Durant l'hiver 1993, des prolétaires québécois creusent un tunnel à partir des égouts pour attaquer la chambre forte de la Bank of Montréal. Pendant des mois, les voleurs, tous dans la cinquantaine, fouillent cette merde pour aller chercher un trésor de 200 millions de dollars : le plus grand vol de l'Histoire! Une réflexion sur le crime, l'argent, le travail et l'intelligence.
Après des études en ethnologie, Pierre Falardeau (1946-2009) est venu au cinéma par le documentaire, puis est passé à la fiction. Outre la série culte des Elvis Gratton, il a réalisé, entre autres, Le party, Le temps des bouffons, Octobre et 15 février 1839. Il a publié La liberté n'est pas une marque de yogourt, Les bœufs sont lents mais la terre est patiente et Rien n'est plus précieux que la liberté et l'indépendance.
Je peux bien comprendre que cette bande dessinée soit née de la volonté d'enfin illustrer l'un des scénarios refusés de Pierre Falardeau. Je peux comprendre aussi que le tout tourne autour d'une histoire (probablement) vraie. Mais même malgré ces réflexions, j'éprouve un certain dégoût par rapport au résultat final: des illustrations bâclées, voire très étranges, un scénario qui tourne au vinaigre après quelques pages, un langage cru qui dérange la lecture... Ce livre n'était définitivement pas pour moi!