" Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu'il la surprenne penchée sur lui, pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s'était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah lui en voulait de se mettre ainsi à l'abri des tourments qui la persécutaient. Aucun ange ne t'arrive à la cheville, lorsque tu dors, mon amour, pensa-t-elle. Pourquoi faut-il qu'à ton réveil tu convoques tes vieux démons, alors qu'il te suffit d'un sourire pour les tenir à distance ? " Couple comblé, Sarah et Driss Ikker mènent la belle vie à Tanger jusqu'au jour où l'outrage s'invite à leur table. Dès lors, Driss n'a plus qu'une seule obsession : identifier l'intrus qui a profané son bonheur conjugal.
Yasmina Khadra (Arabic: ياسمينة خضراء, literally "green jasmine") is the pen name of the Algerian author Mohammed Moulessehoul. Moulessehoul, an officer in the Algerian army, adopted a woman's pseudonym to avoid military censorship. Despite the publication of many successful novels in Algeria, Moulessehoul only revealed his true identity in 2001 after leaving the army and going into exile and seclusion in France. Anonymity was the only way for him to survive and avoid censorship during the Algerian Civil War. In 2004, Newsweek acclaimed him as "one of the rare writers capable of giving a meaning to the violence in Algeria today." His novel The Swallows of Kabul, set in Afghanistan under the Taliban, was shortlisted for the 2006 International IMPAC Dublin Literary Award. L'Attentat won the Prix des libraires in 2006, a prize chosen by about five thousand bookstores in France, Belgium, Switzerland, and Canada. Khadra pledges for becoming acquainted with the view of the others. In an interview with the German radio SWR1 in 2006, he said “The West interprets the world as he likes it. He develops certain theories that fit into its world outlook, but do not always represent the reality. Being a Muslim, I suggest a new perspective on Afghanistan, on the religious fanaticism and the, how I call it - religiopathy. My novel, the The Swallows of Kabul, gives the readers in the West a chance to understand the core of a problem that he usually only touches on the surface. Because the fanaticism is a threat for all, I contribute to the understanding of the causes and backgrounds. Perhaps then it will be possible to find a way to bring it under control.”
Admito que esta novela me ha entusiasmado en el sentido de que aunque me esperaba una novela negra, las claves y el estilo de Khadra van mucho más allá, destapando toda una forma de vida dentro de la sociedad magrebí, y sobre todo, una serie de temas muy complejos como es del tratamiento de la mujer en esta cerrada sociedad patriarcal.
Driss Ikker es teniente de la policia en Tánger y vive feliz junto a su mujer, Sarah. Sus orígenes no han sido fáciles al contrario que los de su mujer, que proviene de una familia de la alta jerarquía policial. Cuando se conocen, Sarah ya le da entender lo difícil que lo tiene una mujer en la treintena, todavía soltera:
"En Marruecos, haya nacido con una cuchara de plata en la boca o con una albarda en la espalda, toda soltera es objeto de burla, cuando no de desprecio".
El matrimonio de Driss con Sarah le proporciona una serie de privilegios instantáneos, automáticamente es ascendido y dependiendo de si se sienten cómodos o no, con sus destinos, no hay problema en buscarles el sitio más adecuado para que se instalen. La novela sin embargo, tiene un comienzo que es como un mazazo, como una bofetada porque una noche cuando Driss vuelve inesperadamente de de un viaje a Casablanca se encuentra a Sarah inconsciente y maniatada, victima de una violación. A continuación a su vez es también agredido Driss y dejado inconsciente.
A grandes rasgos este podría ser el comienzo y a partir de aquí, la novela se convierte en una especie de montaña rusa, imprevisible en cuanto a emociones, e inesperada en cuánto a actitudes de los personajes que aparecen en escena. Driss se obsesiona con la agresión sufrida por ambos, y sobre todo, es incapaz de procesar esta violación porque se siente a su vez personalmente atacado en su honor. El honor, es para mi el gran tema en esta novela, e imagino que para entenderlo bien habría que conocer mucho mejor la sociedad magrebí que nos ocupa. Es incomódo a medida que avanzas en la lectura, comprobar como Driss, un hombre joven, teniente de la policia honesto e inteligente, se ve incapaz de enfrentarse a los demonios e incapaz de relacionarse con su mujer, con la que apenas se ve capaz de comunicarse:
"Como soportaba cada vez menos la contagiosa melancolía de su mujer, le costaba volver a casa. De hecho, ya casi ni se hablaban. Convivían como dos entidades incompatibles atrapadas en un mismo laberinto."
Es una novela que funciona en varios niveles: por una parte tenemos el argumento central que es el de la agresión sufrida por la pareja, y la investigación (una investigación muy sui generis), y por otra parte, y para mi la más interesante, son todos esos conflictos que van surgiendo, que desde luego destapan y ponen sobre el tapete la corrupción en todos los niveles (imposible dar un paso sin comprar o vender favores), el papel de la mujer en esta sociedad profundamente enquistada, consideradas propiedad de ellos y quizás por ese orgullo mal entendido por parte de ellos, el honor no deja de ser más que una excusa para la cobardía, para mirar a otra parte:
"Millones de mujeres son agredidas a diario. ¿Por qué quieres que encima tengan que morir por ello? Tu honor no deroga el de tu mujer. Además, se trata de una violación, y el honor , en ese caso concreto, no pasa de ser una excusa poco creíble para mirar hacia otra parte."
En definitiva es una novela que me ha encantado. El estilo de Yashmina Khadra es directo y áspero, y el personaje de Driss Ikker es quizás un personaje muy incómodo en el sentido de que aquí no hay blancos ni negros, sino una gran gama de grises, como la vida misma, vaya. Tenía ganas de leer a Yasmina Khadra, pero entre unas cosas y otras no había podido hincarle el diente, y ahora me ha venido la oportunidad a través de Babelio España en esta edición de Masa Critica y por supuesto gracias a Alianza LIteratura, que me enviaron un ejemplar a cambio de una reseña honesta. Y estoy encantada con la experiencia y por supuesto, de que me llegara a través de Yasmina Khadra, un autor interesantísimo.
A chaque fois je lis un des livres de Yasmina Khadra je comprends pourquoi je l’aime tellement l’outrage fait a Sarah Ikker a su m’accrocher dès les premières pages, avec un style très diffèrent de ce que khadra a l’habitude d'entreprendre dans ses romans , loin de tout ce qui est terrorisme, attentats ; exils, guerres…etc bref c’est un des livres qu’une fois terminé on se demande pourquoi on connait pas le numéro de l’auteur pour l’appeler et le remercier pour chaque sensation éprouvé a travers les chapitres du bouquin…. Une enquête qui permet de visiter les méandres de la vie à Tanger en mettant à jour tous les problèmes marocain corruption, place de la femme dans la société, l'alcool.. Une enquête assez enlevée qui nous amène à une fin plutôt surprenante mais est ce bien une fin ?
De prime abord, j’ai bien aimé ce roman. Plus mûr et accompli, Khadra revient au genre policier qu’il avait exploré il y a trois décennies.
L’histoire est ordinaire et réaliste. Les événements se développent à un rythme qui s’accélère au fil des pages. Les suspects se multiplient, puis se disqualifient les uns après les autres pour finalement laisser le lecteur surpris par l’identité du coupable et les véritables circonstances du crime.
Cependant, Khadra continue à traîner quelques caractéristiques qui me déplaisent dans son style d’écriture (la recherche effrénée d’un vocabulaire peu usité, sans valeur esthétique ou littéraire; Son background militaire trop prononcé surtout dans ses métaphores; des situations peu réalistes comme le fait qu’on puisse cacher à Chorafa, influent haut gradé de la police, que sa propre fille fût violée et non pas cambriolée ou encore le fait que le même Chorafa ne parle à son gendre de sa relation privilégiée avec le supérieur de ce dernier que plusieurs mois après son affection auprès de lui, en sus des raccourcis qu’il fait prendre à ses personnages prétextant toujours « X, sans savoir comment, a fait ceci ou a dit cela » un manque d’imagination ou un échec à parfaire le récit qui débouche souvent sur des tournures forcées des événements ne cadrant pas avec le naturel du récit.
résumé.
1- Le brigadier Farid retrouve le lieutenant Driss Ikker dans un état comateux dans un hôtel malfamé, et le conduisît chez le commissaire Rachid Baaz qui le cherchait depuis quelques jours. Ce dernier expédia Ikker chez le médecin, sur suggestion de son secrétaire Slimane, et chargea Farid de guetter le retour de l’épouse d’Ikker, Sarah.
2- Slimane, un crapuleux magouilleur, se rendit à la clinique de son imposture médecin,El Fassi, où il retrouva un Ikker, encore sous sédatif, gardé par Farid. Slimane chassa le brigadier qui vantait l’intégrité de son lieutenant ami avant d’expliquer à El Fassi que la dépression d’Ikker est causée par un grand choc qu’il venait de subir. Sa femme, Sarah, a été violée.
3- Dans le commissariat central de la police de Tanger, le lieutenant Alal pressait un vielleur de nuit pour confirmer que Arslène Lebben, un voyou multirécidiviste, était bel et bien l’agresseur qu’il déclarait l’avoir vu fuir dans le quartier de Sarah. le témoin n’était pas sûr que Lebben fût l’homme qu’il avait vu. Alors, Alal et ses agents redoublent leur pression mentale sur le pauvre témoin qui finit par affirmer que Lebben est, sans doute, le coupable. Toujours convalescent, Driss rencontre un patient qui lui raconta comment il est devenu fou quand son chef brigadier s’est suicidé à cause de l’ennui qu’ils éprouvaient dans une localité perdue mais aussi à cause la hogra de la hiérarchie. Farid passa le voir et l’informa de l’arrestation de Lebben provoquant une vive agitation chez Driss. Le lieutenant força, par son tapage, El Fassi à le libérer sous sa seule responsabilité.
4- Lebben clama à nouveau son innocence et l’invita Driss à vérifier son alibi. Driss quitta le commissariat en ordonnant à l’incompétent lieutenant Alal d’utiliser cervelle cerveau un peu plus que sa matraque, avant d’aller vérifier par lui même les dires du suspect notamment auprès du veilleur de nuit. Ikker rentra ensuite chez lui mais ne parvînt pas à y entrer préférant l’hôtel à sa maison. Face aux objections de Farid qui lui conseillait d’aller chercher sa femme, Driss rétorqua par des propos mystérieux qui laissent penser à l’existence d’un secret non encore avoué dans ce qui s’est passé avec Sarah. Le lendemain, et à la stupéfaction de Alal, Driss relâcha Lebben.
5- retour sur les événements du jour de l’agression de Sarah. C’était un week-end ordinaire que Driss s’apprêtait à passer avec des potes, sa femme étant invitée chez la diva Wafa. Mais Slimane demanda à Driss de représenter le patron, alité, à une réception de la famille royale. Driss accepta son hésitation, et arrivant à Casa il tomba sur son beau-père lui aussi un haut gradé de la police et invité de la famille royale. Ce dernier lui raconta comment il a sauvé le commissaire Baaz, alors un de ses éléments, du fond de trou pour lui offrir une belle carrière dans la police. On refusa à Driss l’accès à la réception les invitations étant nominatives et, fou furieux, il regagna chez lui sans tarder. Il y trouva sa femme nue sur le lit, menottée, les yeux bandés, se faire violer et avant de pouvoir réagir Driss fut assommé.
6- A cause de sa disparition prolongée consécutive au viol de sa femme, Driss affronta l’ire de Baaz. Puis il lui réclama la direction de l’enquête, Baaz, naturellement, refusa. Driss pointa les défaillances du travail de Alal mais Baaz le rassura qu’ils coinceront le coupable et lui conseilla d’aller aider sa femme à se remettre. Driss rejoignît sa maison qu’il inspecta minutieusement en compagnie de Farid. Il y trouva un bouton de manchettes ornées de pierres précieuses qu’il pensait l’avoir déjà vu et décida de le garder. Il soupçonna aussi un résidu laiteux au fond d’un verre et demanda au brigadier de le faire analyser discrètement.
7- Prenant une semaine de congé, Driss alla voir son beau-père. Chorafa était content de revoir son gendre disparu mais ne semblait pas savoir que sa fille avait été violée et non pas cambriolée. Ikker déclina l’hospitalité de sa belle-famille et dit vouloir emmener sa femme loin du monde.
8- Retour sur la vie antérieure du lieutenant Driss. Fils de berger du Rif, il étudia avec hargne pour conjurer le sort et devenir un magistrat. Mais, victime des agissements de la police locale et sans les contacts appropriés pour intégrer la magistrature, Driss fut obligé, malgré son aversion du métier, à rejoindre la police. Alors que Driss se dirigeait vers une sortie sans diplôme ni honneur de son stage d’admission, le hasard lui arrangea une rencontre avec la fille du directeur de l’école de police, Sarah. Sarah l’aida à passer son stage et, se sentant vielle fille, lui proposa de fonder une famille. Leur brève amourette accoucha d’un mariage. Épaulé par son influent beau-père, Driss obtînt les mutations qu’il souhaitait jusqu’à se trouver à Tanger. Le premier jour, le superstitieux Driss fut accueilli par Farid et la nouvelle du suicide d’un lieutenant collègue. Baaz ne le verra que plusieurs jours plus tard où, à l’occasion d’une réception, il reconnu Sarah et appris l’identité de son nouveau lieutenant. C’était le début d’une douce sinécure pour les Ikkers jusqu’au jour du drame.
9- Driss emmena Sarah à Marrakech. Elle était en colère contre lui car il l’avait abonnée après son viol. La maladresse de Driss avec elle depuis leur arrivée à Marrakech installa entre eux un climat malsain. Il ne pensait qu’à son malheur oubliant la véritable victime, elle. En plus Driss refusa de s’ouvrir à sa femme la laissant seule et martyrisée.
10- les Ikker revinrent chez eux à Tanger. Là Driss demanda à Sarah si elle portait ses bijoux lorsqu’elle s’était rendue chez Wafa, le jour du drame. Sarah répondu par l’affirmative sans comprendre où il voulait en venir. Au commissariat, Driss chercha Farid mais ne le trouva pas. Alal lui rendu visite, le provoqua et il se bagarrèrent avant que Baaz n’intervienne. Le commissariat invita Driss à quitter Tanger, pour son bien disait-il. Driss trouva la suggestion bonne mais après avoir élucider l’affaire de Sarah. Il erra dans les rues de la ville, agressa un client dans un bar qui voulait se faire la femme de son patron. Quand il alla retrouver Farid chez lui, ce dernier l’informa que son épouse avait, par inadvertance, lavé le verre qu’il lui a demandé d’analyser.
11- A la maison, Driss évitait Sarah. Ne pouvant plus, elle l’affronta et lui réclama des explications sur son attitude et sa question sur les bijoux. Il lui rétorqua que c’étaient les chargés de l’enquête qui le dégoûtaient pas elle. Il lui confia pourquoi il pensait que l’agresseur avait prémédité son acte et qu’il n’était pas un cambrioleur. Puis, il la questionna sur ses médicaments. Trouvant ses questions louches Sarah le quitta et alla dormir seule. Le lendemain Driss se lança sur la piste du bouton à manchettes, sans grandes avancées, avant de demander à voir Brick, l’inspecteur de permanence le jour du drame. Brik confirma à Driss que c’était bien lui qui avait alerté la police et qu’il a, bel et bien, accompagné sa femme à l’hôpital. Driss lui demanda alors de lui procuré le relevé d’appels de son fixe. Farid le rejoignit au bar, ayant reconnu sa voiture garée dehors, prétendait-il. Driss, parano, lui ordonna d’arrêter de le filer.
12- La police découvrit le cadavre d’une jeune malienne violée et égorgée. Alal, reliant ce meurtre à l’affaire Ikker, pensait avoir affaire à un tueur en série. Brik se garda de créditer les raccourcis hâtifs de son chef. Driss aussi ne partagea point cette analyse. Le frère de la victime déclara à la police que sa sœur aurait été tuée par son concubin burkinabé parce qu’elle refusait de se prostituer pour son compte et allait même le dénoncer. Le signalement qu’il fît du coupable coïncidait avec celui de l’agresseur de Sarah. L’assassin fût arrêté, il avoua le meurtre de la malienne pas le viol sur Sarah.
13- Décidée à l’aider remonter la pente, l’épouse du commissaire, Narimène, passa voir celle du lieutenant, Sarah. Elles parlèrent de l’agression, de Driss, de sexe conjugal, des hommes et de la condition féminine au Maroc. À son retour chez lui, Driss craignait le pire en ne trouvant pas sa femme avant de lire le mot qu’elle lui a laissé. Elle était sorti avec Narimène se changer les idées. Lorsqu’ils se retrouvèrent, un peu plus tard, Sarah chercha à l’exciter. Il l’a pris comme s’il cherchait à la violer. Elle endura les larmes sur les joues.
14- La diva Wafa convoqua Baaz, mais n’a reçu que son secrétaire Slimane. Elle l’informa que Driss l’importunait depuis quelques jours. Il lui rendait visite pour la bombarder d’interrogations au sujet de la présence de sa femme à la fête qu’elle avait donné le jour du viol. Il exigea même la liste des invités masculins. Compatissante au début, l’influente diva n’en pouvait plus des intrusions répétées du lieutenant. Baaz se devait de corriger cet énergumène insista-t-elle.
15- Alors que Slimane tentait de retourner Baaz contre son protégé, le commissaire s’intéressa à l’idée de Driss que le coupable aurait été l’un des invités de la Diva. Alal cherchait à discréditer cette hypothèse mais réussit juste à se couvrir de ridicule. Baaz leur ordonna de surveiller Ikker, de prêt.
Chez lui, Driss se réfugiait encore dans un mutisme de mort. Sarah n’en pouvait plus, l’affronta pour crever l’abcès. Elle lui relata sa journée du jour de son agression. Sans bronché, Driss l’a laissa clouée et regagna sa chambre.
16- Brik alla tiré son chef Alal d’un restaurant huppé, où ivre mort il faisait un grand tapage. Alal se confia en Brik, Baaz lui fout une pression insoutenable pour arrêter, coûte que coûte, le violeur de Sarah, l’allumeuse disait-il. Alal voulait savoir qui a alerté Slimane au sujet d’un deuxième suspect que Alal cherchait à lui faire porté le forfait. Brik avoua que c’était lui, que c’était pour son bien et que de toute façon ça ne pouvait marcher. Alal l’attaqua et manqua de les faire tuer alors qu’ils roulèrent en voiture.
17- Driss déprimait et son nouvel ami Malik Bahri ne se décourageait pas à le réveiller à lui même. Il l’invita à consulter, à changer d’idée, à se reprendre. Rien ne marchait pour Driss. Il confia même à son ami qu’il aurait préféré retrouvé sa femme morte ce jour là.
18- Grâce au bijoutier qui a réparé le bouton de manchette, Driss réussi à tracer le bijou à une certaine Layla Jellad. La richissime Layla reçut Driss avec dédain et condescendance. Lorsqu’il lui montra le bijou et lui prouva qu’elle était ou du moins fût la propriétaire, Layla resta imperturbable. Mais, dès qu’elle a appris la nature du crime sur la scène duquel le bouton fût trouvé elle griffonna un nom et une adresse sur un papier, le donna au Lieutenant. Driss alla voir le célèbre chanteur Rai, Zahi. Celui-ci lui raconta que Layla lui a effectivement offert le bijou mais comme en échange elle voulait des faveurs sexuelles, il le lui a rendu. Furieuse de ce rejet, Layla l’avait insulté et menacé, et lui, dégoûté et excédé, piétina les boutons en face d’elle cassant l’un d’eux.
19- Pendant ce temps, Layla alla affronter son amant Abdel à qui elle a offert les bijoux. Ce dernier l’informa qu’ils les avait perdus au poker pour un certain Naël. Layla appela aussitôt le commissariat de Police et ne pouvant joindre Driss, réclama à parler à son supérieur. De retour chez elle Layla trouva Driss entrain de l’attendre. Elle lui expliqua qu’elle l’avait cherché pour lui faire part de son erreur sur le compte de Zahi, qu’elle s’était souvenue qu’un de ses domestiques avait perdu le bijou au poker et elle communiqua au lieutenant nom et adresse de Naël.
20- Brik fît parvenir à Driss le relevé des appels téléphoniques demandé. Il y trouva le supposé appel d’alerte du jour du drame. Mais, il y trouva également une quantité d’appels échangés avec le commissariat qu’il ne se souvint pas avoir passé ou reçu. Naël informa Driss qu’il avait filait le bijou à un certain Ben Amar, un voyou notoire. Le lieutenant alla donc à la recherche de ce Ben, ne le trouva pas dans son magasin mais remarqua qu’il était suivi. En quittant la maison de son ami, un chauffard manqua de le renverser. Driss ne lâcha pas prise et retourna chercher Ben. Trois hommes se disant les frères de Ben lui parlèrent. Ils l’informèrent que Ben avait réglé son affaire avec la police et qu’il se tenait désormais bien à carreaux. Ils suggérèrent qu’il doit y avoir un mal entendu avec le lieutenant Driss et que leur frères n’a plus rien à se reprocher. Driss, menaçant, leur demanda de ramener leur frère devant lui. Le soir même, de retour dans leur quartier, Driss fût agressé à coup de couteau par deux individus. Chanceux, l’intervention des riverains lui sauva la vie. Malik accusa Driss de se laisser aller. Hier il allait se faire tué par un chauffard et aujourd’hui il se laissa se faire agresser par des voleurs. Driss lui expliqua que les deux incidents étaient des tentatives préméditées pour se débarrasser de lui. Il récusa, le conseil de Malik, d’impliquer ses collègues dans son enquête et annonça lui qu’il commençait à se faire une idée sur celui qui veut le neutraliser.
21- Driss rentra dans une maison où Sarah s’enfonçait dans l’abîme chaque jour un peu plus. Il dormit bien après un bref échange électrique avec sa femme. Le lendemain, elle le surprît emportant son arme. Il lui expliqua que c’est pour l’entretien réglementaire mentît-il. A sa demande, il l’embrassa violemment et sortît laissant la plus enfoncée dans ses tourmentes qu’elle ne l’était déjà.
22- Persévérant, Driss trouva l’adresse des frères de Ben. Il les convînt qu’il ne s’intéressait pas à leur magouille du foncier comme ils le pensaient mais qu’il s’agissait d’une affaire de viol. Convaincus que leur Ben n’est pas un homme à femme, l’aîné conduisît Driss jusqu’à lui. Ben ne pouvait être le coupable. Petit de taille, maigre et bossu, il n’avait rien d’un séducteur que Driss recherchait. A la vue du bouton de manchette, Ben demanda à Driss de traiter avec son aîné car c’était lui qui a usé du bijou pour régler le problème du foncier de la famille Amar. L’ainé, Wahid, relata à Driss leur problème avec un escroc qui s’est frauduleusement approprié le terrain de leur famille. Ils avaient dû graisser la patte à beaucoup d’officiels. C’est ainsi que Wahid avait livré le bijou en question à un certain Slimane. Slimane Rechgoune!! Driss tomba des nus. Tiraillé par ses démons et la tournure des événements un après-midi durant, il se résout à contacter Slimane, pour lui demander conseil sur une opportunité rare mentît-il. Slimane accepta de le recevoir chez lui.
23- Alors que Slimane s’attendait à écouter les détails de la belle affaire promise par Driss, ce dernier lui raconta combien il aime sa femme. Comment un mariage par ambition s’est mué en mariage d’amour. Slimane s’impatientait à mesure que le récit de son hôte s’allongeait. Il lui demanda alors de lui épargner ses histoires de couples chagrinés. Driss poursuivait ses lamentations. Il confia à Slimane que les quelques secondes passées dans sa chambre avant que ne l’on assomme, lui ont permis de tout comprendre. Sa femme n’a pas été violée. Sarah le trompait. Les menottes, le bandeau et autres gadgets faisaient partie d’un jeu de séduction, ils n’étaient pas les instruments d’un crime. Slimane invita Driss à lui épargner ses divagations ou d’aller les raconter, plutôt, au chargé de l’enquête. Driss alors l’accusa d’être l’amant de Sarah. Slimane nia énergiquement, traita le lieutenant de cinglé et le somma de quitter sa demeure. Alors, Ikker lui montra le bouton de manchette et le relevé des appels téléphoniques du fixe de sa maison retraçant des échanges lors de dattes coïncidant bizarrement avec ses missions loin de chez lui. Driss expliqua ensuite comment l’appel de Layla Jellad l’a convaincu que le coupable n’est autre que lui, Slimane Rechgoune. Slimane nia que le bijou lui appartenait ou qu’il ai jamais adressé une seule parole à Sarah. Furieux, Driss l’attaqua et le laissa pour mort en quittant la maison. Avec le peu d’énergie qui lui resta, Slimane appela Baaz, l’informa que Driss avait trouvé le bouton de manchette, qu’il l’accusait de s’envolait sa femme puis il supplia de lui dépêcher une ambulance.
24- Driss rentra chez lui, contourna sa femme plantée au milieu du vestibule pour se défaire de son arme, ses habits et prendre une douche. Alors qu’il se préparait à sortir à nouveau pas seulement de la maison mais de la vie de Sarah aussi, sa femme lui dit que Baaz lui a raconté ce qu’il avait fait à Slimane et lui a demandé de fuir la maison illico. Driss lui demanda alors quant est-ce que son affaire avec Slimane avait commencé. Sarah lui rectifia, c’était avec Baaz qu’elle le trompa et elle ne connaissait aucun Slimane Rechgoune. Driss fût abasourdi et l’accusa de manipulation, Baaz ne pouvant jamais souiller l’honneur de son bienfaiteur. Sarah lui dit qu’il se trompait et que c’était Baaz. Elle lui raconta comment le Commissaire avait cherché à la séduire dès leur arrivée à Tanger, comment, prétextant son dévouement envers son père, il s’est rapproché d’elle. Comment il s’est arrangé à se trouver seul avec elle sur son voilier alors qu’elle pensait que sa femme serait avec eux. Elle lui relata comment il l’a séduit et comment, dans un moment de faiblesse et d’inconscience elle s’est donnée à lui. Consentante. Driss fut anéanti par ce dernier aveux. Sarah lui expliqua ensuite comment elle a tout fait pour signifier à Baaz que ce que c’était passé entre eux n’était qu’une erreur terrible, regrettable, et sans lendemain. Baaz, lui, n’a rien ménagé pour qu’ils poursuivent leur affaire et, se heurtant au refus catégorique de Sarah lui proposa de disposer d’elle une seule et dernière fois. Elle refusa avant de céder sous ses menaces. C’était lui qui avait insisté pour la prendre dans sa propre chambre conjugale et qui, sadiquement, avait tout fait pour l’humilier et la violenter. Driss était présent pour le dernier acte de leur trahison. Elle lui demanda pardon et Driss lui répondît que c’était à son père qu’elle devait demander ce pardon car pour lui elle était comme déjà morte. Effrayée, Sarah le supplia de ne pas mortifier ses parents, mais Driss, avec un cœur noirci par le désir de vengeance, l’a assurée de tout déballer à son père. La détermination pleine de haine qu’elle lu dans le regard de son mari lui retînt tout espoir de le dissuader. Elle courut hors de la chambre, hors de la maison, et avant que Driss ne constata que son arme n’était plus dans son étui, Sarah courut hors de la vie toute entière.
À suivre.
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Terminé este libro hace varias semanas y hasta hoy no me he decidido a escribir un comentario, básicamente porque no sé qué decir. No sé si me ha gustado o no; o más bien sí me ha gustado el libro, pero no me ha gustado lo que he leído. No puedo con un sentido del honor tan trasnochado, que pasa por encima del daño al prójimo, la deshonra propia entendida como mal ajeno, el machismo absoluto, la misoginia, la falsedad, el guardar las apariencias, la doble moral, el doble rasero, el servilismo, el caciquismo, el abuso de poder, el nepotismo, el fariseísmo... todo junto en una misma novela, como denuncia de una sociedad actual. No puedo con todo eso.
Este es el tercer libro que leo de Yasmina Khadra y me ha gustado bastante menos de lo que recuerdo que me gustaron los dos anteriores, El escritor y Lo que el día debe a la noche.
Esta obra es una novela policíaca que se desarrolla en la ciudad de Tánger. No soy una gran lectora de este género pero la historia policíaca en sí no me ha parecido para tirar cohetes.
Lo más interesante sin duda es el trasfondo de la trama con dos grandes temas: la corrupción y el papel de la mujer y el sentido de la honra y el repudio. Coincido plenamente con las opiniones del autor sobre estos temas, pero me ha parecido más interesante conocerlas a través de las entrevistas que he encontrado en internet que a partir de las reflexiones de la novela.
El final, eso sí, ha conseguido sorprenderme y explica determinados comportamientos del personaje principal que no llegaba a entender. Ese personaje principal que no consigue superar los prejuicios sociales... A partir de aquí ya haría spoilers...
Junto con Elena Ferrante, creo que la persona de Yasmina Khadra es la más sorprendente del mundo literario que yo conozco de los últimos años. Pero dejo al lector de esta reseña ir a curiosear con Wikipedia. Y en el caso de Yasmina Khadra, leer su autobiografía El escritor.
Ah..., me olvidaba explicar por qué he leído este libro: tan simple como que Kindle flash lo puso de oferta hace unos días y me lo compré.
Mon premier livre de Yasmina Khadra et j'ai beaucoup apprécié vu qu'il nous a offert un voyage dans les plus grandes villes du Maroc que je connais très bien. Une histoire très touchante et ce n'est que le premier tome déjà ... Une histoire d'amour entre Sarah et Driss qui connais un dérapage suite à un viol... Driss haut gradé de la police fait de son mieux pour découvrir la vérité mais surprise surprise à la fin... Beaucoup d'émotion de détails qui m'ont emmené dans un très beau voyage mais certainement douleureux
El libro está bien escrito, pero nos muestra una realidad, cruda y triste. Triste porque en el mundo pasen cosas así, que se tenga que llegar a ese extremo. El trasfondo es la vida de la mujer musulmana, la corrupción, el poder, los ricos versus los pobres..
Hacía tiempo que tenía ganas de leer a Yasmina Khadra y no he podido resistir la tentación de leer esta última novela suya, esperaba una novela negra y lo es, pero va mucho más allá que una simple investigación de un hecho que destroza un matrimonio y dos vidas. Marruecos de fondo, con sus desigualdades económicas, sociales y culturales, la mujer como un objeto y la corrupción, el ansia de poder, la pobreza, la maldad, y una investigación muy sui generis que termina de una forma desgraciada para todos sus protagonistas. La prosa de Khadra es impecable, Driss Ikker, el policía que investiga algo que le atañe personalmente es insistente, desgraciado, incomprendido y finalmente un policía atrapado en sus propios demonios. Magnífica lectura.
Ho avuto già modo di apprezzare Yasmina Khadra con opere quali "L'attentato" e "Khalil", ma qui raggiunge, a mio avviso, un nuovo apice della sua opera. Un poliziesco ambientato in Marocco, tra Tangeri e Kinitra, che definirei disturbante: una sensazione che si incomincia ad avvertire sin dalle prime righe in un hotel malfamato della zona. Pone il centro sull'affronto, proprio come dice il titolo, che vive il protagonista, ovvero Idriss, funzionario di polizia, in seguito allo stupro della moglie Sarah, trovandola ammanettata, imbavagliata e nuda sul letto. Khadra è particolarmente abile a far sentire e percepire al lettore l'elemento di disagio e di disturbo che si avverte. Indaga sui sentimenti e lo stato d'animo di Sarah che si sente come "carne martoriata" (una immagine molto potente e dura), mentre il marito è stato leso nel suo onore in quanto qualcun altro ha avuto diritti sulla "sua" donna. Un poliziesco sul senso di giustizia, di vendetta, di invidia (Idriss è un raccomandato e quindi inviso ai suoi colleghi), ma anche sulla terribile condizione della donna che conta quasi nulla. Sarah occupa l'ultimo posto nei pensieri e nella scala di valori di Idriss, troppo impegnato a difendere il suo onore, invece di supportare la moglie.
Con una denuncia de fondo al sistema y vida marroquí este autor nos va llevando por una trama ágil y también después de muchos thriller predecible. Se lee muy rápido y es súper entretenido. Recomendable.
✍️ YASMINA KHADRA 💬 L’OUTRAGE FAIT A SARAH IKKER 🏠 JULIARD 📚 240 Pages 📆 2019 📈 4/5
Driss, ton honneur ma écœuré 🤮, je t’en ai voulu, beaucoup, je t’ai insulté, je n’avais plus envie d’entendre parler de toi mais maintenant je t’ai pardonné.
Sarah, ma pauvre Sarah, harcelée et outragée bien plus qu’une fois, parce que tu dois subir, souffrir, obéir et te taire 🤐. Tu es la victime, victime de cette société.
Un roman étonnant pour Kadhra qui change de registre avec ce polar noir. Je n’étais pas habituée à lire certains mots dans ses livres habituellement plus poétiques. Et ça ne me déplaît pas.
A suivre dit la fin… Cela fait 5 ans, j’imagine qu’il n’y aura finalement pas de suite? Mais je rassure ceux que l’histoire intéresse, elle se termine bien à la page 240 😅
Un voyage dans une des plus grandes villes du Maroc, Tanger, où vit une société assez particulière, entourée de mensonges et manipulation. Ce livre n'était pas ma meilleure lecture par Yasmina Khadra, il est sorti de son style habituel (politique, guerre, attentat..) n'empêche son écriture et toujours aussi fluide, passionnante et profonde dans ce roman tournant autours d'une enquête policière qui bascule curieusement à la fin qui n'est pas vraiment une fin.
On sent venir la fin mais c'est comme une longue descente aux enfers.
"Le médecin émit un rire qui sonnait faux comme le clocher d'une église en terre d'islam."
"Toni, tu la fermes, fulminait le directeur. Quand deux imbéciles se suivent, le second se met à l'infinitif."
"Slimane s'était toujours méfié des artistes et des intellectuels. Il éprouvait une sainte répulsion à l'encontre de ces illuminés qui, au lieu de croquer la lune, passent leur temps à trouver aux étoiles une préciosité qu'elles n'ont pas."
"Le psy est plus qu'un confident, c'est un guide qui nous oriente vers la porte de sortie de nos crises, parfois un spéléologue qui descend nous chercher au fond de nos angoisses."
"Dehors, la nuit pesait sur la rue comme un cas de conscience."
J’ai beaucoup aimé cet ouvrage, qui m’a captivé du début à la fin. Au-delà de l’aspect romantique du livre, j’ai particulièrement apprécié la manière dont l’auteur aborde des thématiques profondes et sensibles, en mettant en lumière certaines réalités qui gangrènent la société marocaine, comme le trafic de migrants ou encore la corruption. Ce mélange entre polar et critique sociale donne au récit une intensité particulière, à la fois prenante et réfléchie.
Khadra a du mal a se renouveler. Les personnages sont bien installes chacun dans sa case. Les descriptions peu subtiles. Quant a l'intrigue et l'enquete policiere, elle n'est que trop legere, et la fin etait une possibilite evidente des le debut du roman. Ce livre et toute l'oeuvre de Khadra a toutefois l'avantage de se lire vite.
Novela policíaca que se desarrolla en Tánger y le sirve de excusa al autor para hacer un retrato de la sociedad marroquí. El tema principal sobre el que pivota el libro es la violación de la esposa de un teniente de la policía. Este investigará hasta encontrar al culpable. El libro está bien escrito, pero sin alardes. Va mejorando conforme avanza la historia.
Ce livre est violent. J'ai lu beaucoup de ce que Y. Khadra a écrit sur la guerre d'Irak, l'Afghanistan, la Somalie, la Palestine, le terrorisme en général, etc. cependant ce livre est, à mon avis, le plus violent.
L'intrigue tourne autour d'une enquête policière contrariée sur un cas de viol dans la ville de Tanger. L'action se passe de nos jours, mais parfois on a l'impression que cela se déroule dans les années 50 ou 60 du siècle passé. Les personnages sont antipathiques. Ils s'auto détestent et ne s'aiment pas entre eux. Malgré le cadre cosmopolite et multiculturel de la ville où ils évoluent, ils n'arrivent pas à susciter l'empathie du lecteur tout au long du livre. Pour accentuer le malaise, l'auteur place son intrigue dans le contexte de la société maghrébine qui est une société très conservatrice concernant les questions de la femme et des relations hommes-femmes. De ce point de vue, le choix de Y. Khadra est une réussite pour montrer l'abjection et l'horreur du viol ; et ce qui paraissait au début de la lecture comme étant un défaut est en fait un coup de maître.
J'ai beaucoup apprécié le livre cependant ma note sera 3* à cause de la fin du livre, surprenante et inattendue, que je n'ai pas du tout apprécié.
Read: February, 2021 (Brussels) Source: my own copy, Paperback
Résumé un peu trompeur. Je voulais lire sur le viol mais finalement on a une vision plus globale de Driss et les autres. Pas mal, malgré la difficulté dans l'écriture de Yasmina Khadra, je retiens un livre correct.
Comme d'habitude Yasmina Khadra nous offre un roman à plusieurs entrées et plusieurs niveaux de lecture. Sarah et Driss vivent heureux à Tanger ou Driss vient d'être muté au commissariat en tant que lieutenant. Mais une nuit où il rentre plus tôt que prévu d'un déplacement, il retrouve sa femme victime d'une agression et se fait agresser à son tour. Il est désormais prêt à tout pour savoir qui a ruiné son couple et son bonheur/honneur. On aborde ici le sort réservé aux femmes violées au Maroc mais aussi la corruption qui gangrène le pays pour finir abasourdis par la fin qui nous est réservée.
Comme d'habitude, j'ai beaucoup aimé la plume de Yasmina Khadra. On se laisse porter par l'écriture. Le cadre est particulier, on est plongé dans une société corrompue, pleine de pressions et de violence, avec une classe dominante opulente et détestable. Le tout est rendu sans concession. Le personnage de Driss lui-même, dont on a tant envie de voir aboutir l'enquête, est souvent détestable. C'est là dessus que joue beaucoup l'écriture de Yasmina Khadra, un monde assez noir, aux valeurs pas forcément justes, aux personnages ambivalents et qui interroge la place de la femme dans tout cela.
J’adore Uasmina Khadra. Là encore c’est superbement bien écrit mais sans plus je dirais ... Je l’ai lu en 2 jours, donc le suspense est bon mais je n’ai pas accroché aux personnages. Par contre c’était super agréable de passer du temps au Maroc 😊 J’ai été à une rencontre avec Yasmina Khadra, lui même à avoué qu’il n’était pas très satisfait de son livre et qu’il n’aurait pas dû écrire « À suivre » 🤷🏻♀️🤷🏻♀️
Que de moments époustouflants de corruption, décadence et de verve irrésistiblement ciblée de l'auteur ! Complètement absorbée dès le début de l'intrigue, j'ai dévoré ce roman à grande vitesse ! Un viol, question d'honneur ? Pour qui? L' enquête se révèle entravée par des enquêteurs plus intéressés par leur porte-monnaie et un succès rapide que la vérité et la justice. Le mari de Sarah est lui-même policier, et mènera sa propre enquête.... Excellente lecture !
la première chose que j’ai remarqué c’était que le prota s’appelait Driss, et j’ai eu un pincement au cœur en pensant à Khalil.
que dire ? certaines paroles des personnages m’ont refroidi, et j’avoue que j’ai suspecté tout le monde même bah le mec à la fin quoi, mais je pensais grave pas que c’était lui. bref j’ai été outrée.
yasmina khadra ne déçoit jamais 🤝🏼
(j’ai espéré longtemps que cette histoire et Khalil soit relié mais j’ai rien trouvé qui pouvais me le confirmer, sauf le prénom…)
Trois étoiles parceque j'avais hâte de le finir juste pour le finir, et ceci est lié particulièrement au style d'écriture de Yasmina Khadra qui exacerbe par moment du fait qu'il est répétitif, peu innovant et toujours le même ! même si j'avoue que la fin est très inattendue et que ça mérite qu'on aille jusqu'au bout.
Difficile de parler de l'histoire sans spoiler. Alors juste sur ce que ce roman nous dit de la société marocaine : tout n'est que népotisme, bakchich et luttes d'influence. J'ose espérer que les personnages sont caricaturaux, et que l'auteur a forcé le trait. Finalement je suis assez déçue par ce roman ou l'espoir est totalement absent.