"Je commence. Cesse de t'agiter sous ton drap blanc, Julia. L'hôpital, les tuyaux translucides qui te font une chevelure de déesse du futur, la musique des appareils, le clapotis des sandales sur le sol du couloir, les appels, les chariots, les murs pâles où danse la lumière, les reflets sur l'acier du lit, tout cela va s'évanouir. Chaque nuit je viendrai à ton chevet te raconter une histoire écrite pour toi dans la journée. Jusqu'à ce que tu reviennes. Attends-toi à des surprises." Pour réveiller Julia, Marc invente à partir de leur histoire d'amour un torrent de récits où se mêlent le suspense et l'émotion, la gravité et le rire, exaltant le pouvoir enchanteur de l'invention romanesque.
"Je commence. Cesse de t’agiter sous ton drap blanc, Julia. L’hôpital, les tuyaux translucides qui te font une chevelure de déesse du futur, la musique des appareils, le clapotis des sandales sur le sol du couloir, les appels, les chariots, les murs pâles où danse la lumière, les reflets sur l’acier du lit, tout cela va s’évanouir. Chaque nuit je viendrai à ton chevet te raconter une histoire écrite pour toi dans la journée. Jusqu’à ce que tu reviennes. Attends-toi à des surprises." Pour réveiller Julia, Marc invente à partir de leur histoire d’amour un torrent de récits où se mêlent le suspense et l’émotion, la gravité et le rire, exaltant le pouvoir enchanteur de l’invention romanesque. « Je commence. Cesse de t’agiter sous ton drap blanc, Julia. L’hôpital, les tuyaux translucides qui te font une chevelure de déesse du futur, la musique des appareils, le clapotis des sandales sur le sol du couloir, les appels, les chariots, les murs pâles où danse la lumière, les reflets sur l’acier du lit, tout cela va s’évanouir. Chaque nuit je viendrai à ton chevet te raconter une histoire écrite pour toi dans la journée. Jusqu’à ce que tu reviennes. Attends-toi à des surprises. » Pour réveiller Julia, Marc raconte. Il nous précipite avec elle dans un torrent de récits – dont celui de leur amour – où le burlesque le dispute au tragique, le suspens à l’émotion, la gravité au rire. • L'auteur Romancier et nouvelliste, Jean-Marie Laclavetine a obtenu le Goncourt des Lycéens pour Première ligne et le Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française pour Le Rouge et le Blanc. Et j'ai su que ce trésor était pour moi
Premièrement, le titre. Un beau titre. C'est le titre qui m'a attiré vers ce livre.
Ensuite, cette histoire d'écrivain, qui veille celle qu'il aime, alors qu'elle est plongée dans un coma. Marc, écrivain quinquagénaire, parle à Julia, écrivaine trentenaire, toutes les nuits. Il lui raconte l'amour qu'il lui porte, il lui raconte leur relation, il se raconte aussi. Mais surtout, il lui raconte des histoires, dont les racines sont plongées dans l'obscurité et la moiteur de leur histoire commune. Il lui raconte l'histoire de Nora, qui fuit Romain et sa violence ; il lui raconte l'histoire de Louise et de Paul, de Manu et de Reine... C'est un beau roman, qui place l'amour au coeur de l'acte d'écrire, de raconter...de se raconter, aussi. Toutes ces fictions possibles à partir d'une relation amoureuse, des petits coins sombres que l'on pense garder pour soi et qui rejaillissent de nous, toutes les possibilités d'élévation. À suggérer aux lecteurs affectionnant la littérature française contemporaine, les métaphores amoureuses et les jolies chutes.
C'est un roman qui permet de comprendre comment les romans s'écrivent : idées, personnages, doutes, certitudes, lyrisme et pragmatisme se mêlent pour fair naître le livre. On comprend que rien n'est plus semblable au processus d'écriture que la construction d'une histoire d'amour très longue. Il y a aussi une histoire d'amour dans ce livre, elle vient légitimer tous les virages, toutes les embardées merveilleuses et tous les détours que prend le récit constitué d'histoires entremêlées qui se répondent.
Ce livre se lit avec ferveur, car il est fait de plusieurs histoires dont on est pressés et heureux de connaître le dénouement et le sens final.