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De profundis

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Dans un monde à la dérive, une femme en fuite, une fillette murée dans le silence, et une ancienne demeure habitée d'un secret.

Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l’Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s’ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s’est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l’attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s’adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ?

309 pages, Mass Market Paperback

First published January 1, 2016

24 people want to read

About the author

Emmanuelle Pirotte

12 books8 followers
Emmanuelle Pirotte est une historienne, scénariste et femme de lettres belge, née en 1968. Elle est la fille de Jean-Claude Pirotte. L'auteur vit actuellement à Ohey, non loin de Namur, en Belgique.

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Community Reviews

5 stars
4 (8%)
4 stars
14 (30%)
3 stars
19 (41%)
2 stars
7 (15%)
1 star
2 (4%)
Displaying 1 - 10 of 10 reviews
Profile Image for Cass.
939 reviews
December 30, 2017
D'après le résumé, ce roman se situe entre une dystopie et un conte fantastique. En fait, il n'y a pas franchement de dystopie car cette partie de l'histoire n'est pas développée : on ne sait rien d'Ebola III (pourquoi 3 d'ailleurs?) par exemple. Le récit est bourré d'incohérences comme la possibilité pour Stella d'aller dans un orphelinat et n'y manquer de rien (en situation de fin du monde... réellement?) après que son père soit mort dans une clinique de luxe dans des draps propres (rien que ça...)
Il y a un côté fantastique à ce roman mêlé à une romance. On a l'impression que l'auteur a eu du mal à choisir un genre et a tout entremêlé.
Au final ça donne un roman hors normes pas dans le bon sens comme annoncé.
Profile Image for Valentine Pumpkins.
169 reviews14 followers
August 26, 2016
http://merlin-brocoli.blogspot.fr/201...

Un bien étrange roman qui m'a laissé dans une incompréhension totale et la nette impression que l'auteure n'avait pas réussi à se positionner dans un genre particulier et voyage trop allègrement entre la dystopie, le fantastique, la romance ou encore le policier. Je reste donc perplexe malgré une très belle écriture.
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,092 reviews44 followers
November 5, 2016
J'avais adoré le premier roman d'Emmanuelle Pirotte "Today we live" et j'étais vraiment impatiente de lire "De Profundis", c'est ma lecture commune avec Julie. Un grand merci à Babelio et aux "Editions Cherche Midi" pour l'envoi.

Cela commence fort, sous forme de dystopie. Version post-apocalyptique de Bruxelles et de la Belgique dans un avenir relativement proche. La planète est sous l'emprise du virus Ebola 3 et de dérives religieuses.

Une véritable descente aux enfers dans un monde devenu fou.

Roxanne est prête à tout, même mourir dans ce monde déglingué. Elle trafique des médicaments qui donnent aux patients le sentiment de combattre la maladie mais la réalité n'est que temporaire, ils sombrent dans d'atroces souffrances et une longue agonie.

Je m'accroche, c'est dur, trash souvent, mais l'écriture dynamique me convainc.

Roxanne est contactée par un avocat qui lui annonce que son ex-mari se meurt et lui demande de s'occuper de leur fille Stella âgée de huit ans.

Elle l'avait abandonnée lorsqu'elle avait trois mois, étouffant dans sa vie et ne ressentant pas la fibre maternelle.

L'enfant est particulière, ne parle pas ou très peu, le regard fixe, vide, sans expression.

Roxanne décide de quitter la ville après le meurtre de la voisine et des occupants de l'immeuble. Le danger est trop grand. Elles partent alors pour la campagne dans une maison de famille où le chaos semble contenu à l'extérieur du petit hameau, du moins au début.

Démarre alors une espèce de conte où la vie campagnarde leur permet de s'apprivoiser et de vivre au lieu de survivre.

Jusque là, j'adhère toujours et cela me plaît, l'amour maternel prendra peut-être le dessus... C'est surtout et encore l'écriture qui me séduit le plus. Nous sommes environ à la moitié du récit lorsque nous nous dirigeons vers du fantastique, un fantôme protecteur peut-être inspiré par Carole Martinez "La terre qui penche" va prendre place et nous emmène dans le registre fantastique , et je vous assure ce n'est pas la fin de vos surprises. Cela devient noir, très noir, glauque, gore, cette seconde partie me fut pénible : violences, horreurs et incohérences au programme.

J'ai perdu pied, c'est dommage. J'ai eu le sentiment de lire trois nouvelles assemblées les unes derrière les autres...

Cette fois la magie des mots n'a pas opéré et c'est pour moi une déception de cette rentrée.

Ma note : 4/10

Les jolies phrases

Elle avait un coeur de pierre, lui avait-on souvent dit. Si Stella avait quelque chose de commun avec elle, ce devrait être ça, cette incapacité à aimer, à se donner, à recevoir l'autre avec un total abandon, sans calcul, sans intérêt, sans peur. Et c'est cela même qu'elle détestait chez sa fille, le miroir qu'elle lui tendait.

Qui d'ailleurs voudrait de l'éternité ? Une existence humaine est suffisamment pénible pour qu'on ne désire pas la prolonger indéfiniment. Et pourtant, de quoi l'homme serait-il capable pour gagner quelques heures, quelques malheureuses minutes sur la mort, pour faire durer quelques secondes encore son existence imbécile ?

L'homme est un âne qui bute toujours sur la même pierre.

Il ne se souciait guère plus de Dieu que du diable, mais ce dernier avait l'avantage d'être plus disponible, de ne pas se dérober sans cesse. Il offrait ses services et tenait ses promesses. Il était toujours là quand on avait besoin de lui. Satan est partout, on le croise au réveil quand on se regarde dans la glace, puis dans presque chaque être qu'on rencontre dans la journée.

Dès que l'ennemi pose une question, on est sur la voie du succès, tout redevient possible.

L'avenir. C'était un mot qui sonnait creux, un peu vide de sens. Mais elle voulait grandir, aimer, vieillir. Même dans un monde en déroute. Même si le ciel restait noir pour toujours et que les oiseaux en tombaient raides morts, comme elle en rêvait parfois.

Crois-tu vraiment qu'on puisse réparer par quelques mots le tort fait pendant des années ?

https://nathavh49.blogspot.be/2016/11...
1 review1 follower
September 6, 2016
J’ai dévoré ce livre, une espèce de plongée dans un ailleurs complet, où il faut se laisser aller sans vouloir mettre d’étiquette, ni comprendre ce qui nous arrive.

(Note préliminaire)
Attention, ceci n’est pas une dystopie, contrairement à ce qui est mentionné à l’arrière du livre. (Une dystopie est une anti utopie qui nous projette dans un monde futur où tout a changé, et où le système (re)mis en place est différent du nôtre - et éclaire le nôtre.) Ici, nous sommes plongés dans un monde PRé-apocalyptique : Bruxelles est en proie au chaos, avec épidémies et extrémismes, mais nous sommes dans quelques années d’ici, je dirais 5 ou 10 ans…

Mais tout cela n’EST PAS le sujet du livre, c’est juste son décor. On ne nous propose pas de réfléchir à un nouveau modèle de société, mais plutôt à embrasser le destin d’une femme, ou plutôt de deux femmes, une mère et sa fille.

Leur refuge dans une campagne en partie épargnée résonne comme un écho puissant à nos interrogations du moment : combien de temps pourrons-nous encore vivre dans nos villes violentes, polluées, en déliquescence ? quand et comment reviendrons-nous à des choses plus simples, plus essentielles ? qu’est-ce qui nous attend dans ces nouvelles existences ?

L’auteur propose alors un lent basculement vers une réalité différente, mais nécessaire, celle du lâcher prise, et de ce qui se passe alors…

Une véritable expérience littéraire, certes pas à mettre entre toutes les mains, car on voyage vraiment ici « hors frontières »…
Profile Image for Mariposa.
258 reviews2 followers
June 1, 2019
Et bien, comme la lecture du résumé le laisse présager, le tableau n'est guère joyeux. Quelques scènes sont même assez violentes; la fin du monde semblant proche, les pulsions des uns et des autres se libèrent.

Ce Bruxelles du futur donne des frisons et pourtant, on se laisse prendre au piège et très vite on souhaite savoir ce que l'avenir réserve à Roxanne. Roxanne, un personnage qui semble froid, un peu antipathique, il faut bien le dire, mais qui se dévoile au fil des pages et auquel on finit par s'attacher. Sa rencontre avec sa fille, Stella, ne semble pas augurer d'une relation mère-fille luxuriante. Mais les liens vont se tisser entre ces deux-là, petit à petit.

L'histoire est prenante, faite des péripéties du voyage et de la vie dans ce hameau dans un monde où tout semble péricliter petit à petit et où le danger plane.

Comme souvent, quand je lis un ouvrage d'un·e auteur·e belge, j'apprécie de retrouver des noms de villes, de rues, de villages qui me sont familiers et que je peux donc visualiser et pas simplement imaginer. Ce fut le cas ici. En plus de cet aspect, on retrouve aussi un peu de cette langue tombée en désuétude, le wallon, qui même si elle ne m'est pas très familière, sonne juste à mes oreilles.

Bref, malgré un léger manque d'enthousiasme en commençant ma lecture, je l'ai achevée totalement séduite, une fois encore, par l’œuvre d'Emmanuelle Pirotte. Je ne peux donc que vous en conseiller vivement la lecture !
Profile Image for Granny Sebestyen.
497 reviews23 followers
August 8, 2018
Bonjour les lecteurs ...
Après avoir découvert cette auteure belge avec l'excellent " Today we live", je me suis plongée avec délectation dans cette dystopie.
Dans un futur proche ….
Le virus Ebola, 3° génération, ravage l'Europe.
Bruxelles est en plein chaos, la ville est apocalyptique.
Roxane, junkie, survit grâce à un traffic de médicaments frelatés.
Son ayant mari succombant au virus, elle se retrouve avec une parfaite inconnue sur les bras: sa fille, énigmatique qui ne parle quasiment pas.
Pour survivre, Roxane décide de quitter la ville pour rejoindre une maison familiale dans un bled paumé.
La mère et la fille vont apprendre à se connaitre et à vivre comme des recluses de façon ancestrale.
A ceci s'ajoute une petite note de fantastique avec une mystérieuse présence dans la maison
L'histoire nous captive dès les premières lignes.
Le rythme est percutant et sans aucune baisse de régime jusqu'aux dernières pages.
Je ne suis pas trop fan, en général, de ce genre de littérature fantastique .Mais ici, le fantasque est distillé à petites doses et se mêle très bien au récit.
Comme avec son 1° roman, Emmanuelle Pirotte a trouvé une recette qui marche et qui nous envoute.
Je le conseille vivement .
Profile Image for Yuyine.
977 reviews58 followers
March 18, 2017
Emmanuelle Pirotte a construit son roman de façon assez singulière puisque, sans transition, nous passons d’un genre littéraire à un autre et d’une ambiance à une autre. Tout commence avec un début extrêmement prometteur dans les rues de Bruxelles. Tout est chaos depuis le nouveau virus Ebola qui décime la population, les religions sont exacerbées pour faire face à l’horreur, l’extrémisme ultra présent et la barbarie quotidienne. Cette introduction dans un monde en plein chaos est bourré de réflexions sur la croyance, sur la nature humaine et sur le fonctionnement de la société belge. Beaucoup de questionnements sont introduits, et, à mon grand désarroi, ne seront pas développés et résolus par la suite. J’adorai cette première partie qui recelait tout ce que j’attendais de ce roman, mais j’ai regretté qu’aucune de toutes ces idées mises en avant ne soient développées par la suite, me laissant dans un profond désarroi. Sans transition, les deux protagonistes fuient à la campagne, se retrouvant loin du chaos omniprésent de la ville mais toujours avec l’horreur toute proche. C’est l’isolement qui prévaut, le fait de se retrouver coincer avec des gens envers lesquels on a des doutes, le silence oppressant et l’apprivoisement de cet autre qu’on ne connaît pas mais avec qui il va falloir survivre. On oscille alors entre conte fantastique et huis-clos provoquant un immense décalage [...]

Pour lire la suite, rendez-vous sur Yuyine.be !
Profile Image for Carlo Hublet.
734 reviews7 followers
April 3, 2020
J'ai lu ce roman en 2017. Je le liste aujourd'hui, printemps 2020. Un roman prémonitoire de nos temps étranges. Un superbe roman.
Profile Image for Ninice.
251 reviews3 followers
December 4, 2020
Voir les autres avis 2 etoiles. C'est très bien résumer la qualité de cette fiction...
Profile Image for The Reading Bibliophile.
938 reviews56 followers
September 3, 2016
Rentrée littéraire 2016.

Etrange... écrivent d'autres lecteurs. Etrange roman... Il n'y a rien d'étrange à ce roman. Il est raté, voilà tout.

Pourquoi ?
Tout d'abord, que les choses soient claires, je n'ai pas lu Today we live (premier roman de l'auteure) mais j'en ai lu les critiques dithyrambiques. Donc, à la lecture de De profundis, je n'ai pas pu être déçue par rapport à la qualité du premier travail. Ceci dit, cela a été une grosse déception en regard de l'expectation que je nourrissais à découvrir cette auteure.
Deuxième précision : qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas écrit; ce roman-ci n'est pas bon, ce qui ne questionne aucunement le travail antérieur et ultérieur de l'auteure ni la qualité de son écriture ni de sa narration dans son ensemble.

A présent, rentrons dans le vif du sujet. Pourquoi est-il pas bon, ce De profundis ? Parce que :

1) Dès les premières pages, on est embarqué dans une dystopie. C'est la fin du monde tel qu'on le connaît ; tout le monde crève du virus Ebola III (Ebola III, pourquoi 3, on ne le saura jamais) à gauche et à droite, à même le sol, dans les rues sales et abandonnées de Bruxelles et on a une femme de on-ne-sait-quel-âge - on la devine jeune, je lui ai donné la vingtaine bien sonnée pour découvrir presqu'à la fin du livre qu'elle a 38 ans -, Roxane, qui a, pour seule mission, de survivre dans cet univers hostile avec l'aide de son pote Mehdi. Super mais... elle est aussi dépressive et pense tous les jours d'en finir avec la vie terrestre. Euh. Ah bon, d'accord. Ni une ni deux, si quelqu'un a vu ou lu les The Walking Dead ou encore La Route, on sait d'emblée que les dépressifs ne font pas long feu. Bred, c'est pas crédible.

2) On n'a aucune explication sur les raisons de l'emballement du virus d'Ebola, enfin du n°3 du virus. Soit. C'est pas grave, on est dans un roman d'anticipation, voyons plutôt comme la société humaine survivante s'organise. Rappelez-vous qu'on crève à ciel ouvert mais voici que l'ex-mari de Roxane a eu le bénéfice de pousser son dernier soupir dans un lit propret aux draps blancs (bon, c'est pas tip top comme ça dans le livre, mais c'est ainsi de façon implicite). Via son avocat, il fait savoir à Roxane que leur fille âgée de huit ans, Stella, va se retrouver orpheline. Que va-t-elle devenir ? Option 1 : elle va chez sa maman suicidaire. Option 2 : elle est recueillie dans un orphelinat haut de gamme où elle ne manquera de rien. Hein ???? Je croyais qu'Ebola troisième du nom frappait tous sans distinction de classe et de milieu ET que la civilisation se liquéfiait au fil des pages. Comment voulez-vous qu'un orphelinat puisse encore être debout, aussi select soit-il ???

3) .... Non, j'arrête là. Je vous épargne les innombrables invraisemblances du récit et les rebondissements de l'intrigue aussi gros comme le nez au milieu du visage. Sachez cependant que la dystopie disparaît complètement pour laisser place au surnaturel avec une teinte de thriller. De nombreuses pistes sont envisagées puis abandonnées aussitôt (comme la famille dans la forêt, mais quel gâchis). L'auteure n'a pas réussi à se positionner ni pour définir le genre de fiction ni dans la psychologie des personnages (Stella est quoi à la fin ? Locked-in syndrome, Asperger, hypersensible ?) ou n'a pas "voulu" se positionner balayant ainsi les genres littéraires les plus courus du moment afin de plaire au plus grand nombre ?
Quant à la "formidable histoire d'amour", par pitié, elle est... risible.

Enfin, passez votre chemin, prenez La Route ou allez vraiment en De profundis en compagnie d'Oscar Wilde.
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