La rencontre de la dessinatrice Aude Mermilliod et du romancier Martin Winckler. Deux voix pour rompre le silence sur un sujet encore tabou, l’IVG. Si elle donne le choix, l’IVG ne reste pas moins un évènement traumatique dans une vie de femme. Et d’autant plus douloureux qu’on le garde pour soi, qu’on ne sait pas dire l’ambivalence des sentiments et des représentations qui l’accompagnent. L’angoisse, la culpabilité, la solitude, la souffrance physique, l’impossibilité surtout de pouvoir partager son expérience. Avec ce livre, Aude Mermilliod rompt le silence, mêlant son témoignage de patiente à celui du médecin Martin Winckler. Leur deux parcours se rejoignent et se répondent dans un livre fort, nécessaire et apaisé.
Un témoignage très sensible et honnête qui ne peut pas laisser indifférent.
Mais j'ai un bémol qui me pousse à n'attribuer que 3 étoiles à Il Fallait Que Je Vous Dise : comme dans l'immense majorité des rares oeuvres consacrées à l'IVG, l'avortement est présenté comme seulement et uniquement un drame absolu qui ravage forcément la vie de celle qui y a recours.
Et si, bien entendu, je ne remets pas du tout en cause le témoignage d'Aude Mermilliod en ce qui concerne sa propre expérience, elle l'a vécu comme ça et a donc très bien fait de l'écrire ainsi, je trouve tout de même regrettable qu'au moins dans la partie de Martin Winckler (que j'aime beaucoup au demeurant aussi bien en tant que médecin qu'auteur), on ne souligne pas que oui, beaucoup de femmes vivent leur avortement paisiblement, qu'il n'est pas forcément suivi de mois de cauchemar ou d'un vrai processus de deuil.
Une lecture importante et personnelle qui marque à coup sûr. C'est intime, c'est puissant et ça résonne évidemment beaucoup avec le Chœur des Femmes, que j'avais déjà adoré 🫶🏻
mein erster (französischer) bd. es ist die geschichte der autorin, es geht um die abtreibung, die sie vor jahren hatte und all das, was damit einhergeht, worüber nicht gesprochen wird. sie trifft sich mit einem arzt/autoren, welcher sich zur lebensaufgabe gemacht hat über verhütung und abtreibung aufzuklären und sich durch die ungerechtigkeit wie die verantwortung diesbezüglich zwischen den geschlechtern verteilt ist, zu solidarisieren. man erfährt die geschichten der beiden, es ist emotional und wunderschön illustriert. ich habe noch nie ein buch, welches sich ausschliesslich diesem thema widmet gelesen und bin berührt, was hier erschaffen wurde. ich hoffe, dass ich alles verstanden habe (aber deepl sei dank). ein buch über frauen und die probleme, die mit dem frauenkörper verbunden sind. verhütung, verantwortung und auch sexuelle gewalt - alles so verpackt, dass enttabuisiert und bewusstsein geschaffen wird.
wieder mal etwas, dass alle männer gleich wie alle frauen lesen sollten, um unser zusammenleben zu verstehen, sensibilisiert zu werden und dann im umgang mit frauen und freundinnen im umfeld richtig umzugehen.
Une bonne surprise. Témoignage intime sur l'avortement avec l'histoire de l'autrice. Et témoignage de Martin Winckler en tant que médecin intervenant en centre IVG, au départ peu après la légalisation de l'avortement. Deux parties qui se rejoignent pour une bande dessinée équilibrée et apaisée.
un livre et des sujets tellement, tellement importants. ce témoignage sous forme de roman graphique sur l’intervention volontaire de grossesse est plus qu’impactant, il est nécessaire. certains passages sont durs à lire, mais c’est bien parce qu’ils reflètent la réalité de beaucoup trop de personnes, encore aujourd’hui. l’autrice a fait preuve d’énormément de courage pour nous livrer son histoire et permettre à d’autres personnes de se faire entendre mais aussi d’en éduquer d’autres
j’ai beaucoup aimé le fait que la deuxième moitié du livre ait donné la parole à un médecin qui a consacré son temps à s’éduquer sur le sujet et à se ranger du bon côté : celui de l’ivg pour toustes. on y retrouve tout son cheminement de pensée, de ses premiers questionnements sur l’avortement jusqu’à sa prise de position finale et sa formation pour pratiquer et aider à son échelle. nous avons besoin de plus de médecins réellement à l’écoute des personnes souhaitant avorter
“tu as le choix… et c’est super important que tu le saches…”
Voilà une BD comme je les aime, très personnelle, sur un sujet global, qui parle et qui fait réfléchir tout le monde, qui amène à des réflexions, échanges et pourquoi pas actions.
Alors oui ça parle avortement. Et je suis un mec. Mais je crois savoir que pour en arriver là, les deux sexes sont impliqués non ? Du coup, je ne vois pas en quoi cela ne serait qu'un sujet destiné aux femmes. Eh oui messieurs, va falloir assumer les bêtises que vous faites. Parce qu'une femme, quand elle en fait une, doit en subir les répercussions de manière directe.
Martin Wincker, un des médecins les plus connus, via ses livres notamment, est au cœur du sujet. Ainsi que l'autrice qui raconte sa démarche pour comprendre l'avortement, qu'elle a elle-même affronté.
Donc c'est fort, intense, on ne lâche pas le livre, on tourne et on tourne les pages jusqu'à la fin. Impossible de laisser la suite au lendemain.
Très belle BD, que je recommande vivement. Seuls bémols : le titre et la couverture, que je n'aime pas spécialement, et qui m'ont fait mettre quelques semaines avant d'aborder cette BD. Mais je n'ai pas d'autre proposition non plus. Pas évident d'attirer le lecteur avec un tel sujet.
J’ai détesté le fait qu’un homme soit le personnage principal de la moitié de ce roman graphique. Martin Winckler m’a donné les clés pour comprendre pourquoi je n’avais pas aimé le chœur des femmes. Dans son roman, Jean, la personnage principale est une femme plutôt misogyne (très « intériorisée » à priori) et dans « Il fallait que je vous le dise » Martin W. explique qu’il se projettait énormément en Jean. En bref, une femme misogyne, évidemment que ça existe ! Mais une femme qui n’est misogyne que parce qu’elle a été écrite par un homme, aled. Martin W. a un discours qui reste toujours très sachant (déformation professionnelle oblige, je suppose) et du coup, ça tend inévitablement vers le pro-fem. Dsl les zoms, je vous déteste dans tous les cas, quoi que vous fassiez.
Avec courage, humour et franchise, Aude Mermilliod partage avec nous l'expérience douloureuse qu'à été son avortement. Une décision qu'elle ne regrette pas qui n'en a pas été pour autant moins difficile. Un témoignage auquel s'ajoute celui de Martin Winckler, médecin généraliste ayant à coeur d'aider les femmes dans le cas d'Aude. Un ouvrage très fort et indispensable.
C’est fou de voir comme les expériences d’IVG sont différentes d’une femme à l’autre. C’est assez bouleversant.
J’ai beaucoup le crossover entre histoire personnelle et témoignage de Martin Winckler que j’adore. Ça en fait un livre complet, à offrir aux femmes ET AUX HOMMES qui veulent en savoir plus sur comment peut se vivre une IVG.
Lu au petit matin tandis que ma dernière jouait à côté. Beau texte et belles illustrations sur l'avortement et ses pourquoi. A mettre dans ma salle d'attente !
Génialissime ! Une BD qui retrace le chemin de l’avortement, à la fois triste mais sous une plume humoristique à certains moments, j’ai adoré. Les dessins et les couleurs également sont très beaux !
Une belle BD sur l'avortement où on y retrouve l'histoire de sa légalisation en France. Une entrevue avec un médecin généraliste donne le point de vue d'un allié sur l'IVG. Ça m'a donné envie d'en lire davantage sur l'avortement, mais aussi sur les violences obstétricales dont on ne discute pas assez.
Une très belle BD dans laquelle Aude Mermilliod parle de son avortement, 10 ans auparavant. J’ai particulièrement aimé les passages où Martin Winckler raconte ses débuts en tant que médecin, et au fur et à mesure ses prises de conscience sur la situation des femmes qui venaient le consulter.
Le témoignage était très bien mais je trouve ça dommage que la deuxième partie soit autant centrée sur l'expérience du médecin et ne relate pas plus les expériences des patientes, notamment pour montrer qu'elles sont multiples (surtout qu'il se présente comme un homme-qui-écoute-les-femmes... bref)
Magnifique BD qui parle de l’IVG, d’abord le coté patient et puis celui du médecin! Un pas de plus pour essayer de trouver les mots justes face à cette situation 🫶🏼
c’est important comme livre, même si effectivement j’étais étonné que la moitié du livre parle d’un homme et de son point de vue ça reste que c’était important comme témoignage
Une très belle BD qui aborde avec délicatesse l'IVG, sujet sur lequel je n'avais finalement pas ou peu d'informations quant à sa pratique. Rien de trash dans le discours ni le dessin, au contraire, c'est bienveillant du début à la fin. Le fait d'avoir deux points de vue (celle qui y a recours et celui qui la pratique) est vraiment intéressant.
J’ai lu “Il fallait que je vous le dise” rapidement et facilement. La BD est en deux parties : l’expérience de l’IVG du point de vue d’une femme qui la subie douloureusement et le point de vu d’un médecin engagé. Dans l’introduction, Martin Winckler dit que ce qui est important n’est pas l’histoire mais la manière dont elle racontée. Et bien, pour moi il manque quelque chose dans la manière dont cette histoire a été racontée. L’autrice raconte son expérience de manière assez descriptive et j’ai peiné à ressentir les véritables enjeux de son choix et les raisons de sa tristesse. Pourquoi ne se sentait-elle pas prête à avoir un enfant ? Quelles étaient ses peurs ? Avait-elle l’impression de renoncer à quelque chose ? Quel était son rapport au fait d’avoir un enfant ou d’avoir recours à un IVG ? Étrangement, c’est le médecin qui dévoile ses pensées plus personnelles, avec des nuances et des remises en question. Et c’est donc sa partie que je vais préférer. Enfin, la BD semble présenter l’IVG comme un événement forcément difficile dans la vie d’une femme, ce que je trouve également dommage. En conclusion, je dirais que c’est une BD bien exécutée, avec quelques moments assez intéressants. Elle peut sûrement émouvoir et faire du bien à certains, mais pas tellement moi.
Un droit, une choix mais pas facile. En Amérique les femmes n'en parlent pas ou peu. En France un peu plus, mais les pensées, le vécu... Un peu dur d'expliquer tout ça. Certes chaque expérience est différente mais je trouve que ce livre explique bien le parcours pour les deux côtés : patiente et docteur.
J’aime tellement les bds qui me permettent d’apprendre. Il fallait que je vous le dise joue ce rôle à merveille. Et comme l’écrit l’autrice dans l’avant-propos, il y a possiblement un petit quelque chose pour toutes les femmes, peu importe leur relation à la maternité ou non maternité, à laquelle elle peut « relate ».
Un bd touchante sur l'avortement. On y découvre le point de vue d'Aude, qui subit l'avortement et les violences médicales qui l'entourent et celui de Marc, un medecin.
Les pages font échos à l'actualité, que cela soit en France ou partout ailleurs et nous rappelent que l'IVG a toujours existé, qu'il existera toujours et qu'il concerne tout le monde.
Un roman graphique en deux parties : deux histoires qui s'entremêlent, qui forment un dialogue, qui résonnent entre elles. La première partie est consacrée à l'histoire d'Aude Mermilliod, la deuxième au parcours de Marc Zaffran, certainement plus connu sous son nom d'auteur : Martin Winckler.
Le sujet principal du livre est l'avortement, mais il aborde de manière générale la santé des femmes - sujet de prédilection de Martin Winckler. Un livre important, d'utilité publique je dirais même, mais toutefois, pas facile à lire - selon moi… le sujet en lui-même (et certains dessins) peu(ven)t être difficile à appréhender… il est également question d'une tentative de viol à un certain passage.
La culpabilisation des soignant·e·s est un sujet récurrent du livre. C'est un livre plein d'honnêteté, on y voit les faiblesses de chacun·e et notamment de Martin Winckler, jeune docteur qui fait preuve de, je cite, "paternalisme bienveillant" : mise en doute des patientes, ou insistance sur certains aspects de la contraception à prendre, par exemple.
On parle aussi des avis malvenus des proches concernant la tristesse ressentie par certaines à la suite d'un avortement ("ce n'était pas une vraie personne", "ce n'était qu'un foetus"…).
Les limites de la contraception est aussi un thème abordé puisqu'Aude est tombée enceinte alors qu'elle avait un DIU au cuivre… et pourtant, le DIU au cuivre, en chiffres, c'est 99,4% d'efficacité théorique, 99,2% d'efficacité pratique… je vous laisse calculer la probabilité de tomber enceinte avec une méthode de contraception pareille…
D'ailleurs, je suis en train de lire "C'est mon corps" de Martin Winckler, en parallèle, et je trouve les deux ouvrages très complémentaires puisque j'ai redécouvert en images dans ce roman graphique des situations citées dans le livre sus-mentionné (par exemple, le fait qu'il ait cherché à éliminer tous les gestes douloureux faisant partie du processus d'avortement (et il y est parvenu !)).
Je recommande vivement.
P.S. : j'ai adoré le graphisme et les couleurs, le style d'Aude Mermilliod me plait (j'avais déjà beaucoup accroché en lisant "Le Choeur des Femmes", un chef d'oeuvre que je recommande également par ailleurs).
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Dans cette BD, on suit l'histoire de Aude et de son avortement. Elle témoigne de ses ressentis douloureux, de ce choix qui semble parfois être un non-choix et de ses difficultés avec l'après. Dans une deuxième partie plus courte, on suit Marc et son apprentissage en tant que médecin généraliste et homme par rapport à l'avortement. Et surtout, on en apprend un minimum plus sur comment ça se passe !
C'est le témoignage de Aude Mermilliod et elle a vécu l'avortement ainsi, mais j'aurais peut-être apprécié une profondeur et une psychologie plus marquée ; il y avait une trop grande distance entre l'histoire qui se déroulait et toutes les émotions que le personnage ressentait, selon moi. Car elle exprimait et montrait que c'était malgré tout un bouleversement, mais je n'ai rien ressenti par rapport à la profondeur de ce dernier. Or, pour rappel, la douleur est psycho-somatique, et je suis ravie d'en avoir découvert plus sur les séquelles corporelles, mais je reste sur ma faim quant aux résonances psychologiques.
D'autres témoignages sur comment une femme peut vivre un avortement auraient pu apporter une nuance (même s'il y a autant de ressentis que de femmes qui avortent, évidemment), mais de même, ils ne seraient pas utiles si abordés avec le même manque de profondeur.
Un livre poignant, intense et juste que j'ai abordé avec un peu d'appréhension. En effet, allait-il être larmoyant, allait-il plonger à deux pieds dans le pathos ?
Non.
Maud Mermilliod nous livre ici son histoire, celle de son avortement, en toute honnêteté, du moment où elle a rencontré l'homme qui allait la mettre enceinte, jusqu'à celui où elle décide d'avoir recours à une IVG.
Nous rencontrons le romancier Martin Winckler, également médecin, qui nous donne son point de vue si je puis dire, mais qui nous parle surtout de son combat afin d'aider les femmes.
Maud et Martin rompent ensemble le silence, lié encore trop souvent au tabou de l'avortement, à la douleur physique et psychique, aux angoisses, à la solitude, à la culpabilité.
Leurs deux parcours se rejoignent pour nous donner un témoignage très fort, qui finit par apaiser, calmer, se défaire de la souffrance, faire le deuil d'un enfant aimé mais qui n'a pu voir voir le jour.
Après avoir été incroyablement émue par Le chœur des femmes, j’ai décidé de lire Il fallait que je vous le dise de Aude Marmillod. Et ça a été un coup de coeur incroyable. C’est une BD qui m’a poussé à la remise en question. Le sujet, l’IVG, n’est jamais facile à aborder, mais c’est ici fait avec une telle justesse. Je l’ai refermé profondément émue, les larmes coulaient sur mes joues. Cette BD, c’est un cadeau. J’ai traversé toute une palette d’émotions. Je ne peux que la recommander. Chronique complète ici : https://sorbetkiwi.fr/index.php/il-fa...
L’avortement est un sujet sensible. Il divise l’opinion, même dans les pays où l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est autorisée par la loi. Dans Il fallait que je vous le dise, Aude Mermilliod met en mots et en images sa propre expérience et celle d’un médecin. Ces deux témoignages décomplexés offrent un point de vue très personnel sur une expérience complexe et difficile à partager.