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Bibi

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Qui est cet homme déjà âgé, poliomyélitique et buvant trop dans un hôtel de Libreville ? Il cherche au Gabon les indices que lui a laissés Judith, son premier amour, afin qu’il la retrouve dans un jeu de piste mondial qui l’a mené de l’Amérique à l’Afrique centrale, en passant par l’île de Pâques. Pourquoi elle ne vient jamais aux rendez-vous qu’elle lui fixe de pays en pays, il n’en sait rien. Il persiste, pourtant, chaque fois, à s’y rendre. Un ultime voyage le mènera jusqu’à la vallée de l’Omo, berceau de l’Histoire qui sera peut-être la conclusion de son histoire.

Tout à la fois cantique, lamento et conte drolatique, Bibi est écrit dans une langue foisonnante qui utilise le génie du français, du québécois et de l’imagination de l’auteur, dans la lignée de Sterne et de Joyce – à qui Victor-Lévy Beaulieu a d’ailleurs consacré un essai hilare.

600 pages, Paperback

First published September 8, 2010

10 people want to read

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Victor-Lévy Beaulieu

106 books9 followers
Victor-Lévy Beaulieu was a French Canadian writer, playwright, and editor.

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Displaying 1 - 2 of 2 reviews
Profile Image for Czarny Pies.
2,832 reviews1 follower
July 11, 2024
Comme la plupart des anglo-canadiens je crois depuis plusdesoixante ans qu'il y a des liens très forts entre la sodomie, la masturbation, la mécréance et le mouvement pour l'indépendance du Québec. Et voilà, Victor-Levy Beaulieu (VLB), l'éminence grise de la littérature québécoise pendant les trois dernières décennies du vingtième siècle, fournit la preuve dans "Bibi". Chapeau à VLB pour avoir clarifier un débat politique qui hélas est loin d'être mort.
Le marché anglophone résiste à VLB. On ne traduit pas les livres en anglais et ils ne se trouvent pas sur les programmes de littérature françaises aux universités dans les provinces anglaises du Canada. En fait, "Bibi" ne semble pas avoir passé nulle part. Ceci est seulement la deuxième critique affiché sur GR.
Les passages où VLB décrit les actes sexuels vicieux sont nombreux. Abel Beauchemin, le protagoniste, décrit comment il fait l'amour avec l'héroïne en ces termes: je "la sodomisait avec la brutalité d'un marteau-pilon." (p. 5 77) Le moins que l'on puisse dire est Abel est un protagoniste qui suscite pas la sympathie du lecteur.
L'écriture crue est la marque de commerce de VLB. Dans "Bibi" on ajoute le problème d'appropriation culturelle. VLB, un nord-américain de la race blanche, situe son roman en Afrique et commente abondamment l'histoire et la politique du continent. Souvent il va trop loin. Parmi bien d'autres choses il décrit des chefs d'état africains comme étant des "rois nègres".
Le grand projet de "Bibi" est de revisiter la thèse de "Nègres blancs d’Amérique" (1968) où Pierre Vallières dit que la condition des québécois est comme celle des africains qui vivent dans les colonies des pays européens. Selon VLB les politiciens québécois qui appuient le régime Canadien et les présidents des nouvelles républiques en Afrique ne gouvernent pas dans l'intérêt de leurs citoyens. Il gouvernent plutôt dans l'intérêt d'un pouvoir colonial étranger. Même si le but de VLB est de critiquer les fédéralistes au Québec, il finit par dire des choses absolument impardonnables au sujet des Africains.
Je vais terminer avec mes commentaires sur ce que les partisans de VLB décrit comme son intertextualité et sa postmodernité. VLB mentionne constamment d'autres auteurs. On trouve dans le groupe: Victor Hugo, Malcom Lowry , Italo Calvino, Jack Kerouac, Michel Foucault, Friedrich Nietzsche , Ernest Hemingway, Herman Melville, Charles Dickens, Samuel Beckett, Georges Bernanos, François Mauriac, etc.
Pourtant VLB parle le plus de Franz Kafka, Julien Gracq, et Antonin Artaud. VLB voit un parallèle dans sa poliomyélite et la tuberculose de Kafka. Ses points en commun avec Artaud sont une tendance à la mégalomanie et un gout pour la masturbation. À l'instar de Julien Gracq , VLB aime placer ses personnages dans des royaumes oniriques.
VLB dit aussi qu'il est prolifique comme Victor Hugo qu'il aime aussi intensément que le Consul d' "Au dessous du volcan" de Malcolm Lowry. En sa personne, VLB incarne toute la littérature de l'Occident.
Profile Image for Yavor Petkov.
80 reviews1 follower
October 29, 2017
C’est le premier roman de Victor-Lévy Beaulieu que je lis. Je vais être franc. Tout d’abord, c’est un roman assez long et parfois très ennuyeux à lire. Des phrases à n’en jamais finir, sans queue ni tête, des délires de toutes sortes, un vrai supplice pour le lecteur. Cependant, la narration retrouve souvent des formes plus familières à la raison des mortels. Malgré l’éloquence indiscutable de l’écrivain, malgré sa veine et son souffle poétiques hugoesques, malgré des passages captivants et accaparants, c’était un bouquin ardu pour moi. D’autre part, je me demandais, surtout vers la fin du roman, si l’auteur n’a tout simplement perdu la raison, tant c’était délirant (il me rappelle les collages d’un artiste bulgare, Русчо Тихов / Roustcho Tihov[1]). Je prends en compte les références à Artaud et à Gracq, je comprends que l’auteur s’inscrit dans un certain paradigme surréaliste, mais tout de même, je me pose la question, trop bouleversé par des passages comme celui-ci :
« calixthe beyala t’avait prévenu : la vallée de l’omo est la vallée de la mort, peut-être parce que d’elle est venue l’humanité et que celle-ci, massacrée, massacrante, mutilée, mutilante, affamée, affamante, émoussée, émoussante, a bouclé sa bouche, de la barbarie supposée à la civilisation supposante, et de la civilisation suppurante à la barbarie pourrissante : il y a une fin à tout quand la faim est partout, nul julien gracq, nul antonin artaud, nul franz kafka ne pouvant à eux seuls conjurer les crotales gonies, crever le rire du démon, assécher les baves labiales qui mangent la chair, défaire l’obsession charnelle de l’abject, détruire la bestialisation affective et complète, la corporisation sexuelle totale, la crapulisation érotique intégrale, la collusion corps avec corps, la faim, autrement dit la faim, de la naissance à la mort, la faim qui mange tout et qui vomit tout »
La quantité imposante de mots qui pourtant ne sont pas toujours accompagnés d’un fonds consistent des propos, les volumes gargantuesques sortant de sous la plume de Victor-Lévy Beaulieu...
Lire la suite sur : http://puis-chap.blogspot.bg/2017/10/...
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