L’écoute, comme activité première dans la relation littéraire, en lecture comme en écriture, constitue l’hypothèse explorée par cet essai. Les passages de voix qu’il propose sont portés par dix-neuf œuvres du dernier siècle et de ces toutes dernières décennies : ils font fi des genres et des manières, des procédés et des méthodes, pour mieux se consacrer à ce qui peut continuer ces passages dans des ré-énonciations toujours vives jusque dans l’enseignement et d’abord dans l’activité critique qui devrait nourrir ce dernier dans son exercice le plus quotidien. Alors, on pourra dire que l’impératif de la voix fonde toute relation littéraire, engageant par là-même un rapport de voix comme trans-subjectivation.