Vous rêvez d’habiter un lotissement pavillonnaire ? Vous adorez les destinations touristiques de masse ? Les grandes surfaces ? Non ? C'est normal. Après plusieurs décennies d’uniformisation des paysages et de standardisation de l’imaginaire, l’heure est aux expériences authentiques. Chacun d’entre nous aspire à rencontrer de « vraies personnes », à s’installer dans un quartier qui a une « âme », à voyager « hors des sentiers battus »…
Mais alors qu’Airbnb, Instagram, les restaurants à la mode et le marketing de la ville cool s’imposent sur le marché du vrai et industrialisent notre aspiration à vivre des expériences « uniques », comment faire la part des choses entre la promesse d’un nouveau monde – où tout serait authentique – et le spectre d'un nouvel âge du fake ? Ce livre tente de répondre au malaise qui touche des générations entières, tiraillées entre l’appel de la modernité et cette course effrénée à l’authenticité. Il aborde la question sous un jour libérateur et décomplexé : et si une identité parodique, ironique et instagrammable était préférable à pas d’identité du tout ?
Essai plutôt bien documenté sur la culture hipster et pourquoi elle a émergé, sur fond de globalisation et de consommation capitaliste. Le livre rend bien compte de l’évolution de la société depuis les années 90, et de l’impact sur la structuration personnelle de chacun. La quête d’identité et d’authenticité, difficile dans une société capitaliste, rend la figure du hipster bien moins ridicule et plus compréhensible. Cela dit, j’ai trouvé qu’il manquait quelques références à la culture lesbienne que les hipsters ont allègrement pompé, et que l’auteur se concentrait quand même beaucoup sur les cafés de Paris Est, et explore moins les productions culturelles. Enfin, le livre donne envie d’être illustré, tant il y a de références visuelles présentes. Ça me semble un très bon livre à offrir à tous les trentenaires parisiens branchés autour de vous.
Je DNF officiellement parce que punaise que c’est nul et reac comme truc.
Le gars il cite Houellebecq toutes les deux pages, il passe le premier tiers du bouquin à dire que plus rien n’est authentique et que les bobos hipster quinoa (no joke il le dit vraiment comme ça) ont tout changé et l’empêchent de profiter de ses plats traditionnels français. L’auteur veut parler de vraie France mais ne cite que des restaurants de l’est parisien. Y’a qu’à voir les réseaux sociaux du monsieur pour voir qu’il est à l’image même de ce qu’il critique.
Je suis un peu déçue en vrai parce que le résumait annonçait un postulat intéressant et j’étais très curieuse de creuser cette réflexion mais là c’est plus possible.
Intéressant essai sur la recherche de l’authenticité dans notre société de la consommation et sur cette mode hipsterisante qui anime aujourd’hui les quartiers des grandes villes (coffee shops, bar à cocktails, etc.). Un poil trop péjoratif à certains égards, mais bien documenté dans son ensemble. Le dernier chapitre est toutefois évitable à mon sens.