Jump to ratings and reviews
Rate this book

L'ombre de nos nuits

Rate this book
Deux récits se dessinent dans L’ombre de nos nuits, avec au centre un tableau de Georges de La Tour. En 1639, plongé dans les tourments de la guerre de Trente Ans en Lorraine, le peintre crée son Saint Sébastien soigné par Irène. De nos jours, une femme, dont nous ne saurons pas le nom, déambule dans un musée et se trouve saisie par la tendresse et la compassion qui se dégagent de l’attitude d’Irène dans la toile. Elle va alors revivre son histoire avec un homme qu’elle a aimé, jusque dans tous ses errements, et lui adresser enfin les mots qu’elle n’a jamais pu lui dire. Que cherche-t-on qui se dérobe constamment derrière le désir et la passion ?

 

En croisant ces histoires qui se chevauchent et se complètent dans l’entrelacement de deux époques, Gaëlle Josse met au cœur de son roman l’aveuglement amoureux et ses jeux d’ombre qui varient à l’infini.

190 pages, Mass Market Paperback

First published January 7, 2016

2 people are currently reading
46 people want to read

About the author

Gaëlle Josse

22 books44 followers
Passionnée de poésie, elle a publié plusieurs recueils et a même reçu le Prix de l'édition poétique de la ville de Dijon en 2009.
En 2011, Gaëlle publie son 1er roman, « Les heures silencieuses » inspiré d'un tableau du peintre flamand Emmanuelle de Witte. Dans un texte court, empreint de poésie et de mélancolie, l'auteur invente un destin au personnage féminin du tableau. Plébiscité par les libraires, ce titre fait partie des finalistes du Prix Orange du Livre 2011.
Gaëlle Josse a suivi des études de psychologie, de journalisme et de droit. Après quelques années passées en Nouvelle Calédonie, elle revient en métropole, s'installe à Paris et devient rédactrice en presse magazine mais aussi pour un site Internet.

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
15 (15%)
4 stars
31 (31%)
3 stars
37 (38%)
2 stars
12 (12%)
1 star
2 (2%)
Displaying 1 - 15 of 15 reviews
Profile Image for Marion Drouet.
7 reviews
January 22, 2018
En parallèle 2 histoires 1 couple amoureux dont on partage le quotidien sans connaître leur nom ce qu'ils font ... Et l'atelier du peintre Gregoire de la Tour ou les apprentis sont amoureux du modèle fille du peintre
Histoire du couple qui reste très vague et avec peu d'intérêt et celle de l'atelier du peintre qui n'est pas à la hauteur d'autres romans dans la même idée
1,352 reviews58 followers
January 1, 2018
Deux histoires s’entre-croisent dans ce roman : celle de Georges de la Tour peignant Saint Sébastien soigné pat Irène et allant le présenter au Roi Louis XIII ; et celle de la narratrice qui nous raconte son histoire d’amour tragique.

Si j’ai été moins sensible à l’histoire d’amour moderne, j’ai en revanche beaucoup aimé me trouver dans l’atelier du peintre et suivre les pensées de son apprenti.

L’auteure nous livre ainsi les étapes d’un tableau en train de se peindre, depuis le choix du sujet des modèles jusqu’au cadre final et la présentation au destinataire.

Une lecture qui a raisonné avec l’hiver ou, au coeur de la nuit, veille encore une lumière.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’apprenti amoureux de Claude, la fille du peintre qui a posé pour Irène.

http://alexmotamots.fr/lombre-de-nos-...
1,209 reviews5 followers
May 9, 2023
Gaelle Josse est , à mes yeux, une auteure contemporaine qui suit son chemin ..
L'ombre de nos nuits est un roman surprenant faisant osciller le lecteur entre la Lorraine en 1639 et Rouen de nos jours, entre George de la Tour dans son atelier de Luneville, et une femme dans un musée devant un tableau, entre le peintre créant son tableau Saint Sébastien soigné par Irène et cette femme plongée dans le regard plein d'amour d'Irène n'est-ce pas celui qu'elle avait pour l'homme qu'elle a aimé au delà du possible?
Deux histoires qui s'imbriquent comme une poupée gigogne, deux histoires qui se suffisaient à elles seules. Pourquoi cet accouplement au forceps?
Un brin déçue donc même si une fois encore j'ai apprécié le style de l'auteure, les personnages, leurs émotions multiples et variées.
Profile Image for Marie.
452 reviews13 followers
March 12, 2018
L'histoire d'amour contemporain de la femme devant la toile de Georges de la Tour m'a laissé complètement indifférente. Je la lisais en pensant qu'elle donnerait des indices sur la peinture ou quelque chose comme cela mais rien...je trouve les liens ténus entre les deux histoires. Par contre, le temps passé dans l'atelier du peintre, un aperçu de sa façon de travailler et la vie de ses proches étaient intéressants quoique assez mince comme histoire.
Profile Image for Valérie.
457 reviews2 followers
May 4, 2021
J’adore l’écriture de Gaëlle Josse. À la fois poétique et simple.la mise en scène de la peinture d’Irene soignant St Sebastien est une merveille. L’idée d’entrelacer avec une histoire d’amour destructrice est intéressante. C’est le second roman de Gaëlle Josse ou je trouve ce procédé. Mais bien utilisé.
Bien
Profile Image for Hiskerian.
48 reviews2 followers
June 22, 2021
Absolument aucun intérêt. Nulle idée, ni la partie où il nous raconte l’atelier de De la Tour, comment le peintre conçoive le tableau, les modelés, etc.. C’est trop léger, mère anecdote. Et la partie de la femme qui nous découvre le tableau, avec son histoire d’amour « émouvante », puff !!!! je ne supporte pas ce sort de romanticisme masochiste pathétique, faux, tellement faux !
Profile Image for Kaullye.
5 reviews
May 8, 2017
C'est particulièrement épatant, la façon dont l'auteur nous plonge dans l'univers du peintre Georges de la Tour et de cette toile en particulier. Une écriture limpide et habitée. J'ai un peu moins aimé l'histoire d'amour parallèle qui reste contée avec beaucoup de pudeur et délicatesse.
Profile Image for rox ⋆☕︎ ˖.
176 reviews
July 8, 2025
3.5 ⭐️

longtemps je n’ai pas vu l’intérêt de l’histoire parallèle

et puis j’ai compris : c’est tout l’univers que fait rejaillir un tableau qui nous parle💘
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,089 reviews43 followers
July 16, 2017

C'est un roman à trois voix que nous propose Gaëlle Josse autour du tableau de Georges de la Tour "San Sébastien soigné par Irène". Ce tableau sera l'élément central du récit.

Tour à tour trois personnages vont s'exprimer, on voyage dans le temps et dans l'espace.

- A Lunnéville, en Lorraine en 1639, on assiste à la création du tableau "San Sébastien soigné par Irène"

Georges de la Tour nous parle, il imagine la création de son tableau, le choix avec soin de ses personnages, la mise en place de sa composition. Irène sera incarnée par sa fille Claude. On assiste à la naissance de cette oeuvre à qui il réservera un grand destin. Avec minutie, précision il donnera tout pour trouver la perfection dans son tableau.

Laurent, son apprenti - un orphelin recueilli par le maître suite aux ravages de la peste et de la guerre des 100 ans - s'exprimera également. Il est l'assistant du maître, admiratif du travail de celui-ci, il est humble, doué. Il nous décrira à merveille son amour pour la peinture, son admiration sans limite pour de la Tour, le don de soi et la passion de son maître. Il décrit avec justesse la beauté douloureuse de Claude incarnant Irène dont il est éperdument amoureux. Il souffre en silence de cet amour n'étant pas de la même classe sociale qu'Irène. Il nous décrit avec justesse ses tourments, ses blessures. Il devra faire des choix. Il est dans l'ombre, elle est dans la lumière.
- Rouen, en 2014, une jeune femme est fascinée des siècles plus tard par ce tableau, cette lumière qui jaillit de l'ombre. Elle se plonge dans ses souvenirs, dans sa douleur, ses amours difficiles.

J'ai souvent posé le livre pour me plonger à mon tour dans ce tableau où le regard d'Irène incarne tant l'amour, la sollicitude, la compassion et nous montre tant la beauté douloureuse de la passion.

Ce roman met en lumière la fascination devant le tableau ; cette lumière qui transparaît au milieu de l'ombre, comme nos espoirs au milieu de nos tourments. La bienveillance, l'amour et la sollicitude du regard d'Irène m'ont procuré de belles émotions à la lecture.

Les trois voix s'entrecroisent au fil des pages, nous questionnent sur l'aveuglement amoureux, sur notre place dans notre vie.

Très très bon moment de lecture.

Ma note : 9.5/10



Les jolies phrases


Elle dit que le Maître sait peindre le silence.

La capacité d'oublier est peut-être le cadeau le plus précieux que les dieux ont fait aux hommes. C'est l'oubli qui nous sauve, sans quoi la vie n'est pas supportable.

Les livres savent des choses que nous ignorons.

Je reconnais que l'immobilité absolue est une chose exténuante, proche de l'impossible.

Notre monde est un théâtre agité, mouvant, fait d'appétits désordonnés et de désirs inavouables. Le malheur y règne en maître.

Nous trichons en paroles, rarement en gestes.

Elle n'est que beauté et son âme est à l'image de ses traits.

Tu aimais la nuit. Comme si ses ombres absorbaient les tiennes et te permettaient de les oublier.

C'est la vision intérieure du peintre, au-delà de sa technique, qui donne toute sa force à un sujet.

Il faut savoir écouter les rêves, ils tentent de nous éclairer sur nos désirs les plus secrets.

La main, le geste, le visage. Tout ce que je peins tient là, dans cette mystérieuse trinité.

Etre quittée, c'est un risque consenti au premier regard. Mais partir, c'était autre chose.

Croire en l'autre suppose l'abandon de nos résistances, de notre défiance. Don total qu'on veut croire réciproque.

Ce qui se passe au profond de nos âmes est souvent noir comme la nuit, comme celle qui sert de fond à mes compositions, lorsque nulle lueur ne les atteint.

https://nathavh49.blogspot.be/2017/07...
Profile Image for Susan Steggall.
Author 8 books1 follower
Read
February 26, 2016
Two stories, almost four hundred years apart, evolve in this small book. Both are centred around the painting of Saint Sebastian by Georges de la Tour and both are set in a time of turmoil. 1639, the year the work was painted, is a time of war and plague as the reader follows the artist, his son, Étienne, and atelier assistant, Laurent, through the completion of the painting and their preparation for a voyage to Paris for an audience with Louis XIII in the hope that the king will purchase the work.
In the spring of 2014 a woman sees the painting (or a copy of it) in a museum in Rouen and is caught by its beauty and sadness, which evoke the torment and longing of a bittersweet love affair.

The author cleverly weaves three voices – the woman, the artist and the assistant – into the narrative. The obsessive, almost claustrophobic searching to understand her lover allows the reader into the furthermost corners of the woman’s psyche. The voice of the seventeenth-century ‘master’ gives us glimpses (as far as any one can see into another’s creativity) into the mind of a visual artist at the top of his game. The voice of the young assistant (in italics, a ploy that works well) paints a broader picture, not only of life in the artist’s household, but also of the difficult and often tragic lives of the impoverished people of Lorraine.

The book’s double cover showing the painting, 'Saint Sébastien soigné par Irène', in sombre yet glowing colours, enhances the reading experience.
Profile Image for Billy.
Author 9 books169 followers
March 8, 2016
Quel beau roman ! Un roman sur l'art, sur l'amour...la fascination, la création... rare et magnifique !
Profile Image for Nanou.
241 reviews5 followers
April 21, 2017
Trois voix s’élèvent dans ce roman : celle de Georges de La Tour, peintre du XVIIème siècle, celle de Laurent, son apprenti, un garçon que le Maître a recueilli alors qu’il errait, orphelin, après avoir vu toute sa famille décimée par la peste et puis, bien plus proche de nous dans le temps, une jeune femme qui, pour occuper quelques heures entre deux trains, visite le musée des Beaux-Arts de Rouen et s’arrête devant un tableau de Georges de La Tour, fascinée par le visage de la femme qui soigne un homme blessé par des flèches. Ce tableau, c’est Saint Sébastien soigné par Irène (dit « à la lanterne »), et c’est lui que l’on peut voir en partie sur la couverture de ce roman.
En ce début d’année 1639, à Lunéville, Georges de La Tour commence à travailler sur un nouveau tableau qu’il destine au roi de France. Il a réfléchi à son sujet et a décidé de prendre sa fille, Claude, comme modèle d’Irène soignant Saint Sébastien, cette femme éclairée par une lumière douce dans une attitude tendre et appliquée. Il charge Étienne, son fils, et Laurent, son apprenti, de préparer les pigments qu’il va utiliser. Laurent est secrètement amoureux de Claude et les séances de pose sont pour lui une occasion d’observer la jeune fille, d’apprécier sa beauté et les efforts qu’elle fait pour répondre aux attentes de son père, même s’il sait qu’elle en aime un autre que lui. Lorsque le tableau sera terminé, Étienne et Laurent accompagneront le Maître dans leur périlleux voyage vers Paris afin de présenter le tableau au monarque.
La narratrice, quant à elle, retrouve dans l’attitude de la jeune femme du tableau, aimante et attentionnée celle qu’elle a été auprès d’un homme quelques années auparavant. Un amour qui n’est plus mais qu’elle regrette encore. Face au tableau, elle se rappelle ce qu’elle a vécu dans cette relation, ses espoirs et ses frustrations face à un homme égoïste et blessant.

J’ai été moins sensible au récit contemporain qu’à celui du peintre et de son assistant. Le récit de la jeune femme est touchant mais j’ai eu un peu de mal à le relier au tableau. Ce que j’ai aimé le plus dans ce roman, c’est de pouvoir accompagner la création de l’œuvre grâce aux réflexions du Maître, son inspiration, ses ambitions. J’ai été émue par le talent d’observation de Laurent, l’assistant, sa sensibilité, la conscience qu’il a de sa position et ses projets toujours au service de la peinture.

C’est un livre délicat, écrit dans une langue subtile et j’y ai retrouvé le plaisir éprouvé lors de la lecture des précédents romans de Gaëlle Josse. Encore une fois, l’impression de faire une pause hors du temps, de se concentrer sur des sensations, des couleurs, de ressentir la magie de l’écriture.
Displaying 1 - 15 of 15 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.