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Être et n'être pas: Chronique d'une crise nordique

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« Le Nord et ses espaces infinis, souvent faits de toundra, m’a toujours puissamment inspiré, il fournit un sens magnifié à mon existence. Je suis toutefois conscient que la réalité, au Nunavik, est devenue souffrante, et ces années-ci plus que jamais. Il y a bien sûr la vie qui bat son plein et des centaines de bambins beaux comme des aurores boréales qui s’amusent dans des trous d’eau même à minuit, au solstice d’été. Plusieurs projets sont aussi mis en place par des êtres d’exception qui souhaitent animer la vie au Nord. Mais la souffrance collective nordique reste indéniable. Une véritable révolution doit avoir lieu au coeur des quatorze villages des côtes de l’Ungava et de la baie d’Hudson. »

Jean Désy côtoie le Grand Nord et ses habitants depuis près de 30 ans dans le cadre de sa pratique médicale. Éveilleur de consciences, sonneur d’alerte, il signe ici un essai tiré du journal de ses séjours des quatre dernières années à Salluit en tant que médecin dépanneur. Pour manifester son soutien au peuple inuit, l’homme d’action se fait livre ouvert, partage ses méditations et observations sur un monde nordique affecté par une crise sans précédent, caractérisée par un taux de suicide dramatique.

192 pages, Kindle Edition

Published March 27, 2019

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Jean Désy

62 books22 followers

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Displaying 1 - 8 of 8 reviews
Profile Image for Sofia.
30 reviews1 follower
August 10, 2019
Récit touchant sur la vie au Nord, dans la toundra nunavikienne, une beauté sauvage et hostile. Mêlant poésie et anecdotes médicales, Jean Désy plonge son lecteur dans une réalité sombre et crue : celle du nombre exorbitant de suicides parmi les communautés autochtones du Nunavik.
Profile Image for Apolline.
10 reviews1 follower
June 14, 2023
Être ou n’être pas est un livre qui m’a touché. L’auteur apporte son analyse de médecin sur le peuple Inuit qui subit une violence quotidienne. Je ne me rendais pas compte de la violence de leur vie avant de lire ce livre. Ces régions polaires que l’on peut parfois idéaliser, sont des régions où les conditions de vie sont rudes. L’écriture de Jean Désy nous fait prendre conscience de cette triste réalité.
Profile Image for René Paquin.
436 reviews16 followers
July 13, 2019
Journal de l’auteur qui pratique la médecine à Salluit dans le Nunavik, ce livre est d’une immense beauté et d’une profonde tristesse. Autant la toundra émeut, autant le sort des Inuits nous met en colère: dans ce village nordique de 1500 habitants, l’alcool et le suicide sont se vrais fléaux. « La société inuite se trouve dans un espèce de cul-de-sac qui devra être percé, transpercé, vidé de sa désespérance ». Cri du coeur d’un amoureux du Nord, le style de ce récit manque toutefois un peu de relief.
Profile Image for Patrick Martel.
374 reviews49 followers
August 18, 2019
(3/5, I liked it)
D’entrée de jeu, je suis guère ému par la poésie de Jean Désy: le style ne me rejoint pas vraiment. En revanche, le fait qu’il soit poète, qu’il possède une âme et des yeux de poète teinte assurément sa vision des gens, des choses et des situations. Cela réverbère vers son travail d’essayiste et cela, ça me plait fortement. J’avais adoré AMÉRICOISIE (2016, Mémoire d’encrier). La culture autochtone (les gens, les mœurs) ainsi que la terre nordique qu’ils habitent sont au cœur des écrits de ce médecin.

« Ici, quand on s’inscrit dans l’immensité du paysage, rien ne semble changé; et pourtant, humainement, rien n’est jamais pareil. »

ÊTRE ET N’ÊTRE PAS : CHRONIQUE D’UNE CRISE NORDIQUE se veut le journal de ses déplacements vers le Grand-Nord Québécois et Nunavutois entre 2016-2018 en tant que médecin dépanneur dans les dispensaires majoritairement fréquentés par les autochtones des villages avoisinants. Désy y relate les aléas liés au transport (retard des avions, mauvaise température, etc), de son admiration envers ses dévoués collègues expatriés, de la beauté et de la pureté de la nature qui caractérisent le paysage et qui rechargent les batteries du médecin-auteur-poète. Il défile également certains cas médicaux observés et actes pratiqués auprès de sa clientèle.

Au travers tout cela, l’auteur dépeint la désolation humaine qu’il observe autour de lui : Le fléau du suicide chez les jeunes (taux atrocement élevé) et l’alcoolisme endémique qui affecte autant les hommes que les femmes et duquel découlent d’autres soucis tout autant désolants : violence, négligence, vieillissement hâtif, etc.

« …Ici, c’est le vent, l’air et sa qualité qui demeurent les véritables maîtres des lieux et des esprits. Tout semble en place pour le vol de l’âme, dans la mesure où on accepte d’y croire. Certains suicides ne seraient-ils pas causés par cette perte de foi dans le vol de l’âme? Dans ma vision des choses, sentir son âme voler, c’est accepter que le corps ne soit pas une limite, que la psyché ne soit pas cantonnée dans le seul cerveau. Il y a bien sûr une connotation spirituelle au mot « âme » et cela me plait. Si, tout à coup, dans la détresse, l’idée du vol de l’âme s’estompe au point de laisser place à l’absurde, il ne faut pas se surprendre que l’envie de se suicider fasse son nid. »

Le docteur Désy réussit à humaniser la situation en tentant d’en saisir l’origine et en émettant des pistes de solutions, qui sont évidemment hors de son contrôle. Le lecteur sent la tristesse de l’auteur devant les constats et devant son impuissance face à la situation. Désy s’en remet alors à la poésie pour y voir la lumière et pour espérer le salut. Il croit (ou choisit de croire) que si ce baume (la poésie) réussit pour lui à atténuer la douleur et à espérer des jours meilleurs, peut-être que c’est là la prescription à émettre pour l’ensemble de la situation (on remarque ici une conclusion qui s’apparente à celle de l’essai de Véronique Côté publié chez Atelier 10).

« La poésie inuit, inscrite dans la poésie du monde, celle qui transcende la vie quotidienne grâce aux légendes, aux contes et aux œuvres d’art, cette poésie associée aux vastitudes de la toundra, parviendra-t-elle à freiner la Mal qui ronge le Nord? »

Bien que parfois redondante dans l’énoncé du déroulement des voyages successifs, ce fut une lecture agréable dans le ton, touchante et occasionnellement choquante dans les constats qui semblent sans issue.
Profile Image for Laulita.
14 reviews1 follower
February 12, 2020
Travaillant au sein de plusieurs communautés autochtones, ce livre m’a touché, émue. Il dresse un portrait réaliste. Le Nord avec ses bons et mauvais côtés. Le rappel que tout n’est pas perdu, qu’il y a de l’espoir. Je le recommande à tout les curieux de la vie nordique.
Profile Image for Aly.
2,968 reviews86 followers
May 7, 2023
3.75

Peut-être plus un journal de travail que de voyage, cet essai littéraire relate les années de Jean Désy comme médecin saisonnier dans le Grand Nord. Il y parle de son amour de la toundra mais de la dureté du climat. Il partage quelques poèmes de son cru. Mais surtout, il témoigne de la réalité des communautés Inuit dans toute sa beauté et toute sa tristesse. La mention de suicides y est très présente. Ça donne un récit qui est parfois difficile dans son contenu et répétitif dans sa forme mais qui fait oeuvre utile.
Profile Image for Catherine.
145 reviews3 followers
March 28, 2020
Triste mais émouvant histoire d’un médecin qui passe plusieurs semaines par année dans le Grand Nord du Québec. Malgré la nature dépressive du petit livre—les Inuits font face aux mêmes problèmes des amérindiens dans leurs communautés (alcool, violence, suicide)—le texte était poétique et très beau. J’ai été particulièrement touché par la postface écrite par l’artiste Inuite, qui fait une appel à ses camarades de faire face à leurs problèmes et de les surmonter.
145 reviews1 follower
July 11, 2025
Bien écrit mais on ne doit pas s’attendre à un roman. Ça ressemble à des entrées dans un journal dans lequel on a inséré de la philosophie. Interéressant pour se familiariser avec les réalités du Grand Nord québécois.
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