"J’écris des romans pour raconter des histoires. Depuis longtemps, j’en avais une qui me courait dans la tête et qui se déroulait dans l’Allemagne nazie du siècle dernier, en Bavière. Une histoire d’amour, d’amitié. Malgré toutes mes lectures sur la période hitlérienne, je n’ai jamais réussi à comprendre pourquoi tant d’Allemands « bien », respectables, avaient pris à la légère la montée du nazisme tandis que les Juifs tardaient étrangement à fuir. Par quelle aberration, à cause de quelles complaisances, quelles lâchetés, le nazisme fut-il possible ? Qu’était-il arrivé à ce grand pays de musiciens, de philosophes et de poètes ? Ces questions-là n’ont jamais cessé de me hanter. Je crois que l’histoire d’Élie, Elsa, Lila, Karl et les autres apporte quelques clés. Après tout, il n’y a que les fous pour tenter de répondre à ce genre de questions, les fous ou les personnages de roman." Franz-Olivier Giesbert
J’aime la façon dont Giesbert raconte ses histoires. Son portrait du schmock est particulièrement réussi, mais si ce n’est pas le plus répandu. Il a le mérite de mettre en parallèle l’histoire funeste du vingtième siècle avec l’évolution actuelle de notre société. Je le recommande
20 novembre 2023. Au plus fort de la guerre, Harald Gottsahl, un officier nazi, abrite Lila, une jeune Juive dont il est amoureux. Mais ils perdent contact lorsqu'elle est contrainte de fuir. Des années plus tard, Lila le retrouve sous sa véritable identité : Élie Weinberger. Que cache l'histoire de ce juif, travesti en officier nazi pour survivre ? Remontant le temps, ce roman nous raconte l'étrange lien qui unit les familles Weinberger et Gottsahl. Deux familles issues de la bourgeoisie allemande éclairée, l'une juive, l'autre catholique. Deux familles au destin différent et indissociable des pires horreurs de la première moitié du XXe siècle. Un livre qui contribue à cultiver la mémoire de l'humanité, un certain devoir de mémoire. « Le schmock ». Franz-Olivier Giesbert. Gallimard. 2019. Folio 2021.
"J'écris des romans pour raconter des histoires. Depuis longtemps, j'en avais une qui me courait dans la tête et qui se déroulait dans l'Allemagne nazie du siècle dernier, en Bavière. Une histoire d'amour, d'amitié. Malgré toutes mes lectures sur la période hitlérienne, je n'ai jamais réussi à comprendre pourquoi tant d'Allemands "bien", respectables, avaient pris à la légère la montée du nazisme tandis que les Juifs tardaient étrangement à fuir. Par quelle aberration, à cause de quelles complaisances, quelles lâchetés, le nazisme fut-il possible ? Qu'était-il arrivé à ce grand pays de musiciens, de philosophes et de poètes ? Ces questions-là n'ont jamais cessé de me hanter. Je crois que l'histoire d'Elie, Elsa, Lila, Karl et les autres apporte quelques clés. Après tout, il n'y a que les fous pour tenter de répondre à ce genre de questions, les fous ou les personnages de roman". Franz-Olivier Giesbert.
Giesbert is a master in bringing stories alive and linking them in a subtle way to what happens today. Great story I read in 3 days. I read many of his books and I continue to like his style.
Je l appréhendais un peu. Heureuse surprise. Intéressant, assez prenant, très différent de tout ce qu on peut lire sur Hitler et la Shoah. Moins dans le pathos et l émotion, point de vue allemand très original. J aimerais connaître la part de fiction dans tout ça, mais c est vraiment bien fait.
Burlesque, slightly magical realist Nazi-era story of a set of non-Jewish and Jewish characters and their different trajectories under the Third Reich, following a familiar journey and a backdrop of events that will be well known to anyone close to that era (Roehm, Stauffenberg, Dachau, etc).
I'm genuinely not sure what it adds or what it is intending to do: characters are largely caricatured, the events lack much psychological impact (when someone's attacked with crowbars or shoots themselves there's very little feeling or emotional engagement) and the outlandish 'Oldest Man in the World' and geriatric romance that tops and tails the novel feels, well, plain silly.
We don't need Hitler to have a wind problem to make him a demon - that's obvious. The idea of him being a 'schmuck' is hardly a take. Some of the asides on the massacres in Lithuania and the biographical details are, well, interesting and worth knowing - but as a whole, I just don't get what the writer's intention is here.
It's readable enough - but the idea from the writer's blurb that this at all examines how anyone / everyday Germans became beguiled by Nazism is wildly, wildly off the mark. It's a Young Adult cartoon. It may have some value as a meta-meta piece, but I'm lost as to what it's trying to achieve.
En lisant le titre du livre, je m'attendais à une histoire plutôt drôle. Néanmoins, après avoir lu le résumé, j'ai bien compris que ce livre -malgré le titre- s'éloignerait bien du genre comique.
Après avoir eu quelques difficultés au début du livre, je me suis plongée dans l'histoire dès les retrouvailles des deux personnages principaux. L'indication des dates au début de chaque chapitre permet de bien suivre et de s'y retrouver si on s'y connaît un peu en Histoire.
L'écriture de Fanz-Olivier Giesbert permet au lecteur de ne pas avoir envie de lâcher ce livre, sauf dans les moments difficiles (âmes sensibles s'abstenir)...En tout et pour tout, l'auteur parvient à répondre à la question énoncée dans le résumé en mettant en scène des personnes très différents les uns des autres.
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J'aime quand les romans mélangent des récits romanesque à un environnement historiquement véridique! I feel like I learn so much more easily. First time I see the rise of nazi Germany in the eyes of German high society, ainsi que the rise of antisemitism and the post Great War period. Uber feminist book, and so many amazing characters, whom show despite the horror of the war, they remain humans filled with anxieties and worries and uncertainties (without condemning nazi practices off). The absolute shock and underestimation of Hitler is jarring and yet so believable in this book.
FOG essaie de livrer ici sa vision des causes de l’accession au pouvoir du Schmock. Au final, on arrive toujours au même constat sur l’absurdité du destin et la naïveté générale d’une partie d’un peuple qui se disait qu’Hitler était tellement stupide et psychopathe à la fois qu’il n’y arriverait jamais.
A chaque fois que je m'y remettais j'avais une appréhension teintée de fatigue. Les 200 dernières pages m'ont fatiguée et j'ai trouvé le style plein de répétitions et de synonymes usant.
Quant à l'histoire, elle est au mieux malsaine. Il y a certes quelques réflexions intéressantes mais elles ne suffisent pas à rendre ce livre bon.
Un essai plutôt osé de l'ascension du nazisme et de montée au pouvoir de Hitler vu par des Allemands aisés.
Le livre se lit très bien, et certains passages sont très drôles. C'est ensuite au lecteur de faire le travail de recherche pour différencier le réel et l'imaginaire.
Ce roman de Franz-Olivier Giesbert fut pour moi une lecture intense. Il appartient à la catégorie des livres qui ne laisse pas indifférents. Un très beau roman !...
DNF'd at 60%... might pick up again eventually but not much has been happening and the timeline and characters are confusing. There's like 3 plots happening at the same time and it's not done well