Juillet 1812. Le chef vénézuélien Francisco Miranda est vaincu et capturé par le capitaine général espagnol Monteverde. Simon Bolivar, lieutenant de Miranda, est en fuite. Caché par des patriotes, il a pu, jusqu’ici, échapper aux recherches. Les Espagnols occupent les trois quarts du pays. La répression est terrible. Massacres et pillages se succèdent. Depuis sa création en 1948, cette pièce, dont Albert Camus disait : « Elle ne doit rien à aucune école ou à aucune mode et pourtant elle s’accorde à la terrible cruauté du temps sans cesser de se référer à une pitié vieille comme le cœur humain », n’a jamais cessé d’être jouée dans quelque partie du monde. Elle a été adaptée en plus de vingt langues.
D'une famille ouvrière, il est reçu à l'Ecole Normale d'Alger.
Il obtient de faire son service militaire à Blida, puis à Alger où il se lie aux jeunes écrivains groupés autour du libraire-éditeur Edmond Charlot qui vient de publier "L'Envers et l'Endroit" d'Albert Camus.
Il s'inscrit à la Faculté des Lettres pour préparer une licence d'espagnol tout en collaborant à "l'Alger républicain" dont Albert Camus est rédacteur en chef et qui publiera "la Vallée du paradis". Ce roman d'Emmanuel Robles (le second après l'Action) parut en feuilleton sous le pseudonyme d'Emmanuel Chênes.
La guerre oblige Emmanuel Robles à cesser ses études et il devient interprète auxiliaire de l'armée, puis officier-interprète jusqu'à ce que le général Bouscat, commandant l'air en Afrique du nord, le nomme correspondant de guerre en 1943. Cette période est pour lui très mouvementée et lui vaut, en particulier, les émotions fortes de plusieurs accidents d'avion.
Après la guerre il s'efforce de vivre de sa plume à Paris et collabore à divers quotidiens et hebdomadaires: Le Populaire, Gavroche, Combat, Aviation Française, etc. Repris pas la nostalgie d'Alger, il y retourne en 1947 et fonde une revue littéraire "Forge".
Durant cette année 1947, et sous le coup de l'émotion soulevée par les évènements de mai 1945 en Algérie, il écrit "Les Hauteurs de la ville", roman qui obtient le Prix Fémina l'année suivante. Il écrit également sa première pièce "Montserrat".
Parallèlement à sa création littéraire, Robles voyage beaucoup. De son séjour au Mexique en 1954, il a rapporté le thème de son roman "Les Couteaux" et de son voyage au Japon en 1957, celui de son récit "L'homme d'Avril".
Il se tournera ensuite vers le cinéma: il collaborera avec Luis Bunuel pour Cela s'appelle l'Aurore et Lucchino Visconti pour l'adaptation de l'Etranger de Camus ainsi que pour des dialogues et des adaptations télévisées.
امانوئل روبلس در این پیس دست گذاشته است بر روی موضوعی که در قرن حاضر نیز با آن روبروییم. تضاد بین آرمان و هدف و واقعیت زندگی. تضادی بین ایده آلی به نام آزادی و واقعیتی به نام بندگی و زیز یوغ بودن. مونتسرای آرمان گرا، با آرزوی پیروزی بولیوار که نماد آزادی است و افسران وگروگان های واقع گرا. بیشترین اهمیت داستان به نظر من همین گروگانها بودند که به قولی از خودی هایی بودند که تسلیم واقعیتی به نام ظلم شده بودند و هرکدام نماد گروهی از جامعه ای دربند بودند. تاجری که نماد فودالیته ای بود که تعداد رمه های گوسفندانش مهمتر از مردم جامعه برای او بودند. دو هنرمند کوزه گر و بازیگر که نماد هنر برای هنر (مخصوصا کوزه گری که گریه ی دیگران برایش صدایی بود که از کوزه در می آورد) بودند و نقدی بود برای بازگشت هنر متعهد، شاید. و مادر و دختری که نمادی از زنان یک جامعه ی استثمار شده بودند که یا کارشان زاییدن بچه است و یا مورد تجاوز و بردگی جنسی قرار گرفتن. به قول کامو این رمان برای هر زمان و هرمکانی قابل بسط می باشد.
_به نظرم نه فرانکو نه موسولینی، هیچ کدام ما رو شکست ندادند، ما پیش از اینکه هدف گلوله ی فاشیست ها باشیم طعمه ی تبلیغات بودیم. _من برادری رو تجربه نکردم، برادر کشی رو تجربه کردم. . داستان کوتاه "دست های گرم آن دیوانه" بخشی از این کتاب است که شرح گروهی از جمهوری خواهان انقلاب اسپانیاست که به دست نیرو های فاشیستی می افتند و زمانی که یکی از همراهانشان در زندان بر اثر جراحت جان خود را از دست می دهد، دیگران متوجه می شوند که بازیچه دست قدرت های بزرگ شده اند.
What is the worth of a human’s life? Is one’s life really less valuable than the grand cause of the many? Such questions are not new, but they are central to Emmanuel Roblès’ Montserrat. Set during the Venezuelan revolution against the Spanish in 1812, the play follows the dire dilemma faced by the protagonist, Montserrat, a Spanish officer who betrays the monarchy by helping Simón Bolívar escape an ambush. By doing so, he is captured by the sadistic Lieutenant Izquierdo and is put in a room with 6 random people arrested from the street (young and old, rich and poor, women and men, parents, orphans and singles, locals and Spanish…). If Montserrat does not confess in an hour about the whereabouts of Bolívar, then these people will be executed, and 6 new people will be brought in until he caves in. The play centers on the swinging pendulum between Bolívar as the last hope of liberation and the hope of millions, and between the situations of these 6 innocent people dying in front of Montserrat.
One great aspect of Roblès’ play is that even though it is set in Venezuela, it transcends its time and space. The dialogue, dilemma, and intrigue can be adapted to any insurrection and rebellion. We get a brutal sense of the atrocities committed by the Spanish in South America. Yet at the same time, the core of the play is about the dilemma: Do the needs of the many outweigh the needs of the few? The play poses many ethical, moral, and philosophical questions regarding Montserrat’s decision and the 6 hostages, and it dives into the position of each character regarding this decision. Furthermore, Roblès presents as with a play that doesn’t comply with a single genre as it blends several styles. It isn’t “just” a historical play, nor is it “just” a philosophical or political play. It is not “just” a tragedy, and it even touches on the theater of the absurd. This makes it a very engaging play.
Even though the play is set in Venezuela, its themes are timeless. I valued reading it, and I liked how it leaves the door open for our own convictions. We know where each character stands. But it is up to us to try and answer this age old question: What is the worth of a human life?
نمایشنامهٔ دراماتیک جذاب و نفسگیری در مورد جوانی به اسم ‹مونسرّا› که در ارتش اسپانیا، در جنگ ونزوئلا به عنوان خائن دستگیر میشه تا محل اخفا ‹بولیوار› رو لو بده وگرنه ۶ آدم بیگناه کشته میشن و این ۶ نفر در ۱ ساعت قصد دارن مونسرّا رو به حرفزدن وادار کنن. شخصیتسازی مونسرّا و ‹ایزکویردو› (قطب منفی نمایش)، گفتگوهای ۶ نفر، پسزمینه و صحنهسازی زندگی این ۶ نفر عالی بود و مسائل فلسفی عدالت و اخلاق مثل آرمان، امید، رنج مسیح، ریشه قساوت آدمها، فداکاری .. رو پیشروی میگذاشت و ثابت میکرد که اگر قرار بود بهجای مونسرّا در این ملغمه پرتنش قضاوت کنیم، چه کار دشواری رو پیشرو داشتیم و شاید آخر سر مثل مونسرّا اعتراف میکردیم «همین آزادی انتخاب است که مرا الان بیشتر از خود مرگ شکنجه میدهد.» مشابه مسئله معروف تراموا نظرات و توجیهات مختلفی میشد آورد نسبت به این مسائل و هر کدوم نیازمند بررسی و موشکافی دقیق هست و به قول مایکل سندل در کتاب عدالت: «ببینید کوشش برای یافتن تفاوتی میان این دو کار [تصمیمی که در مسئله تراموا میگیریم] و یا بازنگری در قضاوتمان دربارهٔ اینکه در هر یک از این دو مورد کدام کار درست است چه فشاری را بر ما تحمیل میکند. اما از همین راه است که به باورهای اخلاقی خود سر و سامان میدهیم، و میفهمیم چه باورهایی داریم و علت این باورها چیست».
شاعر ونويسنده الجزايري-فرانسوي امانوئل روبلس خالق اين اثر هنري است ..مونسرا نمايشنامه مشهوري از مقاوت ازاديخواهان امريكاي جنوبي وكشورهاي لاتين است ..كه مشهوريت جهاني دارد وبه بيش ار بيست زبان ترجمه شده واكثر كارگردانان بزرگ تئاتر يكبار اجراي انرا در كارنامه خود دارند ..نمايشنامه درباره شورش عليه ديكتاتوري وازاديخواهي مردم است وبا دركي عميق از شرايط زندگي واوضاع سياسي مردم ونزوئلا نوشته شده است ..امانويل روبلس در روزنامه آلژه-رپوبليكن همكار نويسنده مشهور البر كامو بوده وبا اين نمايشنامه مشهوريت جهاني يافته ..او شاعر ورمان نويس او نيز بوده مهمترين اثر او درداستان نويسي رمان مشهور ((سحر))است ..او بيشاز 40 اثر در شعر ورمان ونمايشنامه دارد ودر سن 81 سالگي در ماه مارس 1995در پاريس درگذشته است ..من به شخصه رمان ((بهار رم ))او را به شدت دوست ميدارم .
Facile à lire, le plot est vraiment évident mais tout de même un peu déçu qu'il n'y est pas plus de machinations perverse et diabolique de la part d'Izquierdo pour mener à bien son interrogatoire.
Juillet 1812. Le chef vénézuélien Francisco Miranda est vaincu et capturé par le capitaine général espagnol Monteverde. Simon Bolivar, lieutenant de Miranda, est en fuite. Caché par des patriotes, il a pu, jusqu'ici, échapper aux recherches. Les Espagnols occupent les trois quarts du pays. La répression est terrible. Massacres et pillages se succèdent. Pour faire avouer la cachette de Simon Bolivar, six personnes vont être enfermées, des gens pris au hasard, dans la rue. "Dans une heure, si tu n’as pas dénoncé l’endroit précis où se cache Bolivar, ils seront fusillés".
Emouvant, d'autant plus quand on songe que l'histoire est vraie.
Montserrat, espagnol, traître à l'empire d'Espagne car ému de compassion pour les autochtones d'Amérique du Sud aide Simon Bolivar à fuir les espagnols. Il résiste à livrer le lieu de sa fuite alors que Izquierdo, son bourreau, a décidé de tuer des innocents pris au hasard dans la rue jusqu'à ce qu'il leur livre le lieu de sa fuite.
Simon Bolivar parviendra à rejoindre les rebelles et nos cartes portent aujourd'hui une terre dénommée Bolivie.
Didn’t like it that much because nothing is really happening (the whole story happens in a room) but for I don’t know what reason, I couldn’t put the book down. I read it in 1 hour and it really was so easy to read and understand. Of course I didn’t decide to read it by myself, it’s a book for my french class. Let’s say 3 stars because it’s one of the first books for class I “enjoyed” reading. If you want to start in reading theatre, you should start with something like Montserrat. Estelle❤️
De la violence et des dilemmes qui mettent bien en avant la cruauté de l'oppression. La pièce est plutôt courte, mais ça nous donne vraiment l'impression de vivre l'injustice des forces armées qui sacrifient des innocents sans se poser de questions.
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20/20 Pour une fois qu'un livre d'école me fait découvrir un livre bien. Le meilleur livre que j'ai lu de toute ma vie pour l'instant. Il n'y a rien que je n'ai pas aimé dans ce livre ce qui n'arrive jamais. Cette pièce m'a fait passé par toutes les émotions en si peu de pages. Tout est dit. La plume est incroyable elle nous parle de moments tragique tout en y a ajoutant de l'ironie qui arrive à nous lâcher un petit sourire même si c'est horrible: " Vous êtes innocents ! Vous êtes coupable...D'innocence. Et encore je suis indulgent. Si je traduisait la pensée de Père Coronil je pourrais vous accusez du plus grands des crimes.. Celui d'être venu au monde !" " Il me propose d'échanger sa vie contre sa fortune.. Convenez qu'il faut être commerçant dans l'âme pour avoir pareille idée ! "Cela revient à dire que ta vie ne vaut strictement rien à mes yeux si sa mise en jeu ne fait pas avouer Montserrat.... Donc un mot, un seul mot de Montserrat et ta vie vaut tout l'empire d'Espagne des Indes occidentale !" Mais aussi l'auteur emploi des mots cruels brupts qui nous horrifie portant un message terrifiant mais pourtant vrai nous ouvrant les yeux. Il aurait pu écrire cette histoire dans n'importe quelle contexte passé présent futur les atrocités se répètent. " le vrai Morales se plaisait a faire écarteler ses prisonniers, Antonanzas se réservait le plaisir d'éventrer les femmes enceintes et envoyait à ses amis des caisses remplis de mains coupées, que le véritable Zuazola jouait à crever les yeux de ses ennemis à coups de lancette et que le moine Eusebio de Coronil préconisait que l'on exterminate tous les Venezueliens âgés de plus de 7 ans" "Faire mourir des milliers de creature que dieu a sorti du néant.. c'est presque égaler dieu. c'est en tout cas lui faire concurrence..." Les personnages sont bien écrit complexe, on en admire certains comme Ricardo Elena ou Montserrat qui meurent pour leur idéologie d'autres on adore les detester le père Coronil et les officiers espagnols de l'œuvre en général et d'autres nous font pitié comme Morales qui soulage sa conscience par son cynisme ou Izquierdo prétendant le faire pour son roi alors qu'en réalité le fait pour expier son traumatisme. Il tue à l'infini pour se soulager et ne l'avouera qu'à Montserrat car il en a honte sachant qu'il va mourir il s'assure que personne d'autre que lui ne le sache et qui est plongée dans le désespoir haissant Montserrat qui lui n'a que le mot espoir à la bouche. La relation frère ennemi entre Montserrat et Izquierdo est aussi incroyable.
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Robles de aynı Camus gibi Cezayir doğumlu Fransız yazarlardan biri. 1948 'de yazdığı ve 1800'lü yıllarda geçen bu tarihi oyunu, İspanyol sömürgecilere karşı Güney Amerika yerlilerinin bağımsızlık mücadelesini konu alıyor. Kendi ordusunun vahşetinden usanan ve utanan İspanyol subayı Montserrat, Venezuellalı isyancı önderi Simon Bolivar'a yardım ederken yakalanıyor ve acımasız İspanyol komutanı İzquierdo onu konuşturmak için, vicdan sınavı sayılabilecek bir yönteme başvuruyor. Sömürgecilik eleştirisi yapan bir tiyatro oyunu olarak, II. Dünya Savaşı dehşetinin hemen ertesinde yazılması ve Cezayir Bağımsızlık Savaşı'nı öngörmesi bir yana, özgürlük, insan yaşamı, ölüm karşısında seçim yapma gibi varoluşçu temaları içeriyor. Çoğunluğun özgürleşmesi uğruna birkaç masum yaşamın feda edilip edilemeyeceği şeklinde özetlenebilecek, hâlâ önemli olan politik sorgulama, oyunun temel problemi olarak izleyicilere etkili diyaloglarla sunulmuş.
وثَّقت هذه المسرحية أحدَ أوجُه النِّضال الذي خاضَته أمريكا اللاتينية، وبالأخص فنزويلا، في سبيل استقلالها من الحكم الإسباني. وتدور أحداثُ المسرحية حول شخصية الضابط الإسباني «مونسيرا»، الذي فَزِع ممَّا يحدث للسكَّان الأصليين على يدِ جنودِ دولته، وأُعجِب بالمقاوَمة التي يخوضها هؤلاء السكَّان في سبيل حُريتهم، وخاصةً شخصية «بوليفار» زعيم الثوَّار الفنزويليين، فيقرِّر الضابط عندئذٍ حمايةَ هؤلاء الثوَّار محذِّرًا زعيمَهم «بوليفار» من مَساعي الإسبان للقبض عليه، وهو ما يمكِّن «بوليفار» من الهرب، ويؤدِّي إلى القبض على «مونسيرا» وتقديمه للمحاكَمة بتهمة الخيانة تمهيدًا لإعدامه. يتجلَّى الإيمان المطلَق بالقضية عندما يرفض «مونسيرا» البوحَ بمكان «بوليفار»، ويدفع حياتَه ثمنًا لذلك، مؤمِنًا بأنه يموت من أجل قضية نبيلة.
Cette lecture m'a beaucoup troublé. C'était à la fois captivant et affreux à lire. Moi qui n'aime pas voir souffrir les gens j'ai été bien en peine. C'est tout de même un classique que je recommande fortement.
Uma peça teatralmente moral. O mau espírito a incutir no Homem uma culpa exterior a ele. A firmeza do Homem que permanece fiel à Humanidade, apesar de aparentar uma insensibilidade aos Homens que perecem perante as aparentes escolhas dele.
Une bonne petite pièce de théâtre, abordant des thèmes très intéressant. La partie centrale est tendue, invite l'action de l'intérieur. Je suis un peu restée sur ma faim à la fin...
J'ai le sentiment qu'il y a tant de choses derrière chacun des mots de Roblès. Ce qui m'a fait ouvrir les yeux et comprendre cette pièce c'était le commentaire de début "L'auteur aurait pu situer la pièce dans n'importe quel contexte..". Je recommande vivement de lire la posteface écrite par Georges-Albert Astre.