle, j’en ai beaucoup entendu parler, et je l’ai croisée à plusieurs reprises à Vienne et aux Quais du Polar. J’avais donc hâte de découvrir son univers !
Ce nouveau roman met en scène son enquêtrice récurrente, Edwige Marion, directrice de l’Office de Répressions des Violences aux Personnes. Il n’est pas utile d’avoir lu les précédents pour comprendre l’intrigue, même si ma curiosité a été titillée à de nombreuses reprises par rapport au passé d’Edwige, abordé plusieurs fois au fil des pages.
Dans ce roman à la couverture magnifique, nous faisons notre éducation sur le sexe 2.0. Le sexe en ligne, des maisons closes un peu particulières où les prostituées sont des poupées plus vraies que nature, et surtout, à la plastique parfaite, bienvenue dans ce monde glauque et violent. Car Danièle ne ménage pas le lecteur, loin de là ! Les « sex doll » font le buzz en Asie, principalement au Japon, mais également dans certains pays d’Europe, et Danièle se lance dans la brèche en nous proposant un thème oh combien original et novateur.
Le fameux Docteur X va s’attaquer aux proches de Marion, qui, lorsqu’elle va tenter de dénouer ce sac de nœuds, va s’apercevoir que tout est lié, et qu’il ne faut surtout pas se fier aux apparences. Marion sera touchée au fond de son âme et devra se battre pour faire la lumière sur cette histoire, mais également pour sauver ces personnes qui lui sont chères.
L’écriture est très perspicace, nette, incisive, parfaitement maîtrisée et très minutieuse. Les chapitres sont courts, voire ultra courts à certains moments, impliquant un rythme soutenu nous laissant à peine le temps de respirer et se remettre de nos émotions. Ne pensez pas vous ennuyer au cours des 400 pages de ce joli pavé. Danièle n’est pas le genre d’auteure à planter le décor pendant des lustres ! Ça bouge, vite et tout de suite !
« Dis moi qui tu es, je te dirais qui t’a tué ».
Le profilage tient une grande place dans ce roman, aux détails fournis et précis. Plonger dans ce domaine de psycho-criminologie m’a passionnée ! Et Danièle sait de quoi elle parle ! J’ai découvert également une nouvelle technique de recherche, à savoir l’odorologie, servant à piéger, grâce à des pinces stériles et des bandelettes de textile spécial les « signatures olfactives » laissées par un criminel sur une scène de crime, puis mises sous scellé dans des bocaux stériles qui sont placés dans une odorothèque. C’est captivant !
Tout étant très psychologique, les personnages sont eux aussi disséqués, on a l’impression d’être dans leur cerveau. Les relations mère-fille sont inexistantes côté Marion et Nina, sa fille adoptive, de retour de Londres, qui va donner du fil à retordre à notre enquêtrice au caractère pourtant bien trempé ! J’ai particulièrement apprécié Alix, notre psycho-criminologue, et sa gestion de la situation délicate à laquelle elle a été confrontée. Chaque membre de cette équipe soudée apporte sa pierre à l’édifice pour tenter de résoudre cette enquête sordide, tout en nous mettant en garde contre les travers de notre société.
La fin est juste époustouflante, prévoyez un petit remontant pour vous remettre !!!
Un polar réaliste, au rythme effrenant, hors des sentiers battus, si vous avez envie de nouveauté en terme de sujet d’enquête et d’une écriture à la pointe, allez-y, vous ne pourrez pas le regretter !
Je remercie Danièle et les Éditions Flammarion pour cette lecture.
Comme je disais, je n’ai jamais lue Danielle mais ça n’a pas été gênant pour comprendre et l’autrice ne spoile pas ses autres romans. A part une info mais rien de trop important.
Si je ne voyais pas le nom de l’autrice, j’aurai pu penser que c’était écrit par un homme. Il n’y a pas vraiment cette touche féminine qu’on sent dans les enquêtes écrites par des femmes. C’était impressionnant ! On sent bien du coup que l’autrice a vraiment été dans la police et en prime, première femme commissaire divisionnaire !
Pas étonnant donc d’avoir une telle justesse, autant de sérieux et pas de « chichis » du tout. Et tout ça, en nous baladant de découvertes en découvertes autour de son intrigue. Je me suis sentie comme dans un labyrinthe en cercles. On a plusieurs personnages, et ils semblent tous liés entre eux. Comment, pourquoi ? Evidemment je ne vais pas vous le dire mais c’est très bien ficelé !
J’ai entendu parler des sex doll il y a longtemps déjà, ce qui ne m’a pas empêchée d’apprendre des choses et de découvrir des pratiques sexuelles pour le moins curieuses. Oui, je suis allée voir les définitions ^^
En prime on a une part vraiment surprenante avec le personnage d’Alix, une psy pas comme les autres. Je ne m’attendais pas du tout à ça et j’ai adoré cette ouverture d’esprit. Là encore je ne peux révéler mouahahah
Je ne m’attendais pas à cette fin. Là encore j’ai été surprise. D’un côté j’ai aimé et d’un autre je suis restée un peu sur ma faim. Bah oui, j’en voulais encore plus ! Plus de détails rahhhhhhh Car même si c’est écrit à la troisième personne, on suit essentiellement Marion et par moments on n’a pas toutes les infos pour d’autres perso. Mais ça change de ce que l’on a souvent dans les fins de thriller.
Je lirai avec plaisir ses autres romans, en essayant de commencer par le premier 🙂 Merci à J’ai lu pour cette belle découverte.
es enquêtes d’Edwige Marion 14 – Peut être lu indépendamment des autres titres
Martin Brand, propriétaire de XDoll 2.0 est propriétaire d’une “maison close” pas comme les autres : ses “employées”, sont en faite des poupées plus vrais que nature, commerce très courant au Japon qu’on appelle des private Doll.
Tout bascule le jour où l’un de ses clients “défonce” une de ses poupées et que Martin retrouve à l’intérieur de celle-ci un numéro de téléphone, celui d’Edwige Marion.
Edwige Marion Directrice de l’office de répression des violences aux personnes(police judiciaire) se trouve face à des crimes atroces sans aucun lien entre eux apparence .
On vient de découvrir le corps d’une jeune femme atrocement mutilée, c’est la 3eme victime en 3 mois. En effet tous les 4 du mois un corps est retrouvé le visage déchiqueté et amputé d’un membre. A chaque meurtre, un SMS est envoyé à un membre de l’entourage d’Edwige pour signaler où se trouve le corps. Cette fois c’est Nina, sa fille de retour de Londres qui reçoit le message. Tout s’accélère quand Alix Clavery psycho-criminologue de son équipe, et la 2eme personne à avoir reçu le SMS disparaît mystérieusement. Edwige n’a plus aucun doute c’est elle qu’on vise.
Un roman à cent à l’heure, sans aucun temps mort, des chapitres courts qui s’enchaînent les uns derrière les autres. Des personnages humains et attachant avec leurs défauts, faiblesses mais aussi beaucoup de force et courage.
La fin est époustouflante, géniale, on ne voit rien venir. Danielle Thiéry écrit ses livres comme personne d’autre, avec justesse allant droit au but, ne nous épargnant aucun détail, la trame se tisse tout au long du livre pour finir en apothéose. Un coup de coeur englouti en un rien de temps !
J'ai beaucoup entendu parler (en bien) de cette auteure, j'ai écouté une émission sur France Inter où elle était invitée, elle a retenu mon attention, j'ai emprunté son dernier roman à la bibliothèque. Bien sûr, je suis tombée sur le dernier opus d'une série déjà bien entamée, mais je pensais que je n'aurais pas trop de mal à suivre, ce qui fut le cas. Je n'ai pas été emballée ni par l'histoire, ni par les personnages. Ce n'était pas mauvais, non, juste bof. Et je dois avouer que le coup de la télépathie m'a refroidie un peu ! Autant je peux concevoir ça chez Stephen King, autant je ne m'y attendais pas dans un roman policier français contemporain "les pieds sur terre".
C est le premier livre de cette auteur que je découvre Le point positif est que si vous n avez pas lu les précédents tomes cela ne vous bloquera pas. Plutot bien accroché hormis toute la phase spiritisme et télépathie Les personnages sont bien travaillés, le côté psycho profilage est largement documenté et crédible, il est extrêmement plaisant Vous êtes dans la tête de tous les protagonistes et savez les cerner Un bon petit polar à se faire le temps d un voyage ou d une attente aeroport
Un thriller qui sort du lot par son originalité, nous allons tout connaître du sexe 2.0. Un hôtel de passe aux pensionnaires étonnantes, 100% siliconées, ses poupées ne se plaignent jamais même lorsque l’une d’entre elle subit les outrages d’un tueur sadique. Edwige Marion, directrice de l’Office de Répressions des Violences aux Personnes, va enquêter sur une série de meurtres, trois jeunes femmes sont retrouvées mutilées et la psycho-criminologue Alix de Clavery disparaît. Nous allons suivre toutes les pistes et voir quelle intelligence elles se rejoignent. Dans un style incisif et direct l’auteur nous entraîne dans l’action tambour battant avec des personnages attachants et bien construits. Mon préféré reste celui d’Alix de Clavery dont les talents de profileuse et la confiance en sa cheffe Marion ne fait jamais défaut même dans des moments sombres. Et puis il y a un autre personnage par forcément sympathique mais qui a su me séduire, Albert Fréguin dit « L'Élégant » un autre inspecteur qui va se trouver impliquer dans cette intrigue et j’ai apprécié le côté rétro de ce flic à l’ancienne. Un scénario bien imaginé, qui m’a tout de suite plu avec des éléments de la culture japonaise qui viennent souligner le thème « Sex Doll ». Pas de soucis de crédibilité ou de véracité avec cette auteure qui a fait partie de la maison en tant que commissaire divisionnaire. C’était mon premier thriller de cette auteure du coup comme Edwige Marion est un personnage récurent, je pense que j’y ai un peu perdu en connaissance de ce personnage à la fois mère courage un peu dépassée par sa fille Nina et de patronne qui a l’air de traîner pas mal de valises derrière elle. La rencontre avec un vrai méchant le Docteur X, ne sera pas de tout repos et c’est tant mieux, c’est exactement ce que je recherche dans mes lectures de thrillers avec un côté psychologique non négligeable. Bonne lecture.
Pas pu finir tellement je me suis ennuyée. Le style est facile à lire, mais à aucun moment ce livre n'a réussi à m'engager. J'ai fini par laisser tomber