DNF page 149
La lecture est très aisée et rapide. C'est à peu près le seul compliment que j'aie à faire.
Les personnages sont unidimensionnels, plats et caricaturaux. Ils sont à diviser en deux catégories. D'une part, ceux qui sont parfaits dans tous leurs aspects. Même leurs défauts ne sont finalement pas si vilains et sont parfois même une autre qualité. Ils sont intelligents, charmants, énergiques, actifs, marrants; ils font tout correctement et réussissent toujours à tout. D'autre part, ceux qui n'ont que des défauts. Ils sont passifs, dociles, ennuyeux, peureux et plaintifs; ils ne font rien, n'arrivent à rien, se lamentent en permanence et jalousent les premiers personnages.
Cette dichotomie manichéenne était déjà suffisamment agaçante jusqu'à ce que je me rende compte que la beauté physique y entre aussi en jeu. Les personnages bourrés de qualités sont beaux, sveltes, élégants, attirant l'attention de tous (mais ils sont biensûr humbles ou n'ont même pas conscience de cet effet). Les personnages bourrés de défaut sont physiquement désavantagés. L'exemple le plus choquant en est le personnage décrite dès son introduction comme n'étant pas particulièrement jolie, mariée par dépit et pour sa docilité, rendue présentable le jour de son mariage, qui ne fait que s'empifrer, grossir, penser à manger et passer sa vie dans la cuisine depuis plus de 20 ans.
Des personnages aussi plats et caricaturaux sont ennuyeux. Pour quelqu'un pour qui la lecture est surtout une étude des personnages et de leur vie, c'est dommage, mais ça arrive et on en fait abstraction. Du moins si l'histoire est intéressante ce qui n'est malheureusement pas non plus le cas ici.
Par contre une telle association entre la soi-disant beauté physique et les qualités personnelles, comme s'il s'agissait d'un conte du 19ème siècle et non d'un roman du 21ème siècle, non merci!