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Travelling

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Réaliser un tour du monde sans jamais prendre l’avion ? Tel est l’étrange défi que se sont lancés Christian Garcin et Tanguy Viel. Par bateau, train, voiture, car, ou simplement à pied, sans jamais quitter l’hémisphère nord, les deux compères, amateurs de flâneries et de promenades, parcourent des milliers de kilomètres au milieu de plaines verdoyantes, d’immenses océans ou de steppes méconnues. Ils nous en livrent ici un récit émaillé de rencontres humaines et de profondes réflexions. Une ode aux voyages et à la lenteur. Christian Garcin est né en 1959 à Marseille. Auteur d’une dizaine de romans, il a reçu le prix Roland-de-Jouvenel de l’Académie française pour Des femmes disparaissent (Verdier) et le prix Roger Caillois pour l’ensemble de son œuvre. Tanguy Viel est né en 1973 à Brest. Il a publié de nombreux ouvrages couronnés de plusieurs prix littéraires, dont le prix Fénéon et le prix de la vocation pour son roman L'Absolue Perfection du crime , le Grand prix RTL-Lire et le Prix François-Mauriac de la région Aquitaine pour Article 353 du Code pénal . « Travelling nous entraîne dans cette épopée du quotidien, questionnant à hauteur d’homme notre lien à l’espace, au temps, au rêve et à la réalité. » Télérama

258 pages, Kindle Edition

Published March 27, 2019

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About the author

Tanguy Viel

31 books41 followers
Tanguy Viel, né le 27 décembre 1973 à Brest, est un écrivain français.
Tanguy Viel est réputé pour une mise en place d’intrigues complexes, une réflexion sur quelques thèmes récurrents (les liens familiaux, les duperies, les inégalités de classes et les difficultés à prendre l’ascenseur social), et un travail formel. Il s’inscrit dans la tradition des éditions de Minuit3, c’est-à-dire selon un modèle de distanciation. Ses romans sont fondés sur beaucoup de romanesque et font même usage du suspense. Bien qu’il ne le revendique pas lui-même1, L'Absolue Perfection du crime, Insoupçonnable, Paris-Brest et Article 353 du Code pénal sont généralement considérés comme des romans policiers en raison d’éléments récurrents : des personnages de gangsters ou d’escrocs, des crimes soigneusement préparés, l’intervention de procès ou de grosses sommes d’argent.

Les stéréotypes sont cependant retravaillés parfois mis en évidence par une forme de réflexivité4. La Disparition de Jim Sullivan en est le meilleur exemple. Le lecteur est souvent invité à participer « le narrateur n'a pas d'avance sur lui du point de vue de l'intrigue »5. L'écriture est l'objet d'une enquête : c'est au lecteur de reconstruire le puzzle en désordre du protagoniste.

Tanguy Viel emprunte également au cinéma6, mais cela est surtout notable dans son style : les effets de montage, l'usage de l'ellipse, la mise en place de scènes fortes et la variation des points de vue.

Le style de Tanguy Viel se caractérise par sa précision et son économie7. Ses phrases sont jugées longues et saccadées au service d’un style très dynamique8.

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Profile Image for lectricedudimanche.
29 reviews
December 25, 2022
Un voyage de 100 jours en 2018 sans avion. Très littéraire et philosophique. Voyage, pensées et réflexion. Pas autant d'informations de voyage comparativement à ses pensées lors de son périple.
Profile Image for Victoria.
151 reviews2 followers
July 27, 2023
Récit d'aventure intéressant, même si tout ne m'a pas intéressé et que j'y ai trouvé quelques longueurs

Mes passages préférés:
• l'incipit
• le passage sur le Japon
• le passage sur Auschwitz
Profile Image for Loic.
92 reviews2 followers
February 2, 2020
« Nous avons voyagé en cargo en train en voiture en bus mais pas en avion nous avons suivi une longue ligne presque circulaire d’Est en Ouest en partant de Marseille traversant l’Atlantique les États-Unis le Pacifique le Japon la Chine la Russie puis l’Europe jusqu’à Paris quelque chose comme le voyage de Phileas Fog mais à l’envers et en un peu plus long »

Promesse tenue. La Terre est ronde, on peut en faire le tour sans prendre l’avion. « So what «  Dirait Phileas Fogg !

Il aura fallu traverser les océans Atlantique et Pacifique, navigations entrecoupées d’une parenthèse terrestre à travers le continent nord américain pour enfin commencer mon voyage, au Japon, page 151 de mon édition.
Pourquoi au Japon et pas ailleurs? Les auteurs le disent mieux que moi:
L’Amérique est ce continent qui a en commun avec ses 2 océans limitrophes sa propension à fabriquer de l’immensité quand le Japon a pour lui de fabriquer de l’intensité.
De l’intensité enfin, et un regard sur le Japon qui fait mouche. Ce Japon symbolisé par l’origami, du papier froissé, quand le reste du voyage est lui tracé sur une planisphère, j’ai aimé la métaphore et le contraste en relief. Et comment un voyage sans détours ni relief aurait-il pu être vraiment inspirant?

La lecture s’en ressent. Le questionnement des coauteurs au temps et à l’espace est laborieux, la trajectoire étant tellement prévisible. Heureusement ici et là quelques digressions distraient le lecteur (sur le décalage horaire / qu’est ce que la Russie profonde / la synecdoque, vous connaissez?).
Elles ne remplacent pas les mésaventures de Passepartout ou le sauvetage miraculeux d’une maharani promise au bûcher, et pourtant je ne suis plus depuis longtemps celui qui s’emballa pour les aventures de Phileas Fogg (qui passa lui aussi à Yokohama en se dirigeant vers l’Est). Quant à Ulysse, il aurait été ravi de ce voyage le ramenant à sa Pénélope en moins de 100 jours, mais quelle perte pour la littérature!

J’aurais donc préféré que nos auteurs arrêtent leur circumnavigation au Japon et s’y établissent. Mais il a bien fallu rejoindre le continent et Shanghai avant la longue traversée de la Sibérie (quelques moments précieux sur le lac Baikal) pour enfin regagner l’Europe. Fin du travelling avant.
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