Counseling and Psychotherapy est en 1942 le premier ouvrage où Carl Rogers définit et illustre sa conception de l’aide psychologique. Il crée en quelque sorte le modèle du psychologue thérapeute qu’il nomme « l’aidant », c’est-à-dire celui qui sait apporter sa spontanéité créatrice au projet d’autonomisation de son client. Cette nouvelle orientation de pensée abandonne tout a priori de jugement, de soutien et de contrôle. La non-directivité comporte une attitude de compréhension foncière laissant au client le choix de son itinéraire, de son langage et de ses décisions. La relation d’aide se fonde sur l’optimisme et la confiance dans les capacités évolutives de chaque individu, malgré la souffrance psychique. Ce livre, à l’étape initiale d’une grande découverte, apporte une ligne claire à l’action thérapeutique, dans le chaos des techniques et la confusion des idées contemporaines.
"Experience is, for me, the highest authority. The touchstone of validity is my own experience. No other person's ideas, and none of my own ideas, are as authoritative as my experience. It is to experience that I must return again and again, to discover a closer approximation to truth as it is in the process of becoming in me." -Carl Rogers, On Becoming a Person
DEVELOPED THEORIES - THERAPIES Person-Centered; Humanistic; Client-Centered; Student-Centered
TIMELINE 1902 - Carl Rogers was born in Oak Park, Illinois. 1919 - Enrolled at University of Wisconsin. 1924 - Graduated from University of Wisconsin and enrolled at Union Theological Seminary. 1926 - Transferred to Columbia. 1931- Earned Ph.D. from Columbia. 1940 - Began teaching at University of Ohio. 1946 - Elected president of American Psychological Association (APA). 1951 - Published Client-centered Therapy. 1961 - Published On Becoming A Person.
9/10 : Thèse de l'ouvrage : "Une relation d'aide centrée sur le client libère plus de forces dynamiques qu'aucun autre type de relation". Plusieurs idées :
- Les "clients" sont le problème et la solution. - Le développement de la confiance en soi, du pouvoir d'agir et de l'autonomie. Cela permet d'éviter une logique de dépendance/assistancielle de la personne vis à vis de l’aidant. - L’ouvrage rend les professionnels un peu plus humbles vis à vis de leurs connaissances : cela ne sert à rien de donner des conseils ou d'essayer d'influencer les personnes sur leurs choix ou leurs décisions. L’aidant ne prend pas parti : il n’a ni raison, ni tort. Il essaie seulement d'aider les personnes à définir et comprendre leurs problèmes et reformuler leurs nouveaux objectifs. - La relation d'aide/psychothérapie amènent les personnes accompagnées à adopter une autre perception d'elles même et de leurs choix de vie. - Mettre à l’aise les personnes pour qu'elles sentent que la thérapie leur appartient et que le professionnel aidant ne juge pas : permet de se liberer et de parler à cœur ouvert, sans résistance. - Prise en compte et acceptation des émotions de la personne accompagnée par l'aidant pour que la personne puisse elle meme accepter ses émotions, ses problèmes et son "Moi". - La relation d'aide ne peut débuter si les obstacles de l'environnement d’une personne n'empêchent pas la croissance de l'individu. Dans ce cas, il faut penser à changer des éléments de l'environnement de la personnes.
Bon, ça reste un ouvrage des années 40, l'époque reste à prendre en compte (notamment dans l'utilisation d’un certain vocabulaire qui n’est plus d’actualité) dans la lecture de ce livre. Néanmoins, ça n'enlève pas la qualité du travail de recherche et de réflexion qu’a fourni Carl Rogers.