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Que passe l'hiver

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Que passe l'hiver sur la Clairière
Aux étranges trouées sombres,
À la magie puissante et aux mystères sans fin,
Aux dieux, aux hommes si cruels.

Que passe l'hiver sur un roi
Mi-dieu mi-homme, au destin funeste ;
Sur celui qui devina la mort de ses terres,
Ne put s’y résoudre.

Que passe l’hiver, oui.
Mais qu’en restent les souvenirs.

À la croisée de l'ode initiatique et du huis-clos, Que passe l'hiver raconte le destin d'un jeune homme au pied bot et d'un roi aux longs bois de cerf, pris dans le maelström d'un monde qui se meurt, peut-être...

496 pages, Mass Market Paperback

First published May 1, 2017

3 people are currently reading
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About the author

David Bry

40 books23 followers

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34 (20%)
2 stars
16 (9%)
1 star
4 (2%)
Displaying 1 - 30 of 34 reviews
Profile Image for L'ours inculte.
465 reviews8 followers
August 14, 2019
Il y a quelques mois, j’ai reçu de Pocket un exemplaire de Que passe l’hiver de David Bry. J’avais pas suivi ce titre, je savais pas ce que c’était et j’ai même failli pas le lire (c’est le risque quand on envoie un SP à un ours sans lui demander son avis). Mais il trainait là, dans un coin, et en fouillant le net je lisais quand même de belles choses dessus. Allez, je tente quand même.

Stig est le fils cadet du chef du clan Feyren, et pour la première fois cette année il va accompagner les siens sur le Wegg, la demeure du roi de la Clairière, le fils du Dieu Sombre. Tous les ans, au solstice d’hiver, les quatre clans (Feyren, Oren, Lugen et Dewe) montent renouveler leur allégeance au souverain et passer quelques jours de joyeuses vacances dans la neige. Mais cette année les augures annoncent le malheur, la première fiesta de Stig va petit à petit tourner à la catastrophe, la mort va venir côtoyer les amitiés naissantes et les complots. Tout commence par le décès du seigneur Conrad Dewe pendant un banquet, on conclut vite « j’ai bouffé n’importe comment et j’me suis étouffé » mais Stig a vu les derniers instants du monsieur, et il a un gros doute.

Les quatre clans de Que passe l’hiver ont chacun des pouvoirs hérités du Dieu en personne, les Feyren peuvent se transformer en animaux, les Oren peuvent parcourir les fils du destin, les Dewe disparaissent dans les ombres et les Lugen peuvent utiliser la magie pour atteindre l’autre côté du voile. Le concept de destinée a une importance majeure dans cette histoire, on retrouve ces fils tissés qui tracent tous les destins possibles et les personnages vont passer leur temps à essayer de favoriser l’un ou l’autre de ces chemins. Avec toutes ces petites pièces, David Bry nous propose une tragédie où les drames se succèdent et la vérité se dessine lentement, les révélations arrivent et forment un puzzle très satisfaisant pour le lecteur. On a parfois l’impression de lire un Agatha Christie qui aurait viré full-fantasy en fait. Il y a bien sûr le « qui qui a fait le meurtre » mais tout plein de mystères secondaires sur des histoires de clans, de familles, de petits secrets dans tous les coins. C’est peut-être parfois un peu le bordel mais on s’y retrouve bien.

L’atmosphère est très importante dans ce bouquin, l’auteur prend le temps à chaque chapitre d’installer son ambiance, de décrire le lieu, le moment, de vraiment nous plonger dans son monde. Associé à la plume poétique, à la mélancolie que dégage cette tragédie, on a une lecture qui prend son temps, qui transporte son lecteur sur ses petites ailes sombres et lui déroule sa trame sans se presser dans un cadre enneigé enchanteur. C’est à lire au coin du feu avec un chocolat chaud (ou un grog ?) à portée de patte, une boite de mouchoirs et une petite tempête de neige à l’extérieur. Si vous n’avez pas de tempête de neige à disposition ou que vous lisez ça en plein été comme moi, au moins ça a le mérite de rafraichir.

Le nombre de personnages, qui vous tombe dessus directement grâce à l’annexe présente en début de roman, peut être intimidant mais beaucoup ne font que de la figuration. Le casting principal est assez gérable et très convaincant. Il reste quelques scènes un peu maladroites où l’auteur décrit absolument tout le monde en expliquant que Gérard se cure le nez à côté de Gertrude qui joue aux fléchettes (j’invente, mais en gros, on s’en fout). On s’attache quand même à Stig puis on découvre progressivement tout son entourage, sa famille un peu compliquée, ses nouveaux compagnons, les grandes figures des autres clans. Et on finit par voir clairement toutes les relations de ce beau monde, les motivations de chacun. la construction est magistrale et les grandes révélations visent juste.

Que passe l’hiver est un roman surprenant dans lequel David Bry joue avec les codes de différents genres pour nous proposer une tragédie en presque-huis-clos, un thriller fantasy qui prend son temps, où les mystères côtoient la magie. Une belle réussite.

https://ours-inculte.fr/que-passe-lhi...
Profile Image for Kurukka.
127 reviews2 followers
May 29, 2018
Gros spoilers à venir.

Sans surprise, cette nouvelle "pépite" de l'imaginaire français me laisse perplexe. Je sais dorénavant que le prix des Imaginales n'est en rien un indicateur de qualité, mais n'est-ce pas simplement là la preuve que la SFFF française n'a rien à offrir à son genre depuis de nombreuses années et que les romans récompensés ne le sont que parce que nous n'avons rien de mieux à nous mettre sous la dent ? J'ai rencontré l'auteur lors de la sortie en avant-première de ce livre. Je lui avais demandé quelle était la place de ses personnages féminins et s'en était suivie une discussion sur le sexisme dans la littérature. Monsieur Bry m'avait paru bien naïf, et mal informé. Il m'avait admis que son histoire était une histoire d'hommes mais que les femmes y avaient aussi leur place.

Je lui ai senti une certaine gêne, comme souvent les hommes sont gênés lorsqu'on leur parle des violences et des erreurs de leur sexe. Je peux comprendre que le sujet du féminisme leur soit difficile, que les critiques vis-à-vis leur vision des femmes soient dures à entendre, surtout quand ils considèrent leur relation aux femmes somme toute décente par rapport aux prostitueurs et autres violeurs et qu'ils ne voient donc pas le mal où nous autres hystériques le voyons... Mais voilà : ils ne cessent de nous prouver que nous avons raison.

L'intrigue de Que passe l'hiver suit une certaine idée symbolique que j'appelle la sainte trinité du patriarcat : les dieux, les rois et les hommes. Le roman prétend examiner les liens qui unissent les hommes (comprendre : l'espèce humaine) au divin et au destin avec, comme point de convergence, le roi, qui représente à la fois les dieux et les êtres humains (comprenons hommes).

Si vous avez suivi vos cours d'histoire, vous vous rappellerez que l'Eglise elle-même a placé cette responsabilité entre les mains de tous les monarques de l'ancien régime. De reine, les femmes n'avaient le titre que par alliance et symbolisme. L'obsession des héritiers mâles, porteurs de la précieuse semence qui permettait de faire perdure la lignée royale, rappelle que les femmes n'étaient jamais qu'un second choix dans la course royale. Le roi représente Dieu, qui ne peut jamais être autre que masculin, et l'espèce humaine, qui ne peut être désignée que par un seul sexe, celui des hommes. Toujours selon l'Eglise, la femme, elle, ne vient qu'après l'homme.

Il est hautement pénible de devoir se farcir toutes ces références à la puissance du phallus comme pilier de la civilisation, même dans un roman de fantasy à décor médiéval. En fait, c'est même démontrer une grande paresse de l'imagination que de sans cesse revenir à un modèle de société qui se caractérise par sa grande violence religieuse envers les femmes et les hérétiques de tous bords. Qui a inventé le rôle de la méchante sorcière ? Qui désigne toute femme comme une séductrice aux mille pouvoirs envoyée par le Diable ? M'est avis que les auteurs doivent cesser de romantiser une période qui restera sans aucune doute la plus pauvre de toute l'histoire de l'humanité, que ce soit en matière de progrès technique ou éthique. La période du Moyen-Âge n'a pour elle que le mythos développé par sa littérature (ce qui est pas mal, ma foi) et c'est vraiment tout le bien qu'elle inspire.

Le propos est simple : les têtes des quatre clans complotent pour tuer leur roi, une espèce d'hybride cerf-homme avec des bois sur la tête. La raison étant que le roi est donc le lien entre le Dieu Urian et les hommes, l'un tissant les fils du destin des autres. L'idée est donc de se libérer de l'emprise de Dieu et de décider de leur avenir. Le message que tente de porter le livre est que seul l'être humain est maître de son destin. En effet, la tragédie qui se déroule tout le long du livre n'est due qu'aux choix de ses personnages et Dieu n'a aucune véritable emprise sur leurs vies. Or, l'exécution de l'histoire dessert entièrement le propos et n'apporte aucune profondeur au thème quel qu'il soit. Pour commencer...

Il y a, en tout, sept femmes : Umbre Dewe, Elaine Dewe (mère d'Umbre), Anasie la prophétesse, Theudeusinde Lugen, Gaid Lugen, Vorgell la guerrière, et Sigrune Oren. Il y a aussi une certaine Mektild mais elle si peu importante que je n'ai rien à dire sur elle (elle ne doit avoir qu'une seule scène). Sur ces sept femmes, quatre d'entre elles meurent, deux sont les antagonistes de l'histoire, et la dernière ne sert à rien. Résumons :

Umbre Dewe : héritière du clan des Dewe, elle est assassinée un peu avant la moitié du roman, tandis qu'elle cherche le meurtrier de son père.
Dame Elaine Dewe : maîtresse du clan des Dewe, elle devient folle après l'assassinat de son mari et de sa fille et se jette d'une falaise.
Gaid : fille inconnue de Theudeusinde Lugen, torturée par sa mère, se jette aussi d'une falaise vers la fin, après que son corps mutilé soit révélé aux yeux du héros.
Anasie : de son vrai nom Geneva, mère du héros (sans que personne ne le sache), tuée une première fois avant sa renaissance en tant que prophétesse du clan, à nouveau tuée durant les premiers chapitres du livre après avoir déblatéré quelques mauvais augures.
Theudeusinde Lugen : l'antagoniste principale, veut du pouvoir, séductrice, elle aime les décolletés plongeants et tue son père avec qui elle couche, par ailleurs.
Sigrune Oren : vieille femme de mèche avec Theudeusinde, parce qu'elle veut du pouvoir.
Vorgell : guerrière (ou lampadaire, je ne sais pas trop).

Les informations données dans ce petit tableau sont à peu près tout ce qui caractérisent ces femmes. Après l'assassinat de son père, Umbre Dewe s'associe à Stig pour découvrir ce qui se trame sur le Wegg. L'auteur nous fait croire que ce personnage fera partie intégrante du voyage, mais elle meurt avoir d'avoir proprement existé aux yeux du lecteur. Le seul geste qu'on lui retiendra sera d'avoir confirmé l'empoisonnement de son père en jetant à un de ses chiens un rat qui avait goûté le plat toxique du défunt. Elle est décrite comme "pas spécialement jolie". On sait qu'elle veut se venger, mais elle n'a pas de passé, pas de personnalité. Son amitié à Stig n'en est pas une, puisqu'il ne la connaît pas et qu'ils s'allient plutôt par dépit qu'autre chose. Et c'est tout pour Umbre.

Dame Elaine, sa mère, est maîtresse du clan des Dewe et de mèche avec Theudeusinde et co, du moins, hors-livre. Son mari est tué parce qu'elle prévoyait, visiblement, de tout révéler. On n'en sait pas plus. Sa fille est tuée afin de la pousser à la folie et au suicide (c'était quand même largement parier sur par grand-chose mais comme les femmes sont prédisposées à la folie, j'imagine que ça suffit comme explication, non ?). Elle n'a pas de passé, pas de personnalité. Voilà pour Dame Elaine...

Gaid Lugen est la fille de Theudeusinde Lugen. Elle est décrite comme d'une grande beauté et Stig aussi bien que Johan, l'enfant du clan Oren (petit-fils de Dame Sigrune) qui rejoint leur petite enquête, tombent amoureux d'elle. Vous pensez que c'est cliché ? Tenez-vous bien... Gaid ne fait pas vraiment partie du clan jusqu'à ce qu'elle s'arrange pour s'y infiltrer afin de tuer sa charmante maman qui, on le découvre vers la fin, a décidé d'offrir la chair de sa fille à des esprits pour gagner de plus amples pouvoirs magiques (zzz). Dans une étrange et brève bataille magique entre mère et fille, Theudeusinde déshabille sa fille pour révéler son corps à moitié cramé et manquant de plusieurs parcelles de chairs laissant apparaître les os. La scène est assez graphique. Je ne suis pas certaine du potentiel de survie de quiconque a les fémurs à l'air (infections, tout ça ?), mais enfin, pourquoi pas. Après avoir été exposée et secouée nue dans les airs par l'horrible et méchante sorcière devant ses deux soupirants, Gaid décide que l'humiliation est insupportable et se jette dans le vide. Bye. Que retiendrons-nous de Gaid ? Qu'a-t-elle fait pour l'histoire ? Eh bien, pas grand-chose, à part être victime de l'amour de Johan : au courant de sa mort, après avoir vu tous les avenirs possibles de l'histoire, il décide de risquer la vie de la fille qu'il aime pour l'inciter à tomber amoureux de lui. C'est assez tordu comme explication : le clan de Johan a le pouvoir d'interroger le futur en ayant la possibilité d'entrevoir ce qui revient souvent comme "les fils", comprenons ceux du destin (j'y reviendrai). Selon Johan, il existait un fil en sa faveur, où Gaid le choisirait comme prétendant s'il prouvait sa valeur de guerrier, et patati. Son plan brillant était donc de lui porter secours. L'idée derrière cette ficelle grossière est que le choix des hommes (et là, je suis bien d'accord avec le choix du nom) est le seul qui décide de leur destin. La leçon à retenir est que la tragédie aurait pu être évitée si Johan avait fait un choix différent. C'est drôle : il semble ici plutôt que les femmes soient décidément destinées à souffrir de l'amour que les hommes leur portent. On n'est pas loin de la notion de "crime passionnel" à ce rythme-là. Les hommes aiment tellement les femmes qu'ils les tuent, n'est-ce pas ?

Anasie est la prophétesse du clan Feyren. C'est la seule dont le personnage est un tant soit peu développé via quelques flashbacks succincts concernant sa relation avec Stig. Après tout, c'est sa mère, l'auteur ne pouvait pas entièrement faire l'impasse. Mais son utilité à l'intrigue est somme toute assez relative. Elle répand ici et là la rumeur d'une tragédie à venir, déblatérant de grands et néfastes augures à faire trembler les morts. On apprend qu'à l'époque où elle n'était que simple femme, du nom de Geneva, elle a été empoisonnée par Theudeusinde et sa copine Sigrune pour nourrir l'animosité de son mari envers le dieu Urian, qui donc, dit-on, tisse tous les fils du destin. Ceci pour amener le maître du clan Feyren (le mari de Geneva, vous suivez ?) à comploter avec elles pour tuer le roi de leurs clans, qu'elles rendent responsables de la mort de sa pauvre épouse... Elle est tuée une deuxième fois après avoir partagé ses sombres visions de ruine.

Theudeusinde Lugen est une femme qui a peut-être la cinquantaine, qui aime le pouvoir et met les hommes dans son lit et... même son père, apparemment ? Le texte les décrit comme des "amants" mais elle le tue trop vite pour qu'on comprenne quoi, comment, pourquoi. Qu'est-ce que c'est donc censé vouloir dire ? Qu'elle est décidément tordue ? C'est tout de même assez grossier, comme procédé... On ne sait donc pas qui est vraiment Theudeusinde, à part qu'elle est vraiment méchante, avide de pouvoir, et qu'elle se sert de ses charmes, BIEN QU'elle ne soit pas vraiment belle, insiste l'auteur. Même quand on est moches, on peut vendre son corps, après tout...

Dame Sigrune est une vieille femme qui veut aussi s'émanciper du dieu Urian et complote avec sa copine Theudeusinde pour se débarrasser du roi. Je n'ai vraiment rien d'autre à dire sur elle...

Vorgell est une guerrière qui ne fait rien d'autre que de limer son épée et, dans la seule scène qui lui donne plus de deux lignes de dialogue, à repousser les avances d'un homme qui propose de lui faire boire du vin pour la désinhiber. Je suis un peu amère à son sujet : l'auteur m'avait vendue ce personnage pour me convaincre de l'équilibre des sexes dans son histoire. Regardez, une femme guerrière ! Une femme qui se bat ! C'est bien, non ? Il est pas cassé là, ton cliché ? Sauf que... non. Vorgell ne se bat pas et ne prend absolument pas part à l'histoire. Elle est d'une telle inutilité que chaque mention du personnage me rappelait assez brutalement son existence. Elle ne sert que de faire-valoir à l'auteur. David Bry ne sait tellement pas quoi faire avec elle qu'il en fait la seule chose que les auteurs excellent à faire avec leurs personnages féminins : en faire l'objet de désir d'un homme. Il ne peut pas non plus s'empêcher de commenter sur son potentiel de sex-appeal, comme il le fait avec tous les personnages féminins, sans exception. Même quand elle est occupée à aiguiser son arme, David Bry ne peut s'empêcher de parler de "ses formes généreuses" (il est grand temps de bannir ce terme, de même que "ronde" et "pulpeuse", ces choses ne veulent plus rien dire). C'est franchement embarrassant, quand même.

Si je devais m'attarder sur les autres personnages, le constat serait le même, minus le sexisme : ils sont tous extrêmement creux et l'action se déroule principalement dans l'ombre. Les personnages principaux n'interviennent que très peu dans l'intrigue, qu'ils subissent au lieu de faire avancer. Pendant la première moitié du livre, il ne se passe rien, mais absolument rien. Les personnages parlent beaucoup entre eux pour ne donner aucune nouvelle information. Les maigres informations sont répétées, encore et encore, sur plus de 150 pages, de ce style :

"Qu'est-ce qui se passe ?"
"Je ne sais pas, mais je sais que le seigneur Dewe ne s'est pas étouffé, j'ai vu son expression, et j'ai aussi failli mourir par deux fois et le chien d'Umbre est mort après avoir mangé ce rat, sans oublier les augures d'Anasie."
"C'est curieux, oh, oui, c'est très curieux, tu penses que ça pourrait être qui ?"
"Tout ce que je sais, c'est que j'ai failli mourir par deux fois, qu'Umbre a donné ce rat à un de ses chiens et qu'il en est mort, il y a aussi les augures d'Anasie et je te dis que j'ai vu l'expression du seigneur Dewe, il n'avait pas l'air de s'étouffer, on l'a empoisonné, c'est sûr !"
"Mais enfin, ça n'a pas de sens, qui pourrait bien vouloir la mort de tous ces gens ?"
"Je n'en ai aucune idée, mais Umbre a donné ce rat à ses chiens..."

Vous avez compris. Les informations se découvrent par hasard, que ce soit grâce à des conversations qui tombent bien convenablement dans leur oreille (j'ai entendu machin dire) ou par des explications magiques vaseuses. C'est dommage, car ça retire au roman son propos sur le destin : les personnages n'ont aucune emprise sur les événements, ils n'y participent pas, ils en sont simplement victimes. L'importance de Stig, soulignée par les augures d'Anasie, est grossièrement exagérée. On veut l'éliminer, on le perçoit comme une menace, mais même lorsqu'il réchappe à la mort qui lui était assurée, il ne change pas la direction de la trame. Le roi est tué, les méchants ont gagné. L'auteur désirait une tragédie shakespearienne. C'est sûr que, avec tous ces morts et ce pathos, on s'en approche. Mais en ôtant tout pouvoir d'action à ses personnages (à part Johan, l'amoureux des femmes), en ne leur donnant pas d'histoire ni de personnalité au-delà de quelques lignes, David Bry passe à côté de son propre propos : que nos vies dépendant de nos choix et de la façon dont tous ces choix impactent la vie des autres.

Trop occupé qu'ils sont à parloter et à philosopher sur le sens du destin, les personnages ne viennent jamais vraiment à la vie, leurs relations sont superficielles et ne reposent sur rien de durable. Une véritable tragédie s'ancre dans les raisons qui motivent les choix des personnages, et le moteur de ces choix ne s'exprime ici que par de vagues idées de l'amour et de la haine. En ce sens, l'histoire ressemble à un conte, comme le désirait l'auteur : elle est tout aussi creuse. On pourrait croire que le thème est trop ambitieux pour un one-shot mais l'échec est à attribuer à la qualité plutôt qu'à la quantité. Il y a trop de personnages, trop de lenteurs, trop de descriptions, pas assez de caractérisation et trop de facilités. Beaucoup de choses sont clairement là pour faire joli et rien d'autre, comme ce fameux "Un fil se brise. Un autre se renforce." qui apparaît presque dans chaque chapitre, comme s'il existait un sens terriblement profond caché là-dessous. Pourtant, la manoeuvre fonctionne : toutes les chroniques la mentionnent, comme le mantra d'une secte...

Par ailleurs, le roman est énormément encensé pour sa poésie. Mais l'émotion n'y est pas. La plupart du temps, l'auteur noie ses lecteurs sous des vagues de descriptions du paysage. Et que le soleil pointe ici, et que la neige tombe, et que les flocons...

"Les nuages, gris, ont repris possession du ciel : caché le soleil. D'innombrables flocons en descendent lentement, noient le plateau surélevé, la plaine, la Clairière tout entière dans une mer de brume et de silence où aucun autre mouvement, aucun autre son que la neige qui tombe ne semble vouloir ou pouvoir exister. De la fumée s'échappe des cheminées qui se dressent sur les toits des bâtisses du Wegg. Les panaches sombres s'élèvent en d'épaisses volutes, disparaissent sous l'effet de l'air glacé qui agite les bannières rectangulaires, carrées ou triangulaires brodées d'une main d'or, d'un oeil ouvert, d'une lune grise ou d'un ours à la gueule béante. Un peu plus loin, la salle des clans au foyer éteint s'est endormie. Elle seule semble s'être soumise à l'hiver, son toit de pierre recouvert d'un manteau plus épais à chaque instant."


Les personnages se lancent souvent dans des exercices du même style :

"Tout ce à quoi je n'aurais peut-être jamais prêté attention si je n'avais pas été atteint de cette infirmité. J'ai découvert les légendes de la Clairière, la magie qui souffle sur les rivières, sur les forêts, dans le vent du matin ou le cri d'un hibou.


Certes, c'est joli, mais ce n'est que ça. Il n'y a pas d'atmosphère, David Bry ne prend pas de risques, il ne s'essaie pas à des images inédites, se cantonnant à des descriptions génériques détachées de l'émotionnel. Elles sont soignées sur la forme, mais c'est le minimum syndical qu'on attend d'un auteur, tout de même. Les nuages cachent le soleil ? Les toits sont recouverts d'un manteau de neige ? La belle affaire. Tous les écrivains savent écrire ces choses. C'est en osant de nouvelles choses qu'un artiste se démarque. David Bry s'entête à décrire les saisons, les vêtements et les victuailles des banquets comme si cela apportait de la richesse à son écriture. Mais Gaid a souvent le sourire doux, le visage doux, l'expression douce, la voix douce. Elle "rougit" et "s'émerveille", elle a une "beauté fragile". Quand les personnages sont mal lunés, ils ont les traits "durs". Allons bon ! Quand Bry s'essaie à quelque chose de plus personnel, ce n'est pas tellement réussi :

"C'est un endroit empli de couleurs que nous ne connaissons pas ici : les tristes et les pâles, celles d'une profondeur insoupçonnée au premier regard comme au second, les chaleureuses et les tourbillonnantes, les tourmentées, les calmes, les insensées."


La maladresse stylistique enlève souvent énormément à l'intention poétique, tant dans la narration que dans les dialogues qui font souvent carton-pâte, non seulement parce qu'ils sont sentencieux mais aussi parce que l'auteur a tellement besoin de donner des informations qu'elles sortent de la bouche de ses personnages de manière totalement impromptue.

Je m'arrête là. Que passe l'hiver ne fait que dans le paraître. Contrairement à ce qu'en disent les blogueurs, son propos sur le destin (des hommes) est vu et revu, ses personnages sont des clichés romanesques et l'écriture, si elle est décente, n'a rien à offrir à l'art. Le genre de la fantasy n'y gagne pas non plus : la magie est floue, incompréhensible. Et, comme toujours lorsqu'on a affaire à du pseudo-médiéval, les personnages féminins sont catastrophiques. Quand, lors de notre rencontre, je lui ai fait part de mes doutes sur le progrès de la représentation des femmes dans la littérature, Monsieur Bry s'est montré sceptique. J'ai tout de suite compris ce qui m'attendait.

J'ai quand même été déçue.
Profile Image for Benjamin - Les Mots Magiques.
406 reviews112 followers
February 15, 2022
Nous suivons ici Stig, fils du dirigeant du clan Feyren qui a souvent été malmené par la vie. Pour la première fois, il est invité à se rendre à la Clairière pour la cérémonie du solstice d’hiver, où les quatre clans viennent rendre hommage à l’Ordrain et renouveler leur serment. Mais les festivités ne se passent pas comme prévu et sont vite ponctuées par des morts suspectes.

J’ai vraiment adoré ce roman très humain et sensible. Pleine de poésie, la plume de l’auteur met en place une ambiance très particulière que j’ai beaucoup appréciée.

On est ici sur un genre de huis clos sur fond de mythologie d’inspirations celte et nordique. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé découvrir l’origine des différents clans et de leurs pouvoirs respectifs.

Le ton du roman peut-être un peu surprenant puisqu’il est à la fois très contemplatif, onirique et plein de douceur, mais aussi ponctué d’épisodes de violence qui frôlent parfois la barbarie (je pense ici a une scène en particulier qui donne froid dans le dos même si on ne voit que les conséquences de l’acte sans assister à l’acte en lui-même).

Le roman a beau commencer tout doucement, les événements finissent très vite par s’enchaîner et on s’attache aux personnages à nos risques et périls… Ce qui est embêtant parce que beaucoup des personnages sont justement très attachants !

Je parlais un peu plus tôt de l’aspect humain du roman, et effectivement, David Bry fait la part belle au développement des relations entre les personnages. De jolies relations sont mises en place par l’auteur (comme celle de Stig et son frère Ewald), tandis que d’autres sont plus tumultueuses comme celle de Stig et son père qui ne s’est jamais vraiment intéressé à lui à cause de son handicap physique. Des amitiés se créent, des rancœurs s’installent et des personnages se font manipuler. On passe vraiment par toutes les émotions dans ce livre !

Si j’ai parfois eu l’impression que les drames étaient un peu trop nombreux (surtout par rapport au peu d’émoi qu’ils suscitent chez la majorité des personnages), j’ai trouvé que ça fonctionnait quand même très bien dans l’ensemble. Les événements finaux sont d’ailleurs assez explosifs, tout en laissant une certaine ouverture à la fin, ce que j’ai tendance à apprécier (mais qui pourrait frustrer certaines personnes).
Profile Image for La licorne bibliophile.
607 reviews19 followers
August 17, 2024
Lors du solstice d'hiver, les quatre clans s'en vont sur le Wegg renouveler leur serment au Roi de la clairière, un demi-dieu. Tout juste adulte, Stig Feyren peut enfin participer aux réjouissance et à la cérémonie avec son père et son frère. Les augures sont pourtant mauvais et dès son arrivée, le seigneur Conrad Dewe s'étouffe lors d'un banquet...

Que passe l'hiver est un roman qui m'a tout de suite séduit par son style et son ambiance. Sortant d'un roman que j'avais trouvé sans aucun style, la plume de David Bry à su me charmer dès le premier chapitre afin de me plonger dans son histoire hivernale dont j'ai ressenti les décors à travers ses descriptions. David Bry signe encore une fois une œuvre onirique et poétique sous certains aspects, ce qui est renforcé par la présence à chaque début de chapitre d'une strophe d'un poème (disponible intégralement à la fin) dont le contenu viendra souvent éclairer les futurs événements dudit chapitre (je dis souvent car parfois je n'ai pas réussi à faire de lien véritable).

Si l'ambiance m'a séduite, c'est également grâce à ce que nous conte l'auteur. C'est à travers les yeux de Stig que nous assistons à la réunion annuelle des quatre clans, chacun doter d'un pouvoir hérité des demi-dieux à l'origine de leurs lignées : les Feyren se transforment en animaux, les Dewe savent se cacher dans les ombres, les Oren peuvent voir les différents fils du destin et les Lugen pratiquent la magie. Tous sont là pour renouveler leur serment au Roi de la clairière... sauf que le prologue donne le ton d'emblée : cette année, la traîtrise s'est invitée sur le Wegg.

La mort du seigneur Dewe va être le déclencheur d'une enquête menée par Stig et ses amis, donnant lieu à un simili Agatha Christie sauce fantasy très prenant pour savoir qui désire donc s'en prendre au Roi de la clairière (personnage d'ailleurs charismatique). Cette enquête se déroule en quasi huis-clos car la neige a posé sa chape sur le Wegg et rare sont les sorties, donnant une fois encore cette impression de silence et de chape de plomb durant tout le récit malgré les banquets se déroulant chaque jour. Outre cet axe principal se rajoutent de nombreuses histoires annexes fort sympathiques qui viennent jalonner le parcours de notre héros et approfondir son histoire personnelle.

Que passe l'hiver ne brillera probablement pas à vos yeux pour ses effets de surprise (quoique je n'avais pas anticipé une révélation) car beaucoup de choses nous sont annoncées ou se pressentent rapidement (de plus, certains chapitres nous offrent des révélations régulièrement). Malgré tout, son ambiance si pesante saura vous charmer pour les quelques heures que vous passerez sur le Wegg à placer vos pas dans la neige profonde sur les traces de Stig afin de savoir qui désire donc briser l'harmonie et pourquoi ?
Profile Image for Tim.
650 reviews82 followers
July 16, 2020
Que passe l'hiver, translatable as "May winter pass/blow over/...". It will prove to be a very apt title, especially as it's a heavy, persistent winter, unrelenting in the flake-assault.

It's a story about four clans (Feyren, Oren, Dewe, and Lugen), each coming from a cardinal direction (Wikipedia), each having a special talent. Those talents are changing shape (into an animal, like a crow, a bear, ...); being able to travel beyond the veil between the real world and the divine world; being able to play with shadows and light and make oneself invisible, ... These four clans have a special meeting at Wegg every so many years, where they renew their allegiance to their Winter King, Cudwich. Cudwich stands between the people and the god Urian, who weaves the life-lines to make people come together, experience situations (good ones as well as bad ones), and so on.

As it goes with clans, although history tells a different story, it's a men's world. Men dominate the powerful positions, although in this book, women too hold such positions and head their respective clans, one way or another. Oswald Feyren leads the Feyren clan, but the other clans are led by women: Sigrune (Oren), Elaine (Dewe) and Theudeusinde (Lugen). Actually, in the latter, it's her father Odon who's in charge, but Theudeusinde is his direct successor/heir and she's very ambitious, to say the least. Let's also not forget the female clan-members that play a minor role overall, but will show their worth as the story progresses.

This renewal feast lasts four days, like a contemporary festival. A prolonged weekend, you could say. Every evening, dinner is held in a large building/hut, where the King (Cudwich) sits upon his throne and minstrels and storytellers perform entertaining acts. Each of the clans also has its own large table. Large, because each clan is there with a following of soldiers, prophetesses, assistants, and so on. Truth be told: I never had the impression that each clan was there with a large following, certainly now when consulting the cast in the beginning of the book. During the day, the clans keep themselves busy by hunting, exploring the area, and so on.

The character who'll dominate the story (most) is Oswald Feyren's second son, Stig. While his elder brother Ewald is the direct heir to the throne, Stig is bit of a loner in the group, though he and his brother are very close friends. This can't be said of his father. Stig has a clubbed foot, thus is not able to walk or even fight like any "normal" child. Stig is more regarded as a problem than someone who could contribute to the future of the Feyren clan. Therefore, his relationship with his father is hard, very hard. Add the passing of their (Ewald and Stig) mother, whom he/Stig has barely known, if ever, and never found out the cause of her death, and you've got a recipe for a depressing life. The meeting at the Wegg would have compensate and bring him joy, because Ewald had been very enthusiastic about his experiences at this event.

However, for his first time, things don't go as smooth or as jolly as he thought they would go. Each evening... someone dies, no matter which clan. Or maybe it does matter?



Conrad Dewe, husband of Elaine Dewe, mistress of the clan, is the first to leave the world of mortals. Stig and Umbre, the daughter of Elaine and Conrad, are vigilant, they noticed something was not right there. Strangely enough, no one of the clan Dewe or of the other clans seems to pay any attention to it or wonder what happened, not even when members of the other clans are snuffed out. There is much snow, all around, not just because of the season, but also because snow has a covering function, physically/literally and figuratively. The other deaths, except for one (), also occur when no one's looking.



Truth be told, although I can understand it, Stig and Umbre - both 20 years old or around that age, if I understood correctly - are a bit naive in their searches, in their detective work. Circumstances are, however, not favourable. They have close to no influence in their own clans, let alone at such an important event. No matter what they say or claim. They're on their own. And that's when Stig starts to suspect that people of his own clan are out to get him. Especially as he too has looked Death twice in the eyes. Stig is not entirely mistaken; some members of his clan are heavily involved in the "game" that's being played.

Stig will find friends in Johan of the Oren clan and Gaid of the Lugen clan. It must be said, though, that they too have their secrets, for better or for worse.

Speaking of the "game": Stig will ultimately connect the right dots, dots that looked suspicious to him and made him lose sleep. Come to think of it, and that's just my interpretation, his final actions will also liberate himself from a long period of suppression and neglect. It turns out the King was also aware of what was abiding, of the lifelines that would come together and culminate into what was going to happen, and thus preferred to go with the flow. This is also linked to the book title: Winter is a period of renewal: out with the old, in with the new. That's why spring is the next season, in which plants grow again, flowers blossom, and so on.

As the much-repeated phrase in the book goes: Un fil du destin se brise, un autre se renforce. (transl.: a thread of destiny snaps, another is reinforced). In other words, there are many possible lifelines, but not all of them remain intact, depending on the choices you make.

The writing is very attractive, poetic at times, even though poetry is not my cup of tea at all. Speaking of which, each chapter begins with two-three verses of a longer poem. At the end of the book all verses come together into one text, one large poetic, cryptic description of the events of the story that was told until then.

While this is not a perfect story (perfection is also subjective, of course, but ), there's something in the writing or the story itself that just sticks to you, as Espai wrote in her review.

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On a sidenote, I read in another review that this story is to be (or should be?) read like a tale, which might explain why certain passages are written as they are and may indeed benefit from a more detailed elaboration. Here is that review.
Warning: She wasn't convinced of the story, but wrote her review with mainly a focus on the female characters, which is interesting from that standpoint.
I can't deny that she raises some valid points, but as I wrote above, perfection is a subjective matter; what goes for one, may not be all right for another. Personally, I wouldn't have minded a bit more stuffing, more involvement from the other characters (their POVs), as the story felt slow-moving in general, but moving faster after a(n) (un)fateful event (done, next chapter).

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Previously read:

* Le Roi de la clairière, suivi de Ce que l'homme croit - my review
* Natures - Anthologie des Imaginales 2019 - my review
Profile Image for Yoda Bor.
927 reviews9 followers
June 5, 2022
Que passe l’hiver c’est un livre à côté duquel je suis complètement passée, et le pire c’est que je ne sais même pas pourquoi.
Il y avait pourtant de base tout ce que j’aime dans mes lectures, avec son histoire poétique plantée au début de l’hiver, une rencontre des clans, des pouvoirs magiques, une transmission de la mythologie, ce huis clos qui se met en place, et des meurtres qui se multiplient. Une jolie enquête au milieu d’un lieu sauvage dans laquelle le jeune Stig tient le rôle principal mais avec l’appui de Gaid, Johan et Umbre, soit la nouvelle génération de chacun des clans en présence.

Et par dessus tout, on trouve même ce qui est mon pêché mignon absolu, l’histoire prend place à un instant de bascule de l’Histoire. On est à un moment où les anciens mythes commencent à se déliter et où certains ne veulent plus suivre les traditions mais essayer autre chose, tenter de se sortir de la spirale des fils tissés à l’avance pour prendre leur destin en mains.

L’atmosphère était chouette, la poésie aussi, la mélancolie qui se dégage de l’ensemble est vraiment prenante et l’écriture est réussie.
Et pourtant … Je me suis trainée. J’ai trouvé qu’il y avait énormément de répétitions, surtout dans la première moitié du roman, mais dans le fond c’est pas le genre de choses qui m’arrête en temps normal. Alors je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé mais vraiment j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire (et j’ai aussi eu du mal à donner un âge aux personnages qui donnent parfois l’impression d’avoir 14 ans alors que même les plus jeunes ont largement 20 ans).
Ca passe plus vite dans la deuxième moitié, surtout parce que je me suis dit qu’il était quand même temps que je finisse enfin cet ouvrage, mais je ressors surtout avec le sentiment que j’aurai du plus aimer ce livre que je ne l’ai vraiment aimé. Sans trop savoir pourquoi.
Profile Image for Les lectures de Mystic.
252 reviews10 followers
April 6, 2022
Coucou mes Mystigris 😉

J'ai lu Que passe l'hiver de @davidbry . Merci beaucoup aux éditions @hsn pour ce partenariat et cet envoi 😊 j'ai lu ce livre en LC avec ma copine @lutinette

🅲🅷🆁🅾🅽🅸🆀🆄🅴 Quatre clans se réunissant au solstice d'hiver sur le Wegg rocher des dieux où vit le roi d'hiver mi-dieu mi-homme afin de lui prêter serment. Pour la toute première fois, Stig accompagne son clan et assiste à la cérémonie mais celle-ci ne se passera pas comme il l'avait espéré. Le roi si puissant qu'il soit, connaît son destin et celui de ses terres sans qu'il ne puisse rien faire, à part peut-être un jeune homme au pied bot.

🄼🄾🄽 🄰🅅🄸🅂 C'est un gros coup de cœur pour l'ensemble du livre. Tout d'abord j'ai été attirée par la couverture sublime illustrée par Simon Goinard. Puis vient ensuite la plume envoûtante, mélancolique et poétique de David Bry. Toute cette histoire respire le mystère, la magie et les esprits. Un roman proche des animaux, de la nature, des légendes et des traditions ancestrales. J'ai trouvé très original que le livre soit découpé en strophes. Dès que l'intrigue se met en place il est impossible de lâcher le roman. Le personnage de Stig Feyren est tellement attachant, j'ai aimé découvrir ses forces et ses faiblesses. Même s'il a peu confiance en lui due à son handicap, sa détermination à toutes épreuves est remarquable et force le respect.

🄲🄾🄽🄲🄻🅄🅂🄸🄾🄽 Un roman très beau et triste où l'intrigue est permanente. Une plume qui ne m'a pas laissé de marbre. Ce roman de fantasy est pour moi un petit bijou de poésie et de magie. Je suis conquise !
Profile Image for Léa.
38 reviews5 followers
October 17, 2017
Ce roman est une très belle découverte.
L'auteur nous propose un récit de fantasy sous la forme d'un huis clos. L'intrigue et les personnages sont très bien construits et les chapitres sont très courts se qui permet de donner un effet page-turner au livre. Ce roman est très poétique et mystique.
J'ai adoré l'univers et l'ambiance développés par l'auteur, on retrouve un côté très nordique soutenu par les descriptions sur la nature, le solstice d'hiver et son style d'écriture qui fait pensé aux contes oraux. D'ailleurs, l'écriture de l'auteur est fluide, avec peu de descriptions mais assez pour transporter le lecteur dès les premières pages du roman.
Bref, je vous le recommande !
110 reviews
January 25, 2018
Au niveau de la forme, rien à redire. Le poème qui se construit peu à peu, une strophe précédant chaque chapitre, est superbe. L'intrication de l'histoire avec la nature environnante est aussi très bien rendu. C'est un conte très bien écrit.

Au niveau du fond, les personnages étaient trop simplistes à mon goût, mais c'est peut-être normal pour un conte. Ce qui ne me dérange pas dans un conte de Grimm me dérange dans un conte de 400 pages. Le fait que le point de vue soit celui de jeunes adultes, peu au fait des intrigues et un peu naïfs, fait que pendant les 300 premières pages, l'histoire aussi est simple. Cela permet d'autant plus de savourer les 100 dernières pages, qui amènent les explications.

Le traitement du destin est agréable. C'est une tragédie et en ce sens, ce n'est pas novateur, mais c'est la première fois que je vois la tragédie sous cette forme, très poétique. Un fil se brise, un autre se renforce. Surtout dans la résolution, ce livre fait ressentir la notion de libre-arbitre et de déterminisme.

Une idée philosophique que j'ai beaucoup aimée est que le passé est à la fois ce qui s'est déjà passé et ce qui dans le futur ne peut pas être changé. Il y a des choses dans le futur qu'on ne peut pas changer, des déterminismes trop gros pour nous, des fils trop forts pour être cassés. Mais nous avons toujours un libre arbitre (ou tout du moins, les héros du livre. Pour nous autres humains, c'est moins sûr.), on peut choisir entre des fils. Le don de prophétie, comme les modèles dans la réalité, permet d'entrevoir les fils et de choisir entre eux pour atteindre notre objectif, en restreignant l'impact que les autres peuvent avoir sur le futur. On peut cependant se tromper, prendre de mauvaises décisions, même avec le don/modèles et chacun a toujours des choix à faire, quelle que soit la qualité de sa vision du futur. Au final, ce qui sauve l'humanité, lui garde son sens, c'est son humanité. Enfin, c'est l'analogie que je vois entre l'histoire et la réalité. J'ai le sentiment que l'histoire traduit bien une partie de la complexité du déterminisme/libre-arbitre réel. Le libre arbitre des uns s'arrête là où commence celui des autres.
Profile Image for Fungi Lumini.
355 reviews7 followers
May 1, 2018
Un monde fascinant de traditions et de légendes, de magie et de mystère, qui nous emmène dans les montagnes enneigées du Wegg prêter serment au fils du Dieu Urian. Le complot qui se trame sera-t-il déjoué par notre héros ? Quels fils du destin ont été tissés pour lui et par lui?

En savoir plus sur : https://livraisonslitteraires.wordpre...
Profile Image for Virginy.
372 reviews11 followers
May 5, 2019
Dans ce roman, nous suivons Stig Feyren, qui se rend pour la première fois sur le Wegg avec les membres de son clan, au rassemblement qui a lieu là à chaque solstice d’hiver. Le jeune homme se réjouit de participer aux festivités que son frère aîné lui a plusieurs fois décrites. Et ce même si son infirmité ne lui permettra pas d’en profiter pleinement. Son infirmité qui gâche déjà la relation qu’il entretient avec son père… Mais ce qui devait être une fête tourne au drame, au deuil. Le seigneur d’un des quatre clans s’effondre, mort, pendant le repas. C’est alors que Stig va vraiment prendre au sérieux les avertissements de la prophétesse de son clan.

Dans cette contrée froide, blanchie de neige et de glace, Stig va devoir survivre. Pas tant face à la nature plutôt inhospitalière que face à ceux qui cherchent à l’assassiner. Car les morts se succèdent, et le jeune homme se sent bien seul à tenter de découvrir quel complot se cache derrière tout cela. Surtout que sa vie semble avoir une grande importance puisque le Seigneur Cudwich, roi de la Clairière, qui sait lire les fils du destin, lui a intimé de survivre. Pour quelles raisons? Stig l’ignore et doit l’apprendre lui-même. Découvrir pourquoi la haine tâche de sang la neige immaculée. Le jeune homme est un être torturé, mais il a en lui une force qu’il ne soupçonne pas.

Quête initiatique, ce roman de fantasy est rempli de poésie. Chaque chapitre est introduit par une strophe qui, mises toutes ensemble, constituent comme un chant, le chant narrant les péripéties du roman à la manière des chants médiévaux, des chansons exprimant les exploits des héros, les tragédies de l’Histoire. Mais l’écriture même du roman est poétique, magnifique, douce et prenante à la fois, envoûtante, avec un vocabulaire riche. Et si la forme est sublime, le fond ne l’est pas moins. Véritable réflexion sur le destin, le moyen de l’influer, le libre arbitre, l’image des fils qui tissent les existences est très justement choisie, et une phrase revient, en leitmotiv:

« Un fil du destin se brise. Un autre se renforce. »

Je ressors de cette lecture émerveillée, charmée, ayant l’impression d’avoir découvert un conte d’un autre temps, une légende intemporelle. Une histoire superbe, qui donne à rêver grâce à l’univers où elle se situe, aux personnages qui la peuplent, autant qu’à réfléchir. Un page turner ensorcelant, à l’ambiance nordique, pour mon plus grand plaisir.
Profile Image for Alys_bookaddict .
391 reviews1 follower
May 9, 2025
J'avais lu "Le Chant des géants", un roman qui m'avait globalement plu, même si certains éléments de l'intrigue, en particulier la fin, m'avaient laissé un peu sur ma faim. En revanche, j’ai nettement préféré ce roman, qui m’a captivé du début à la fin. On y retrouve la plume singulière de l’auteur, son univers bien ancré dans les thématiques vikings, les complots, et les morts en cascade. Mieux vaut ne pas trop s’attacher aux personnages : les événements sont brutaux, imprévisibles, et c’est justement ce que j’adore.


Dans cette histoire, on suit Stig, qui se rend pour la première fois au grand rassemblement des quatre clans en l’honneur du roi de l’hiver. Mais très vite, des morts mystérieuses surviennent et éveillent les soupçons de Stig. Il décide de mener l’enquête, épaulé par des membres d'autres clans. J’ai beaucoup aimé la montée vers la montagne, la découverte des clans, les festivités, mais aussi les zones d’ombre autour de ces meurtres de plus en plus nombreux. L’enquête menée par Stig est passionnante, enrichie par la présence de magie, de légendes sur les dieux et le roi, et ponctuée de révélations souvent surprenantes. L’alternance entre les scènes d’action, les phases d’enquête, la chasse, les fêtes et les interactions entre personnages est très bien dosée. Si la fin m’a d’abord un peu dérouté, je l’ai finalement trouvée très belle et cohérente.


Les personnages sont vraiment attachants. J’ai beaucoup aimé Stig et son frère, liés par une belle complicité. Les trois amis que Stig se fait pendant les festivités — ou à cause des événements tragiques — apportent aussi beaucoup à l’histoire. Leur évolution est marquante, et certains dénouements m'ont vraiment surpris. Stig, malgré son pied bot, s’impose comme un personnage fort grâce à son intelligence et à son développement au fil du récit. J’ai adoré le voir grandir.


Bref, ce roman m’a totalement emporté. Je suis resté immergé dans l’intrigue jusqu’à la dernière page. J’ai désormais très envie de continuer à explorer l’univers de cet auteur dont la plume me plaît énormément. Mon prochain sera "La Princesse au visage de nuit".
Profile Image for Valhalla_28.
4 reviews
February 7, 2023
Ce roman est assez dense et pourtant le rythme paraît lent, alors que non, le récit est bref, il ne s'agit que de quelques jours d'une vie ou les derniers jours avant la mort...
C'est à la fois un huis-clos et une ode au plein air, à la nature. Cette ambivalence constante reflète plutôt assez bien la position de notre héros, qui s'est vu refusé à l'être depuis qu'il est né, à cause de son infirmité.

L’auteur David Bry nous propose de la fantasy qui s’émancipe des représentations classiques. Ici, vous ne trouverez ni elfe ni nain ni orc, vous serez plus proche d’un monde chamanique, mêlant les pouvoirs élémentaires, le zoomorphisme, les divinations, les dieux et demi-dieux. Vous ne voyagerez pas à travers moult contrées, vous serez avec de la neige jusqu’aux mollets, dans un sentier escarpé à braver le vent, à être vigilant afin de ne pas être la proie d’un animal sauvage ou d’une créature venue du Voile... Vous franchirez des marches en pierres qui vous mènent à une salle de réception où 4 clans festoient. Vous serez en admiration devant des fresques de l’origine de ce monde. Vous serez agenouillés devant un roi aux bois de cervidés et aux yeux sans iris. Vous survolerez la Clairière grâce à Stig, mais vous étonnerez vous comme lui des tragédies qui sévissent sur le Wegg, à l’aube du solstice de l’hiver ?

Pour cela, je vous invite à découvrir ce roman, où le beau côtoie l’horrible, où la sagesse et la bassesse s’inclinent devant les ambitions de certains individus, toujours plus avides de pouvoirs et d’indépendances, alors que libres, ils l'ont toujours été.

Avis complet sur instagram @valhall_arena
Profile Image for Thia  Mai leprochainchapitre_mai.
264 reviews2 followers
December 22, 2020
☆☆☆☆ /5

Franchement, il manquait un petit (gros) chouïa pour atteindre le coup de coeur !
Quelle histoire ! J'en suis toute retournée !
C'est le 1e roman que je découvre de l'auteur et sa plume est exquise. Sa manière de tourner les phrases et les mots, créant je ne sais combien de figures de style rend son récit poétique.
Aussi poétique que peut l'être Stig, qui participe à son premier solstice d'hiver, sur le Wegg -une étrange montagne sur lequel réside le roi de la Clairière. Néanmoins, rien ne se passe comme espéré. Dans ce huis-clos, se mêlent les légendes, les divinités et la senteur de la Mort. C'est le destin d'un jeune homme au pied bot et d'un roi aux longs bois de cerf, pris dans un maelström d'un monde qui se meurt... Peut-être.
Ce huis-clos a été très prenant. Pendant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de m'entraîner dans l'histoire, comme si je la vivais. Au cœur des réflexions de Stig et de sa lutte contre le destin, j'ai ressenti sa tristesse, son désespoir, sa détermination. Les émotions et le paysage hivernal étaient bien décrits. Il était alors plus facile de visualiser.
Cela dit, ce qu'il manquait était la présence de femmes. Il n'y en a que 7. 4 meurent, 2 sont les antagonistes et 1 ne sert à rien. Je vous passe les détails, mais les femmes fortes, selon moi, ne sont vraiment présentes face à tant d'hommes... On retrouve encore la problématique du sexisme des femmes dans la fantasy...
Ce (gros) détail-ci a quelque peu entaché mon appréciation de cette œuvre, que j'ai tout de même pris plaisir à dévorer.
Profile Image for la_bibliomage.
44 reviews11 followers
February 8, 2023
Un petit 3,5 pour moi.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman. J'avais adoré la plume de David Bry dans la Princesse au visage de nuit mais je dois avouer que pour celui-ci je suis plus perplexe.

L'intrigue est vraiment intéressante et les enjeux assez incroyables... Je suis passée par toutes sortes d'émotions : joie, colère, peur, tristesse. Vraiment ce roman ne m'a pas laissée indifférente.
En plus y a une possibilité de double lecture philosophique (qui est un peu la marque de fabrique de David Bry si j'en crois les retours sur ses autres romans) qui est juste ouf et qui m'a vraiment beaucoup plu.

J'ai eu un peu de mal à m'attacher aux différents personnages au départ mais petit à petit le lien s'est créé et j'ai pu souffrir avec eux (parce que oui on souffre dans ce roman).

Mais alors quel est le problème ?

Eh bien pour moi c'était trop long, je me suis perdue dans les descriptions. Pourtant j'aime assez les romans contemplatifs mais ici j'avais un peu l'impression de répétitions par moment, ce qui fait que je me suis ennuyée pendant une partie de ma lecture (surtout la première moitié). Du coup ça a rendu les choses un peu laborieuses et un peu gâché les choses.
Profile Image for L.ivresse.des.mots.
619 reviews14 followers
June 12, 2022
Bim...c'était tellement bien.

Je suis allée en terrain inconnu. Premier livre de l'auteur et ça été un voyage onirique. Un univers qui mêle magie, vie de clan, amitié, poésie, bien plus encore...

On se croit au coin du feu à écouter une histoire racontée, des milliers de fois, mais là ce solstice est différent. C'est le premier pour Stig. Ses premiers pas dans la Clairière au coté de son frère. Ses attentes son cœur qui bat, ses sentiments allument une petite flamme au fond de moi.

Tourments, péripéties, tempête et mort sont sur le chemin. Est-ce que la destinée de chacun est écrite ? Qui est responsable l'homme qui a fait ces propres choix ou lla Divinité qui a permis le champ des possibles ? Comment savoir si l'on a choisi la bonne voie ? Qui a raison ? Qui a tord ?

Je vous recommande vivement cette lecture. J'ai passé un bon moment. Ma plus belle lecture de ces derniers mois. Je la relirai avec plaisir. Notre héros a sa part d'ombre et nous prouve que notre volonté et l'amour que l'on reçoit sont bien plus forts que nos faiblesses !

🦅❄️🧵🐻☠️🔥🏹🐗🦊🌌👁📂🩸🦌🌰
Profile Image for Yuyine.
976 reviews58 followers
December 22, 2018
David Bry a définitivement une jolie plume. Très poétique, son écriture nous emporte complètement dans son univers de fantasy à la fois très riche et très immersif. Malgré la multitude de personnages et une mythologie très élaborée, on plonge dans ce récit sans peine tant il est accessible. Dès les premières pages, la magie nous transporte aux côtés de Stig et nous trouvons vite nos repères dans cet univers passionnant. Dès lors, on le suit aisément dans sa découverte des autres clans et des festivités du solstice d’hiver. Le récit est terriblement envoûtant. Et malgré [...]

Pour lire la suite de cette critique, rendez-vous sur yuyine.be!
Profile Image for Pauline (Kiriiti's Blog).
925 reviews4 followers
April 30, 2021
Bref, « Que passe l’hiver » est un one-shot plutôt original. L’univers hivernal emprunt de magie, de légendes et de mystère m’a plu, ce n’est pas souvent que je lis des romans se déroulant constamment sous la neige. J’ai aimé voir Stig avancer et grandir avec son handicap et l’accepter comme faisant parti intégrante de son corps, de sa vie. Les autres personnages ont l’avantage d’être autant intéressant les uns que les autres mais ils ont aussi l’inconvénient de partir avant même d’avoir pu exprimer tout leur potentiel. Cette histoire riche en intrigue et en folklore aurait mérité un développement plus important. Le lore est là mais pas suffisamment exploité à mon goût. Du coup, bien que j’ai passé un bon moment, j’ai eu sensation de trop peu à la fin de ma lecture.
Profile Image for Wendy G..
1 review1 follower
October 11, 2017
J'ai été emportée par la poésie du texte, la beauté de l'Hiver comme le décrit l'auteur.
Il n'y a pas de dialogue superficiel, tout est mesuré, contrôlé, et en même temps fluide et mystérieux.
L'auteur nous offre, à mon sens, une texte qui aurait pu faire partie des légendes nordiques et de ses dieux. Et le fait que Stig se transforme en corbeau prend alors ici tout son sens, puisque Odin, le roi-dieu d'Asgard, était accompagné de deux corbeaux qui lui ramenaient des nouvelles des neuf mondes, ce qui peut adoucir la fin...
Profile Image for Justine bouquine.
96 reviews
April 26, 2023
Le thème et l'univers sont intéressants, mais les personnages sont sous exploités et cette nouvelle lecture de David Bry me confirme que je trouve sa narration assez faible: énormément de redites, beaucoup de dialogues inutiles ou trop didactiques et peu subtils dans la transmission des informations, etc. La lecture est facile mais il n'y a pas de style particulier. Comme pour "Le Chant des Géants", j'interroge le travail de l'éditeur qui devrait épauler l'auteur dans ses réécritures; ce qui ne semble pas être le cas.
Profile Image for Karline05 Un brin de lecture.
1,951 reviews22 followers
May 29, 2019
http://www.unbrindelecture.com/2019/0...
une très belle surprise. De la fantasy riche, complexe et passionnante à la française ça existe et l'auteur porte ces couleurs bien haut ! Sig est un personnage intrigant et terriblement attachant , il est droit et cela va le mener sur des chemins qu'il était loin d'imaginer . J'ai été bluffé par la mythologie captivante de cette aventure et j'aimerai beaucoup explorer à nouveau ce monde l'avenir .
Profile Image for antho.cqlr.
381 reviews25 followers
April 12, 2025
Mais quelle claque ! Encore une fois David Bry m'a pris par la main pour m'emmener et ne plus me lâcher. Sous une plume légère et enivrante, l'auteur nous dresse des paysages oniriques, enneigés, au cœur des forêts. L'histoire est entrainante, un jeu de pouvoir s'installe lors d'un solstice hivernal. Il n'épargne pas ses personnages et nous propose un personnage handicapé ! On aime l'inclusivité ! Une fantasy bien écrite par un auteur français, on valide !!
Profile Image for Melcouettes.
248 reviews12 followers
May 22, 2021
Depuis le temps que je devais le lire...
J'ai passé un merveilleux moment. J'ai été tenu en haleine par l'intrigue, les différents fils qui se sont fait et défait et alors les bons émotionnels que j'ai eu!!!
Bref une merveilleuse lecture!
Profile Image for Vincent.
3 reviews1 follower
March 25, 2022
Un rythme un peu lent, mais une intensité qui ne déçoit pas.
Le personnage de Stig est vraiment attachant (c’est presque le seul à l’être finalement) et l’intrigue est bien menée.
Je recommande, mais pas à tout le monde… c’est assez déprimant au final, mais sans que cela gâche le livre !
Profile Image for mrnws.
535 reviews2 followers
March 18, 2023
J'ai adoré ce livre. C'était tellement tellement bien. Des complots, des batailles, de l'amitié, de la fraternité. C'était absolument super. Je suis bien heureuse de m'être lancée et je ne regrette pas.
Profile Image for Martine.
464 reviews
March 9, 2025
J’ai du mal à croire que j’ai raté cet auteurs aux Imaginales de 2019 !

Ce roman, malgré son vocabulaire parfois un peu pompeux et un style assez peu remarquable, parvient pourtant à vous bouleverser. C’était magnifiquement terrible, mon cœur en est brisé.
This entire review has been hidden because of spoilers.
7 reviews
March 12, 2025
Des personnages poignants, qu'on admire , aime ou déteste . Une plume poétique, transcendante. Une histoire profondément cruelle , belle par son implacabilité. Une lecture qui reste dans les mémoires, chavirante.
Displaying 1 - 30 of 34 reviews

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