1980, Bruce a une douzaine d’années et il fait sa rentrée dans un collège de Melbourne. Chétif, timide, pas sportif pour un sou, il est la risée de la plupart des autres enfants. Lui qui semble ne pas être attiré par les filles - une hérésie - devient rapidement un véritable souffre-douleur. Bruce se réfugie alors dans un monde parallèle où il assouvit ses pensées morbides de vengeance et où il se fantasme lui-même harceleur de ceux qui le maltraitent. Cette situation va durer jusqu’à ses 18 ans... Ce n’est qu’à l’entrée à l’université que Bruce commence à mettre en place un mécanisme de défense et qu’il parvient, grâce à l’humour et un esprit de transgression très poussé, à repousser les jeunes de son âge qui lui cherchent des noises. Mais des années plus tard, une fois adulte et sa carrière de dessinateur bien entamée, Bruce va se rendre compte que les brimades subies dans son enfance auront un impact délétère à long terme et il devra se débattre avec un sévère problème de trouble alimentaire.
Avec beaucoup d’honnête et de transparence, Bruce Mutard se livre dans Souffre-Douleur à un véritable exercice d’auto analyse, et revient sur cette enfance dévastée. Il livre un récit dur et émouvant sur le harcèlement scolaire et ses répercussions sur la psyché de ceux qui en ont souffert.
This was fantastic. As a child who was bullied in school, it was kind of cathartic to see Bruce weather and deal with his own bullies, as that forges the kind of person he grows up to be. The art is phenomenal, stark black and white; the chiaroscuro is visually striking.
Harcèlement scolaire, dépression, troubles alimentaires... dans un récit peu palpitant, assez plat et qui manque de liant. Dommage compte-tenu du sujet et de l'effort d'introspection de l'auteur.
La mise en page m'a fait penser aux premiers livres de Chester Brown (I never liked you, The Playboy), le dessin aussi. Passé cette remarque, le témoignage est intéressant, mais le lien est ténu, voire difficile à saisir, entre les troubles alimentaires (évoqués trop rapidement à la fin du livre) et les tourments endurés durant l'adolescence, qui constituent la majeure partie de l'histoire.