les visages se détachent des livresse penchent au-dessus du miendans leurs yeux blancs luitun feu un signe une loi un feucomme tous les autresqui approchent et rasentdes millions d’hectaresqui ont rasé l’Australiela Californie les vieux paysune loi une folieRome entière un feupour dévorer la nuit
"les voix m'appellent toutes les alarmes tintent les flammes lèchent le ciel chaque matin se lève un soleil vain l'air brûle la poussière et les fenêtres sont placardées l'épidémie se répand on fuit les villes l'avenir c'est le prochain repas dans la cabine je suis à mon poste le regard rivé aux écrans je pense à l'étrange beauté des convulsions dernières je me dis l'espèce n'aura pas raté sa sortie"
(2/5, it was ok) Voyage nocturne, schizo-parano-claustropho-pessimiste. Les textes de ce recueil n’appellent pas la relecture. Ce qui est dit est lu, puis, on passe au suivant. À mi-lecture, l’absence de lumière rend lassante l’expérience.
« … et tu es là maintenant encore partout toi à un clic pareille mieux pareille — il est tard maintenant va savoir moi quelle mise à jour m’a rendu obsolète. »
« je me tapis dans les phrases apprises les désirs revus à la baisse les colères convenables il y a longtemps que je n’ai plus de mémoire dans les gestes impérieusement contrôlés et revêtus comme des peaux familières qu’il n’y a plus de sens de souffrance que je n’ai pas croisé celui qui fut moi »
Un des plus beaux recueils de poésie que j'ai lu ces derniers temps. Jamais je n'aurais cru lire un jour de la poésie à saveur de science fiction et de fin du monde avec autant de couches sous les mots.