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Navettes
les visages se détachent des livresse penchent au-dessus du miendans leurs yeux blancs luitun feu un signe une loi un feucomme tous les autresqui approchent et rasentdes millions d’hectaresqui ont rasé l’Australiela Californie les vieux paysune loi une folieRome entière un feupour dévorer la nuit
72 pages, Paperback
Published May 13, 2019
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Community Reviews
Displaying 1 - 5 of 5 reviews
March 25, 2022
"les voix m'appellent toutes
les alarmes tintent
les flammes lèchent le ciel chaque
matin se lève un soleil vain
l'air brûle la poussière
et les fenêtres sont placardées
l'épidémie se répand on fuit les villes
l'avenir c'est le prochain repas
dans la cabine je suis à mon poste
le regard rivé aux écrans je pense à
l'étrange beauté des convulsions dernières
je me dis l'espèce n'aura pas raté sa sortie"
les alarmes tintent
les flammes lèchent le ciel chaque
matin se lève un soleil vain
l'air brûle la poussière
et les fenêtres sont placardées
l'épidémie se répand on fuit les villes
l'avenir c'est le prochain repas
dans la cabine je suis à mon poste
le regard rivé aux écrans je pense à
l'étrange beauté des convulsions dernières
je me dis l'espèce n'aura pas raté sa sortie"
September 8, 2019
(2/5, it was ok)
Voyage nocturne, schizo-parano-claustropho-pessimiste.
Les textes de ce recueil n’appellent pas la relecture. Ce qui est dit est lu, puis, on passe au suivant.
À mi-lecture, l’absence de lumière rend lassante l’expérience.
« … et tu es là maintenant encore partout
toi à un clic pareille
mieux pareille —
il est tard maintenant
va savoir moi
quelle mise à jour
m’a rendu obsolète. »
« je me tapis dans les phrases apprises
les désirs revus à la baisse
les colères convenables
il y a longtemps que je n’ai plus de mémoire
dans les gestes impérieusement contrôlés
et revêtus
comme des peaux familières
qu’il n’y a plus de sens
de souffrance que je n’ai pas croisé celui
qui fut moi »
Voyage nocturne, schizo-parano-claustropho-pessimiste.
Les textes de ce recueil n’appellent pas la relecture. Ce qui est dit est lu, puis, on passe au suivant.
À mi-lecture, l’absence de lumière rend lassante l’expérience.
« … et tu es là maintenant encore partout
toi à un clic pareille
mieux pareille —
il est tard maintenant
va savoir moi
quelle mise à jour
m’a rendu obsolète. »
« je me tapis dans les phrases apprises
les désirs revus à la baisse
les colères convenables
il y a longtemps que je n’ai plus de mémoire
dans les gestes impérieusement contrôlés
et revêtus
comme des peaux familières
qu’il n’y a plus de sens
de souffrance que je n’ai pas croisé celui
qui fut moi »
May 3, 2023
Poèmes de fin du monde dont je ne voyais pas le bout.
December 23, 2019
Un des plus beaux recueils de poésie que j'ai lu ces derniers temps. Jamais je n'aurais cru lire un jour de la poésie à saveur de science fiction et de fin du monde avec autant de couches sous les mots.
Read
October 27, 2019Quatrième relecture
<3
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