Et revoilà Pauline, dont on fête aujourd’hui les dix-neuf ans. Son rêve de toujours ? Ecrire. Mais où trouvera-t-elle la confiance qui lui manque pour se lancer ? Dans les bras de Paul, son nouvel amour, et comme elle artiste blessé. Quant à l’inspiration, elle la trouvera au sein même de sa famille. Dans l’héroïsme de Claire, prenant la défense d’une grand-mère attaquée par des voyous dans le RER. Dans l’incroyable et courageux combat de Cécile, volant au secours d’une amie de collège victime de harcèlement. Et dans le cœur brisé de celle que tous croyaient si forte : Bernadette. C’est tout ça, La Marette.
Toi, Pauline est la suite (et la fin) des Quatre filles du docteur Moreau, nouvelle version de L’esprit de famille qui valut à Janine Boissard un immense succès.
Janine Boissard is a French novelist. From age thirteen she knew she would be an author, and her first novel was published when she was twenty. She has since published more than forty novels in French, also writing under her married name, Janine Oriano. "Love Story", originally published in France in 2003, is her fifth novel to reach English-reading audiences.
J’ai refermé le livre en me disant : mais pourquoi c’est le dernier ???!!!
C’est toujours un plaisir de lire les histoires de La Marette. Janine Boissard a une plume si fluide et elle présente les choses avec simplicité, sans fioriture, qu’on a l’impression que cette famille existe vraiment. Parfois même, que le temps d’une lecture, on en fait un peu partie. Et c’est tellement bon que j’en veux encore !
Dans ce tome, Pauline parle avec une certaine poésie de son entrée dans la vie étudiante, des prémices de son émancipation, de ses aspirations, ses craintes et ses joies. Mais ça ne tourne jamais qu’autour d’elle. Il y a toutes les petites histoires de ses soeurs, de ses amies et d’une nouvelle rencontre. On a droit aussi à une sorte de rite d’initiation à l’art, à la peinture. Un peu comme une invitation à s’ouvrir aux Beaux Arts. Avec des sujets de la vie de tous les jours comme le harcèlement, le coming out, la difficulté d’être en couple, la découverte de soi, on suit Pauline sur un an. Sans voir le temps passer ! Une très belle lettre finale dont je ne parlerais pas plus pour ne rien spoiler. Superbe message.
Ce livre est un page-turner comme toujours. Je ne sais pas si ce sera le dernier roman de l’autrice, je n’espère pas ! Mais en attendant, il faudra que ma mère retrouve la première série de la saga 🙂
Merci à Lauriane pour ce SP ♥ Et merci à Janine Boissard pour tous ces beaux moments de lecture ! J’ai pu la rencontrer deux fois (jamais sans trois ?) et elle est tellement adorable ♥♥♥ Une grande dame !
J'aimais beaucoup le charme un peu suranné de la première version de l'Esprit de famille, qui m'a réconforté pendant cette année un peu compliquée...
Mais malheureusement cette version """modernisée""" ne passe pas pour moi. Pour faire une actualisation réussie, il faut aimer son époque et j'ai l'impression que Janine Boissard ne l'aime pas beaucoup...
Les téléphones portables, la différentes formes de parentalité, la libération de la sexualité : tout cela est critiqué sans nuances dans le livre. Pauline, sensée être une jeune femme de 2019, s'émeut de l'homosexualité de son amie ( au point de vouloir bizarrement le cacher à ses parents ???), est dégoutée à l'idée d'avoir plus de deux partenaires sexuels dans une vie et n'a strictement aucune référence culturelle de son époque.
Je trouve aussi assez étonnant que tant d'emphase soit mis sur le mariage hétérosexuel pour un livre se déroulant en 2019... Claire garde (forcément) l'enfant issu d'une grossesse accidentelle et se fait immédiatement passer la bague au doigt. Quand à cette pauvre Bernadette, quasiment tous les personnages se liguent contre elle pour la pousser à épouser son copain... à même pas 25 ans !!
C'est un scénario parfaitement improbable dans une famille progressiste d'aujourd'hui quand bien même celle ci serait croyante.
J'aurais aimé voir une version de l'Esprit de Famille qui aurait réellement pris le pli de notre époque avec une Bernadette queer, une Claire qui assumerait un arrêt de la grossesse (ou une monoparentalité) et une Pauline qui s'interrogerait sur l'attrait qu'elle exerce sur des hommes bien plus vieux qu'elle (dans une période post Me Too...).
Ce livre est malheureusement la preuve que certaines oeuvres doivent être laissés là où elles appartiennent : à leur époque. Et que si notre période actuelle n'est pas parfaite, elle a aussi ouvert des horizons aux jeunes femmes dont l'auteure (oui j'écris auteure, même si Janine Boissard y va aussi de sa pique contre l'écriture inclusive) aurait pu s'emparer.
La saga de l'Esprit de famille m'a énormément marquée quand j'étais jeune ado. Je les connaissais tous par coeur, mais parmi eux Moi, Pauline était mon préféré, en partie parce que je m'identifiais à la jeune fille timide, romantique et littéraire qu'était Pauline.
J'ai donc lu avec beaucoup de plaisir cette version modernisée. Je dois avouer que Toi, Pauline m'a un rien moins enchantée que Les 4 filles du docteur Moreau (revisite du 1er tome de de l'Esprit de famille) peut-être parce que j'étais trop attachée au moindre détail de l'oeuvre originale. Mais tout de même, j'ai passé un moment très agréable à la lecture de Toi, Pauline. Pauline qui reste fidèle à elle-même même si cette fois, elle choisit les lettres plutôt que le journalisme. J'ai également apprécié Béa et Bernadette nouvelle version, et même le personnage de Paul, très différent de celui de mon souvenir (peut-être parce qu'il m'a semblé que le livre s'attardait énormément sur lui, ce qui m'a un peu irritée au début mais a fini par me convaincre).
Je referme ce livre avec pas mal de nostalgie, d'une part parce que cela semble bien être la fin de la saga l'Esprit de famille, y compris de cette version 2.0, et d'autre part parce que je ne suis plus la jeune fille romantique qui se voyait en une autre Pauline. Mais au moins, j'aime toujours autant (si ce n'est plus) les livres, et ceux de Janine Boissard auront beaucoup compté pour moi.